C’était i y a environ ..146 ans :


Le 12 septembre 1876

Conférence de géographie sur l’Afrique:

Le 12 septembre 1876, au palais royal de Bruxelles, le roi Léopold II ouvre une Conférence de géographie consacrée à l’Afrique. Elle réunit une trentaine de savants de toute l’Europe.

Il s’agit officiellement de relancer l’exploration du continent noir en vue d »’ ouvrir à la civilisation la seule partie de notre globe où elle n’a pas encore pénétré  » et de lutter contre la traite des noirs par les musulmans.

C’est l’époque où les dirigeants européens essaient de faire au plus vite pour planter leur drapeau sur les dernières terres insoumises de la planète.

Le rêve de Léopold II

Le roi des Belges Léopold II (41 ans)

Léopold II ?

rêve d’offrir une colonie à la Belgique.

Ayant beaucoup voyagé avant de succéder à son père le 17 décembre 1865, il cultive un intérêt très vif pour l’outre-mer. C’est ainsi que le 19 septembre 1876, sa conférence de Bruxelles se conclut par la création d’une  » Association internationale pour l’exploration et la civilisation de l’Afrique centrale  », plus souvent appelée  »Association Internationale Africaine  ».

Elle est placée sous la présidence du roi et se donne un drapeau bleu étoilé d’or

Le drapeau ?

(semblable au drapeau actuel de l’Union européenne ! ?).

Le 23 novembre 1878, Léopold II crée au nom de l’Association un Comité d’études du haut-Congo, lequel signe aussitôt un contrat de cinq ans avec le célèbre journaliste anglo-américain Henri Morton Stanley

Henri Morton Stanley ?

en vue d’explorer le bassin du Congo, principal fleuve d’Afrique centrale.

Malheureux Congo.….

La région a été en contact avec les Européens dès le XVe siècle.Sous l’influence de ces derniers, un roi du Congo s’était volontairement converti au catholicisme (sous l’influence de voyageurs portugais ). Mais les marchands d’esclaves occidentaux n’avaient pas tardé à combattre et détruire cet embryon d’État africain et la région était retournée à son isolement jusqu’à ce que survienne Stanley.

Léopold II, roi des Belges ( 9 avril 1835, Bruxelles ; 17 décembre 1909)Avec une escouade de mercenaires européens et de supplétifs africains, l’aventurier remonte le cours du Congo et conclut des traités avec les chefs de tribus locaux, au nom de son royal commanditaire.

Les Belges n’ayant aucun goût pour les aventures coloniales (comme d’ailleurs les citoyens ordinaires du reste de l’Europe), c’est en son nom personnel et avec sa fortune que le roi mène la conquête du Congo… sans jamais y mettre les pieds.

Il projette en particulier de construire un chemin de fer entre l’estuaire du Congo et le Stanley Pool, une retenue naturelle en amont de l’estuaire, séparée de celui-ci par des cataractes qui empêchent le transport par voie d’eau. En 1882 est fondée Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa), sur le Stanley Pool.

Londres tente de freiner les ambitions du roi des Belges et encourage le Portugal à s’approprier la partie sud de l’estuaire. De son côté, la France, présente au nord de l’estuaire, promet à Léopold II de ne pas intervenir au sud. Le chancelier allemand Bismarck s’entremet habilement et convoque une conférence internationale à Berlin, en 1885.

La conférence aboutit à un compromis par lequel Léopold II se voit reconnaître à titre personnel la possession de la rive gauche du Congo, curieusement baptisée  » État indépendant du Congo  »! En avril 1885, le Parlement de Bruxelles autorise  » Sa Majesté à être le chef de l’État fondé en Afrique par l’Association Internationale  ».

Aussi tôt ,le roi va dès lors tout faire pour rentabiliser sa conquête et lui permettre de s’autofinancer.

Dans l’intérieur du pays, ses agents entament l’exploitation des ressources locales par des méthodes souvent brutales. Ils soumettent les indigènes à des corvées pour développer notamment l’exploitation du caoutchouc ou collecter l’ivoire. Les réfractaires sont nombreux et les colons ripostent aux jacqueries par une répression impitoyable. En 1904, un collaborateur de l’entreprise royale, Edmund Dene Morel

Edmund Dene Morel ?

, indigné, démissionne et fonde la  » Congo Reform Association  ». Cette ONG avant la lettre alerte l’opinion européenne en vue de faire cesser le scandale.

Une commission d’enquête internationale se penche sur les accusations portées contre les agents du roi des Belges, généralement par des Britanniques pas mécontents de se défausser sur autrui de leurs propres exactions coloniales. Elle  »dédouane » les compagnies de l’accusation de couper les mains des réfractaires mais reconnaît des exactions innombrables dans l’exploitation du territoire : travail forcé, esclavage, brutalités… 

Quelques années avant sa mort (17 décembre 1909), Léopold II lègue le Congo à la Belgique. Le gouvernement n’accepte le cadeau qu’après beaucoup d’hésitations. C’est seulement le 15 novembre 1908 que le territoire devient officiellement colonie belge. La Belgique va poursuivre sa mise en valeur avec plus de ménagement qu’auparavant, sans toutefois se soucier de former et d’éduquer les habitants. Le Congo devient indépendant de façon hâtive et désastreuse le 30 juin 1960.( il y a seulement 62 ans )

Parceque j’en ai vu un…


……qui traversait la route pas loin de chez moi cet après-midi :

Un  » quoi  » ? Un renard !

Renard

j’ai voulu en savoir plus sur cet animal :Le renard en 10 idées reçues !

1)

Il est apparenté au chien : VRAI

Comme lui, le renard …..

fait partie de la famille des canidés, même si sa silhouette fine et son agilité rappellent volontiers celle des félidés. Il possède d’ailleurs, comme le chat, une pupille fendue verticalement et des  »vibrisses » ( ces moustaches qui servent à repérer les obstacles ) développées. Mais la ressemblance s’arrête là.  » Côté dentition, le renard et le chien ont des molaires aplaties pour broyer et mastiquer toutes sortes de nourriture, ce qui n’est pas le cas du félin  »

2)La forêt est son milieu de prédilection : FAUX

 » Il s’adapte à tous les environnements, même aux zones urbanisées, d’après le biologiste suisse Jean- Steve Meia

Jean- Steve Meia ?

, (auteur du livre Le Renard ) . Pour se reposer, il choisit des endroits protégés, en lisière par exemple.  » Il aime se cacher dans les terriers. Mais c’est un assez mauvais excavateur.Il préfère donc emprunter les galeries creusées par des blaireaux ou des lapins. Il se cache aussi dans les fossés ou sous des bâtiments En 2015, une femelle, suivie dans l’Oise grâce à un collier GPS avait même mis bas dans une grange, dans le godet d’un tracteur.

3)C’est un animal solitaire : FAUX

Si le renard chasse généralement seul, il vit en couple, voire en petit groupe familial. Selon la disponibilité des ressources, plusieurs individus peuvent occuper un même territoire, qui varie entre quelques dizaines et quelques centaines d’hectares. En zone montagneuse, celui-ci peut être plus important, mais en ville, où la nourriture abonde, il peut rétrécir. Selon une étude britannique, Londres ( où les habitants sont plus enclins à leur donner à manger qu’en France ) abriterait ainsi 18 renards au kilomètre carré.

4)Il mange les poules : VRAI

Mais c’est loin d’être son alimentation principale. Le renard est omnivore et a besoin de 500 à 700 grammes de nourriture par jour. Il adapte donc son régime alimentaire à ce qu’il trouve : des rongeurs, des oiseaux nichant au sol, des lapins, mais aussi des baies, des champignons, des coléoptères ou même des charognes… C’est un opportuniste, et c’est bien cela qu’on lui reproche.  » S’il pleut, il va opter pour des vers ; s’il passe devant un champ, il chassera les campagnols ; devant une poubelle, il mangera les restes de pizza… Et s’il voit une brèche dans un poulailler, il va s’introduire, souligne Jean-Steve Meia. Une poule représente beaucoup de nourriture pour peu d’efforts. Il pourra d’ailleurs la stocker quelque part et revenir plus tard.  »

5)Il est rusé : VRAI et FAUX

Cette mauvaise réputation, il la tient surtout de la littérature. Dès le VIe siècle avant J.C, Ésope le met en scène dans ses fables comme un personnage manipulateur. Au Moyen Âge,  »Le Roman de Renart » enfonce le clou, présentant un goupil fourbe se jouant du loup, le sot Isengrin. Mérité ? Une chose est sûre, l’homme et le renard entretiennent de longue date une histoire teintée d’hostilité. Autre paramètre qui a pu favoriser cet anthropomorphisme : sa technique de chasse. Lorsque le renard repère un campagnol, au lieu de s’approcher en marchant, ce qui entraînerait des vibrations au sol qui seraient repérées par sa proie, il utilise une méthode typique : il mulote, sautant assez haut pour retomber, pattes en avant, sur le rongeur !

6)Son activité est nocturne : VRAI

Le biologiste Jean-Steve Meia a suivi des renards dans le Jura suisse. Durant la journée, ceux-ci n’étaient actifs que 9 % du temps. La nuit, en revanche, ils pouvaient s’activer durant huit heures et demie, dès le crépuscule.  » Mais dans les endroits qui sont préservés du dérangement humain, certaines îles notamment, ils semblent répartir plus uniformément leur activité sur vingt-quatre heures  », tempère le spécialiste. Une fois encore, le canidé s’adapte. Parmi ses atouts : une bonne vision dans l’obscurité, grâce notamment à une membrane appelée  »Tapetum lucidum  », qui tapisse le fond de son œil et réfléchit la lumière. Et, surtout, son ouïe et son odorat très fins lui permettent de repérer ses proies même quand la visibilité est réduite.

7)Il est silencieux : FAUX

Aboiements, grognements, gémissements, caquètements… Des chercheurs britanniques ont montré qu’il disposait d’une vingtaine de cris différents pour communiquer avec ses congénères, en particulier pour prévenir ses petits du danger ou attirer une partenaire pendant la reproduction. Dans ce cas, c’est même un cri très strident. D’autres sont parfois confondus avec des hululements de chouette.

8)C’est un nuisible : VRAI et FAUX

Il est officiellement considéré comme tel par arrêté ministériel. Celui-ci dresse, tous les trois ans, la liste des  » espèces susceptibles d’occasionner des dégâts  » (qu’on appelait autrefois des nuisibles). On lui reproche, en vrac, d’attaquer les élevages avicoles, de transmettre des maladies ou d’attenter à certaines espèces sauvages.  » Des oiseaux, comme les passereaux ou les perdrix grises, déjà fragilisés par l’agriculture intensive, sont la proie des renards quand ils nichent le long des chemins  », note Willy Schraen. Conséquence de ce classement : excepté dans sept départements, le renard peut être tiré pendant la période de chasse, de septembre à fin février, et piégé toute l’année! Selon la FNC, cela représente plus de 430 000 canidés tués par an. Une hérésie pour l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas), qui argue son rôle d’allié des agriculteurs :  » Chaque année, un renard est en effet capable d’attraper jusqu’à 6 000 petits rongeurs qui détruisent les cultures.  »

9)Sa population augmente : FAUX

il est très difficile de connaître le nombre exact de renards en France. Les dernières estimations de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage ( devenu l’Office français de la biodiversité ) datent de 2014 et évoquent une densité moyenne, assez stable, comprise entre 0,45 et 1,49 renard au kilomètre carré.  »Il y a un phénomène d’autorégulation, indique Jean-Steve Meia. La fertilité des femelles s’adapte au nombre d’individus sur un même territoire et à la disponibilité de la nourriture, de sorte que les portées varient de deux à six renardeaux. Lorsqu’ils sont trop nombreux, la gale, maladie parasitaire très contagieuse, peut aussi décimer toute une population.  » Pas suffisant pour la FNC ( Fédération nationale des Chasseurs ), qui estime qu’il reste nécessaire de les chasser. La zoologiste Géraldine Véron nuance :  » Dans les zones où il n’est pas régulé, comme dans le canton de Genève, on n’observe pas d’explosion des populations.  » Outre les chasseurs, les prédateurs du renard sont les oiseaux de proie et les loups. Les collisions avec des véhicules leur sont aussi fatales.

10) Il transmet la rage : FAUX

Le dernier renard porteur de rage a été recensé en 1998, et la maladie a officiellement disparu de l’Hexagone en 2001. En revanche, le canidé peut transmettre de façon indirecte l’échinococcose alvéolaire, une maladie grave du foie véhiculée par un ver. Celui-ci colonise l’intestin du renard mais aussi celui du chien. Disséminés dans les selles, les œufs du ver sont ensuite susceptibles de souiller plantes ou baies sauvages.  » Mieux vaut donc éviter de mettre de l’herbe à la bouche ou de ramasser des mûres trop près du sol, remarque Willy Schraen. Prenez aussi cinq minutes pour laver les fraises des bois et les champignons.  » Bon point pour le renard : selon une étude publiée en 2017 sur le site de  »The Royal Society  »,

____________________________________

Quelques photos de renards :

parce-que ce n’est pas vraiment …


…… mon cas ces derniers jours :

 » un boute-en train  » ? :

Signification :

Une personne qui excite à la joie ou amuse ceux avec lesquels elle se trouve

Origine:

Certains de ceux qui connaissent bien un des sens anciens du verbe  »bouter », c’est-à-dire  »mettre  » (« bouter le feu ») et qui auraient l’esprit mal tourné pourraient tout de suite imaginer que notre homme est un spécialiste des parties fines dans un wagon.
Mais ce serait alors faire preuve d’une imagination un peu déplacée.
Si, effectivement,  »boute » vient bien du verbe  »bouter » avec le sens de  »mettre », le « en train » n’a rien à voir avec la SNCF.

En effet, au XVIIe siècle, « en train » voulait dire « en action, en mouvement » et « mettre en train », c’était « préparer à agir » ou « stimuler ». À la même époque, « être en train » signifiait aussi « être dans de bonnes dispositions physiques ou psychiques ».
Or, n’est-ce pas le rôle du boute-en-train que de stimuler son entourage et de le rendre joyeux ?

Le dictionnaire de l’Académie Française de 1762 nous indique que le boute-en-train était aussi un oiseau (tarin)

oiseau (tarin) ?

qui servait à faire chanter les autres, alors que l’édition de 1832 du même dictionnaire écrit que, dans un haras, le boute-en-train est un cheval qui est destiné à mettre une jument en chaleur !!!!!(mais qui, hélas pour lui, ne pourra pas bouter son pénis dans le train arrière de la jument ainsi excitée, ce rôle étant réservé à l’étalon qu’on veut accoupler avec la jument

).heuuu!

 » peigner la girafe » ?


….Faire un travail inutile et très long ; ne rien faire d’efficace ; paresser ; pisser dans un violon ; perdre son temps ; ne rien faire d’intéressant ; se dépenser sans efficacité, pour rien ; effectuer en vain une tâche très longue ; travailler inutilement ; ne rien faire de son temps

Origine et définition :

L’origine de cette expression n’est pas vraiment certaine.
Il existe bien une anecdote à propos d’un gardien du Jardin des Plantes ( où arriva la fameuse première girafe en 1827, gardien qui, alors qu’il était accusé d’inactivité chronique, aurait répondu : « Je peignais la girafe »,( mais elle aurait été inventée a posteriori.)
On peut toutefois, sans grand risque de tomber, se pencher du côté des pratiques masturbatoires pour expliquer cette locution.!!!!!!
En effet, le long cou d’une girafe peut aisément (pour les dames qui rêvent un peu) être assimilé à un sexe en érection.
Et si l’on se réfère à Boris Vian

Boris Vian

dans « Vercoquin et le plancton », on constate qu’il y écrit, avec une allusion explicite à la masturbation :  » J’ai tellement peigné ma girafe qu’elle en est morte  ».
Outre peigner la girafe pour désigner ce genre d’activité, on trouve aussi se « polir la colonne » ou « s’astiquer le jonc », toutes locutions contenant des verbes liés au nettoyage.
?

Si je vous traite de branleur, vous comprendrez tout de suite (non, ne frappez pas, c’est juste pour expliquer) ! Un branleur, c’est quelqu’un qui se masturbe, mais c’est aussi quelqu’un qui traîne, qui ne fait rien.
On constate effectivement qu’il y a une assimilation très fréquente entre celui qui pratique l’onanisme à tout va et celui qui n’a aucune occupation utile, celui qui pratique l’oisiveté avec ardeur.
Pour confirmer cette relation sémantique, il suffit de se pencher sur le terme « peigne-zizi », très proche de notre expression, et qui, depuis longtemps dans le parler franc-comtois (mais peut-être ailleurs aussi), désigne un individu sur lequel on ne peut pas compter.
Donc si, à l’origine, celui qui peignait la girafe, c’était celui qui se masturbait, par glissement sémantique habituel, c’est devenu celui qui ne fait rien d’utile, qui glande, qui traîne, qui  »n’en fout pas une rame  ».
Attention : il ne faut pas ici confondre  »’peigner » et  »peindre », comme le font certains. On n’a jamais vu quelqu’un se promener avec un seau de peinture beige à taches marrons et tenter d’en appliquer sur cet animal…

Exemples:

 » D’ailleurs, je m’en fous… On verra bien… Faire ça, ou peigner la girafe !  »

Une poignée de pêcheurs …


….à la conquête du monde:billet long , trop long => commentaires inutiles ( sauf si quelqu’un est intéressé )

Dans cette épopée que les historiens ont longtemps appelé  »Les grandes découvertes  », les navigateurs et explorateurs portugais sont des pionniers. Dès le début du XVe siècle, leurs navires commencent à longer les côtes occidentales de l’Afrique pour finalement ne s’arrêter qu’après avoir maîtrisé une bonne partie de l’océan Indien.

A la même époque , en pleine rivalité avec l’Espagne, ils découvrent à l’ouest leur  » Amérique  », le futur Brésil. En quelques décennies, c’est donc une belle partie des terres nouvellement découvertes que ce petit pays va contrôler, succès inattendu largement dû à une bonne dose de pragmatisme.

4ème armada des Indes partie à  »Calicut » en 1502.

Un petit pays aux grandes ambitions :

Dans le Portugal du XVe siècle, pays à l’extrême ouest de l’Europe faisant face à l’Atlantique, il y a bien longtemps que l’on ne craint plus la mer. Ce peuple l’a apprivoisée depuis l’Antiquité pour se nourrir, notamment en traquant la morue. Mais pourquoi, à la fin du Moyen Âge ce petit pays d’à peine un million d’âmes va-t-il soudain ne plus se contenter de ses côtes venteuses pour partir à la conquête du monde ?

Il y a d’abord des enjeux économiques : les Portugais ont bien vu les bénéfices qu’ils peuvent retirer de leurs possessions de Madère et des Açores qui, depuis le début du XVe siècle, produisent la canne à sucre que la péninsule ibérique ne parvient plus à fournir. Pourquoi ne pas suivre l’exemple de Venise qui a longtemps accumulé les richesses avant que Constantinople ne soit prise par les Ottomans en 1453 ? C’est l’occasion de se lancer et de trouver une nouvelle route ! L’Inde ne doit pas être si loin

La situation du royaume est également favorable : puissance indépendante depuis 1139, le pays s’est libéré en 1249 de toute occupation musulmane et a pu imposer un pouvoir central qui s’appuie sur une noblesse hiérarchisée. L’époque est à l’optimisme et on souhaite prolonger le succès de la  »Reconquista » ( reconquête ) pour se procurer de nouvelles terres.Il est temps aussi de retrouver l’esprit des croisades et d’apporter la foi catholique en Afrique où attend, dit-on, le mystérieux royaume chrétien du prêtre Jean. Et pourquoi ne pas imaginer une alliance pour prendre en tenaille les Turcs ottomans ?

Vue de Lisbonne et du fleuve Tage au XVI ème siècle ?

La caravelle, le vaisseau idéal

Réplique de la nao Victoria, l'un des cinq navires de Magellan.

Pour réaliser leurs explorations, les Portugais mettent au point un nouveau modèle de navire : la caravelle. Cette petite embarcation de 40 à 60 tonneaux, très maniable, nécessite une vingtaine d’hommes d’équipage et peut longer facilement les côtes grâce à son faible tirant d’eau.
Elle est reconnaissable à sa voile latine frappée d’une croix rouge, emblème de l’Ordre du Christ dont l’Infant Dom Henrique

Dom Henrique ?

est le grand-maître.
Si elle est souvent vue comme le navire des grands explorateurs, elle n’est pas la seule à avoir contribué aux découvertes de l’époque : sous ce terme sont regroupés plusieurs types de bateaux qui se distinguent par des progrès technologiques permettant peu à peu aux marins de l’époque de s’aventurer toujours plus loin dans l’océan. Ainsi, la caravelle est remplacée par la nef (nau en portugais) après le voyage de Bartolomeu Dias, en 1488.

Puis vint le temps des caraques au cours du XVIe siècle. À chaque étape, les navires sont plus grands et plus gros, mais également mieux armés, ce qui s’avère décisif pour les projets portugais dans l’océan Indien.

Sous l’égide d’Henri

Pour donner l’impulsion qui doit conduire le Portugal au-delà des mers, il fallait un homme passionné. C’est l’infant Dom Henrique, futur Henri le Navigateur et fils de Jean Ier, qui va jouer ce rôle.

Fort de sa devise  »Talent de bien faire  », il se fait remarquer dès ses 20 ans, en 1415, en participant à la conquête de Ceuta sur les musulmans. S’étant retiré à Sagres, dans l’Algarve, il en profite pour organiser une véritable école navale dans laquelle il investit ses revenus de grand-maître de l’Ordre du Christ (anciennement l’ordre du Temple).

C’est ainsi que navires et matériels de navigation vont être améliorés avec l’invention de la caravelle et de l’indispensable l’astrolabe ( L’astrolabe est à la fois – un instrument servant à mesurer la hauteur des astres pour déterminer l’heure ou l’orientation, – et un instrument de calcul permettant de déterminer les directions des astres, leurs heures de lever et de coucher, la latitude du lieu d’observation etc...). Se mettent aussi en place de véritables bases de données sur les connaissances de l’époque concernant les pays lointains. Pour remplacer les cartes médiévales et se créer des portulans plus sûrs, il est fait appel à des scientifiques musulmans, à des Italiens, à des Africains qui vont s’avérer indispensables comme interprètes.

Diego Ribero, Première représentation d'un astrolabe nautique, détail d'une carte de 1529.Il est temps de partir à l’aventure ! Dès 1418, les marins portugais reconnaissent l’archipel de Madère et Porto Santo. En 1427 vient la découverte de l’archipel des Açores, au milieu de l’Atlantique nord. Mais les tentatives pour apprivoiser l’océan restent vaines : toutes échouent devant le cap Bojador, une région pleine de courants, de récifs et de coraux sur la côte ouest de l’Afrique.

En 1433, Henri le Navigateur donne l’ordre à Gil Eanes de reconnaître la côte africaine au-delà du cap Bojador, au sud du Maroc actuel. Dans un premier temps, le marin préfère s’enfuir aux Canaries car des légendes terrifiantes courent sur les contrées situées au sud de ce cap. Mais il finit par se raviser. L’année suivante, il est le premier Occidental à dépasser ce cap.

Enfin, en 1445, les navires portugais parviennent dans les régions très riches de la côte africaine avant d’atteindre le Cap Vert, au niveau du Sénégal. Mais l’année 1460 marque un coup d’arrêt à ces explorations avec la mort d’Henri. Surnommé  « le Navigateur » par un historien allemand du XIXe siècle bien qu’il n’ait pratiquement jamais navigué, ce roi n’aura pas eu le bonheur de voir l’aboutissement de ses rêves. À sa mort, les Portugais ont seulement atteint le golfe de Guinée, et les successeurs d’Henri sont loin de partager son intérêt pour ces aventures…

Bienveillante volte

Dans l’exploration de la côte africaine, les Portugais furent servis par un phénomène météorologique très particulier : la vuelta (ou volte), assimilable à une ronde des vents. Pour descendre vers le sud, il était facile aux marins de se laisser porter par les vents alizés (de l’expression portugaise  » ventos lissios  », vents réguliers) qui soufflent dans cette région du nord-est vers le sud-ouest. Le retour vent de face paraissait autrement plus difficile…
Mais des marins racontèrent sous le sceau du secret que, pris dans de terribles tempêtes au large de l’Afrique, ils avaient été déportés au milieu de l’Atlantique et là, avaient tout d’un coup rencontré des vents favorables qui les avaient ramenés vers l’Europe. Ainsi fut découvert le phénomène de la vuelta par lequel les alizés se retournent vers le nord-est au milieu de l’Atlantique sud et se transforment en vents d’ouest. Grâce à lui, les Portugais purent dès lors entreprendre sans trop de crainte l’exploration du littoral africain. Plus tard, c’est grâce au même phénomène que Christophe Colomb pourra atteindre les Antilles, via les Canaries, et surtout en revenir.

Départ de Vasco de Gama pour les Indes

Indes en vue

Heureusement, des armateurs privés prennent le relais et, d’année en année, prudemment, les  »descobriementos  » descendent le long de la côte africaine. Ils y essaiment des fortins qui vont servir d’autant de bases arrières tout en protégeant leur monopole commercial. Le premier de ces fortins est Elmina , fondé en 1482 dans le golfe de Guinée ; il s’agit du premier établissement européen en Afrique subsaharienne.

Les Portugais ont choisi de ne rien laisser au hasard, s’opposant par leur pragmatisme à la politique expéditionnaire espagnole, plus aventurière. Christophe Colomb pourra se plaindre de cette rigueur, lui dont le projet de découverte d’un continent hypothétique au-delà de la  » mer des ténèbres  » parut trop risqué et irréalisable aux experts de Jean II.

Jodocus Hondius, Illustration de la Description de la Nouvelle Guinée, 16o6.

C’est à Bartolomeus Dias que revient l’exploit de contourner, en 1488, le cap des Tempêtes, cap rebaptisé  » cap de Bonne-Espérance » par le roi Jean II, assuré qu’il lui ouvre la porte des Indes. Effectivement, le 28 mai 1498, Vasco de Gama et son équipage débarquent à Calicut (région du Kerala).

Premiers Européens à rallier le sous-continent indien en contournant l’Afrique, ils en repartent avec un traité de commerce décevant mais à la hauteur des pacotilles proposées par les Portugais. Revenus en 1502 à Calicut avec de l’or et de l’argent, ils ont la satisfaction de procéder à des échanges nettement plus intéressants qui vont marquer les véritables débuts de l’empire colonial portugais.

Manuel Ier, successeur de Jean II, va poursuivre cette politique expansionniste pendant ses 26 ans de règne sans se satisfaire des résultats obtenus par ses hommes.

Il souhaite avant tout repousser l’islam, aussi bien au Maroc que dans l’océan Indien. Pour cela il sait qu’il peut s’appuyer sur les hommes d’Église qui acceptent de prendre la mer pour aller convertir les populations du bout du monde : dominicains, augustins, jésuites vont ainsi faire œuvre missionnaire dans les terres hindouistes ou bouddhistes, avec un succès plutôt mitigé.

Leurs témoignages et leurs dictionnaires bilingues vont cependant apporter à l’Europe une connaissance solide de ces régions du monde, en remplacement de la description pleine de fantaisie faite par Marco Polo.

Un acteur méconnu du succès portugais : le  » Lion des mers  »

Portrait d'Afonso de Albuquerque, vice-roi des Indes portugaises, après 1545, Lisbonne, Musée national des arts anciens.

 » Le César d’Orient  »,  » Le Lion des mers  »,  » Le Grand  »… Ces surnoms montrent à quel point Afonso de Albuquerque joua un rôle de premier plan dans la mise en place d’un commerce à grande échelle au cœur de l’océan Indien. C’est lui qui, en effet, assura à la couronne portugaise le contrôle des épices au détriment de la république de Venise. Pour cela il commença par explorer Madagascar en 1505 avant de se lancer dans la conquête d’Ormuz, en 1507, pour bloquer la route aux navires arabes. Devenu vice-roi des Indes deux ans plus tard, il établit en Orient un réseau de forteresses qui va permettre à son pays d’origine d’assurer son contrôle sur les nouveaux territoires.
Après avoir fait de Goa, conquise et pillée en 1510, la capitale du nouvel empire portugais des Indes, il s’empare de Ceylan et de Malacca, prises qui ouvrent de nouvelles routes maritimes vers la Chine et les Moluques. À la fois fin administrateur et diplomate abrupt, il oblige les souverains de Siam, de Java et de Sumatra à devenir tributaires de Manuel Ier. Son action déterminante n’est arrêtée que par sa mort en 1515 alors qu’il partait défendre Goa contre les troupes ottomanes.

Planisphère de Cantino, 1502, Modène, Bibliothèque universitaire Estense.

Le Brésil, terre commerciale

Le Portugal ne s’est pas contenté de se tourner vers l’est puisqu’il a vite ajouté à sa chasse gardée orientale une belle possession en Amérique : le Brésil, découvert en 1500 par Pedro Alvarès Cabral.

Représentation de l'attaque portugaise de 1560 contre le fort Coligny, parue dans La Cosmographie universelle d'André Thévet, 1575.Bien qu’elle soit prometteuse, cette  » terre délicieuse et fraîche  » (Pero de Magalhaes Gandavo, Historia da provincia de Santa Cruz, 1576) n’est pas autant développée ni défendue que les régions conquises à l’autre bout du monde.

Considéré comme un endroit paisible servant avant tout à fournir du bois, elle reste secondaire, éclipsée par les richesses de l’océan Indien. Pourtant, d’autres nations ont compris tout le potentiel qu’elle renferme : la France, tout d’abord, qui y voit une source de revenus à l’heure où les caisses de l’État, en pleines guerres de religion, ont besoin de se renflouer.

Charles IX considère aussi le Brésil comme une pièce maîtresse sur le plan stratégique pour lutter contre l’hégémonie ibérique dans le monde. C’est ainsi qu’en 1554 Nicolas de Villegagnon est envoyé par Henri II pour créer une  »France antarctique  »à la hauteur de la baie de Rio, ce qui va mener à la fondation de São Sébastião do Rio de Janeiro. Mais l’établissement est attaqué en 1560 par les Portugais, mettant fin à cet éphémère Brésil français.

Les Hollandais constituent un danger plus sérieux. Profitant de l’annexion du Portugal par l’Espagne, en 1580, ils s’emparent de Bahia en 1624 mais en sont chassés à leur tour l’année suivante par une expédition luso-espagnole. Commence alors, pour le Brésil, une mise en valeur plus active qui va en faire une des cartes maîtresses du Portugal.

Carte du Brésil extraite de L'Atlas nautique portugais, 1519, Paris, BnF.

Le pactole

Petit à petit, les Portugais vont développer avec l’Extrême-Orient des échanges commerciaux à faire pâlir d’envie leurs concurrents européens. Le centre de ce commerce est Malacca (Malaisie) où l’on se procure porcelaine, pierres précieuses et épices venant des Moluques en échange d’or et de métaux.

Représentation du muscadier originaire des Moluques, fiche botanique du XVIIIe siècle, Waldersbach, musée Jean-Frédéric Oberlin.Depuis la Chine, le comptoir de Macao vend des draps écarlates, de la verrerie, toutes sortes d’objets typiquement chinois qui sont très appréciés en Europe jusqu’au XVIIIe siècle. De Macao, les expéditions rejoignent le Japon pour revendre des produits chinois afin d’en tirer de l’argent et du cuivre.

Tout ce commerce intermédiaire entre les peuples asiatiques mais aussi Perses, Arabes et Africains, procure à la couronne portugaise des bénéfices considérables qui vont vite faire de Lisbonne la première place commerciale du XVIe siècle.  Le Portugal se retrouve ainsi à la tête d’un immense empire maritime qui s’étend en Inde, en Amérique et en Afrique.

Connaissant parfaitement les difficultés économiques que représente le maintien de ces possessions maritimes, le roi Jean III refuse alors de prendre part aux guerres déchirant l’Europe et applique une politique de maintien de la paix avec les différentes cours d’Europe qui peuvent accéder sans difficulté dans les ports appartenant au Portugal.

Kano Naizen, « Vue de l'arrivée des barbares du sud », paravent, vers 1600, musée de Kobé.

Les Grandes Découvertes


Au cours des XVe et XVIe siècle, quatre puissances européennes s’engagent dans l’exploration des océans : le  »petit » Portugal et l’Espagne pour commencer, puis l’Angleterre et la France.

Vers le déclin 

Scène de rue au Brésil, XVIIIe siècle, Rio de Janeiro.

Mais le prestige de la noblesse portugaise commence à s’affaiblir au profit de gouverneurs et de vice-rois plus intéressés par leur rang et l’enrichissement de leur famille que par l’agrandissement de l’empire.

Sous le règne de Jean III, le pays entre dans une phase de déclin aggravé par la rivalité des familles aristocratiques qui cherchent par tous les moyens à affirmer leurs privilèges, n’hésitant pas parfois à rejoindre les rangs des fidèles du roi d’Espagne. Désireux de maintenir l’intégrité de l’immense empire maritime, Manuel Ier, successeur de Jean II, épuise petit à petit les ressources économiques et humaines du Portugal.

Malgré la perte de son indépendance de 1580 à 1640, et la cession de quelques territoires au profit des Anglais et Hollandais au milieu du XVIIIe siècle, le Portugal demeure une importante puissance coloniale. Dans le même temps, le Brésil s’enrichit, bénéficiant de la contrebande anglaise dans les colonies espagnoles voisines et des découvertes de mines d’or. Mais sous le règne de José Ier, Brésil et Portugal commencent à avoir des divergences d’intérêts alors que la colonie supporte de moins en moins les réformes imposées par le marquis de Pombal qui ne cesse de renforcer la mainmise de l’exécutif sur ces terres lointaines.

Vue de la Playa Grande de Macao vers 1840.

En 1807, lorsque les troupes napoléoniennes entrent au Portugal, c’est tout naturellement au Brésil que trouve refuge le régent et futur roi Jean VI. Il y crée un certain nombre d’institutions et d’administrations qui vont permettre à la région d’accéder à l’indépendance sans violence en 1822, alors que les bouleversements qui font suite à l’occupation napoléonienne (1807-1821) ont révélé une fois de plus la fragilité de la couronne de Portugal.

Les vestiges d’un empire

De son ancien immense empire, le Portugal ne conserve alors que quelques territoires aux Indes avec Goa, Diu, Damão, une partie de l’île de Timor et les territoires africains de Guinée-Bissau, d’Angola, de Mozambique et les îles atlantiques avec Madère, les Açores, les îles du Cap Vert, Saô Tomé et Príncipe. 

Vue de la cathédrale Sainte-Catherine de Goa (Inde), dont la construction a commencé en 1533, suite à la victoire d'Afonso de Albuquerque.

En 1885, la conférence de Berlin accepte la création d’un vaste empire de l’Atlantique à l’océan Indien, accordant au Portugal l’annexion des territoires entre l’Angola et le Mozambique. Mais un ultimatum de la reine Victoria, en janvier 1890, met fin à ce rêve de reconstitution de la puissance portugaise. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, l’Empire portugais est encore, par sa superficie, le troisième empire colonial.!!!!

Mais il est déjà trop tard, les temps changent, et même le régime de Salazar peine à maintenir la souveraineté sur les anciennes possessions. Dès 1961, des rébellions éclatent dans les possessions africaines. La même année, les comptoirs de l’Inde (Goa, Diu, Damão) sont annexés par la république indienne alors même que la rigueur dont fait preuve le Portugal ne fait qu’augmenter le ressentiment et entretenir les volontés d’indépendance.

Il faut finalement attendre la mort de Salazar, en 1970, pour voir l’empire portugais se disloquer totalement. Le mouvement s’accélère avec la  » révolution des œillets  » de 1974 qui renverse la dictature sous l’impulsion de sous-officiers progressistes qui ont fait leur éducation politique au cours des guerres coloniales.

En 1974, la Guinée-Bissau, puis en 1975 le Cap-Vert, São Tomé et Príncipe, l’Angola et le Mozambique obtiennent leur indépendance. Les îles atlantiques sont assimilées aux provinces métropolitaines. Timor oriental est annexé à l’Indonésie en 1976, avant de devenir à son tour indépendant en 2002. De l’épopée impériale ne subsiste que le petit territoire de Macao, sur les flancs de la Chine mais, conformément à l’accord sino-portugais de mars 1987, il est rétrocédé à la Chine en 1999. Si l’empire a aujourd’hui disparu, n’oublions pas l’importance de l’héritage culturel et linguistique né de ces aventures maritimes, héritage qui a permis au portugais d’être actuellement la cinquième langue la plus parlée au monde.

Vue du musée de la Langue portugaise, Sao Paulo.

.

c’était il y a environ….


…….35 ans : Le 5 septembre 1987 :

5 septembre 1987_inauguration-homomonument-amsterdam-pays-bas_wp
l’Homomonument ?

Inauguration à Amsterdam, de  » l’Homomonument  », monument mémorial des hommes et femmes homosexuels victimes de persécution nazi et autres ,en raison de leur sexualité. Trois triangles isocèles le composent , il a la forme d’un triangle d’une taille totale de 36 mètres de côté.

____________________________________________

L’Homomonument est un monument mémorial dans le centre d’Amsterdam. Il commémore tous les hommes (gays ) et femmes ( lesbiennes) qui ont été victimes de persécutions à cause de leur homosexualité.

Inauguré le 5 septembre,il est formé de trois grands triangles roses en granit , insérés dans le sol de manière à former un triangle plus grand. il est placé sur la rive du canal de Keizersgracht ,

canal de Keizersgracht ?

près de la Westerkerk

Westerkerk ????

L’Homomonument a été réalisé pour  » inspirer et soutenir les lesbiennes et les gays dans leur lutte contre le négationnisme ,l’oppression et la discrimination  » .

Origines:

En 1961 des membres du COC Nederland (Centre culturel récréatif )discutent de la possibilité d’ériger un monument mémoriel gay, mais aucune mesure concrète n’a été prise à l’époque. Les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale étaient alors dans les années 1960 et 1970 très présents dans la société par les livres de Loe de Jong ,

Loe de Jong ?

….mais on ne faisait pas attention au sort subi par les personnes homosexuelles dans ce conflit.

L’idée d’un mémorial permanent aux victimes gays et lesbiennes de la persécution date de 1970, lorsque deux membres de l’  » Amsterdamse Jongeren Aktiegroepen Homoseksualiteit  » (AJAH) ont été arrêtés le 4 mai pour avoir tenté de déposer une couronne de lavande au Monument commémoratif de la guerre du Canada ( Pays-Bas ) sur la place du Dam dans le centre d’Amsterdam lors de la cérémonie du souvenir des morts . La couronne a été enlevée par la police. L’action fut considérée comme un outrage par certains et ce rejet est dénoncé comme une honte par d’autres.

Après le Jour du Souvenir général, en 1979 Bob van Schijndel

Bob van Schijndel ?

, un membre de la PSP-groupe gay, ne comprenant pas pourquoi les Juifs et, depuis 1978, gitans avaient leurs monuments dédiés et pas les hommes gays, il écrit une lettre proposant la création d’un monument dédié aux gays :  » La nuit dernière m’est venue une idée : nous devrions écrire une lettre ouverte au maire d’Amsterdam, M. Polak, lui demandant d’ériger un mémorial pour les victimes homosexuelles, soit sur la Leidseplein soit dans le Vondelpark. L’idée serait de prendre pour modèle le mémorial inauguré l’année dernière en souvenir des Tsiganes victimes du nazisme.  »

Cet appel a reçu un large soutien du public et le Mémorial Foundation Gay a donc été créé quelques mois plus tard . Le nombre de victimes n’a pas été facile à établir, surtout avec au début un manque de recherches scientifiques. Aujourd’hui, un consensus sur le nombre de victimes est de 10 000 homosexuels assassinés, dont certains Néerlandais.

Après l’appel de Van Schijndel, le conseil municipal, à l’été 1979, a désigné l’emplacement du marché de l’Ouest pour la construction de celui-ci et de la création d’un jury.

La construction du monument a commencé en mai 1979 à l’initiative du mouvement  » Dutch gay and lesbian rights  » avec le soutien de groupes d’autres pays. Il a fallu attendre huit ans pour obtenir les 180 000 euros (400 000 florins) nécessaires pour construire l’Homomonument. La plupart de ces dons provenaient de particuliers et d’organisations. Le Parlement néerlandais a fait don de 50 000 euros, et la ville d’Amsterdam et la province de Hollande du Nord ont également contribué.

En 1980, les artistes ont été invités à présenter des projets à un jury composé d’experts dans les domaines de l’art et du design. Le jury a choisi la conception de Karin Daaan

Karin Daaan ?

, sur la base du triangle rose.

L’inauguration du monument a eu lieu le 5 septembre 1987, exactement cent mois après que Bob van Schijndel ait formulé son appel. Le dévoilement a été effectué par le ministre Elco Brinkman

Elco Brinkman ?

Avec le triangle sur l’eau comme point central, Daan a élargi la conception pour faire son travail aussi monumental que possible sans perturber l’environnement.

Une plaque signalétique avec une brève explication du monument en néerlandais, anglais et français a été dévoilée le 21 juin 1988 par le travail d’Hedy Ancona …

Hedy Ancona ?

. Actuellement l’information est en douze langues différentes :

 » Commémore toutes les Femmes et tous les Hommes qui ont été tyrannisés et persécutés à cause de leur homosexualité. Appuie le Mouvement Lesbien et Homosexuel à la Lutte contre le mépris, la discrimination et la persécution. Manifeste que tu n’es pas seul(e). Fais Appel à une vigilance permanente. »

Il s’est révélé que les dalles de granit rose d’origine étaient trop minces et s’effritaient. Une restauration complète du monument gay a eu lieu en 2003. Le coût de 800 000 euros a été payé en totalité par la municipalité.

Le 4 mai 2012, les 25 ans du monument ont eu lieu en présence d’un représentant officiel du gouvernement néerlandais :La ministre Maria van Bijsterveld

Marja van Bijsterveldt ?

Un monument à la mémoire des victimes LGBT ( L = Lesbiennes ,G= Gay ,B= bisexuels , T = transgenres )de la répression et de la persécution a été consacrée à Barcelone , en Espagne en 2011. Il a été inspiré par l’Homomonument…

Des animaux……


……plein de talents :

Les albatros, de super espions

Les albatros, de super espions

Les meilleurs, à en croire les services chargés de surveiller la pêche commerciale dans les mers du Sud. Dans le cadre du projet Océan Sentinel (sentinelle de l’océan), des chercheurs du CNRS et de l’université de La Rochelle ont équipé 169 albatros des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) de  » mouchards  » électroniques. Des appareils qui détectent l’écho radar des navires de pêche. Dans l’immensité déserte des mers australes, les capitaines fraudeurs coupent la balise qui signale en permanence leur position, le temps d’aller pêcher dans des zones interdites. Mais ils laissent leur radar , qui évite les collisions, allumé. Et c’est ce qui les trahit, quand les albatros curieux se rapprochent d’eux. De novembre 2018 à mai 2019, 30 % des bateaux survolés par ces »drones à plumes  » sur 47 millions de kilomètres carrés avaient éteint leur système d’identification. Un indicateur imparable de la pêche illégale.

L'abeille, championne de surf

L’abeille, championne de surf

Tout le monde ( ou presque ) a déjà vu une abeille se débattre dans l’eau d’une piscine en été.

Si on regarde mieux : Ce qui ressemble à une noyade est plutôt une démonstration virtuose de jeux nautiques. En été, l’hyménoptère a besoin d’eau pour en rapporter à sa ruche !

Une ruche ?

, ou pour rafraîchir son corps. Mais si l’abeille tombe à l’eau, ses ailes mouillées l’empêchent de décoller. Deux chercheurs de l’Institut californien de technologie viennent de montrer comment l’abeille bat des ailes et s’en sert comme de rames ou d’hydrofoils pour se soulever au-dessus de l’eau. En effet, ces battements provoquent autour de l’insecte des vaguelettes asymétriques qui l’aident à se propulser. Il peut ainsi parcourir entre cinq et dix mètres grâce aux turbulences qu’il génère. Suffisant pour lui permettre de rejoindre le bord du point d’eau avant de se hisser au sec. Attention : si elle n’est pas tirée d’affaire au bout d’une dizaine de minutes, l’abeille téméraire se noiera.

Les flamands roses, des amis fidèles ? :

Dans le cas des flamants roses ,

flamants roses

…la réponse est oui. Et même des amis pour la vie ! C’est ce qu’a découvert une équipe de chercheurs dirigée par Paul Rose, écologiste comportemental de l’université d’Exeter (Royaume-Uni). Pendant cinq ans, ils ont observé et photographié des colonies de quatre des six espèces de flamants répertoriées. Ils ont ainsi constaté que les oiseaux s’organisent en sous-ensembles de deux, trois ou six. Il s’agit des couples, bien entendu, . Ils restent à proximité les uns des autres et, a contrario, évitent soigneusement leurs  » ennemis  » au sein de la colonie. Les auteurs de l’étude citent le cas de deux inséparables copines, faisant ensemble leurs nids comme leurs parades nuptiales. La couleur du plumage serait un important critère d’affinité :  »qui se ressemble s’assemble  »

Le truc du maki et du lézard pour draguer

Le truc du maki et du lézard pour draguer

Le maki, ou lémur catta, est le plus connu des lémuriens de Madagascar, avec sa longue queue annelée. Des biochimistes japonais viennent de découvrir que ce primate attire les femelles en sécrétant une délicate senteur aux notes florales ! A la saison des amours, le mâle frotte l’épaisse fourrure de sa queue avec des glandes odorantes situées sur ses poignets. En agitant son appendice, il diffuse l’irrésistible fragrance…

Pour révéler les talents d’un autre maître parfumeur, les scientifiques ont mené une expérience en Grèce. Ils ont exilé des lézards des murailles sur des îlots de la mer Égée dépourvus de prédateurs. Libérés de cette menace et après quatre générations seulement, les mâles ont produit des composés aromatiques complexes assez puissants pour faire tourner la tête de leurs conquêtes, sans craindre d’attirer un prédateur !

Le requin-baleine cache bien son âge

Le requin-baleine cache bien son âge:

C’était jusqu’ici  » une colle  » pour biologiste marin. Le plus grand des poissons (20 mètres de long pour un poids de 34 tonnes) est cartilagineux. On sait que de nouvelles couches de cartilage se déposent régulièrement, comme les anneaux de croissance d’un troc d’arbre . Mais on ignorait le rythme du processus : tous les six mois ? Tous les ans ?

Des chercheurs australiens viennent de trouver une réponse, qui doit autant à l’archéologie qu’à… la géopolitique. L’idée est de se servir des éléments radioactifs retombés après les essais nucléaires menés dans l’atmosphère par les grandes puissances pendant la guerre froide. Utilisant la même méthode de datation que les archéologues, les chercheurs ont mesuré la concentration de carbone 14 dans chaque anneau de croissance des vertèbres de requins-baleines. Connaissant la vitesse à laquelle ce radio-élément se dégrade, ils ont pu déterminer sans conteste que le poisson forme une nouvelle couche de cartilage chaque année. Et on sait maintenant qu’un individu peut vivre plus de cent ans.!!!!

Naissance du service militaire….


Le 19 fructidor An VI (5 septembre 1798), sous le Directoire , Jean-Baptiste Jourdan, à l’assemblée des Cinq-Cents et ancien vainqueur de Fleurus , fait voter une loi qui institue la conscription et le service militaire obligatoire. L’article premier de la loi Jourdan énonce :  »Tout Français est soldat et se doit à la défense de la patrie  ».

Avec la loi Jourdan, la guerre n’est plus réservée à des professionnels comme sous l’Ancien Régime, quand les souverains recrutaient les soldats parmi les vagabonds et les officiers parmi les jeunes nobles en mal d’aventures et de gloire.

Louis-Léopold Boilly, Le départ des conscrits en 1807 (Paris, musée Carnavalet)

De la milice médiévale à la conscription

Il existait jusqu’à l’aube de la Révolution une forme de service militaire : la milice, composée de célibataires recrutés par tirage au sort. D’origine médiévale, cette force d’appoint au service des seigneurs et des souverains avait été renforcée par une disposition de Louvois , secrétaire d’État de la Guerre de Louis XIV, en 1688.

Cette milice était assez peu contraignante mais très impopulaire à cause des abus qu’en faisaient les agents du roi et de son caractère inégalitaire : seuls étaient astreints à servir les paysans et manouvriers pauvres. Elle est réprouvée dans son principe par les cahiers de doléances de 1789 et abolie.

Mais le 11 juillet 1792, effrayée par la menace d’invasion étrangère, l’Assemblée législative proclame la  » Patrie en danger  » et lance un vibrant appel aux volontaires, avec un résultat très relatif. Aux côtés des vétérans de l’ancienne armée royale, les nouveaux engagés remportent la victoire de Valmy . Toutefois, ils ne suffisent pas à apporter la paix…

Comme le pays est désormais menacé par une première coalition européenne et que les bonnes volontés s’épuisent, la Convention nationale recourt le 24 février 1793 à la « levée en masse » de 300 000 hommes, recrutés parmi les célibataires et veufs de 18 à 45 ans par les départements de la manière qui leur convient (tirage au sort, désignation…).

Ce retour à grande échelle de l’ancienne milice débouche sur des désertions en nombre et des soulèvements. Les paysans renâclent et, pire que tout,les Vendéens se soulèvent ! La Révolution n’en est pas moins sauvée une nouvelle fois l’année suivante, en juin 1794, par la victoire de Fleurus .

La conscription entre dans les mœurs

Avec l’avènement du Directoire , la Révolution s’engage dans des guerres de conquêtes.

C’est alors que la loi Jourdan oblige tous les jeunes gens entre 20 et 25 ans à s’inscrire sur les registres communaux pour faire face à la menace d’une deuxième coalition européenne. Cette  » conscription  » a pour objet de faciliter une levée en masse. Les citoyens sont appelés sous les drapeaux sur ordre ou par tirage au sort, avec possibilité pour les plus fortunés de se trouver un remplaçant.

Les conscrits se disposent à un service de cinq ans. Ils sont répartis en 5 classes et chaque année sont appelées une ou plusieurs classes en fonction des besoins militaires. La loi Jourdan suscite encore plus de réticences que la levée en masse de 93. Il y a beaucoup de réfractaires et le Directoire a le plus grand mal à recruter les effectifs souhaités.

Après la paix d’Amiens , en 1802, le Premier Consul Napoléon Bonaparte se garde d’abroger la loi Jourdan et quand reprend la guerre, il prend l’habitude d’y recourir pour compléter les effectifs de la Grande Armée. C’est seulement à la chute de l’Empire, avec le retour à la stabilité et à la paix que la loi Jourdan est abolie par le roi Louis XVIII, au grand soulagement de l’opinion.

Le bel avenir de la conscription

Au cours du XIXe siècle, les besoins militaires imposent le recours à une conscription allégée, laissant une grande place aux dispenses de tous ordres, au tirage au sort et aux remplacements, qui permettent aux enfants de la bourgeoisie de payer un jeune paysan pour qu’il parte à leur place.

Le 21 mars 1905, le gouvernement de Maurice Rouvier instaure un service militaire obligatoire de deux ans pour tous les citoyens mâles, sur le modèle allemand. Il n’est plus question de dispenses ou de tirage au sort. En pleine guerre religieuse, l’opinion républicaine se réjouit de voir les  » curés sac au dos  ». En compensation, à effectifs constants, la durée du service actif est ramenée de trois à deux ans. À noter que les élèves des grandes écoles accomplissent la première année dans le rang, la deuxième comme sous-lieutenant. Pendant la Grande Guerre, ces jeunes gens majoritairement issus de la bourgeoisie paieront cher ce  » privilège  » car ils seront en première ligne dans les assauts.

Mais après l’affaire d’Agadir , le ciel européen se couvre à nouveau de nuages et la menace d’une agression allemande réapparaît. Le président Raymond Poincaré obtient, le 19 juillet 1913, que les députés votent l’allongement à trois ans du service actif.

Quand éclate la Grande Guerre de 1914-1918, les généraux de tous les bords, qui disposent avec la conscription d’armées nombreuses et de soldats non professionnels, sont incités à multiplier les offensives meurtrières.

Cette tragédie entraîne certains officiers à repenser le service militaire. En 1934, le colonel Charles de Gaulle dénonce les effets nocifs de la conscription et préconise la création d’une armée mécanisée et formée de professionnels éprouvés .

Au XXe siècle, seules les deux principales démocraties du monde, le Royaume-Uni et les États-Unis, persistent à ignorer la conscription permanente : elles n’instaurent le service militaire obligatoire qu’à titre provisoire, pendant les grandes crises internationales. À l’encontre des idées convenues qui voient dans les armées de conscrits un rempart contre la tyrannie, toutes les dictatures, de Lénine à Pinochet, s’appuient sur de telles armées.

ça s’est passé il y a environ …


…….87 ans :

Le 31 août 1935 : L’heure de gloire de Stakhanov

Le 31 août 1935, en Union soviétique, un mineur du Donbass, Alexeï Stakhanov

Alexeï Stakhanov

, se flatte d’avoir extrait 14 fois plus de charbon que la norme journalière (102 tonnes en 6 heures).

Vive le travail !

Dès 1935, la propagande de Staline

va encourager les Soviétiques à suivre l’exemple de Stakhanov : travailler sinon pour la gloire, du moins pour le triomphe du socialisme ! Depuis lors, le mot stakhanoviste est entré dans le langage courant pour désigner des travailleurs acharnés.

________________________________________________________________

Et on apprendra plus tard, que ce poids annoncé par les autorités pour inciter les soviétiques à travailler d’arrache-pied fut une grande escroquerie lancée dans le cadre d’une campagne de propagande mais, sous Staline, toute propagande était bonne et mieux valait y adhérer

Pourquoi lève-t-on le pouce……


…….. pour faire de l’auto-stop ? ( j’en ai fait souvent quand j’étais au lycée)

auto- stoppeurs.

Pour stopper les voitures, il suffit de lever le pouce. Mais comment ce signe est-il devenu le symbole de l’auto-stop ? Difficile de répondre avec certitude. Déjà, au temps des calèches, il existait des voyageurs en quête d’un transport gratuit.

Mais c’est dans les années 1930, avec l’essor de l’automobile , que le phénomène a pris de l’ampleur et que le terme auto-stop est apparu. Symbole positif, le pouce levé est un code connu à l’époque. Au Canada, on appelle même les auto-stoppeurs les  » pouceux  ». On suppose que ce signe s’est imposé au fil des siècles.

Des interprétations historiques diverses:

Pour certains, cela viendrait des conducteurs d’attelage, dont les pouces se redressent lorsqu’ils tirent sur les rênes pour s’arrêter. D’autres évoquent la Rome antique , quand la foule levait le doigt pour demander la grâce des gladiateurs

et l’arrêt des combats. Attention, toutefois, ce signe n’est pas universel :au Moyen-Orient et en Russie il est perçu comme une insulte .!