Le Barnum :


Tout le monde connait  le cirque Barnum  , mais il y a des choses sur Barnum que l’on sait moins  :

Phinéas Taylor Barnum Barnum ( 1810 – 1891 ) popularisa le cirque itinérant sous chapiteau . 

Il s’est particulièrement fait connître par ses  » freak shows  » où il exhibait de pauvres gens victimes de malformations physiques , profitant de la crédulité et du voyeurisme des spectateurs  . La tente abritant ses spectacle devint rapidement un  » barnum  » 

Les XIX et XX° siècles ont été le théâtre d’une frénésie populaire pour les monstres et l’exotisme qui s’affichaient, itinérants, en têtes d’affiche des cirques et des foires. Certains de ces freaks, fascinants de par leur différence, sont restés célèbres, marquant l’imaginaire collectif d’un sceau de bizarrerie que l’on regarde aujourd’hui avec un mélange d’attendrissement et de dégoût pour cette exploitation de l’homme par l’homme. :

Goshen-RouthLe colonel Routh Goshen, le plus grand homme d’Amérique
  Repéré en 1869 par le sempiternel Barnum dans une rue de New York parce qu’il mesurait 2,26 mètres Routh Goshen, originaire d’Irlande, a eu droit lui aussi à une biographie revisitée par son nouveau mentor : parents géants des forêts, origine relocalisée tantôt dans le Midwest et tantôt en Arabie… Barnum mentait aussi sur sa taille et son poids, affirmant qu’il pesait 280 kilos pour 2,4 mètres. Il n’en pesait que 180.

 

H squeletteIsaac Sprague
Surnommé le squelette vivant en raison de son rachitisme, Isaac Sprague (1841-1887) a lui aussi participé à la grande aventure Barnum, travaillant notamment pour son American Museum. Marié et père de trois enfants, il était aussi un joueur invétéré qui avait tout le temps besoin d’argent, ce qui l’a poussé à essayer de tirer profit de son atrophie musculaire

 

LucasieLa famille Lucasie était une famille d’albinos surnommés les  » nègres noirs  » exhibés dans les foires de Phineas Barnum, fondateur du cirque itinérant Barnum qui existe encore aujourd’hui et est un genre de Pinder américain.

 Joice Heth

Joice heth
    Encore une victime de Barnum : Joice Heth, une afro-américaine réduite en esclavage, atterrit chez Barnum qui décide de la présenter comme la doyenne de l’humanité, âgée de 161 ans. Il raconte également qu’elle a été la nourrice de George Washington et fait son beurre avec cette histoire à dormir debout. Devant les soupçons de la presse, Barnum annonce qu’il organisera une autopsie publique de Joice Heth à sa mort et tient parole : le chirurgien révèle que Joice Heth est probablement morte à l’âge de 79 ans. Pour s’en tirer, Barnum réplique que le corps autopsié n’est pas celui de Heth mais d’une autre femme, Heth, bien vivante, étant occupé à faire une tournée européenne. Tout pour le fric.

etc…….

Les  » galeries Lafayette  »…..


       …..Une histoire de gendres :

   L’ histoire des Galeries Lafayette montre que mariage et affaires peuvent  » faire bon ménage  » :

Quand deux cousins alsaciens , Alphonse Kahn A.Kahnet Théophile Bader T.Bader, ouvrent en 1893 leur premier magasin au 1 rue de Lafayette , le Galerie ne sont encore qu’une mercerie d’environ 70 m2 …Mais l’emplacement parisien , proche de l’Opéra , des Grands Boulevards et de la gare Saint – Lazare , est idéal ….La mercerie grossit rapidement .

En 1896 , tout l’immeuble du 1, rue de Lafayette est racheté , puis tous les immeubles autour , jusqu’à former le dernier né des grands magasins de la fin du 19 ème siècle , après le ‘‘ Bon Marché  » le bon marché, le  » Printemps  » Magasins-Printempset  » La Samaritaine  » la Samaritaine.

Dans chacun de ces magasins , la méthode est la même : Un choix immense , des prix fixes , des articles qu’on peut toucher , tester …..Le magasin appelé Galeries Lafayette est surnommé  » Galeries farfouillette  »..Une salle de lecture , un salon de thé et un fumoir sont ajoutés à l’espace de vente… !pub galerie Lafayette

 Les Galeries deviennent une véritable  » institution parisienne  » . Après quelques années , A.Kahn revend ses part à T.Bader , qui devient alors seul  » capitaine du navire  » . Mais ce dernier vieillit et , en 1935 , à la suite d’une maladie grave, il fait appel aux époux de ses deux filles ( Raoul Meyer Meyer et Max Heilbronn Heilbronn )

En 1940 , l’histoire des Galeries s’assombrit pour les dirigeants de la société familiale . De religion juive, les Bader , Meyer et Heilbronn se voient contraints de démissionner et….sont  » dépossédés de leurs biens  » …Les deux gendres s’engagent dans la résistance . Leur beau-père T.Bader meurt en 1942 . Max Heilbornn est déporté , puis libéré à la fin de la guerre ,et R.Meyer participe à la libération de Paris . Les deux gendres se retrouvent et réussissent à récupérer les galeries Lafayette qu’ils dirigeront jusqu’en 1971….

Après la troisième génération de dirigeants, l’histoire des gendres continue .D’abord avec Etienne Moulin ( photo ??? ) E .Moulin ( gendre de M. Heilbornn ) , patron de l’établissement jusqu’en 1987 ; puis avec G.Meyer gendre de R.Meyer , à la tête de la société de 1987 à 1998 …. Après le décès de Raoul Meyer , les gendres d’Etienne Moulin reprennent à leur tour la  » maison  » : Philippe Houzé et Philippe Lemoine , maris des arrière – petites -filles du fondateur  T.Bader . C’est aujourd’hui le dernier grand magasin dirigé par les héritiers des créateurs ….

Galerie lafayette 2019

 

! Il fut un temps où les anglais pouvaient ……..


….Vendre leur épouse !!!!!!

     Aussi incroyable que cela puisse paraître, des Anglais ont ,  au cours de leur histoire , pratiqué la vente d’épouse. Apparue à la fin du XVIIe siècle, cette  » tradition  » concernait surtout les ménages les plus modestes, dans lesquels le mari n’avait pas les ressources suffisantes pour demander le divorce.

Une pratique répandue :

   Régi par des lois très strictes le mariage qui unissait Anglaises et Anglais, à l’époque géorgienne, a conduit à quelques pratiques pour le moins étranges.

  En effet, la procédure de divorce qui, dès 1690, ne pouvait prendre effet qu’après avoir fait une requête au Parlement représentait un processus à la fois long et très gourmand en ressources financières.

   Particulièrement ennuyés par le montant exorbitant de tous ces frais, les hommes appartenant aux classes les plus pauvres de la société anglaise ont donc, graduellement, développé différents stratagèmes pour arriver à leurs fins, tout en contournant les lois en vigueur.

  C’est  comme çà  que la vente d’épouse a commencé à se développer. Censé s’opérer par consentement mutuel, ce rituel devait mettre fin à un mariage insatisfaisant. La femme était alors publiquement exhibée (souvent avec un collier au cou, à la taille, ou au bras !) par son mari, tandis que des acheteurs participaient à une vente aux enchères, comme s’il s’agissait de l’acquisition d’un bien de consommation. vente-dc3a9pouse.jpg

    La pratique, particulièrement dégradante, atteint son apogée entre 1780 et 1850, pas moins de 300 femmes  ayant été vendues de cette manière, au cours de cette période.

Les fruits de l’inégalité sociale

    Finalement, après avoir été utilisée pendant près de 200 ans, la vente d’épouse s’estompe au début du XXe siècle, le dernier cas étant enregistré à Leeds en 1913.

   Entre-temps, la pratique avait, il est vrai, finit par irriter les masses et les intellectuels anglais qui la décrivaient comme étant “des plus répugnantes et des plus honteuses”.

   Alors considérée comme étant la propriété de son mari, à qui elle devait une obéissance et une déférence sans faille, la femme anglaise mettra encore un peu plus de temps avant de voir son statut évoluer de manière radicale.

   Après avoir obtenu le droit de vote en 1918, celle-ci pourra finalement s’émanciper au cours d’une lutte pour l’égalité des sexes, dont les combats sont toujours d’actualité.

 

Energie , pétrole…….


Long, trop long ! Mais j’avais envie de  » fouiller  »un peu le sujet  ( je laisse les coms ouverts mais……Si rien : Logique )

La diplomatie du pétrole

    Que serait notre époque  sans le pétrole ? Aucune civilisation n’a été autant que la nôtre dépendante à ce point d’une ressource naturelle et il est difficile d’imaginer qu’elle était presque inconnue il y a un siècle et demi.

    Après la découverte d’un gisement en Pennsylvanie en 1859 par le  » colonel  »  Drake, le pétrole devient un produit-clé de l’économie moderne. D’abord utilisé dans l’éclairage domestique, sous la forme de pétrole  » lampant  », on l’utilise  dans les transports, le chauffage et la production d’électricité. Le succès de l’automobile, avant la Grande Guerre,  augmente  la consommation de pétrole, sous forme d’essence.
   Très vite, la domination du secteur pétrolier va passer des exploitants de puits aux raffineurs ou, plus précisément, à un raffineur : John Davison Rockefeller, fondateur de la Standard Oil, un homme d’affaires rigoureux, rusé et sans état d’âme, caractéristique des grands entrepreneurs américains de la fin du XIXe siècle. Sa société en arrive à posséder 80% du marché du raffinage américain, avant que la législation anti-trusts ne l’oblige à se scinder en 33 sociétés théoriquement indépendantes.
   En ce début du XXIème siècle, les pays exportateurs de pétrole comme le Nigeria de Boko Haram, le Venezuela de Chavez et Maduro ou encore l’Algérie de Bouteflika témoignent bien malgré eux de la  » malédiction de l’or noir  ». Trop de richesses faciles débouchent sur le népotisme  ( Le népotisme est la tendance de certains supérieurs d’ institutions, à favoriser l’ascension des membres de leurs familles dans la hiérarchie qu’ils dirigent, au détriment des processus de sélection ordinaires, du mérite et, le plus souvent, de l’intérêt général., la corruption à grande échelle, les investissements indiscriminés et pour finir, la misère et la désespérance…)

  Un enjeu géostratégique :
    Le Moyen-Orient, dont on commence à deviner les immenses réserves d’or noir, va devenir au XXe siècle un acteur-clé du secteur, attisant les convoitises des grandes entreprises et des États occidentaux.
Un homme d’affaires britannique, William Knox d’Arcy  W K d'Arcy, obtient en 1901 une concession pétrolière en Perse, sans jamais y avoir mis les pieds. Il fonde une compagnie qui fait son entrée en bourse le 19 avril 1909 sous le nom d’Anglo-Persian (aujourd’hui BP).logo =>BP logo
Tout s’accélère avec, en 1911, la décision du Premier Lord de l’Amirauté, un  » certain » Winston Churchill, de convertir au pétrole la flotte de guerre britannique, la Royal Navy.
Ses navires deviennent ainsi beaucoup plus rapides que ceux fonctionnant au charbon, comme les navires allemands. Mais par cette décision, la Grande-Bretagne, qui est encore la première puissance mondiale, devient dépendante des gisements pétroliers d’outre-mer et en particulier du Moyen-Orient.
Pour assurer ses approvisionnements, le gouvernement britannique prend une participation majoritaire dans la société de William d’Arcy et lance la construction d’oléoducs géantsoléoduc à travers la Perse, vers les terminaux du Golfe.

   » Monsieur 5%  »
     À la fin du XIXe siècle, un jeune ingénieur du nom de Calouste Gulbenkian Gulbenkian ( Gulbenkian âgé ) 

    fils d’un riche négociant arménien d’Istanbul, a été chargé par le gouvernement ottoman d’un rapport sur les ressources pétrolifères de l’empire.
    Négociateur avisé, il participe à Londres, en 1903, au rapprochement de la compagnie anglaise Shell, propriété de Marcus Samuel, autrefois spécialisée dans la commercialisation de coquillages du Koweit !, et de la compagnie Royal Dutch, fondée à Sumatra (Indes néerlandaises) par l’ingénieur hollandais Aeilko Tans Zijlker et reprise en main par un autodidacte de génie, le Hollandais Henri Deterding.
   C’est ainsi qu’est fondée une entité   »binationale   »anglo-hollandaise, la Royal Dutch Shell, concurrente directe de la Standard Oil.
   Gulbenkian voit alors le pétrole perse lui échapper au profit de William d’Arcy. Mais il se rattrape en fondant en 1912 la Turkish Petroleum Company. Son but : l’exploitation du pétrole de Mésopotamie, autour de Mossoul.
    Il associe à son projet la Royal Dutch Shell, l’Anglo-Persian et la Deutsche Bank. Après la Première Guerre mondiale, les Allemands sont évincés de la compagnie au profit des Américains et des Français (Compagnie Française des Pétroles, CFP).
Gulbenkian va bénéficier jusqu’en 1940 d’une commission de 5% sur les bénéfices de la Turkish, ce qui lui vaudra le surnom de  » Monsieur 5%  » et une fortune colossale.  ( Il la dépensera dans le mécénat culturel, notamment à Lisbonne )… et dans un goût insatiable pour les très jeunes demoiselles.!

Le pétrole dans la Grande Guerre :
Quand la Grande Guerre commence , personne ne soupçonne encore l‘intérêt militaire du pétrole… à part les amiraux britanniques, devenus dépendants de celui-ci. Sur une recommandation de Churchill ( Premier Lord de l’Amirauté ) , des troupes écossaises débarquent en Iran pour protéger les précieux champs pétrolifères de l’Anglo-Persian.
Les généraux se rendent compte à leur tour la fonction stratégique du pétrole dès la contre-offensive de la Marne, en septembre 1914, quand il s’agit de transporter au plus vite sur le front les troupes cantonnées à Paris.  (  On réquisitionne au besoin les taxis ).
    Plus tard, à Verdun, la mobilisation à grande échelle des camions sur la  » Voie sacrée  » VoieSacreepermet de bloquer l’offensive allemande. En 1917, enfin, c’est une armée américaine pratiquement complètement motorisée qui traverse l’Atlantique. Le pétrole est devenu en quatre ans une composante indispensable de la guerre.

Les  » Sept Sœurs  »
    La paix revenue, le pétrole devient le fluide vital des sociétés occidentales et un enjeu géostratégique de première importance, du fait du développement de l’automobile et de l’aviation. Il le restera jusqu’à nos jours.
En 1928, les patrons de Standard Oil of New Jersey (Walter Teagle), Anglo-Persian (John Cadman) et Royal Dutch Shell (Henri Deterding)deterding concluent dans le plus grand secret, à Achnacarry, en Écosse, un accord décisif en vue de se partager les réserves de pétrole du Moyen-Orient et de maintenir des prix élevés tout en s’évitant les désagréments d’une concurrence sauvage.!!!!
  Les autres grandes compagnies pétrolières vont rejoindre l’accord, formant un cartel surnommé  » les Sept Soeurs  »
L’accord sera gardé secret jusqu’en 1952. Cette année-là, le gouvernement américain le rend public pour obliger le cartel à jouer le jeu de la concurrence et baisser ses prix de façon à ce que les crédits accordés aux Européens dans le cadre du plan Marshall ne servent pas simplement à enrichir les pétroliers !
La Seconde Guerre mondiale se déroule  » dans une odeur de pétrole ». Au début de la guerre, Hitler bénéficie des importantes réserves roumaines tandis que les Anglais sont entièrement dépendants des livraisons américaines.
En envahissant l’URSS et en lançant prioritairement ses troupes vers le Caucase et ses fabuleux gisements, plutôt que vers Moscou, le Führer veut garantir ses approvisionnements. Mal lui en prend : Ses troupes rencontreront Stalingrad sur leur chemin et trouveront dans le Caucase des installations  détruites par  les Russes avant de se retirer.

Le pacte avec le diable :
    En 1944, un expert prend note des réserves fabuleuses de l’Arabie séoudite et en informe le président Roosevelt. Celui-ci, sitôt après la fameuse conférence de Yalta, rencontre le roi Ibn Séoud à Suez et lui offre sa protection  contre ses rivaux de l’intérieur et contre ses ennemis du Moyen-Orient.
   Ce pacte avec un personnage aussi peu recommandable que le souverain wahhabite se justifie aux yeux des gouvernants américains par la montée en régime des producteurs moyen-orientaux alors que la part des États-Unis dans la production mondiale de pétrole tombe au milieu du XXe siècle en-dessous de 50%.
Standard Oil of New Jersey et Mobil, deux héritières du trust Rockefeller, s’installent en Arabie aux côtés de petites compagnies déjà présentes.
C’est le début d’une alliance qui ne se démentira pas malgré l’obscurantisme de la dynastie séoudienne et l’implication des Séoudiens dans le terrorisme islamiste et les attentats du 11 septembre 2001. ( de quoi  se demander si les États-Unis ne sont pas aujourd’hui plus dépendants des Séoudiens que l’inverse.)
Dans le même temps, sitôt après la Seconde Guerre mondiale, les Soviétiques tentent de provoquer une sécession dans l’Azerbaidjan iranien, riche en pétrole. C’est la première crise de la guerre froide. Les États-Unis  » montent au créneau  » et obligent Staline à reculer.
  Ces manigances des Grands inquiètent à juste titre les nouveaux dirigeants nationalistes du tiers monde.
  En 1938, le Mexique fut le premier pays à avoir osé nationaliser l’exploitation de ses gisements de pétrole. ( Il est vrai que les abus des compagnies sur le terrain justifiaient cette sanction ). En 1951 survient le drame iranien : le Premier ministre Mossadegh, qui avait tenté d’exproprier l’Anglo-Persian, est chassé du pouvoir par un coup d’État commandité par les Britanniques et la CIA. Du coup, il faudra attendre vingt ans avant qu’un autre pays ose nationaliser ses hydrocarbures. Ce sera l’Algérie. Succès mitigé.

  Guerre, misère et pétrole :
    En 1959, les compagnies pétrolières sont au sommet de leur puissance. Elles décident de réduire unilatéralement les redevances qu’ils versent aux États producteurs. C’en est trop pour ceux-ci. À l’initiative du ministre vénézuelien du pétrole, ils forment dès l’année suivante un consortium : l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole).
  Ses objectifs initiaux sont très modérés mais, une décennie plus tard, la guerre du Kippour de 1973 lui offre l’opportunité de révéler sa capacité de nuisance. Sur une injonction du ministre séoudien du pétrole Cheikh Yamani, l’OPEP décrète un embargo qui fait flambler les prix. L’organisation devient pour quelques années le maître des prix

Contrairement aux apparences, ce coup de force ne déplait pas aux compagnies pétrolières. Celles-ci, qui n’en demandaient pas tant, voient du coup leurs profits augmenter en flèche. Elles en profitent pour augmenter leurs investissements dans la prospection de nouveaux gisements.
  Ce premier choc pétrolier est assez rapidement absorbé par l’économie mondiale. Mais il n’en va pas de même du second, en 1978, qui provoque un effondrement de l’économie mondiale.
  Confrontés à une hausse brutale du prix du baril, les Occidentaux accomplissent de gros efforts d’économie sur le pétrole, si bien qu’au bout de vingt ans, à l’orée du XXIe siècle, il ne leur faut plus que 0,5 baril au lieu de 2 pour produire 1000 dollars de valeur ajoutée.
Les prix du pétrole s’effondrent et évoluent, sans que l’OPEP ni personne ne les maîtrise.
En 2004, les ventes mondiales de produits pétroliers représentent un total d’environ 2300 milliards de dollars, dont 500 milliards pour les coûts d’extraction et de production. La consommation se partage à peu près à égalité entre l’Amérique du nord, l’Europe et l’Asie (13 millions de barils par jour dans chaque région).
  Contrairement à une idée reçue, les produits pétroliers sont aujourd’hui bien moins chers qu’ils ne l’étaient avant le premier choc pétrolier, du fait de la modération des taxes et d’un choix collectif en faveur de la consommation d’énergie.
La malédiction de l’or noir
Fluide vital des sociétés modernes (pour quelques décennies encore), le pétrole est aussi à l’origine d’une maladie sociopolitique qui combine désindustrialisation et corruption, baptisée  » dutch disease  » (en référence aux Pays-Bas, qui ont initialement mal géré l’exploitation de leurs gisements de gaz !) ou  » malédiction de l’or noir  ».
    Pour de nombreux pays producteurs : Venezuela, Algérie, Nigeria, Angola, Gabon… il s’avère être une calamité sociale et un obstacle au développement, car mal  géré. Cela sans parler de ses dommages environnementaux : marées noires et contribution au réchauffement climatique.
Dans ces pays exportateurs de pétrole ou de gaz, les ressources du sous-sol sont souvent même un facteur de régression politique et sociale ainsi que d’appauvrissement pour la plus grande partie de la population. Cela vient de ce que les dirigeants détournent les redevances pétrolières versées par les compagnies étrangères pour à la fois s’enrichir à titre personnel, tisser un réseau de soutiens grâce à de généreux cadeaux, enfin financer une armée et des forces de sécurité intérieure pour garantir leur pouvoir.
Ils consolident également leur soutien populaire en distribuant des aumônes aux citoyens les plus pauvres, au risque de détruire le potentiel industriel et agricole du pays et de le rendre complètement dépendant des importations de produits alimentaires et manufacturés. C’est ce qui s’est passé au Venezuela avec le président Chavez. L’effondrement des recettes pétrolières sous le mandat de son successeur Maduro a achevé de ruiner le pays ; un paradoxe incroyable dans ce pays au potentiel agricole fabuleux et possédant les plus grandes réserves prouvées de pétrole du monde.
  Pour observer les effets de la  » malédiction de l’or noir  », on peut aussi comparer l’Algérie, riche de son pétrole mais aussi mal gérée qu’il est possible, à son voisin marocain, qui se développe vaille que vaille car son gouvernement ne peut compter que sur les impôts, eux-mêmes dérivés des richesses créées par les citoyens.

c’étais il y a environ…..


55 ans:

Le 14 octobre 1964: Martin Luther King recevait le prix Nobel de la paix!

   C’était un évènement puisque le pasteur devient alors le plus jeune lauréat à recevoir cette distinction …Il fut ainsi reconnu pour la lutte non violente qu’il mène contre les préjugés raciaux ……….

Le discours qu’il fit ce jour là : martin luther king prix Nobel

« Votre Majesté, Monsieur le Président, Excellences, Mesdames, Messieurs,
J’accepte le prix Nobel de la paix à un moment ou vingt-deux millions de Noirs, aux États-Unis d’Amérique, sont engagés dans une bataille créatrice pour mettre fin à la longue nuit d’injustice raciale. J’accepte cette récompense au nom du mouvement pour les droits civiques qui avance avec détermination, avec un mépris souverain du danger et des risques, pour établir le règne de la liberté et l’autorité de la justice.

  Je n’oublie pas que, hier encore, à Birmingham, en Alabama, nos enfants qui imploraient un sentiment de fraternité ont été accueillis par des lances à incendie, des chiens féroces et même la mort. Je n’oublie pas que, hier encore, à Philadelphie, dans le Mississippi, des jeunes gens désireux d’exercer leur droit de vote ont été brutalisés et assassinés. manif noirsmanif noirs 1

   Je n’oublie pas que mon peuple est affligé par une pauvreté qui le mine, l’use et l’enchaîne au barreau le moins élevé de l’échelle économique.
   C’est pourquoi il me faut poser la question de savoir pourquoi ce prix est décerné à un mouvement harcelé, voué à une lutte incessante, un mouvement qui n’a pas encore obtenu cette paix et cette fraternité dont le prix Nobel est la consécration.
   Après réflexion, je conclus qu’en attribuant ce prix au mouvement dont je suis le représentant, les jurés ont voulu manifester leur sentiment profond et reconnaître dans la non-violence la réponse à la question cruciale de notre temps en matière de politique et de morale : le besoin pour l’homme de vaincre l’oppression et la violence sans recourir lui-même à la violence et à l’oppression.
  Les Noirs des États-Unis ont prouvé que la non-violence n’était ni stérile ni passive, mais constituait une puissante force morale au service de l’évolution sociale.  »

Instituteurs , » Hussards noirs  » ………….


Parceque j’aurais aimé être instit. ……………

<= classe autrefois ! 
Quand l’instituteur était le héros du villageclasse 19ème siècle

    En 1900, l’instituteur était le héros du village. Dès 2018, le métier ne fait plus rêver. Après avoir relevé le niveau des concours de l’enseignement à bac +5 il y a quelques années, le ministère de l’Éducation nationale songe à recruter à partir d’un bac +3. Ainsi, les étudiants passeraient un premier concours à bac +3 pour être formés et rémunérés pendant un ou deux ans avant de valider définitivement le concours lors d’un oral. Le but ? Mettre fin à la  » crise des vocations  ». Qu’est-ce qui a changé en un siècle ?
   Une vocation : au XIXe siècle, les  » hussards noirs  » (Charles Péguy Péguy :  » Nos jeunes maîtres étaient beaux comme des hussards noirs. Sveltes, sévères, sanglés, sérieux et un peu tremblants de leur précoce, de leur soudaine omnipotence.  »   sont des notables
     En 2017, il y avait  347 296  » professeurs des écoles  »  en France, dont 82,26 % de femmes.    Mais leur métier ne fait plus rêver : l’année suivante  573 postes n’ont pas trouvé preneur en école maternelle et élémentaire. Au contraire , à la fin du XIXe siècle, devenir instituteur, c’était faire carrière.

      Jules Ferry,Ferry ministre de l’Instruction publique, vient d’inventer l’école   »gratuite, obligatoire et laïque  » pour les 6-13 ans. Les instituteurs,  ( étymologiquement :  » ceux qui mettent sur pied  » ) , sont chargés d’apporter au peuple l’esprit des Lumières.  » C’était le civisme même (…) Nos jeunes maîtres étaient beaux comme des hussards noirs  » , écrit Charles Péguy en 1913. Ils sont alors 120000, surtout fils de paysans, d’employés ou d’ouvriers.

    Un programme : transmettre l’esprit des Lumières
   Le  » socle commun de connaissances et de compétences  »  (lecture, écriture, calcul, sciences humaines) est quasi le même qu’à l’origine. Mais l’instit’ doit aussi initier les enfants à une langue étrangère, aux technologies de l’information et de la communication et à  »  l’esprit d’autonomie et d’initiative  » . Il transmet l’esprit des Lumières et celui de l’entreprise. En 1880, on forme des petits soldats laïques. A l’école, le catéchisme est remplacé par l’instruction civique, les curés par des fonctionnaires. Dans la France rurale d’alors, on forme un citoyen docile  » qui sait peu de choses, mais les sait bien  » (arrêté du 27 juillet 1882). Les élèves quittant souvent l’école à 11 ans, ils reçoivent une sorte de  » kit de survie  » !!: exercices militaires pour les garçons et travaux d’aiguille pour les filles, en plus des cours de lecture, écriture, histoire-géo, maths…
   Une formation : des maîtres formés par compagnonnage
   Depuis 2010, les candidats doivent détenir un master 2 (bac+ 5) pour espérer décrocher le concours de recrutement des professeurs des écoles (CRPE). L’année de stage rémunérée qui leur permettait naguère de prendre leurs marques auprès d’un aîné a été supprimée. Ils sont plus instruits… mais moins armés. Certains prennent leur fonctions sans avoir jamais vu d’élève !

      En 1887, des jeunes de 19 ans enseignent à des écoliers qui n’ont parfois que cinq ans de moins qu’eux. Ils sont titulaires d’un brevet élémentaire, examen simple qui leur a permis d’intégrer une école primaire normale à 16 ans, où leur formation a été perfectionnée pendant trois ans. Un apprentissage en compagnonnage, auprès d’un ancien, à la fois parrain et mentor.

Résultats : autant d’illettrisme hier qu’aujourd’hui
     En 2016, un jeune Français sur dix était  » en difficulté de lecture  »  et un sur vingt en situation d’illettrisme. En cause, les programmes plus lourds et les emplois du temps allégés. On est passé de 30 heures par semaine avant 1969 à 26 heures. Entre 1908 et 1913, on dénombre 4,4% de conscrits illettrés, et 7,6% entre 1930 et 1934. Bien que l’enseignement soit gratuit, nombre d’élèves  » sèchent  » les cours. Si bien que, pendant la guerre de 1939, l’historien Georges Duveau s’exaspère :  » Que de soldats dont l’ignorance est accablante ! Plus accablante encore leur incapacité de coordonner les quelques notions qu’ils peuvent posséder… »

   P.S : à la fin du XIXe siècle, plus de 10% des instituteurs ont fait l’objet d’au moins une plainte de parents à la suite d’actes de violence graves commis en classe.    

   Coups de règle sur les doigts, port du bonnet d’âne bonnet d'âne… les vexations étaient courantes jusque dans les années 1960.

 

 

 

 

La vie ?


1 ) Ta vie a déjà commencé. Ça y est. Tu y es ! La vie se passe tout autour de toi. Il n’y a pas de répétition générale à la vie. Chaque moment a un sens et une opportunité à saisir, même si parfois tu ne les vois pas.

2)  Ton éducation ne se termine pas à la fin de tes études. La vie consiste à apprendre, et cela jusqu’au dernier souffle. Reste toujours ouvert à l’acquisition de nouvelles connaissances et garde toujours l’ouverture d’apprendre de nouvelles choses, même dans les domaines où tu excelles déjà.

3) Tomber amoureux est la plus douce et aussi la plus douloureuse des émotions. C’est le risque à accepter avec les relations amoureuses. Apprécie les moments de bonheur et embrasse la douleur. Ça fait mal, mais voyager à travers la douleur te rapprochera de cette expérience des plus douces. Travailler sur ta dépendance affective te permettra de moins souffrir et t’évitera de perdre de l’énergie dans des relations malsaines.

4) Lâche prise sur tes relations brisées. Si une relation ne peut être réparée, acharne-toi pas, accepte la situation et passe à autre chose, mais fais-le avec respect et en ayant une communication non violente. Laisse-les aller et va de l’avant avec la vie.

5) Le monde est rempli d’injustice. Tu ne vis pas dans un monde de  »bisounours  ». Ta vie comporte une composante aléatoire de ce qui se passe autour de toi. Tu seras confronté à plus d’une reprise à des injustices de la vie et à des mauvaises personnes. La merde, ça arrive ! Arrête de jouer à la victime et assume ta responsabilité.

6) Les vrais amis sont très rares. Tes amis virtuels et ceux que tu as pour faire la fête ne sont pas, ou très rarement, tes vrais amis. C’est une pilule amère à avaler, mais c’est vrai. Vos vrais amis sont ceux qui sont là quand vous en avez vraiment besoin. La véritable amitié fait confiance et génère des confidences intimes qui ne se disent qu’entre vrais amis. Elle pardonne les fautes et comprend les faiblesses. Elle est patiente et généreuse de son temps. Elle est intègre, sans arrière-pensées ni mauvais sentiments cachés. Elle est forte, résiste aux rumeurs et aux médisances.

 » Les vrais amis t’aiment pour ce que tu es et non pour ce qu’ils veulent que tu sois.  »
– Ted Rall

7 ) Personne n’est jamais acquis. Que cela soit dans une relation amoureuse, en amitié et même avec la famille, ne prend jamais les gens pour acquis. Si au fond de toi tu aimes une personne et que tu veux la garder près de toi, porte-lui toujours de l’intérêt avant qu’il ne soit trop tard.
8 ) L’expérience et les émotions comptent plus que l’argent. Avoir de l’argent à la banque, c’est bien, mais quand on regarde en arrière, ce sont les émotions et les souvenirs de tes expériences qui te donneront le plus de satisfaction.
9) Tes faiblesses n’ont pas vraiment d’importance. Nous avons tous des faiblesses, mais ce n’est pas elles qui t’empêcheront de réussir ta vie si tu le souhaites vraiment et que tu fais tous les efforts pour y arriver. Fais de ton mieux avec tes faiblesses et utilise les forces que la vie t’a données.
10 ) Tes échecs ne comptent pas vraiment. Il est difficile d’oublier les échecs, mais ils sont essentiels pour apprendre et évoluer. Ce sont les victoires qui comptent et plus vite tu échoueras, plus vite tu atteindras le succès. N’oublie jamais que la pire des erreurs est de ne jamais rien faire par peur de faire des erreurs.
11 )  Maintenant est toujours le bon moment pour commencer. Si tu veux faire quelque chose, commence maintenant. Fais un petit pas en avant maintenant et n’attends pas.

12 ) Le succès dépend de la persévérance. N’abandonne pas tes rêves. Ils sont importants et ça vaut le coup de se battre pour les atteindre.
13 ) Toutes grandes réalisations prendront du temps. Avoir des objectifs ambitieux et réaliser tes rêves semble bien, mais cela prendra probablement plus de temps que prévu. Concentre-toi sur le chemin plutôt que la destination.
14 ) Toutes les opportunités de croissance se situent au-delà de ta zone de confort. La vie peut devenir confortable et ensuite, nous restons coincés dans des routines, nous stagnons au même point sans jamais évoluer et sans améliorer notre situation. Si tu souhaites te construire une vie de rêves, tu dois toujours continuer à te mettre au défi. C’est à l’extérieur de ta zone de confort que se trouvent les plus belles opportunités.
15 ) La chance vient à ceux qui la méritent et qui travaillent pour se l’attirer. Tu auras probablement de la chance à l’occasion, mais la probabilité d’être chanceux sera proportionnelle à ta persévérance, à tes actions et en ta discipline personnelle.

  » L’homme n’est rien en lui-même. Il n’est qu’une chance infinie. Mais il est le responsable infini de cette chance.  »
 Albert Camus

La nature nous réserve parfois des surprises….


…..énigme :

Ces photographies ont été réalisées en décembre 2011.

 

Au fond d’un bois du Berry se cache une bien étrange pierre. (Celle-ci pourrait même être interdite aux enfants. )

    Cette pierre a été découverte (plutôt redécouverte) en 1911 par monsieur Dupond, maire adjoint de Pouligny-St-Pierre. La pierre dépasse du sol au niveau du flanc d’un petit vallon. Elle a une forme ovale de 106 cm de longueur sur 98 cm de largeur. Elle est constituée de plusieurs couches rocheuses concentriques avec deux évidements. Celui du centre est surmonté d’une fente allant jusqu’au bord de la pierre. Des médecins l’ont décrite comme étant une planche anatomique en trois dimensions reproduisant un sexe féminin.

    Après sa découverte, elle fut considérée comme une sculpture remontant au néolithique et servant a un culte de la fécondité. Selon la tradition populaire, les hommes dont l’ardeur faiblissait venaient s’y allonger nus afin de frotter leur sexe contre la vulve de pierre.!!!!

   Madame Lorenz, géologue au CNRS, y voit cependant une œuvre parfaitement naturelle. Elle se serait formée au jurassique supérieur il y a 155 millions d’années.   À l’époque, la région se trouvait au fond d’un océan qui accumulait des sédiments sableux. Un phénomène naturel (séisme ou ouragan) est venu bouleverser le bel empilement de sédiments. Un cratère s’est formé d’où l’eau fut expulsée. La forme s’est ensuite solidifiée. L’érosion, au cours du quaternaire, a fini par dégager la forme du calcaire formant le causse de Pouligny. Une fois de plus, la science a mis fin à une belle source d’imagination. lol 

Ces photographies ont été réalisées en décembre 2011.

 » Henaff  » et la religion ….


   Depuis un plus d’un siècle, le pâté Hénaff incarne un des symboles  de la Bretagne , consommé presque dans le monde entier ….Le pâté  » du mataf  » , reconnaissable à ses boites pâté Hennaf boite rondes bleues et jaunes à également un lien moins connu et…plus étonnant avec la religion catholique

   L’histoire commence en 1905 . Le parlement vient d’ adopter la loi de séparation de l’Eglise et de l’ Etat …Exercer un culte ou pas est dès lors garanti , laissé au choix des personnes , mais l’Etat n’accordera plus de subventions aux paroisses .      Dans la Bretagne de l’époque , cette loi antraîne de violentes oppositions entre les partisans d’une laïcité ( parfois  » anticléricale  » ) et les défenseurs absolus de l’église catholique …

Dans le petit village de Pouldreuzic , les prises de position sur ce sujet sont exacerbées . C’est dans ce contexte que Jean Hénaff J.Hnaff lance son entreprise en 1907 . Il est un fervent défenseur de l’Eglise et dénonce un espèce de  » chasse aux sorcières  » tout en développant son usine ….Au départ , la marque met en boîte des petits pois et des haricots conserve ….Le pâté fut conditionné quelques années plus tard .

   Dans l’entreprise , une des règles absolues est de réserver le  » jour du seigneur  » au repos . On ne travaille jamais le dimanche !..L’usine ferme également le Vendredi saint .Ces jours là , l’abattage est proscrit sauf en cas de nécessité absolue et après avoir demandé l’autorisation du curé de la paroisse !

   Les ouvriers sont accueillis par un grand crucifix  au – dessus de la porte d’entrée ….La famille Henaff a une place attribuée dans l’église à côté de l’autel et elle est une donatrice régulière ! Les Ets Hénaff se développent bien …Son patron est également engagé sur le plan politique  : Il fait partie des  » blancs  » ( les défenseurs de l’Eglise ) , face aux anticléricaux qu’on appelle les  » rouges  » …..J.Henaff est d’abord conseiler municipal , puis adjoint au maire , et il devient maire de Pouldreuzic  ….En 1925 , il écrit à ses électeurs :  » Je combattrai les Radicaux et les Socialistes qui ouvrent la porte aux communisme et à la guerre  puis la Révolion .  » 

    L’entreprise prospère, Henaff amasse de l’argent . Il veut que des enfants en profitent . Comme l’école catholique de Pouldreuzic a été laïcisée , il fait construire une nouvelle école privée en 1921 ! Celle -ci est construite sur le terrain près de l’usine . J.Henaff prend aussi à sa charge la scolarité de plusieurs dizaines d’ élèves dont les parents n’ont pas le moyens de payer les frais de l’école catholique ……..

  En 1935 , lorsqu’il se retire des affaires , J.Henaff s’adresse aux habitants un dimanche après la messe . Il dit quiter l’entreprise et la mairie et propose aux personnes présentes d’élire son fils Corentin s’ils le jugent digne de lui succéder à la tête de la commune …..Ce fut rapidement chose faite , quant à la société , elle devient  » Jean Hénaff fils et Cie  » . Avec le temp , les liens avec l’église  » s’estompent  » . L’actuel dirigeant de la  » maison Hénaff  »  , Jean Jacques Hénaff ( petit – fils de Jean ) , a étudié dans l’école construite par son grand-père ….Il a préféré retirer les crucifix de l’usine ,qui pouvaient être considérés comme provocateurs . J.J Hénaff explique , selon la loi de 1905 , qu’on  » n’entre pas en religion quand on entre chez Hénaff et que toutes les religions y sont admises et respectées  » ……

_________________________________________________

Pub télé 1972 !

Hénaff château d'eau ( Châteu d’eau de Pouldeuzic /Hénaff  ! )

Le musée :

musée

  C’est au sein même de la maison de Jean, le fondateur, qu’un musée retrace l’aventure Hénaff : Musée la Maison Hénaff. Un lieu d’autant plus symbolique qu’il ouvre ses portes en 2007, à l’occasion des cent ans de l’entreprise. À travers un parcours scindé en plusieurs espaces, les visiteurs sont invités à un voyage passionnant à travers un siècle d’histoire.

affichette 1919 :

affichette Pâté Hénaff 1919

Usine Hénaff 1919

  Usine en 1919 ( avant le pâté )=> conserves de petits – pois ……

2007

L’entreprise fête son centenaire . À cette occasion, elle inaugure son musée – la Maison Hénaff – dans l’ancienne ferme de Jean Hénaff à Pouldreuzic.

2008
La reconquête des Etats-Unis

L’entreprise obtient à nouveau l’agrément USDA, sésame pour pouvoir exporter ses produits aux Etats-Unis. Seules deux entreprises ont aujourd’hui cet agrément pour les produits à base de viande.

2011

Collaboration au programme Special Event Meals avec Alain Ducasse et fabrique désormais pour le chef et le CNES les plats de fête de la station spatiale internationale . !
  2012,

   Hénaff  affiche ses atouts éthiques et écologiques en s’engageant dans une filière de poivre biologique sur l’île de Sao Tomé, dans le golfe de Guinée. Cet engagement est très important pour Hénaff, le poivre étant un ingrédient clé de la célèbre recette du Pâté et des saucisses Hénaff. 

2016
  Une nouvelle reconnaissance d’un savoir-faire centenaire
L’entreprise obtient le Label EPV   » Entreprise du Patrimoine Vivant  », reconnaissance du savoir-faire unique acquis par l’entreprise tout au long de son existence.

 

 

 

 

 

? Que ..


…va faire la femme qui s’approche du cercueil !

Il y a des gens qui n’ont vraiment aucun respect

 

   La scène captée par la caméra de surveillance de ce salon funéraire est hallucinante ! En effet, une femme inconnue de la famille de la défunte entre dans le salon et s’approche du cercueil. Alors on pense spontanément qu’elle vient se recueillir auprès de cette vieille dame… Mais pas du tout ! Elle est là pour la piller ! Elle va lui voler la bague qu’elle a au doigt…

    La voleuse n’a pas été retrouvée pour l’instant. La famille est outrée, non pas pour la bague mais pour le geste odieux que cette femme a eu envers cette femme qui reposait en paix.