»La vache….


………qui rit »

LA NAISSANCE DE LA VACHE VACHE QUI RIT

Une aventure familiale

Tout commence à Orgelet dans le Jura où Jules Bel s’établit à l’âge de 23 ans (1865), comme maître-affineur. Il achetait des meules  » blanches  » de gruyères et autres fromages à pâte dure aux coopératives appelées  » fruitières  » pour les faire vieillir.

Ambitieux, dynamique, homme du cru qui inspire respect et confiance, Jules Bel a su passer à ses fils l’exigence d’un métier difficile. Il n’est âgé que de 55 ans quand en 1897 il confie son affaire à ses deux fils Henri et Léon, respectivement âgés de 29 et 19 ans. La maison devient alors  » Bel Frères  ».

En 1897, l’entreprise s’installe à Lons-le-Saunier profitant de la proximité de la ligne de chemin de fer et des salines de Montmorot. Henri quitte l’entreprise en 1908, la maison prend alors le nom de  » Léon Bel, Gruyère en gros  ».

Léon Bel et la Première Guerre

Mobilisé à 36 ans, Léon Bel est affecté aux escadrons du  » Train  », au  » Ravitaillement en Viande Fraîche  », dont la mission était de convoyer la viande vers les soldats du front avec des autobus de la Ville de Paris réquisitionnés pour l’occasion !

Les soldats commencèrent à dessiner sur les véhicules des  » insignes  », souvent humoristiques, permettant d’identifier les différentes unités. Le commandant d ‘un régiment ,écrivit à Benjamin Rabier, un illustrateur renommé, qui lui renverra l’image d’un bœuf souriant, qu’un poilu irrévérencieux eut l’idée de baptiser  » La Wachkyrie  »,( en référence aux Walkyries si chères aux Allemands )…

Le fromage fondu

Au même moment en 1917, Emile, Otto et Gottfried Graf, des Suisses, importent en France la technique de fabrication du fromage fondu, mise au point en Suisse en 1907 par Gerber. Le nouveau fromage est encore inconnu, mais il a de l’avenir : il est bon, économique et sa pâte goûteuse conditionnée dans des boîtes métalliques supporte les longs voyages et les climats chauds.

La première Vache qui rit

De retour à Lons en 1919, Léon Bel reprend les rênes de son entreprise. Son esprit clairvoyant va faire merveille : il pressent l’immense succès du fromage fondu dans ce monde d’après-guerre. Pour lancer sa propre marque, il fait appel au savoir-faire d’Emile Graf, et s’installe dans l’atelier dit  » de l’Aubépin  ».

Le 16 avril 1921, Léon Bel dépose la marque  »La vache qui rit  ». L’idée lui vient de s’inspirer de l’insigne du régiment pour représenter une vache en pied avec une expression hilare.

Léon voit grand. Il fonde en 1922 la  » Société Anonyme des Fromageries Bel  », société qu’il dirigera jusqu’en 1937, et qu’il transmettra à son gendre Robert Fiévet. Face au succès rapide de sa nouvelle marque, Léon Bel équipe dès 1924 l’atelier de machines modernes permettant d’augmenter la production tout en améliorant les conditions de travail des ouvriers. C’était également l’occasion de mettre au point la couleuse à portions triangulaires, enveloppées au départ dans un papier d’étain et disposée désormais dans des boîtes en carton. Dès la première année il se vend 12.000 boîtes par jour.

LE SUCCÈS

La naissance d’une image de marque

Léon Bel cherche à faire évoluer l’image de la Vache qui rit. En 1923, il saute le pas en utilisant le dessin de Benjamin Rabier qui lui donne l’aspect sympathique et humain qui lui manquait. Il charge l’imprimeur Vercasson de teinter cette tête de vache en rouge et sur les conseils de sa femme, Anne-Marie, de la parer de boucles d’oreilles en forme de boîte de Vache qui rit. Une manière de féminiser cette vache qui donne son lait pour faire de bons fromages.

Les nouvelles usines (1926-1933)

Les premières installations étant vite dépassées, il fait construire à Lons, une nouvelle usine ultramoderne inaugurée fin 1926. La plus grande originalité de cette usine est la création, en 1926, d’un  »bureau de la publicité  » qui gère en interne la  » réclame  » de la marque. Léon Bel a compris que la publicité commande les ventes.

La nouvelle usine a été conçue pour une production de 120.000 boîtes de Vache qui rit par jour, et très vite on cherche à s’ouvrir sur le monde. Dès 1929, les Fromageries bel commercialisent le fondu en Angleterre. A partir de 1933, elles installent des unités de production et des sociétés de commercialisation en Belgique, et progressivement dans les autres pays européens.

La distribution

Pour acheminer les fromages vers les points de vente au détail, Bel a recours à des grossistes, détaillants, coopératives, soit environ 3.000 grands clients. Il dispose de ses propres dépôts dans toutes les grandes villes de France, d’un réseau de représentants et d’une flotte de véhicules estampillés Vache qui rit. Ces détaillants sont particulièrement  »choyés » par l’entreprise : elle leur fournit du matériel publicitaire qui viendra décorer la boutique : Plaques émaillées, calendriers ou horloges indiquent que la  » maison  » vend bien la célèbre Vache qui rit.

La communication

Dès ces premières années, La vache qui rit communique sur un ton souriant et décalé qui ne la quittera jamais. Elle est devenue une starlette dont s’amuse Joséphine Baker. Elle communique dans la presse, participe aux premiers balbutiements de la publicité radiophonique : on entend sur les ondes la chanson  » C’est la Vache qui rit  », de Jean Rodor et chantée par le bien nommé Constantin le Rieur… En 1935 et 1936 la marque organise également de grands concours permettant de gagner de superbes lots. A partir de 1933, les boîtes de VQR contiennent des images à collectionner qui en font une marque à succès auprès des enfants

La Vache qui rit sera la première à soutenir les évènements sportifs, grâce à la populaire course cycliste, les Six jours de Paris en 1925, avant de participer à la Caravane du Tour de France dès 1933.

Les nombreuses foires expositions permettent de faire connaître la marque et ses produits dans des constructions aussi éphémères qu’inventives (Salon des Arts décoratifs en 1925, au Salon des Arts ménagers en 1930 et à la Foire de Paris en 1935).

LE RENOUVEAU

Après la guerre

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Léon Bel confie définitivement les rênes de la société à son gendre Robert Fiévet. Lequel restera PDG jusqu’en 1996. Fini les sévères pénuries des années de guerre. La teneur en matières grasses augmente à 40% en 1948, et s’accompagne du lancement sur le marché de nouveaux produits comme le Belébon ou le Bonbel (1947).

La Vache qui rit retrouve son insouciance et sa place auprès du jeune public grâce au slogan  » La Vache qui rit est l’amie des enfants  ». En 1949, c’est une Vache qui rit solidaire et soulagée qui inscrit son visage sur les boites dans le V de la victoire. La tête rouge va se détacher sur un paysage stylisé portée par de nouvelles appellations :  » Tendrébon  » et  » Fromage pour tartine  ».

La publicité

Une agence de publicité va porter le nouveau visage de la marque, l’agence Chavanne : avec le slogan  » La Vache qui rit est un fromage et un bon fromage  », elle fait partie de la vie quotidienne, elle s’affiche dans la rue, dans le métro, à l’arrière des autobus, dans la presse, dans les salles de cinéma, voir même dans une émission de radio pour enfants animée par Alain saint-Ogan  » La Vache qui rit au Paradis des animaux  ». Elle conçoit aussi la panoplie de l’écolier des années 50, avec des protège-cahiers et des buvards grâce au concours des plus grands illustrateurs de l’époque.

Meilleure que jamais…

En 1955, on enrichit la composition et porte à 50% la part des matières grasses, ce qui, à l’époque, représentait une performance technique et un pari. La Vache qui rit devient ainsi plus onctueuse et plus facile à tartiner. L’emballage est rajeuni : une bande bleue et blanche apparaît sur le pourtour de la boîte. Le contour de la tête de la vache est légèrement arrondi. On l’inscrit dans un écusson doré, couronné de quatre étoiles qui suggèrent la qualité du produit.

Encore une fois , la vache qui rit s’adapte à son époque. Elle qui a fait travailler les plus grands affichistes, se lance dans des campagnes publicitaires photographiques. Entre 1961 et 1969, la plupart des affiches montrent les  » bons fromages  » qui entrent dans la composition de la Vache qui rit.

C’est à partir de 1968 que les Fromageries Bel feront leur entrée à la télévision. La Vache qui rit anticipe et accompagne les mutations de la société (jamais trop tôt ni trop tard ) toujours présente au bon moment.

La vitalité commerciale de l’entreprise porte ses fruits : au terme de 11 années de communication vivante et diverse sur le thème des bons produits, la vache qui rit est leader incontestable de son secteur avec 56% de part de marché. Sa notoriété est excellente, l’image du produit, pleinement positive.

L’INTERNATIONAL

Robert Fiévet décide, dès les années 50, de faire le tour de ce monde en mouvement en multipliant les implantations à l’étranger. A chaque fois, l’ouverture sur un nouveau pays repose sur une adaptation souple aux habitudes locales et s’accompagne de publicité. Les exportations de Bel assurent en 1965 11% des exportations totales de fromages français […] et en 1964 Bel reçoit  » l’Oscar de l’exportation  ».

Une petite usine fut installée à Odense, au Danemark dès 1953. Déjà présents dans tout le Marché Commun, les produits Bel entretiennent la conquête de nouveaux marchés comme l’Espagne (1967).

C’est dans la petite bourgade de Leitchfield aux USA, au cœur du Kentucky qu’est implantée depuis 1970 la fromagerie de La Vache qui rit. En 2003, la fromagerie a été surprise par le succès. Cette année-là, le docteur Agatstson publie un ouvrage intitulé » South Beach Diet  », dans lequel il recommande d’utiliser une portion de la VQR light comme encas coupe-faim. Le régime fait fureur aux Etats-Unis, The Laughing Cow allégée se glisse dans le sac des filles, de Manhattan à Los Angeles. Elle devient l’atout minceur des Américaines.

En 1974 une nouvelle fromagerie ouvre ses portes à Tanger. La Vache qui rit découvre l’Afrique qu’elle parcourt jusqu’à Madagascar, traversant le désert du Sahara et la jungle centrafricaine. Tangérois, petits et grands, consomment la Vache qui rit depuis les années 70. Imposant par sa taille, 30.000 m², et son personnel, 1300 employés, c’est l’une des plus importantes unités de production du groupe dans le monde. Aujourd’hui, 35% de la production sont consommés dans le pays, 65% sont exportés vers l’Afrique subsaharienne, les pays du Golfe et le Maghreb. L’usine, qui produisait entre 5.000 et 6.000 tonnes à la fin des années 1970, en produit 40.000 aujourd’hui.

On la retrouve en Egypte qui ouvre deux filiales, en 1998 puis 2006, suivie par l’Algérie en 2001 et 2007.

Au Vietnam, où la Vache qui rit est produite depuis 2011, il est fréquent qu’un hôte accueille un invité en lui offrant une portion de Vache qui rit en signe de bienvenue !

Le cap originel indiqué par Léon Bel est maintenu : La Vache qui rit doit être présente partout, pour tous, dans le monde entier. Alors elle a appris à se glisser dans tous les pays, à se fondre dans toutes les habitudes, à se mettre au goût particulier des consommateurs d’ici et d’ailleurs. La Vache qui rit aux mille visages s’adapte. Sa formule est enrichie en vitamine D et en lipides dans les pays en voie de développement, alors que les Etats Unis et le Canada raffolent d’une Vache qui rit allégée et même aromatisée. Si son image est la même quel que soit le pays son nom en revanche, se prononce dans chaque langue. Partout elle est à la fois identique et pourtant différente.

LES DÉFIS DE LA COMMUNICATION

En 1960, Robert Fiévet dirige l’entreprise depuis vingt-trois ans. Il l’engage dans une nouvelle politique de communication. Dans les années 1970, les nouvelles campagnes publicitaires contribuent à créer une image dynamique et moderne de la Vache qui rit auprès des consommateurs les plus jeunes : ce sera la campagne Les Vachequiriphiles, qui portent haut ses couleurs façon  » pop art  ». Dans une autre campagne Jacques Parnel donne aussi une nouvelle jeunesse à l’icône : il la rend anthropomorphique, la déguise en tenue régionale, lui fait faire du vélo ou de l’autostop avec sac à dos et guitare à la main. Elle incarne son époque et les aspirations héritées de mai 68…

C’est l’époque où La vache subit un nouveau  »lifting’, ses cornes sont émoussées et ses boucles désormais présentées de face.

En 1985, on s’inspire avec humour de la publicité spectacle de l’époque dans le film d’animation  » Le casting  ». Calme et généreuse, la Vache qui rit apparaît en diva.  » Pour être un grand nom du fromage et plaire à tout le monde il faut avoir une sacrée personnalité  », conclut le spot qui fera le tour du monde.

Dans les années 90, on fait référence aux grands standards du cinéma. Un enfant rencontre son héros, pilote de chasse, et lui offre sa portion de Vache qui rit. Le film exploite les sensations, les émotions, les grandes références ( famille, amitié, évasion ) et renforce le positionnement de la Vache qui rit comme un fromage pour tous.

En 2001, la VQR lance à la télévision et sur internet une campagne accompagnée d’un concours intitulée :  » Pourquoi la VQR rit ?  » La vache part à la rencontre des gourmands et fait l’expérience de son immense popularité. Le fameux slogan réussit le tour de force d’imposer à tous une question que personne ne se posait avant et de placer La vache qui rit au cœur de toutes les conversations. Et tout ceci sans montrer une seule fois la fameuse tête rouge !

Avec  » la fabrique  », qui apparait sur les écrans en 2010, La Vache qui rit franchit un nouveau pas : cette publicité réussit la synthèse de toutes les périodes précédentes puisqu’on y voit habilement mêlés : les ingrédients utiles à la fabrication du fromage, des personnages pleins de vie et de santé, souriants et heureux d’être ensemble. On y voit bien entendu La vache qui rit, pour la première fois modélisée en 3D.

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Quelques images /affiches :

Léon Bel
L.Bel et sa femme
usine fabrication gruyère ?
Usine
Affiche ?
1ère boite ?
livraison ?
Affiches.
A l’étranger…
Aujourd’hui ?

Etc……

Klik

Les commentaires ne sont pas utiles, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse  » ouverts  » au cas où)

Alambic ambulant….



Dominique transforme le cidre en eau-de-vie avec son alambic ambulant

Depuis 39 ans, Dominique Coudé distille le cidre et le vin de ses clients avec son alambic ambulant en Loire-Atlantique, Ille-et-Vilaine, Côtes-d’Armor et Morbihan.

Dominique Coudé est bouilleur ambulant depuis 39 ans
Dominique Coudé est bouilleur ambulant depuis 40 ans

À l’approche de l’alambic de Dominique Coudé, une odeur reconnaissable entre toutes titille les narines : celle de l’eau-de-vie.

Installé sur les rives du Brivet, au pont de la Mine, à Crossac (Loire-Atlantique), le distillateur ambulant ne chôme pas.

Et il en est ainsi depuis 40 ans, depuis que ce fils d’agriculteur de Ploërmel (Morbihan) a repris l’alambic paternel et sillonne son propre département breton, mais aussi la Loire-Atlantique, les Côtes-d’Armor et l’Ille-et-Vilaine. 

Souvent une affaire de famille

 » En 2029, cela fera 100 ans que la famille pratique cette activité. Quand mon père est décédé en 1982, j’ai repris après lui, j’étais l’aîné. D’ailleurs c’est souvent comme cela. Les installations en dehors de la famille sont rares. C’est une profession très contrôlée. Il faut, comme pour les bureaux de tabac, un casier judiciaire vierge et une licence. Après moi, d’ici deux ans, ce sera mon jeune fils  »

Le métier ancestral voit ses effectifs diminuer.

 » On doit être un peu moins de 1 000 en France, guère plus  », estime le Breton qui par ailleurs est prestataire pour les particuliers pour le pressage de pommes.

Un complément d’activité car l’alambic l’occupe huit mois de l’année de février à juillet et de septembre à octobre. 

Les  » bouilleurs de cru  »

À Crossac, quelques clients arrivent chargés de barriques dans lesquelles ils ont mis le cidre de leur fabrication.

On les appelle les  » bouilleurs de cru  ». Certains viennent chaque année comme Pascal, un Crossacais.

 » Avec l’eau-de-vie à 50°, je vais faire d’autres alcools maison  »Pascal, un  » bouilleur de cru  » de Crossac.

Patrick, également de la commune, décharge trois tonneaux à demi-remplis de cidre dont une partie appartient à des voisins.

« C’est la première fois que je viens ici. Mais quand j’étais jeune, dans les Ardennes, il y avait également un bouilleur. Je suis venu pour faire voir ça à mon fils. Et avec l’eau-de-vie, je vais fabriquer du vin de cerise ou de pêche…  »Patrick, un client qui vient pour la première fois.

Des taxes à payer

Les clients remplissent un document simplifié d’accompagnement (DSA) : il sert à l’administration fiscale.

Seuls les agriculteurs en exercice avant 1960 sont exonérés de taxes et ne paient que le travail du bouilleur.

Les autres, la majorité de la clientèle paie une 1/2 taxe sur les 10 premiers litres à 100°, puis une taxe pleine pour les 10 litres suivants soit 90 € et 180 €.

Trier les alcools de tête et de queue

L’opération en elle-même n’est pas très longue : un tuyau pompe le cidre depuis les barriques, qui transite ensuite dans un serpentin au sein d’une cuve, puis est amené jusqu’au corps de chauffe qui monte à 90°.

Ce sont les vapeurs d’alcool qui sont récupérées dans la colonne de rectification. Là sont triés les alcools de tête et de queue, néfastes et dangereux pour la santé.

 » Il ne reste que le  » bon  » alcool, l’eau-de-vie  »

220 litres de cidre pour 20 litres d’eau-de-vie

Le breuvage sort dans un récipient que Dominique filtre ensuite dans une dame-jeanne apportée par le client. Une barrique de 220 litres donne 20 litres d’eau-de-vie à 50°. 

Dans quelques jours, Dominique Coudé aura achevé sa tournée en Loire-Atlantique. Après le nord du département, Bouvron, Treillières, il mettra le cap, avec son alambic monté sur remorque, vers l’Ille-et-Vilaine.

Et vers d’autres  »bouilleurs de cru  ». Tout comme à Crossac, ils se sont inscrits au préalable pour apporter leurs cidres ou vins à distiller.

Parce que j’en ai ( encore) mangé ce midi :


Qui a inventé les pâtes ?

Dans la culture populaire, les pâtes sont associées à l’Italie et auraient été ramenées au treizième siècle par Marco Polo qui les aurait découvertes en Chine. Mais si ce ne sont pas les Italiens qui les ont inventées, alors d’où viennent les pâtes ?

L’Italie est le premier producteur de pâtes et le plus gros consommateur au monde, à hauteur d’environ 25 kg de pâtes par an et par habitant (contre environ 8 kg par an pour les Français). Si les Italiens ont repris le flambeau et sont devenus les maîtres de la  » pasta ‘ au fil des siècles, ils n’en sont probablement pas les créateurs. L’histoire des pâtes remonterait à beaucoup plus loin dans l’histoire de l’humanité.

L’origine des pâtes remonterait à la préhistoire ?

Dès le début du Néolithique (période la plus récente de la Préhistoire. Au Proche-Orient, elle commence vers 8000 av. J.-C) les hommes commencent à cultiver et à transformer les ressources dont ils disposent. La culture du blé prend de l’ampleur. Cette graminée est écrasée en farine puis mélangée à de l’eau pour former une pâte que l’on cuit sur des pierres chaudes. L’ancêtre des pâtes est né. Plus tard à l’époque de l’Antiquité, les Grecs et populations du Moyen-Orient consommaient un plat qu’ils appelaient  » laganon  ». C’était des morceaux de pâte de blé découpés en rectangles, disposés dans un plat en plusieurs couches et entre lesquelles on intercalait de la viande. (Probablement de l’ancêtre de nos lasagnes

Lasagnes

).

L’invention des pâtes n’est pas localisée dans une seule partie du monde puisque des chercheurs ont récemment découvert en Chine un pot de nouilles daté de 4 000 ans. Faites avec du millet, ces nouilles mesuraient 50 cm de long. La recette de la pâte de blé se répand jusqu’en Afrique du Nord. Dans cette région, les ressources en eau sont plus rares et les populations n’ont pas les moyens de confectionner des pâtes fraîches quotidiennement. Elles trouvent alors le moyen de les conserver en les calibrant sous forme de petits tubes mis à sécher sur des cordes à linge, permettant ensuite de cuire les pâtes à l’eau.
La technique de fabrication des pâtes sèches est ensuite introduite en Europe par les Arabes lors de la conquête de la Sicile.

L’histoire des pâtes en Italie

En Italie, le climat se prête particulièrement bien à la méthode de séchage des pâtes. La région de Naples en fait rapidement sa spécialité et commence à exporter ce produit à travers toute l’Europe. Les moulins et les fabriques de pâtes

fleurissent un peu partout dans la ville et dans les campagnes environnantes. Dès la fin du Moyen-Âge, les macaronis sont connus comme la spécialité culinaire de la région de Naples. Au XVIème siècle, les fabricants génois décrètent pour la toute première fois la règle d’authenticité de la pâte italienne, toujours en vigueur aujourd’hui : la vraie pâte est faite à partir de semoule de blé dur , de sel de cuisine et d’eau. Et voilà l’histoire de nos précieuses pâtes, non seulement délicieuses, mais également sources d’énergie grâce aux sucres lents (Les sucres lents (aussi appelés sucres complexes) incluent les aliments à base d’amidon : comme leurs molécules sont faites de centaines de molécules de glucose, c’est pourquoi leur digestion est plus lente.)  qu’elles contiennent.

Un  »juron  »…


De la putain à la sauce puttanesca : une histoire d’odeurs :

Putois.

Que ce soit dans les embouteillages, lors d’une dispute houleuse ou suite à une maladresse, il arrive souvent qu’on jure , voire … profère des insultes. Parmi celles-ci,  » putain  » remporte un certain succès. Auprès des plus jeunes comme des moins jeunes, l’expression » fleurie  » a envahi nos régions, au point d’en perdre sa signification d’origine.

Pourtant, ce  » doux qualificatif  » n’acquit qu’assez tard dans l’histoire la signification grivoise qu’on lui connait aujourd’hui. Au départ, il dérive de l’adjectif putidus, qui signifie  puant, sale, pourri, fétide  », et du verbe putere  , traduit par les latinistes  » puer  ». Par la suite, le mot latin évolua en ancien français vers put. Cet adjectif, employé comme qualificatif d’un complément direct ou circonstanciel, se déclinait en  » putain  ». La même racine fut également à l’origine du mot putois, lequel doit son nom à ses effluves pestilentielles… Ainsi, une putain, au XIIe siècle, n’était rien de plus qu’une femme malodorante.

À la même époque, l’essor démographique rendit nécessaire l’apparition des noms de famille, ( de simples homonymes ne suffisaient plus à distinguer les individus ). Plusieurs familles, dont l’hygiène fut jugée douteuse, se virent alors affublées de noms dérivés de la racine  » put-  », tels que Puthod, Putard ou Putet. Le patronyme flamand Vandeputte, en revanche, a une toute autre origine, puisqu’il signifie littéralement  » celui qui vient du puit  », du latin puteus.

Ce n’est donc qu’à partir du XIIIe siècle que le mot prit un autre sens. Du sens propre, il passa au sens figuré, et commença à être utilisé pour désigner les femmes de mauvaise vie, les prostituées. Étant donné la misogynie ambiante, il fut rapidement associé aux femmes, dont la sexualité a, dès l’avènement du christianisme, été considérée comme impropre.( Il est intéressant de remarquer que, si le français moderne a conservé les formes de l’ancien français  » putain  » et  » pute  », il a laissé de côté la forme masculine  » put  » ).

Aujourd’hui , ce terme est toujours employé pour désigner les prostituées, mais également les femmes dont les mœurs sont considérées comme trop légères, au regard de certaines mentalités. Toutefois, il arrive également qu’on y ait recours pour exprimer l’énervement ou la colère. Paradoxalement, il peut même être utilisé pour dénoter d’une certaine admiration. Ainsi, en sortant du cinéma, vous pourriez tout-à-fait vous exclamer que vous venez de voir  »un putain de film  », sans que cela n’ait, ( d’un point de vue étymologique ), le moindre sens.

Toutefois , il faut savoir, noter qu’une autre étymologie du mot circule parfois, selon laquelle  » putain  » serait en fait un dérivé du verbe  » putare  », penser. La putain serait donc, à l’origine, la fille à laquelle on pense. Cependant on dit qu’il ne s’agirait en fait que d’une plaisanterie d’un humoriste basque, ayant déclaré à ce sujet :  » ç’a n’est devenu compliqué que lorsqu’on a été plusieurs à penser à la même  ». À prendre  »avec des pincettes  », donc.

Ce terme a aussi , de cette façon , traversé le temps, de même que l’Europe, puisqu’il connait un équivalent espagnol, puta, mais aussi italien, puttana, rendu célèbre par la célèbre? recette de spaghettis  »alla puttanesca  »

spaghettis  »alla puttanesca  » ?

. Cette sauce, composée de tomates cuisinées à l’ail et accompagnée d’olives et d’anchois, est aujourd’hui connue dans le monde entier, et doit son nom graveleux, signifiant  » à la manière des putains  », à une légende pour le moins fantaisiste : On raconte en effet que les prostituées avaient l’habitude de préparer cette recette, soit pour attirer leurs clients, par l’odeur alléchés, soit pour les ragaillardir une fois leur devoir accompli. D’autres affirment que le nom vient de ce que les prostituées cuisinaient souvent des conserves de ce type de sauce, car elles manquaient de temps pour faire leurs courses. C’est ainsi qu’un mot qui, à l’origine, désignait une puanteur sans nom, se retrouva associé au délicieux parfum des spaghettis ensaucés.lol

La nutrition :


Minceur, digestion… on démêle le vrai du faux de la nutrition

S’il y a bien un domaine où les idées reçues ont la vie dure, c’est celui de la nutrition. Certains aliments se voient accusés de tous les maux, d’autres au contraire sont supposés avoir des vertus. Qu’en est-il vraiment ?

L’ananas peut donner des aphtes ?

Vrai. Chez certaines personnes, la consommation d’ananas, de noix ou de gruyère donne systématiquement des aphtes.

Il ne faut pas boire d’eau pendant les repas ?

Faux.  » L’eau ne perturbe pas la digestion en diluant les sucs digestifs  », explique Raphael Gruman, diététicien-nutritionniste.  » On peut donc en boire pendant les repas. Les personnes qui cherchent à réduire leurs apports alimentaires ont aussi tout intérêt à boire un petit verre d’eau avant de passer à table, il aura un effet rassasiant.  »

Les produits allégés en matière grasse font maigrir ?

Faux.  » On sait aujourd’hui que ce sont les sucres et non les matières grasses qui sont les principaux responsables du surpoids. Inutile donc d’acheter des produits allégés en graisses en espérant maigrir  » , rappelle Raphaël Gruman. De plus, c’est trompeur car ils incitent à manger davantage. Mieux vaut adopter une alimentation équilibrée et manger sainement sans se priver.

Le café, c’est parfait pour se réveiller ?

Faux. Les effets stimulants de la caféine ne se font ressentir qu’au bout d’1 heure 30. Inutile donc de se préparer un café en espérant se donner un coup de fouet dans les minutes qui suivent. « Pour se réveiller quand la somnolence arrive, mieux vaut boire un verre d’eau fraîche et aller faire quelques pas au grand air », conseille Raphaël Gruman.

Certains fromages donnent mal au crâne ?

Vrai. Les fromages vieillis ou fermentés (roquefort, parmesan, gruyère) renferment de la tyramine. Ce composé chimique libère de l’histamine et des prostaglandines qui peuvent provoquer des maux de tête chez les personnes prédisposées.

Les légumes secs sont parfois difficiles à digérer?

Vrai. Pois chiches, haricots blancs, lentilles et fèves sont nutritionnellement très intéressants car riches en fibres en et en protéines végétales. Problème : ces légumes secs favorisent les ballonnements et les gaz. Les solutions pour éviter ces désagréments ? Vous pouvez les laisser tremper une journée avant de les cuisiner, jeter la première eau de cuisson avant de les remettre à cuire, ajouter à l’eau de cuisson du cumin ou du fenouil, et enfin, augmenter très progressivement vos apports.

congeler ou pas ?


Et bien , moi qui , vivant seul , congèle  » à tout va  » !!!

congélation aliments

Dans une lutte perpétuelle contre le gaspillage alimentaire, la congélation systématique de nos aliments est devenue un réflexe. Pourtant, tous les aliments ne supportent pas ce mode de conservation et un faux pas est rapidement arrivé. Afin de vous éviter de mauvaises surprises, voici les 5 aliments qui ne doivent surtout pas atterrir dans votre congélateur.


Dans un quotidien ne laissant que peu de place aux plaisirs de la cuisine, la congélation d’aliments est devenue un véritable mode de vie. L’objectif est simple : gagner un temps précieux, mieux conserver ses denrées sur la durée et lutter définitivement contre les pertes. Pourtant, certains aliments se révèlent particulièrement sensibles lorsqu’on les passe à des températures froides extrêmes. Perte de saveurs, dégradation de leurs propriétés nutritionnelles, altération de leur apparence, voici un zoom sur les 5 aliments à ne surtout pas faire passer par la case congélateur. 

1 )Les oeufs

Cela semble être une aberration et pourtant de nombreux consommateurs tentent l’expérience. Il suffit d’analyser comment nos commerces proposent à la vente ces denrées. Les œufs sont souvent proposés en libre-service, en rayon alimentaire traditionnel, mais certainement pas au frais.

En effet, une température négative trop importante ferait éclater la coquille des œufs. Pire, en passant à la cuisson un œuf congelé, vous obtiendrez une texture caoutchouteuse peu appétissante. Si vous œufs arrivent à la date limite de consommation, utilisez-les plutôt dans une recette de gâteau ou profitez-en pour faire un stock de pâtes à tartes prêtes à l’emploi. Ces dernières supportent parfaitement le froid et ne perdront en rien leur saveur et leur texture une fois décongelées.

2 ) Le pain ( je le congèle ! )

De nombreux ménages sont adeptes de la congélation du pain frais. Pourtant, cela se révèle être une fausse bonne idée. La congélation va altérer en profondeur la texture de la mie et de la croute. Mais ce n’est pas tout : la mie de pain va agir en véritable éponge, en absorbant les odeurs de vos autres aliments.

Pour ne pas gâcher, la transformation se révèle encore être votre meilleur allié. Pain perdu, chapelure maison : les astuces rapides sont multiples pour que votre pain ne termine plus à la poubelle.

3 ) Le fromage frais

Si les fromages à pâtes cuites supportent parfaitement ce conditionnement, le fromage frais n’a définitivement pas sa place au congélateur. Les pâtes molles deviendront farineuses. Les chèvres frais, gorgés d’eau, sécheront et ne seront plus mangeables.

Dans le même ordre d’idée, les produits tels que les yaourts ou la crème fraîche ne doivent surtout pas être congelés. Ils deviendront grumeleux et souvent trop liquides. D’ailleurs, les yaourts peuvent être consommés jusqu’à un mois après leur date de consommation recommandée, s’ils sont bien entreposés dans votre réfrigérateur. Pour les fromages, pensez à les incorporer dans une quiche salée pour ne pas les jeter.

4 )Les crudités

Salade verte, radis ou encore melon n’ont rien à faire dans votre congélateur. Riches en fibres et gorgés d’eau, ces fruits et légumes perdront leur texture d’origine et leurs qualités gustatives.

Si la salade est un aliment sensible ; il est toujours possible de faire cuire vos autres légumes et les transformer en sauce ou en soupe. Ces deux préparations pourront passer sans le moindre problème par la case congélateur. Privilégier les légumes selon leur saisonnalité reste la meilleure pratique pour éviter le gaspillage et une congélation inutile.

5 ) Les pâtisseries fraîches

Quand on a les yeux plus gros que le ventre, un passage par la pâtisserie peut devenir synonyme de nombreux restes. Mais il ne faut surtout pas les congeler.

Les règles d’hygiène imposent souvent aux artisans d’utiliser des bases congelées dans leurs préparations. Certaines grandes enseignes passent par la surgélation avant de proposer leurs gâteaux en magasin pour s’assurer un stock suffisant.

Congeler une pâtisserie potentiellement déjà passée par la chaîne du grand froid peut devenir synonyme de propagation bactériologique. Lisez bien les étiquettes chez votre vendeur ou artisan, un petit logo indique si le produit est une denrée déjà décongelée !


La  »bêtise de Cambrai  »


Il y a cent trente ans, une recette ratée conduisait deux confiseurs devant les juges. Chacun la revendiquant.

( les  » bêtises  »/ bonbons )

Ce petit coussin de sucre cuit, parfumé à la menthe et rayé de sucre caramélisé, a fait couler autant d’encre que de salive ! Pourtant, personne n’aurait parié un sou dessus. Et pour cause, il est né d’une  »sacrée boulette  ». Celle commise au milieu du XIXe siècle par le jeune Emile Afchain, apprenti dans les cuisines de la confiserie familiale de Cambrai. A moins qu’il ne s’agisse de celle du mitron employé chez Jules Despinoy, la maison concurrente, elle aussi installée dans la petite ville entre Lille et Saint-Quentin. Le premier aurait fait tomber trop de menthe  dans la pâte et aurait tenté de camoufler sa maladresse en tirant dessus pour la faire blanchir ; le second se serait trompé dans la cuisson. Une chose est sûre : tous deux s’activaient à la préparation de berlingots , une douceur cuite à base de sirop de fruits confits née à Carpentras à l’occasion, selon la légende, de la victoire du pape Clément V sur les templiers, en 1310.

Une maladresse payante :

Plutôt que d’être gâchée, cette bévue, cette gaffe, cette erreur, bref, cette bêtise s’est retrouvée sur les étals du marché, parmi d’autres friandises. Et, stupéfaction ! Les Cambrésiens n’en ont pas perdu une miette. Raffolant de son petit côté rafraîchissant, ils n’ont pas tardé à lui prêter des vertus digestives.

Un procès, deux vainqueurs

Revendiquant le ratage, chacune des deux familles s’est alors mise à  »casser du sucre  » sur le dos de l’autre. Les juges ont dû trancher. C’est ainsi qu’en 1889, à l’issue d’un procès très suivi, la justice est parvenue à un subtil compromis : elle reconnaît la maison Afchain comme  » seul inventeur » »et Despinoy comme  » créateur  ». Bonbon blanc et blanc bonbon !

Le fil du succès

Depuis, les deux fabricants historiques en ont fait leur beurre. Ils n’ont pas hésité à lancer des déclinaisons. Même si la recette originelle 100 % naturelle, à la menthe poivrée d’origine anglaise, la Mitcham, reste la préférée. Chaque année, il se croque quelque 500 tonnes des bonbons stars, que l’on peut voir, lors de visites guidées, sous la forme de longs rubans prêts à être découpé

Cambrai
Cambrai Mairie
Despinoy, seul créateur des bêtises de Cambrai

Je n’en  » ingurgite  » jamais ….mais..


J’ai lu que :

L’origine du mot ketchup ne serait pas américaine mais chinoise

La langue française descend du latin… Toute la langue ? Non, car une part importante de notre vocabulaire est tirée des cultures croisées par les Français au cours de l’histoire. Des mots empruntés aux voisins européens, comme l’Italie, l’Allemagne ou l’Angleterre, mais également aux  » cousins  » d’Afrique, d’Arabie, de Chine et même du Mexique. Manière de rappeler que le français, langue internationale, s’est forgé dans la diversité.

DU KETCHUP

A LA TOMATE. C’est le  » kôé chiap  », une saumure de poisson pourri découverte par les navigateurs anglais en Malaisie voici quatre siècles ! Son principal ingrédient est pourtant d’origine mexicaine : c’est la tomate, mot tiré de » xitomatl  », un mot qui, chez les Aztèques, désignait également le nombril.?

Copier l’adresse pour voir une vidéo … pfff !

https://www.ina.fr/video/CPD19002287

H. Heinz à l’origine de la marque Heinz ( 1869 )

lancement du » catsup  » :

En 1876 , le  » tomato Ketchup Heinz » est lancé aux U.S.A sous le nom de  » Catsup  » issu d’une recette secrète comprenant seulement 5 ingrédients dont des tomates  »muries  » au soleil . Suite à son succès , le produit est ensuite commercialisé au Royaume Unis , à Londres par le grand magasin  » Fortnum et Mason  » .

Fabrication / usine :

Composition ( la recette n’est plus secrète lol ) :

Les ingrédients de base de la sauce ketchup moderne sont les tomates ,  le vinaigre , le sucre , le sel , lepiment de la Jamaïque ( = un poivre ! ) , les clous de girofle , et la cannelle   (pour le goût américain, mais pas toujours apprécié en Europe ). Les oignons ,le céleri (pour le goût méditerranéen) et d’autres épices sont souvent ajoutés.

Le ketchup est fabriqué à partir de la tomate en y ajoutant du sucre.

Le ketchup n’a pas toujours été fabriqué à partir de tomates. Au début , il servait de terme générique pour désigner la sauce, typiquement faite de champignons ou saumure de poisson avec des herbes et des épices . Sont venus s’ajouter plus tard quelques ingrédients principaux, qui ont perdu de leur popularité depuis : l’anchois ,l’huitre , la langoustine ,le haricot nain , le concombre , la  » canneberge  » , le citron , et le raisin ! Aux Philippines, le ketchup n’est pas fabriqué avec des tomates, mais de la banane.!!!!!

bouteille de ketchup aux champignons .

Le marché du ketchup se divise en 2 catégories de qualité différente :

1 ) les ketchups  » conventionnels  », réalisés à partir de concentré de tomate de type  » hot break  » : ils ne contiennent pas d’agents texturants autres que le concentré de tomate lui-même. La marque la plus connue de ce type de ketchup est  » Heinz » . Pour obtenir une texture onctueuse et lisse, les fabricants introduisent une étape d’homogénéisation à chaud, qui suit l’étape de pasteurisation .

2 ) les ketchups  » texturés  » : ils sont formulés à partir de concentré de tomate de type  » cold break  » (de goût tomate plus intense mais de viscosité plus faible) auquel on ajoute des texturants divers (amidon  modifié,  »guar  »,  » xanthane  », caroube).

La plupart des ketchups sont sucrés par ajout de saccharose, la plupart du temps de 15 à 20 g/100 g. Cependant , les plus récents développements ont vu apparaître des formules utilisant des sirops de glucose-fructose, du fructose cristallin et même des édulcorants intenses.

KLIK…..! Nul !

Nutella : Histoire de la…


…….pâte aux 7 ingrédients qui régale des millions de personnes à travers le monde. J’ai lu / vu qu’en seulement un an Nutella vend suffisamment de bocaux pour couvrir la grande muraille de Chine 8x ? Mais comment cette friandise aux noisettes

est devenu un véritable incontournable dans le monde entier ? ( perso , je ne suis pas vraiment un  » fan  » mais mes petites fille si ! )

Nutella et Ferrero : L’histoire incroyable de la pâte à tartinée née pendant la guerre !

Je n’ai pas trouvé  » grand chose  » sauf cette vidéo :

Et ceci qui est plus …..important ( à mon avis ) :

Tous les enfants aiment-ils le Nutella?

Oui, sûrement…sauf ceux qui sont réduits en esclavage pour le produire. !

Nous sommes en 2016 et pour accroître ses bénéfices, Ferrero ( le géant du chocolat propriétaire de Nutella ) va jusqu’à tirer profit de l’asservissement de pauvres enfants.

Arrachés à leurs familles et vendus aux plus offrants dans le pire des cas, ces enfants travaillent gratuitement dans des conditions extrêmement dangereuses. Le plaisir pris à déguster les tablettes de chocolat Ferrero a un prix : celui de leurs vies.

Si plusieurs entreprises ont déjà pris des mesures pour lutter contre ce fléau, Ferrero ne semble pas s’émouvoir du sort de ces jeunes enfants.

Il en sera ainsi tant que ses énormes bénéfices ne seront pas menacés.

Il faudrait  » boy -cotter  » Ferrero pour qu’il mette fin à l’exploitation des enfants dans les plantations de cacao , tirer des bénéfices sur le travail d’enfants est intolérable!

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Ferrero possède 8,8% du marché mondial du cacao. Avec les quatre autres plus grands groupes du monde, ils se partagent jusqu’à 100 milliards de dollars par an. C’est énorme! Mais au lieu de se servir de cet argent pour payer convenablement les producteurs locaux, Ferrero s’en met plein les poches.

Au lieu d’aller à l’école et de profiter de leur enfance, nombre d’enfants travaillent dans les plantations de cacao où il doivent manipuler des machettes et appliquer des produits chimiques qui dégradent leur santé. Pire: des trafiquants vont même jusqu’à arracher certains enfants à leurs familles et à les réduire en esclavage. 

Le travail forcé des enfants est l’une des conséquences les plus graves générées par la filière du cacao.  Ils sont 2,1 millions d’enfants à y travailler ( en Afrique de l’Ouest ) selon le Département étasuniens du Travail. Pour sensibiliser les consommateurs, une ONG étasunienne ( Green America ) propose chaque année un classement des efforts fournis par les 6 plus grandes marques de chocolat pour régler ce problème. En 2016, l’entreprise Ferrero était encore la dernière de la classe…( En 2021 ? Je n’ai pas trouvé )


Grâce à la mobilisation de plusieurs ONG et de plus de 100 000 membres de SumOfUs, le géant Nestlé tenait lui le peloton de tête.
 Interpellée il y a plusieurs années sur le sujet, l’entreprise s’était en effet engagée à prendre des mesures fermes contre le travail des enfants sur ses plantations de cacao. Et Ferrero ?!

Manger du chocolat produit par des enfants qui devraient être à l’école est intolérable !.( là non plus , je ne sais pas ce qu’il en est en 2021 )

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Est ceci :

Ces gamines ……


.…qui commencent à peine leur vie dans un monde si dur portent déjà toute leur désillusion sur leurs petits visages

Les écaillère d’huitres :

  · Les écaillères : Ces petites filles commençaient à ouvrir les huîtres à 4 h du matin. Elles travaillaient jusqu’à 12 heures par jour, avant et après l’école.

De gauche à droite : Josie, Bertha, et Sophie, 10 ans.

Aujourd’hui : Des machines !