Conditionné ?


    Serais je conditionné  ?

D’habitude , mon fils vient manger ici le mercredi => je me couche relativement tôt , tout à l’heure , il m’a appelé pour me dire qu’il ne vient pas , mais viendra ce jeudi …..Mais , je suis dans l’état d’un mardi soir habituel : Je n’ai aucune inspiration / envie pour un billet, passage sur les blogs ?

Peut – être plus tard si je ne parviens pas à dormir , sinon , à ce jeudi soir probablement ……

Activité W.Press…..


   Manifestement , mes billets ( ici ou sur mon autre blog ) n’intéressent personnes , n’amènent aucun commentaire …MIS à PART quelques  » abonnés  » dont particulièrement Yann , Yann qui me lit et met des commentaires très intéressants  qui complètent toujours mes billets……

  Alors , je continue tout de même , mais pour moi , mon plaisir , pour m’occuper  et apprendre …….

Le reste , je m’en MOQUE !

Superstitions…..


Puisque nous étions dans le sujet , continuons un peu  lol ….

Pourquoi ouvrir un parapluie à l’intérieur porterait malheur  ?parapluie-malheur.jpg

Il ne faudrait pas ouvrir un parapluie dans une habitation sous peine d’être frappé par la malchance.

  Cette croyance viendrait d’une réalité :

    Au début, quand les premiers parapluies à armatures métalliques furent mis au point et utilisés au 18ème siècle en Angleterre, leur   » constitution  » était rudimentaire et assez  dangereuse.

    Le risque de blessure venait surtout  des ressorts, qui  pouvaient se détacher sans prévenir. En plus les armatures, à la fois dures et tranchantes pouvaient blesser aussi bien  celui qui ouvrait le parapluie que ceux qui se trouvaient à proximité.

   Du coup ,  on s’est naturellement mis à conseiller d’ouvrir son parapluie dans un lieu sûr, dégagé, en extérieur. Et par opposition le faire dans une maison constituait un mauvais présage.

   Il y a deux  autres explications :

   La première : Cette superstition viendrait des familles pauvres habitant des habitations dont le toit et le plafond n’étaient pas étanches. Quand il pleuvait, elles se protégeaient ainsi à l’intérieur de leur maison en servant d’un parapluie placé au dessus de leur tête, notamment dans les chambres ou la cuisine. ? !     Ainsi, ouvrir un parapluie dans une maison rappellerait cette pratique  » peu enviable  » et porterait malheur.

  La deuxième  explication fait référence à l’Egypte ancienne : Ouvrir un parapluie, ou plutôt, étant donné le climat , un parasol, à l’intérieur, donc loin du soleil, était une marque d’irrespect envers la divinité du Soleil, qui en guise de punition pouvait punir tous les habitants de la maison. En effet pour les égyptiens, la voûte céleste était formée par le corps de Nout (la déesse des cieux et considérée comme la mère de tous les astres) au-dessus de la Terre. Les parasols avaient donc la forme  de la déesse. Un sacrilège !

   ( A propos de la déesse Nout les égyptiens considéraient que son rire était le tonnerre, et ses larmes la pluie. Son corps protecteur symbolisait la voûte céleste et ses membres touchant le sol pour se tenir symbolisaient les quatre points cardinaux.)      

   Elle aurait enfin un rôle important dans le culte des morts , parce  qu’elle participait à la résurrection des morts en les faisant briller dans le ciel sous la forme d’étoiles sur son propre corps.

Il y avait longtemps…….


   Dans l’après -midi , je suis allé au bureau de tabac  pour acheter une  » bouteille de gaz  » et un paquet de clops …( la dame m’avait dit qu’ils en vendaient  ) , mais là il n’y avait plus ni les cigarettes que je fume , ni gaz……

  Je ne sais pas pourquoi , mais au moment de sortir , un malaise ( épileptique = subitement ) et je suis tombé ( même fais mal au bras et une  » bosse au crâne   » …..) ……Evidemment , ce fut la panique pour eux , mais la dame sait que j’ai toujours des valium sur moi => Elle m’en a fait prendre un avec un verre d’eau  et quelques minutes après ( minute ? je crois ) , je repris connaissance ….

  Et là , le mari m’a proposé de m’emmener au super- marché  en auto pour acheter le gaz ! J’ai accepté ….Il s’est occupé de tout ! ( a payé , m’a ramené chez moi …..) . demain , il faudra que je le rembourse ….Là , il  ne me reste qu’un mal de tête ….Alors pas de net . pour l’instant ……

P.S : J’ai tout de même remplacé cette fichue  »  bouteille  »  de gaz cube-butane, mais avec le trac comme toujours  (çà , à cause d’un mauvais souvenir )

Pourquoi j’écris çà ???? Nul moi !

Peut – être à plus tard …….

 

La tirelire : pourquoi souvent …..


En forme de cochon ? 

     Posséder un cochon donnait autrefois  l’assurance de manger à sa faim. Dans les campagnes, les familles propriétaires d’un porc disposaient, après l’avoir tué, de viande fraîche puis de charcuterie et de salaison pendant une grande partie de l’année. Et selon la célèbre expression  :  » tout est bon dans le cochon  ».

    Non seulement, presque la  totalité de ses morceaux est comestible et on peut transformer son sang en boudin, mais ses poils servent à fabriquer des brosses et pinceaux, et sa graisse, des bougies et du savon.

    Le cochon, qui mange à peu près n’importe quoi et n’a pas besoin de pâturage, a en outre l’avantage d’être facile à élever. Avec la temps , il a ainsi été associé à l’argent, et les premières tirelires en forme de cochon ont fait leur apparition au XVIIIe siècle.

P.S :

Pourquoi une fois  » cochon  » et parfois  » porc  » ?

On parle de porc quand on entend « viande de porc ». Il s’agit donc de la chair destinée à être consommée.

   Alors qu’on utilise le mot  » cochon  »  pour désigner l’animal, qui lui est encore bien vivant. cour de ferme avec cochons
   Une exception existe : celle de “cochon de lait”, on utilise ce terme pour désigner l’animal consommé lorsqu’il est encore jeune.

 

 

 

 

 

 

 

Le bagne …..Le vrai !


    En un siècle, ils ont broyé 70 000 prisonniers. Entre mauvais traitements et système D, les forçats ont tenté de survivre à la guillotine sèche.

   Lentement, La Martinière quitte l’océan pour s’engager sur le fleuve Maroni Maroni bateau. Ce jour de printemps 1923, après quatorze jours de traversée depuis l’île de Ré, le navire approche de sa destination. Les 670 prisonniers se serrent devant les hublots pour apercevoir la ligne verte de la forêt amazonienne, puis les toits en tôle ondulée de la ville de Saint-Laurent. La sirène retentit. Sur l’appontement, une foule de curieux se presse afin d’assister au spectacle ! qui se tient une à deux fois par an. Les prisonniers débarquent en rang, hagards, écrasés par la chaleur. Leur sort est scellé. Vêtus de l’uniforme à rayures rouges et désignés par leur seul matricule, ils appartiennent désormais à la Guyane.
   Tout a commencé en 1852 par un décret du futur NapoléonIII
   Il entérine la fin des bagnes portuaires et l’éloignement des condamnés aux travaux forcés vers l’outre-mer. Les femmes, elles, ont le choix de purger leur peine en métropole ou aux antipodes.  » Napoléon s’inspire des Anglais qui ont envoyé les convicts  (les criminels en droit anglais) , en Australie, pour les exiler mais aussi pour peupler la colonie. » On croit alors à la régénération des criminels par le travail  », explique Michel Pierre, historien . Le premier convoi débarque en Guyane, en 1852.            Quand ils ne sont pas terrassés par la fièvre jaune (un sur trois en meurt), les bagnards tracent des voies et construisent la ville naissante de Saint-Laurent. « Quelques condamnés deviennent colons à la  fin de leur peine, mais on s’aperçoit vite que transformer un criminel en agriculteur est absurde » .      Dès 1867, les condamnés de métropole partent plutôt vers la Nouvelle-Calédonie, au climat plus clément.

   Transportés, relégués, déportés : trois peines pour une seule destination .
  C’est en 1885, sous la IIIeRépublique, que renaît le bagne de Guyane. Non seulement pour les criminels condamnés aux travaux forcés, appelés les transportés, mais aussi pour les délinquants multirécidivistes, les relégués. Il suffit d’avoir déjà écopé de plusieurs peines de plus de trois mois de prison (vol, vagabondage…) pour être expédié à vie aux antipodes. Fini les ambitions de réinsertion sociale !  » Cette fois, il s’agit d’éloigner définitivement une population marginale, jugée irrécupérable car la prison n’a pas eu de prise sur elle  », explique l’historien Jean-Lucien Sanchez. 

      Paradoxalement, ce sont ces petits délinquants qui paient le plus lourd tribut.  » Surnommés les pieds-de-biche, ils sont méprisés par les transportés et les surveillants. Dans la hiérarchie du bagne, mieux vaut être un criminel de sang qu’un voleur de poule . Entre 1885 et 1938, 22 16 relégués embarquent pour une traversée sans retour.
Une trentaine de camps
   Reclus sur des sites différents, transportés et relégués se côtoient peu. La colonie compte en effet une trentaine de camps, notamment dans l’archipel des îles du Salut.

    À l’île Royale, l’administration pénitentiaire isole les vedettes de cour d’assises. Elle a une peur panique de la mauvaise publicité en cas d’évasion de ces criminels ayant déjà fait les gros titres des journaux. Quant aux déportés , les prisonniers politiques comme Alfred Dreyfus Dreyfus , ils atterrissent sur la petite île du Diable. Pour eux, pas de travaux forcés, mais de longues journées d’ennui sur un bout de terre isolée.

   Accusé à tort d’avoir livré des secrets militaires à l’ennemi, le capitaine Alfred Dreyfus est envoyé sur l’île du Diable en 1895. Il y est reclus seul, surveillé par 5 à 10 geôliers. À partir de 1896, sa case est entourée d’une palissade de 2,50 mètres de haut, ce qui l’empêche de voir la mer. Il est libéré en 1899…………
    Les autres forçats sont affectés en fonction de leur crime, de leur comportement avant le départ en Guyane ou de leur métier.  » Pour les condamnés de la dernière classe, les fortes têtes, c’est l’enfer. Ils travaillent huit heures par jour sous un soleil accablant et parmi les nuées d’insectes. Ils drainent les marécages, défrichent, abattent les arbres. »  Mieux lotis, les deuxième classe œuvrent sur la voie publique ou dans les champs. Enfin, les première classe peuvent espérer un poste à l’infirmerie ou dans l’administration. Une situation enviée qui ne les empêche pas, comme les autres, de réintégrer le pénitencier et leur dortoir le soir venu.  »  Là, dans la chaleur et la promiscuité, 50 forçats sont livrés à eux-mêmes.        En théorie, ils doivent respecter le silence mais, en fait, ils jouent aux cartes, boivent, et la violence règne. La loi du plus fort ne laisse aucune chance aux faibles .

A Cayenne le dortoir du pénitencier  :
  Chaque année, 600 à 800 prisonniers tentent de s’évader
Les bagnards sont prêts à tout pour défendre leur bien le plus précieux, le « plan », un tube glissé dans le rectum qui renferme un bijou ou des billets gagnés grâce à des trafics. Ici, tout manque, notamment de la nourriture correcte. Il faut alors ruser, voler, acheter au marché noir entretenu par la population locale et des membres de l’administration pénitentiaire peu scrupuleux. Au dépôt de Saint-Jean, les relégués échangent leur uniforme contre de l’argent ou des cigarettes, quitte à travailler pieds nus et en haillons.
     Confrontés à une multitude de règlements et aux mauvais traitements, certains forçats désobéissent et sont envoyés en cellule d’isolement de nuit. En cas d’agression de surveillant, de tentative d’évasion ou de meurtre de codétenu, c’est le tribunal spécial maritime qui juge les prévenus et les expédie sur l’île Saint-Joseph. Les prisonniers y sont reclus, jusqu’à cinq ans d’affilée, dans des cellules de six mètres carrés surmontées de barreaux, d’où les surveillants épient leurs faits et gestes en permanence. S’ils se rebellent, direction le cachot ! Un châtiment sévère qui en broie plus d’un : vingt jours sur trente dans le noir, et pain sec deux jours sur trois.

   L’anarchiste Paul Roussenq Paul-Roussenq, surnommé   » l’Incorrigible  » car il a toujours refusé de se soumettre à l’autorité, y passera 3 409  jours, soit la moitié de ses vingt années de bagne.      Le tribunal prononce rarement la peine capitale une cinquantaine de fois en un siècle.    On dresse alors la guillotine dans la cour et l’exécution se déroule à l’aube devant les forçats. Pour l’exemple.

  L’obsession des détenus, c’est l’évasion.

     Ils y songent avant même de poser le pied en Guyane, persuadés qu’il sera plus facile de se faire la belle ici qu’en maison centrale en métropole. « L’imaginaire du bagne est celui d’exploits insensés, de vies refaites au Venezuela, en Colombie, au Brésil » . Si l’évasion semble quasi impossible aux îles du Salut à cause des courants et des requins, les prisonniers du continent, en semi-liberté pendant la journée, peuvent facilement échapper à la surveillance des gardes et traverser le fleuve à bord d’une embarcation bricolée en cachette. Chaque année, 600 à 800 hommes tentent de filer, soit au total 20 % des bagnards, mais peu réussissent (un sur dix) car surveillants et chasseurs de primes les rattrapent.

   En 1939, Adolphe Steffen, un infirmier de l’asile de l’île Royale, réussit à partir par gros temps sur un radeau de planches liées par des draps mais il est repris peu après.           Beaucoup retentent leur chance, ils n’ont rien à perdre ! Ainsi, en 1926, René Belbenoît, revenu en métropole après sa cavale, est réexpédié en Guyane. Il s’échappe à nouveau par la mer et rejoint les États-Unis après maintes péripéties.
Une fois leur peine purgée, les libérés sont obligés de s’installer en Guyane

     Pour ceux qui ont réussi leur « belle », une nouvelle vie commence. Pour les autres, l’espoir de revoir leurs proches s’amenuise. À partir de 1854, la loi, avec la règle du « doublage », oblige les transportés à rester en Guyane un temps équivalent à celui de leur peine si celle-ci est inférieure à huit ans. Et si elle excède cette durée, ils doivent y demeurer à vie. Mais rien n’a été prévu ou presque pour les aider à s’installer. Victor Sicard, libéré en 1924, témoigne : « On me donna comme linge un  » bourgeron  » et un pantalon. Et l’on me mit dehors à 8 heures du matin sans travail, sans savoir où aller manger à midi, ni le soir pour coucher, sans un sou en poche, après avoir fait treize ans de bagne. »

    Initialement, les libérés devaient recevoir une concession, un lopin de terre… à condition d’avoir accumulé cent francs. Impossible au bagne ! Quant à trouver un emploi, ce n’est guère plus facile car les libérés subissent la concurrence des forçats qui coûtent bien moins cher aux employeurs. Pour survivre, reste à mendier, voler, aider les prisonniers à s’évader… Les femmes, peu nombreuses, connaissent un sort encore plus funeste. Après avoir purgé leur peine au couvent où elles œuvrent comme couturières, elles se marient avec des bagnards mais, souvent mal nourries ou prostituées par leurs époux, elles meurent à 36 ans en moyenne.

   En 1938, les députés votent la fermeture du bagne. Mais la guerre retarde les opérations et le sort des relégués s’aggrave sous le régime de Vichy.  Les autorités guyanaises fidèles à Pétain craignaient qu’ils rejoignent la France libre ! …. Les relégués sont entassés en quartier disciplinaire et mis au pain sec et à l’eau. En 1942, la moitié d’entre eux succombent. » Un épisode sinistre qui conclut un siècle de bagne. Après le conflit, les libérés sont peu à peu rapatriés en France. Seuls restent les malades, incapables de supporter le voyage, ou ceux ayant fondé une famille. À l’été 1953, alors que le San Matteo s’éloigne du rivage, les derniers forçats voient enfin disparaître la ligne verte de la forêt amazonienne.
  Papillon, un fieffé menteur !
      En 1969, le livre «Papillon» connaît un succès fulgurant, avec un million d’exemplaires vendus en trois mois. L’ouvrage est adapté au cinéma en 1973, avec Steve McQueen dans le rôle-titre.

L’ancien bagnard Henri Charrière, surnommé Papillon, y raconte ses douze années de bagne, sa spectaculaire évasion à bord d’un canot en noix de coco, sa vie parmi les Indiens pêcheurs de perles et sa nouvelle vie de patron de bar à Caracas.      En fait, infirmier à l’hôpital, il a puisé dans les récits de bagnards revenant de cavale pour enjoliver sa propre histoire

cayenne ruines

( Cayenne  » ruines  » ? )

 

Là :  » désolé pour l’avance  » !


   Si les belges ne voient pas de problème à annuler un train à cause d’un pot de départ , les japonais sont, eux , très  » à cheval  » sur les horaires  …..Une exactitude qui frôle le ridicule quand une compagnie ferroviaire se confond en excuses publiques à cause d’un train parti …..20 secondes en avance ! Le train reliant Tokyo à sa banlieue nord étant partie de la gare  à 9 h 44 et 20 seconde au lieu des 9h 44 et 40 secondes prévus train japonais , la compagnie a publié un communiqué dans lequel elle déclare :   » Nous sommes profondément désolés pour l’énorme gêne occasionnée auprès de nos usagers  » 

  Précision : Aucun passager ne s’est plaint de l’incident et aucun n’a raté le train

   Les sociétés niponnes sont réputées pour leur ponctualité  , mais aussi pour la longueur des excuses adressées aux voyageurs par le  » chef de bord  » d’un train quand celui -ci par avec un très léger retard : Ses excuses durent , en général , aussi longtemps que le retard lui même !

Solitude ,Amour…..


La capacité d’être seul , c’est la capacité d’aimer . 

  Pardoxal? Non, pas à mon avis…

C’est une vérité: Les personnes capables de vivre seules  sont capables d’aimer , de partager , d’aller  » en profondeur  » vers une autre personne sans vouloir la  » posséder  » , sans en être dépendante et sans essayer de la  » réduire à une chose  »………….mains

 

J’ai lu que …..


RabelaisRabelais est l’inventeur du mot « s’emmerder ». ?

Rappelons que Rabelais était religieux. Il aurait créé ce terme pour expliquer ce que lui évoque le rôle de confesseur confessionnal des moines :  »  Ils mangent la merde du monde, c’est à dire les pêchés et comme les  »  machemerdes  », on les rejette en leurs retraits  ». Non seulement c’est humiliant, mais en plus c’est ennuyeux.

çà va ……


Les paroles :

Un jour le Diable vint sur terre, un jour le Diable vint sur terre
pour surveiller ses intérêts, il a tout vu le Diable, il a tout entendu
et après avoir tout vu, après avoir tout entendu, il est retourné chez
lui, là-bas.
Et là-bas on avait fait un grand banquet, à la fin du banquet, il s’est
levé le Diable, il a prononcé un discours et en substance il a dit ceci,
il a dit:

Il y a toujours un peu partout
Des feux illuminant la terre ça va
Les hommes s’amusent comme des fous
Aux dangereux jeux de la guerre ça va
Les trains déraillent avec fracas

Parce que des gars pleins d’idéal
Mettent des bombes sur les voies
Ça fait des morts originales
Ça fait des morts sans confession
Des confessions sans rémission ça va

Rien ne se vend mais tout s’achète
L’honneur et même la sainteté ça va
Les États se muent en cachette
En anonymes sociétés ça va
Les grands s’arrachent les dollars
Venus du pays des enfants
L’Europe répète l’Avare
Dans un décor de mil neuf cent
Ça fait des morts d’inanition
Et l’inanition des nations ça va

Les hommes ils en ont tant vu
Que leurs yeux sont devenus gris ça va
Et l’on ne chante même plus
Dans toutes les rues de Paris ça va
On traite les braves de fous
Et les poètes de nigauds
Mais dans les journaux de partout
Tous les salauds ont leur photo
Ça fait mal aux honnêtes gens
Et rire les malhonnêtes gens.
Ça va ça va ça va ça va


Ami remplis mon verre:

Ami remplis mon verre  
Encore un et je vas
Encore un et je vais
Non je ne pleure pas
Je chante et je suis gai
Mais j’ai mal d’être moi
Ami remplis mon verre
Ami remplis mon verre

Buvons à ta santé
Toi qui sais si bien dire
Que tout peut s’arranger
Qu’elle va revenir
Tant pis si tu es menteur
Tavernier sans tendresse
Je serai saoul dans une heure
Je serai sans tristesse

Buvons à la santé
Des amis et des rires
Que je vais retrouver
Qui vont me revenir
Tant pis si ces seigneurs
Me laissent à terre
Je serai saoul dans une heure
Je serai sans colère

Ami remplis mon verre
Encore un et je vas
Encore un et je vais
Non je ne pleure pas
Je chante et je suis gai
Mais j’ai mal d’être moi
Ami remplis mon verre
Ami remplis mon verre

Buvons à ma santé
Que l’on boive avec moi
Que l’on vienne danser
Qu’on partage ma joie
Tant pis si les danseurs
Me laissent sous la lune
Je serai saoul dans une heure
Je serai sans rancune

Buvons aux jeunes filles
Qu’il me reste à aimer
Buvons déjà aux filles
Que je vais faire pleurer
Et tant pis pour les fleurs
Qu’elles me refuseront
Je serai saoul dans une heure
Je serai sans passion

Ami remplis mon verre
Encore un et je vas
Encore un et je vais
Non je ne pleure pas
Je chante et je suis gai
Mais j’ai mal d’être moi
Ami remplis mon verre
Ami remplis mon verre

Buvons à la putain
Qui m’a tordu le cœur
Buvons à plein chagrin
Buvons à pleines pleurs
Et tant pis pour les pleurs
Qui me pleuvent ce soir
Je serai saoul dans une heure
Je serai sans mémoire

Buvons nuit après nuit
Puisque je serai trop laid
Pour la moindre Sylvie
Pour le moindre regret
Buvons puisqu’il est l’heure
Buvons rien que pour boire
Je serai bien dans une heure
Je serai sans espoir

Ami remplis mon verre
Encore un et je vas
Encore un et je vais
Non je ne pleure pas
Je chante et je suis gai
Tout s’arrange déjà
Ami remplis mon verre
Ami remplis mon verre
Ami remplis mon verre