Le garçon à…


…..deux têtes du Bengale

En mai 1783, dans un petit village nommé Mundul Gaut au Bengale, en Inde, un étrange bébé est né, un petit garçon à deux têtes, subissant une déformation appelée  »Craniopagus Parasiticus  ».

La sage-femme assistant à l’accouchement était tellement horrifiée par son apparence qu’elle a essayé de tuer ce qu’elle considérait comme une monstruosité en la jetant dans le feu. Heureusement, le bébé a été sauvé avec seulement quelques brûlures à un œil et à une oreille.

Les parents, après s’être remis du choc initial, ont commencé à voir le nouveau-né comme une opportunité de gagner de l’argent !!!! et, dans cet esprit, ont quitté leur village pour Calcutta où ce bébé difforme pourrait être exposé.

Le-garcon-a-deux-tetes-du-Bengale-inde-1

Evidemment, ce petit garçon à deux têtes a attiré énormément de public et a rapporté à la famille une coquette somme d’argent.

Entre les spectacles, pour éviter que les spectateurs ne jettent qu’un coup d’œil sans payer, les parents gardaient le malheureux enfant caché sous un drap, parfois pendant des heures d’affilée.

Alors que sa renommée se répandait à travers l’Inde, plusieurs nobles et fonctionnaires de la ville invitèrent l’enfant et ses parents chez eux pour des expositions privées, où leurs invités pouvaient examiner de près le curieux spécimen. L’un de ces observateurs était le colonel Pierce qui a décrit ce phénomène étrange au président de la Royal Society, Sir Joseph Banks. Ce dernier a ensuite transmis l’information au chirurgien Everard Home.

Par  » deux têtes  », certaines personnes pourraient supposer que les deux têtes poussent côte à côte à partir du même cou (comme par exemple ce faon à deux têtes ….. 

Le faon à deux tête .

ou Thelma et Louise , la tortue à deux têtes )

La tortue à 2 têtes

. Dans le cas de cet enfant cependant, la seconde tête du garçon a poussé au-dessus de l’autre.

Deux têtes, tête-bêche, mais la deuxième avait de nombreuses irrégularités, en plus de se terminer sur un moignon de cou: les oreilles étaient mal formées, la langue était petite et la mâchoire inférieure était plutôt petite. Toutefois, les deux têtes étaient de la même taille et couvertes de cheveux noirs à leur jonction.

Le-garcon-a-deux-tetes-du-Bengale-inde-2
Le garçon à 2 têtes ?

La deuxième tête semblait fonctionner indépendamment de la tête principale. Lorsque l’enfant pleurait ou souriait, les traits du haut de la tête n’étaient pas forcément affectés et ne reflétaient pas l’émotion de l’enfant. Lorsqu’il dormait, sa deuxième tête pouvait être éveillée et ses yeux bougeaient comme s’il observait l’environnement.

La deuxième tête pouvait réagir à un stimulus externe: un pincement de la joue produisait une grimace, et quand on lui donnait le sein, ses lèvres tentaient de téter. Elle était également capable de produire des larmes et de la salive. Cependant, les paupières n’avaient aucun réflexes cornéens et les yeux réagissaient faiblement à la lumière.

Malgré son apparence bizarre, le petit garçon à deux têtes ne semblait pas souffrir d’effets néfastes.

Mais, alors qu’il avait 4 ans, sa mère le laissa seul pour aller chercher de l’eau. A son retour, elle trouva l’enfant terrassé ( mort) par la morsure d’un cobra .

De nombreux anatomistes ont proposé d’acheter le cadavre, mais les parents très religieux ne pouvaient pas permettre une telle profanation. L’enfant a donc été enterré près de la rivière Boopnorain, à l’extérieur de la ville de Tumloch.

Mais sa tombe a été pillée par M. Dent, un agent de la Compagnie des Indes orientales, qui a disséqué le corps putréfié et a donné le crâne à un capitaine de la Compagnie des Indes orientales. Le capitaine a ensuite apporté le crâne en Angleterre et l’a donné à son ami Everard Home

Everard Home ?

. Le crâne du garçon à deux têtes du Bengale est toujours visible au Hunterian Museum du Royal College of Surgeons de Londres. (Bien qu’il aurait largement sa place au  » Mutter muséum ,le musée des horreurs médicales  » )

Musée des horreurs médicales : Petite vidéo

Le-garcon-a-deux-tetes-du-Bengale-inde-3-crane

Crâne de l’enfant  » à 2 têtes »

Le-garcon-a-deux-tetes-du-Bengale-inde-4-crane
Crâne du garçon à deux têtes du Bengale au Hunterian Museum, .

Lorsque M. Dent a disséqué les têtes, il a découvert que les cerveaux étaient séparés et distincts. Chacun était fermement recouvert de sa propre dure-mère et était alimenté par de gros vaisseaux.

La difformité de ce garçon est aujourd’hui connue sous le nom de craniopagus parasiticus, un type extrêmement rare de jumelage parasitaire qui survient dans environ 2 à 3 naissances sur 5 millions. L’embryon se développe initialement sous forme de jumeaux, mais il ne parvient pas à se séparer complètement et l’un des jumeaux reste sous-développé et attaché à l’autre.

Les jumeaux conjoints parasites sont très rares et sont souvent mort-nés ou incapables de survivre après la naissance. Le seul traitement viable consiste à retirer chirurgicalement le jumeau parasite, ces types de chirurgies étant très risqués.

En 2004, Rebeca Martínez

Rebeca Martínez ?

est née en République dominicaine avec cette maladie rare. Elle a subi une intervention chirurgicale à l’âge de huit semaines mais est décédée à la suite d’une trop importante perte de sang.

En 2005, Manar Maged

est également né avec la même maladie et a subi une opération chirurgicale réussie de 13 heures en Égypte. Il est malheureusement décédé plusieurs semaines plus tard en raison d’infections répétées.

Plus récemment, en 2021, un bébé est né avec deux têtes, à l’hôpital Elias de Bucarest, en Roumanie, mais est décédé quelques heures après sa naissance.

Les premiers hippies ???..


Les hippies ne seraient pas les premiers à avoir prôné une grande liberté de mœurs et un retour à la nature. Au Moyen-Âge et même avant, certaines sectes religieuses avaient été encore plus loin dans de telles revendications.

Adamites…

Comme leur nom  »le laisse supposer  » ?( définition du nom :Personne pratiquant l’adamisme,courant religieux hérétique encourageant la nudité dans l’option du retour à la nature ),

Les adamites se revendiquaient du premier homme, mais avant qu’il ait été chassé de l’Éden. La secte est évoquée, par certains témoignages, dès le IIe siècle, mais elle se répand surtout entre les XIIIe et XVe siècles.

Pour ses adeptes, l’homme pouvait prétendre, sur cette terre, au même bonheur qu’Adam avant la Chute. Pour eux, il fallait vivre selon l’état de nature. Les vêtements étaient donc superflus, ainsi que de tout ce qui relevait de l’organisation et des usages sociaux.

C’est ainsi que le mariage ou l’État étaient rejetés. Les adamites, qui cultivaient une sorte d’innocence, proscrivaient aussi la viande.

Mais de telles conceptions parurent quelque peu hérétiques, d’autant que les membres de la secte se livraient parfois au pillage. Victimes de persécutions, les adamites disparaissent donc au cours du XVe siècle.

Adamites ..

.

..Et turlupins (Sectes d’hérétiques qui se répandirent en France, en Allemagne et dans les Pays-Bas pendant le XIIIe et le XIVe siècle ; ils soutenaient qu’on ne doit avoir honte de rien de ce qui est naturel.)

Cette revendication d’une sorte d’innocence originelle n’était pas l’apanage des adamites. D’autres mouvements religieux, toujours en cette fin du Moyen-Âge, s’en réclamaient aussi.

Comme les adamites, les turlupins pensaient que la nature était le modèle à suivre. Rien de ce qui en provenait ne pouvait être mauvais. Il ne fallait donc pas avoir honte de se promener nus ou de céder à ses instincts charnels. Autre originalité, du moins pour l’époque, les membres de cette secte semblaient conduits par une femme, une certaine Jeanne Daubenton

Jeanne Daubenton????

.

L’Église ne pouvait tolérer ni ce refus du péché originel ni ces atteintes scandaleuses à la morale. Aussi les papes accusèrent-ils les turlupins d’hérésie.

Jeanne Daubenton, « prêtresse » des turlupins, périt sur le bûcher en 1313. En 1372, à Paris, de nombreux sectateurs affrontèrent eux aussi les flammes. Pour bien souligner leur caractère hérétique, on les brûla avec leurs livres, même si on ne sait pas très bien de quels ouvrages il s’agissait.

Comme pour les adamites, on perd ensuite rapidement la trace des turlupins.

Le loup……


Billet long,trop long => si pas de commentaire , je comprendrais ;MAIS PAS DE LIKE !

Sauvage, fétiche et redouté…….

Le Petit chaperon rouge (illustration de Jessie Willcox Smith, 1911)Jusqu’à l’époque contemporaine ,le loupa côtoyé les hommes, du moins dans l’hémisphère nord.

Jamais domestiqué, à la différence de son  »compère » l’ours, il a nourri plus de mythes et de légendes qu’aucun autre animal, y compris le cheval ,le chat et le chien , son  »cousin » domestique.

Le loup, animal qui chasse en meute, réputé cruel et sans pitié, a été très tôt honoré par les peuples nomades ou guerriers comme le montrent encore beaucoup de noms propres ? Mais beaucoup d’expressions populaires rappellent aussi combien il était redouté par les paysans sédentaires et les gardiens de troupeaux.

Le loup, animal fétiche:

Les Spartiates côtoyaient le loup gris (loup commun d’Europe) dans les montagnes du Péloponnèse et l’avaient en grande estime. Le nom de leur plus célèbre roi, le mythique Lycurge, y fait référence. Il signifie en grec  » Celui qui tient les loups à l’écart  ». L’entraînement des guerriers de Sparte est calqué sur son mode de vie selon René Caillois :  » Le jeune homme (éphèbe) vit en loup et attaque comme un loup : solitaire, à l’improviste, par un bond de bête sauvage. Il vole et tue impunément, tant que ses victimes ne parviennent pas à le saisir  » (Les Jeux et les Hommes, 1958).

Lycaon est transformé en loup par Zeus (gravure pour les Métamorphoses d'Ovide, par Hendrik Goltzius, XVIe siècle)

Dans le Péloponnèse aussi, le souvenir d’un roi qui s’appelait Lycaon ( » loup  » en grec) inspira une légende selon laquelle ce roi aurait été transformé en loup à cause de son impiété et pour avoir fait manger de la chair humaine à Zeus en personne. Le mythe du roi Lycaon, qui régnait en Arcadie, est sans doute à rapprocher des sacrifices humains et du cannibalisme qui étaient pratiqués dans la région et dont le souvenir a pu remonter jusqu’aux Grecs de l’époque classique.

Les loups peuvent surgir là où on les attend le moins, par exemple au lycée ! Aristote choisit d’enseigner dans un gymnase installé dans un quartier d’Athènes du nom de » Lyceon  ». Ce nom venait de ce que le lieu avait été précédemment fréquenté par des loups. Il s’ensuit que les Français donnèrent le nom de lycée à leurs établissements d’enseignement secondaire ??, les Allemands préférant celui de Gymnasium !

Les Romains, peuple sédentaire mais guerrier, respectaient aussi le loup (lupus en latin). Cet animal était dédié à Mars, dieu de la guerre, et quand il pointait son nez avant une bataille, les Romains y voyaient la promesse de la victoire !

Comme chacun sait , c’est à une louve que Rémus et Romulus, héros fondateurs de Rome, ont dû leur survie après avoir été abandonnés, encore bébés, dans la forêt. En référence à cette légende, les Romains instituèrent une fête purificatrice le 15 février au Lupercal, la grotte qu’aurait occupée la louve au pied du mont Palatin : les Lupercales. En 494, le pape Gélase lui substitua la Fête de la Purification de la Vierge..

Romulus et Rémus (1516, Paul Rubens, musée du Capitole, Rome)
Rémus ,Romulus et la louve

Les humanistes de la Renaissance se souvinrent que les prostituées étaient désignées à Rome par le mot lupa, qui désigne aussi la femelle du loup. Ils inventèrent en conséquence le mot lupanar pour désigner les maisons de prostitution. L’homonymie latine entre la prostituée et la louve n’est sans doute qu’accidentelle mais elle a poussé des auteurs imaginatifs à chercher un lien entre les deux en attribuant à la louve une lubricité exceptionnelle .

L'enchaînement de Fenrir (1908, George Wright)En Amérique du nord, le loup était un animal totem pour de nombreuses tribus d’Indiens. À la fois craint et respecté, il bénéficiait d’attributs presque divins.

En Europe, la mythologie nordique a cultivé le souvenir d’un loup gigantesque, Fenrir, fils du dieu Loki, qu’il fallut enchaîner pour l’empêcher de nuire. Les guerriers germains appréciaient aussi la force du loup comme l’attestent encore les nombreux prénoms et patronymes qui, tel Wolfgang, Adolphe, Rodolphe, font référence au loup (wulf ou wolf en vieil allemand).

Aujourd’hui encore, le loup est honoré par les Turcs, dont les ancêtres nomades et guerriers se reconnaissaient dans cet animal habitué à chasser en meute. Moustafa Kémal

Moustafa Kémal ?

, fondateur de la Turquie moderne, fut lui-même surnommé le  » Loup Gris  », (peut-être en raison de son regard gris perçant? ).

C’est aussi le nom que se donnèrent des extrémistes nationalistes dans les années 1960 et c’est l’un d’eux, le  » Loup Gris  » Mehmet Ali Agca,

Mehmet Ali Agca ?

qui tira sur le pape Jean-Paul II le 13 mai 1981…

Le loup, animal redouté:

Il y a deux mille ans, en Gaule et dans l’empire romain, les défrichements et la culture intensive avaient réduit la place des loups et de la faune sauvage.

Haut Moyen Âge (Ve-Xe siècles) : cohabitation difficile des loups et des hommes…….

Un loup enlève l'un des deux fils de saint Eustache (vitrail de la cathédrale de Chartres, XIIIe siècle)Tout change à l’époque barbare, sous le haut Moyen Âge. En Europe occidentale, l’extension des friches et de la forêt s’accompagne du retour en force des loups. Dans un monde sous la menace permanente de la famine, le loup est omniprésent autour des villages. On le redoute pour les dégâts sur les troupeaux et le danger qu’il fait courir aux enfants.

Un vitrail de la cathédrale de Chartres

Vitrail de la cathédrale de Chartres

raconte comment saint Eustache, général romain converti au christianisme, vit l’un de ses deux fils enlevé par un loup (avant que des paysans ne le délivrent)…

Le nom Loup ou Leu (loup en vieux français) semble malgré tout apprécié à l’époque mérovingienne, peut-être dans la continuation de la tradition germanique.

Ce nom est porté par plusieurs évêques comme Loup de Troyes, au Ve siècle, ou Loup de Sens au siècle suivant (ce dernier devint saint patron des bergers et des moutons). Il s’ensuit que plusieurs dizaines de villages et villes français portent leur nom : Saint-Loup ou Saint-Leu.

La lucarne dite de Louvois (ou loup-voit), hôtel des Invalides, Paris (XVIIe siècle)Le loup apparaît aussi en filigrane dans beaucoup de noms de lieux : Louvières, Loupiac, Loubaresse… et de familles : Leloup, Leleu, Loubet, sans compter Louvois, secrétaire d’État de la guerre de Louis XIV, qui adopta le loup pour   » Loup-voit  ».

Dans la péninsule ibérique, le loup transparaît également dans les prénoms et noms comme Lope, López ou encore Lopes...

Pour pallier les dommages causés par les loups, l’empereur Charlemagne fonde en 813 une institution destinée à les chasser. C’est la Louveterie. Les monarques capétiens la placeront sous l’autorité d’un Grand louvetier. Il aura l’obligation d’entretenir une meute de chiens entraînés à traquer le loup. Il sera plus tard renommé Grand veneur de France, la vénerie désignant toutes les formes de chasse à courre.  

   » beau Moyen Âge  » (XIe-XIIIe siècles) : les hommes prennent le dessus sur les loups….

Nouveau basculement après l’An Mil : sous le  » beau Moyen Âge  », avec le redoux climatique, les défrichements, l’expansion démographique, l’épanouissement de la civilisation urbaine. Le loup apparaît comme une menace maîtrisable.

Dans le Roman de Renart, un ensemble de courts récits très drôles, le loup,  » sire Ysengrin, homme de sang et de violence, patron de tous ceux qui vivent de meurtre et de rapine  », se fait régulièrement gruger par son neveu Renart le Goupil (le nom donné aux renards au Moyen Âge).

Dans un autre registre, à la même époque,saint François d’Assise 

saint François d’Assise ?

s’attire une certaine célébrité grâce au loup de Gubbio, du nom du village d’Italie centrale près duquel le saint avait établi son ermitage. Ce loup terrorisait le voisinage et attaquait femmes et enfants. Un jour, François alla à sa rencontre et lui parla avec douceur :  » Viens ici, Frère loup, je t’ordonne au nom de Jésus-Christ de ne faire aucun mal, ni à moi ni à personne  », de sorte que la bête féroce mit sa patte droite dans sa main et devint dès lors la plus aimable bête qui soit.

  » Petit Âge glaciaire  » (XIVe-XVIIe siècles) : le grand retour des loups

Retour en arrière au XIVe siècle : Petit Âge glaciaire, Grande Peste, guerre de Cent Ans et autres guerres profitent à la faune sauvage…

L’historien médiéviste Michel Pastoureau

Michel Pastoureau ?

, excellent connaisseur des animaux et de leur symbolique, note que  » la peur du loup revient alors et durera jusqu’au XIXe siècle dans les campagnes européennes. Le loup tue non seulement le bétail mais s’attaque aussi aux êtres humains  ».

Le  »Journal d’un bourgeois de Paris »’ relate ainsi en 1439 des attaques de loup qui auraient eu lieu autour de la capitale :  » Les loups furent si enragés de manger de la chair humaine que, dans la dernière semaine de septembre, ils étranglèrent et mangèrent quatorze personnes, tant grandes que petites, entre Montmartre et la porte Saint-Antoine, dans les vignes et les marais. Le 16 décembre, les loups vinrent par surprise enlever et dévorer quatre ménagères, et le vendredi suivant, ils en blessèrent dix-sept autour de Paris, dont onze moururent des suites de leurs morsures  »… Toutefois, on ne saurait prendre pour argent comptant ces récits de seconde main.  

La crainte des loups va durer en France même jusqu’au milieu du XVIIIe siècle. De cette époque datent de nombreuses locutions populaires et proverbes qui témoignent de son importance : hurler avec les loups, entre chien et loup, quand on parle du loup…, avoir vu le loup (avoir perdu sa virginité), avoir une faim de loup, être connu comme le loup blanc, à la queue leu leu etc. Beaucoup de lieux dits portent aussi des références à l’animal : Le saut du loup, La font (fontaine) au loup…

Mais l’expression la plus célèbre est sans aucun doute celle de l’Anglais Thomas Hobbes, empruntée à Plaute (Homo homini lupus) :  » L’homme est un loup pour l’homme  » (Léviathan, 1651).

Le Petit Chaperon rouge (illustration de Gustave Doré, 1867)Le loup est perçu comme une bête cruelle et sans pitié qui s’en prend de préférence aux innocentes créatures : l’agneau de la fable de La Fontaine (1668) et les jeunes gardiens de troupeaux, comme la malheureuse Jeanne Boulet, 14 ans, première victime de la  » la bête du Gévaudan  »(1764).

Publié à l’époque de la guerre de la Succession d’Espagne, qui conjugue grands froids et famines, Le Petit Chaperon rouge de Charles Perrault (1697) n’est pas seulement un conte initiatique. C’est aussi le reflet d’une réalité tragique dans un royaume qui compte encore une vingtaine de milliers de loups. On a toute chance d’en croiser quand on randonne en hiver dans les forêts.

C’est ce que nous rappelle une comptine de cette époque :
 » Promenons-nous dans les bois
Pendant que le loup n’y est pas
Si le loup y était
Il nous mangerait
Mais comme il n’y est pas
Il nous mangera pas
Loup y es-tu ? Entends-tu ? Que fais-tu ?… 
 »

Cependant , il faut noter que dans Le Petit Chaperon rouge comme dans Les Trois Petits Cochons, (un conte d’origine anglaise) , le loup, si cruel qu’il soit, finit par être sévèrement puni. Depuis Ysengrin, la bête n’est pas devenue plus  »finaude  ».

Le loup-garou fait toujours peur aux enfants :

L'homme sauvage ou loup-garou (gravure de Lucas Cranach, 1510-1515)La terreur du loup a engendré à la fin de la Renaissance le loup-garou, lointaine réminiscence du mythe grec de Lycaon. Il persiste encore dans les histoires enfantines. Son nom est un doublon de loup dans sa version française et dans sa version germanique, garou dérivé du francique werwolf, de wer ( » homme  ») et wolf ( » loup  »).

Le loup-garou est un homme qui se serait transformé en loup après avoir consommé de la chair humaine. On le représente comme une chimère avec un corps d’homme et une tête et des pieds de loup ou bien comme un loup géant qui marcherait sur ses pattes postérieures. On le soupçonne de violer les femmes et dévorer les enfants.

La croyance au loup-garou est cotemporaine de la   » grande chasse aux sorcières  » qui sévit dans le Saint-Empire romain germanique de la fin du XVIe siècle au début du XVIIe siècle. Elle donne lieu à des procès extravagants contre des hommes soupçonnés de se transformer en loups la nuit venue, une maladie qui reçoit même un nom savant : la lycanthropie.

La  » Bête  » est de retour en France:

Au XIXe siècle, la forte croissance de la population européenne et l’efficacité de la chasse rejettent le loup au plus profond des forêts. L’animal ne terrorise plus grand-monde. En 1857, Alphonse Daudet

A.Daudet ?

publie une nouvelle vouée à un grand succès :  »La Chèvre de monsieur Seguin  ». Il ne s’agit en rien d’un reflet de la réalité, simplement d’une allégorie sur l’inconvénient de ne vouloir en faire qu’à sa tête. 

Croc-Blanc (titre original : White Fang, Jack London, édition française)Renversement de valeur avec Croc-Blanc (1906), un roman dans lequel l’Américain Jack London montre le loup comme un animal avant tout épris de liberté. Quelques mois plus tard, quand le général Baden-Powell fonde le scoutisme , il organise son mouvement sur le principe de la meute. Comme les loups, ses membres se doivent d’être solidaires pour affronter tous les défis, y compris survivre en pleine nature. Rien d’étonnant à ce que les plus jeunes scouts portent fièrement le nom de  » louveteaux  ». 

Aujourd’hui, le loup ne figure pas parmi les espèces menacées. Rien qu’en Europe, on en compte près de vingt mille, dont deux mille en Roumanie, presque autant en Espagne, près de 800 en Italie…

ll n’empêche qu’il a disparu de France au début du XXe siècle, ( le dernier ayant été abattu en 1939 ). En 1992, les Français ont soudain appris son retour dans le parc national du Mercantour, sur la frontière italienne. Les études ADN ont montré que ces loups viennent d’une région montagneuse au nord de Gênes, couverte de forêts, giboyeuse, avec une activité humaine limitée à l’élevage de bovins en étable.

Dans les milieux agricoles et chez les élus locaux, d’aucuns pensent que les loups n’ont pas franchi spontanément la frontière mais qu’il y ont été aidés par les agents du parc du Mercantour, désireux de restaurer sur leur territoire le  » paradis perdu  d’antan  ». Les scientifiques penchent plutôt pour une expansion naturelle de la population italienne, le loup étant capable de franchir une centaine de kilomètres en quelques jours et de traverser des routes et des zones habitées avant de s’établir en un nouveau lieu.

Loups dans le parc du Mercantour

Après avoir réduit drastiquement la population locale de mouflons, les loups du Mercantour sont partis à la conquête des pâturages avoisinants. Ils auraient atteint le Massif Central et les Pyrénées et occuperaient un total de 24 départements sous la haute protection des associations de défense de la Nature et des instances européennes .

Ces migrants d’une espèce particulière seraient en France au nombre d’environ 300, répartis en une cinquantaine de meutes, chaque meute ayant besoin d’environ 500 km2 pour sa subsistance. On leur attribue dix mille attaques de brebis en 2015. C’est peu au regard du nombre de brebis victimes de maladies, de chutes, d’attaques de chiens errants etc. Mais c’est pour les bergers une contrariété supplémentaire et une source de stress dont ils se passeraient volontiers, surtout dans un contexte économique précaire.

Aux bergers et aux agriculteurs qui s’en plaignent, les scientifiques et les protecteurs de la Nature répondent que le loup, en s’attaquant aux bêtes malades, contribue à réguler la faune sauvage… Il est vrai que cette fonction le rendra tout à fait indispensable si les territoires dits naturels finissent par se vider complètement de toute présence humaine (à l’exception de quelques résidences secondaires de citadins en quête de ressourcement).

 » Reprocher au loup de manger des brebis, c’est absurde. Les loups l’ont toujours fait. Mais remettre ces animaux artificiellement dans des régions où ils ont disparu, c’est un peu absurde aussi  », juge Michel Pastoureau. La réintroduction du loup paraît en effet absurde quand elle se fait au détriment du pastoralisme, une tentative sympathique de combattre la désertification des montagnes et l’agro-industrie capitaliste… Après tout, qu’a-t-on besoin de réintroduire de banals loups gris dans les pâturages quand les tours de la Défense et de nos quartiers d’affaires regorgent de  » jeunes loups  » aux dents plus acérées ? lol

Le signe @…et autres


Tout le monde qui utilise internet connait ce signe …Mais d’où vient il , depuis quand existe-il ?

Et bien , j’ai lu qu’@ existait bien avant l’apparition d’internet !!! Son apparition daterait du VI ème siècle!

Les moines copistes

moine copiste ( image du net)

du moyen age utilisaient cet  » artifice  » pour gagner du temps dans leur besogne , ils auraient fusionné le  » a  » et le  » d  » du  » ad  » latin qui signifie  » vers là  » !

L’arobase a ensuite été utilisée dans les écritures commerciales ou religieuses pendant plusieurs siècles. Le signe s’emploie alors pour écrire les prix des marchandises. 

(Par exemple pour dire « cinq oranges à 1$ », en anglais « five oranges at 1 $ », les américains écrivaient « five oranges @ $ 1 » ) . Il a donc paru nécessaire de l’intégrer aux claviers des machines à écrire. 

A la radio ?, on avait trouvé une autre utilisation à ce symbole. Sa forme @ rappelait aux journalistes la bande magnétique. L’arobase était donc devenue le synonyme du mot « son » ou « interview »…

En 1971, Ray Timlinson

Ray Timlinson

, l‘inventeur des adresses mails a décidé d’utiliser l’arobase pour séparer le nom des émetteurs et de l’hébergeur comme Yahoo, Gmail ou Outlook. Elle a été ensuite reprise par les réseaux sociaux comme Twitter puis Facebook pour mentionner une personne.

Et les autres signes:

Le hashtag (Le hashtag (#) est un symbole informatique utilisé sur Internet pour indiquer un lien entre deux pages d’un même réseau. Ce système d’écriture est très utilisé sur le réseau social Twitter. Hashtag est en fait un  »mot balise » qui vient de la réunion de deux mots anglais : hash (marque), et tag (accroche) ou ….

….encore l’esperluette

esperluette

.

 

..

Le hashtag

Le hashtag « # » a d’abord été utilisé dans la typographie américaine pour indiquer un numéro. Mais son développement se fait vraiment avec l’arrivée d’internet et notamment à la fin des années 1980 sur le protocole de communication « Internet Relay Chat » ou , en français « discussion relayée par Internet ». Les personnes peuvent communiquer instantanément avec des discussions en groupe. 

Le # est alors utilisé pour nommer et différencier les conversations sur le protocole. 

On le voit ensuite apparaître dans les années 2000 sur des site web comme Flickr, dédié à la photo et pour différencier les thématiques présentes sur la page. 

Mais la plateforme qui va vraiment comprendre l’utilité de ce symbole est Twitter. Le 23 août 2007, un utilisateur et spécialiste des réseaux sociaux, Chris Messina

Chris Messina ??

, va proposer à sa communauté de regrouper les thématiques et les groupes autour du hashtag.

Après son succès, plusieurs internautes vont eux aussi utiliser le signe pour faire passer leurs messages, comme Nate Ridder

Nate Ridder ??

, habitant de San Diego qui va lancer le  »#sandiegofire » pour informer le monde entier des incendies dans la ville des États-Unis.

C’est seulement deux ans plus tard, en 2009, que Twitter va officiellement adopter le hashtag.

L’esperluette 

Pour certains, l’origine de l’esperluette « & » remonte à Cicéron. Tiron, qui était son secrétaire, aurait été le premier à utiliser le signe « & » mais aucune trace manuscrite n’a été retrouvée pour le certifier

Pour d’autres, c’est aussi à l’époque mérovingienne que l’esperluette voit le jour. Comme l’arobase, les moines copistes auraient mélangé les lettres « e » et « t » qui forment le mot « et » pour recopier plus rapidement les manuscrits. 

La méthode est alors restée et a ensuite été utilisée dans le commerce. Puis c’est à partir du XIXe siècle que le symbole a vraiment pris de l’importance, particulièrement dans la langue anglaise.

Aux États-Unis, le & est utilisé pour nommer des entreprises comme « Johnson&Johnson » ou « Gonzales&Cie » est très courant ou comme abréviation de l’expression « Madame et Monsieur » en « Mme & M ». 

Le tilde

Le tilde « ~ » ou la petite vague, est connu pour son utilisation dans les langues basque, bretonne, portugaise ou espagnole. 

Même si ces quatre langues sont proches et font même partie du paysage français, la France ne l’a en définitive pas adopté. En 2017, le tribunal de Quimper avait même refusé que le prénom « Fañch » soit attribué à un enfant, à cause du tilde, avant que la cour d’appel de Rennes ne revienne sur la décision

Pourtant ce signe ne nous est pas inconnu. Il était même beaucoup utilisé jusqu’au XVIIIe siècle comme abréviation de la lettre « n » ou comme marque de nasalisation ( Adjonction après la voyelle d’une consonne nasale qui lui donne un son approchant du français an, in, on, un )dans les textes. 

On peut notamment le voir dans de nombreux documents officiels français comme les ordonnances de Villers-Cotterêts en 1539 où on le retrouve trois fois. Ou alors dans un texte de 1567, où le roi Charles IX se présente comme le « roy de Frãce » et non « le roi de France. » 

Avec le temps,  »le tilde » a disparu du Français mais reste nécessaire à nos claviers si on veut écrire dans d’autres langues

Déjà à l’époque…..


Le  » COVID » n’était pas d’actualité mais :

Emploi du vinaigre pour désinfecter (1811/12)
Au début du XIXe siècle, le vinaigre était fort employé pour désinfecter les objets qui risquaient d’être contaminés et pour enrayer la contagion

Quelques notes retrouvées dans de vieux papiers montrent l’application de ce procédé aux navires américains qui accostaient au port de La Teste, en Gironde.

Port de La Teste ?

Le 30 mai 1811, les sacs de lettres portés par le navire américain Marie sont jetés dans un vase rempli de vinaigre. Le 2 juillet de la même année, l’Osmin, venant des États-Unis, se présente devant La Teste. À son bord, le général Turreau, ex-envoyé extraordinaire de sa Majesté impériale près les États-Unis, est porteur de dépêches urgentes.

Le commissaire général de police n’en exige pas moins que la quarantaine soit observée par lui comme par les vingt autres passagers. Toutefois, les dépêches pourront, après désinfection au vinaigre, être expédiées par la plus prochaine estafette.

En janvier 1811 et en janvier 1812, de même, le courrier de deux autres navires américains est passé au vinaigre. En mai 1812, le Gipsy aborde à La Teste portant des dépêches. Fatalité ! On ne peut les livrer : il n’y a plus de vinaigre à bord, la provision ayant été consommée en cours de route. Le bâtiment doit faire dix jours de quarantaine, car il transporte également du coton, marchandise éminemment suspecte de transmettre des maladies contagieuses.

Mary Ann Bevan, connue pour…


….. être la femme la plus laide du monde dans les années 1920

Mary Ann Bevan est une femme anglaise qui a été célèbre en tant que femme la plus laide du monde dans les années 1920.

Elle est née dans le quartier de Plaistow du grand Londres le 20 décembre 1874, l’une des 8 enfants d’une famille de la classe ouvrière.

Elle a épousé Thomas Bevan, un maraîcher, en 1903 et a vécu une vie relativement normale durant de nombreuses années.

C’était une femme d’apparence normale d’un mètre soixante-dix, mais à l’âge de 32 ans, Mary a commencé à remarquer des symptômes d’acromégalie, une maladie rare.(L’acromégalie est une maladie due à une hypersécrétion d’hormone de croissance appelée GH pour Growth Hormone, ou hormone somatotrope (STH). Cette hypersécrétion peut se développer avant ou après la puberté)

Son corps s’était mis à produire des hormones de croissance en excès, provoquant des migraines incessantes et un inconfort physique grandissant.

À l’extérieur, son apparence physique s’est également détériorée rapidement, la maladie générant un épaississement des os et une augmentation du volume des muscles ainsi que des organes.

Mary-Ann-Bevan-la-femme-la-plus-laide-du-monde-dans-les-annees-1920-avant-apres-acromegalie
Mary Ann Bevan, avant et après l’apparition de l’acromégalie .

Un malheur arrivant rarement seul, en mai 1914, Thomas mourut subitement, laissant à Mary quatre jeunes bouches à nourrir.

Avec la responsabilité de sa jeune famille et son physique devenu difficile, elle a enchaîne des petits boulots avant de se faire recruter par un cirque comme femme la plus laide du monde.

Un titre doux amer qui lui a apporté la célébrité, tournant en Angleterre, en Ecosse et aux USA où elle a fini au sideshow Dreamland de Coney Island ( un parc de New York ) où elle s’est installée définitivement.

Mary-Ann-Bevan-connue-pour-etre-la-femme-la-plus-laide-du-monde-dans-les-annees-1920

Quelques années auparavant, le titre de femme la plus moche était attribué à Juliana Pastrana ( atteinte d’hyperplasie gingivale et d’hypertrichose ?)

Juliana Pastrana .

 .

A l’abri du besoin, Mary Ann Bevan est devenue une patiente du célèbre neurochirurgien Harvey Cushing qui la défendait des moqueries et s’est même »fendu » d’une plainte au magazine Time contre l’utilisation faite du handicap de celle-ci.

Mary a continué à travailler comme l’une des principales attractions du cirque, gérant son titre de femme la plus laide en menaçant de poursuite quiconque le revendiquerait, jusqu’à sa mort en 1933 à l’âge de 59 ans.

Elle aura su rebondir face à l’adversité et utiliser son handicap de façon opportuniste.

Mary-Ann-Bevan-connue-pour-etre-la-femme-la-plus-laide-du-monde-dans-les-annees-1920-2

Plus récemment, dans les années 2000, c’est un autre médecin, Wouter de Herder

Wouter de Herder ?

endocrinologue des Pays-Bas, qui a pris la défense de la désormais défunte face à l’utilisation de son image sur une carte d’anniversaire humoristique de Hallmark Cards. La société a reconnu que c’était inapproprié et a retiré cette carte.

La bougie  » connectée  » ?


Dans la série tout est connecté, je vous propose, j’ai lu…

…. la bougie ! Nous parlons bien du même bloc de cire avec une ficelle à l’intérieur, un dispositif qui existe depuis des millénaires, mais qui nécessitait toujours un allumage barbare traditionnel, à base d’allumettes ou de briquets. Le XXIe siècle méritait mieux

et , nous avons mieux !

La première bougie connectée permet d’allumer à distance une bougie composée toujours d’un bloc de cire naturelle de noix de coco et d’une mèche centrale. L’allumage se fait à l’aide d’une résistance qui est alimentée par une batterie rechargeable dans le socle. Une puce Bluetooth se charge de connecter l’ensemble à une app Android ou iOS et vous pouvez ainsi allumer jusqu’à 10 bougies en même temps.

Ce  »magnifique progrès » s’accompagne naturellement de quelques défauts rhédibitoires mineurs. Si l’on comprend bien, l’allumage se fait forcément en haut, donc si vous laissez la cire descendre trop, vous devrez changer toute la bougie. Et puis s’il est possible d’allumer la  » Candle Touch  » à distance, vous devrez l’éteindre en posant un couvercle dessus. On repassera pour la sécurité du XXIe siècle.

Si vous y tenez vraiment, vous pouvez précommander un exemplaire pour 62 € environ avec les frais de port pour la France. Les créateurs de cette bougie connectée évoquent un prix de 20 $ par recharge.


  1. Les plus pointilleux noteront que la bougie telle qu’on la connaît aujourd’hui est nettement plus récente, mais les chandelles sont apparues autour de 3000 avant notre ère et c’est grosso-modo la même idée. ?

Vidéos :

5 infos étonnantes….


…….. sur nos campagnes :

Saviez-vous qu’une vache sait se soigner en broutant certaines plantes ? Qu’elle dispose de quatre estomacs et que le processus de rumination dure environ trois jours ? Agriculture, patrimoine, terroir…Découvrez 5 informations étonnantes sur nos campagnes.

1) Une vache de 500 kg peut chauffer une pièce de 20 m2

Elle dégage en effet une énergie moyenne d’un kilowatt, de quoi maintenir aujourd’hui une pièce de 20m2 à 21°C. Plus besoin de nos jours d’avoir une vache dans son salon pour profiter de ce chauffage écologique. Certains éleveurs récupèrent la chaleur de leurs animaux en installant des pompes calorifiques directement dans les étables. L’air réchauffé par la température corporelle des bêtes, leur respiration mais aussi la fermentation du fumier, est aspiré puis la chaleur est restituée, via un liquide caloporteur circulant dans des tuyaux, dans l’étable ou vers l’habitation principale.

2) Un agriculteur consacre 20 % de son budget à l’alimentation

C’est plus que l’ensemble des Français (16,4 %). Les transports arrivent juste derrière avec 19,8 %, soit 2,4 % au-dessus de la moyenne. En revanche, l’agriculteur ne dépense que 10,2 % pour le logement, bien moins que le Français moyen (15,7%).

3)Un verrat est le nom du   » papa   » cochon (ça je le sais)

Il s’agit plus précisément du mâle reproducteur. Le terme de   » le porc   » désigne quant à lui le mâle castré ou la jeune femelle de moins de 6 mois. C’est aussi le terme générique pour la viande porcine.

4) Certains sirops contre la toux contiennent de la bave d’escargots !

En 1855, un pharmacien de Béziers affirme dans son mémoire que   »les préparations de limaçons sont employées avec avantage contre les toux opiniâtres, les bronchites, les catarrhes   », etc….. C’est à partir de la bave du gros escargot de Bourgogne

Résultat d’images pour escargot de bourgogne vivant
Escargot de Bourgogne

qu’il est possible d’extraire une substance appelée   » helicine   ». Encore aujourd’hui, des sirops

contre les touches sèches contiennent cette substance qui apaise les bronches mais ils sont considérés comme peu efficaces. En 2010, l’Agence de sécurité du médicament les a même interdits chez les moins de 2 ans. Des cas d’aggravation des troubles respiratoires avaient été enregistrés.

5) Le mot “plouc” désignait à l’origine les Bretons

image paysan breton vers 1900

A la fin du XIXe siècle, les Bretons sont nombreux à venir s’installer à Paris. Lorsqu’on leur demande d’où ils viennent, ils donnent le nom de leur village : Plouaret, Plougar, Plouagat… Beaucoup de noms en   » Plou   », et c’est bien normal puisque ce préfixe signifie   » paroisse   » en breton. Les Parisiens trouvent la sonorité amusante et ces nouveaux-venus,   »rustres et mal éduqués   » selon eux, se voient affublés du surnom de   » ploucs   ». Par extension, le terme désignera bientôt tous les gens de la campagne.

Mes blogs:Pratiquement pas de commentaire…


.……J’ai bien envie ( encore) d’arrêter ….Mais , au fond , si j’écris c’est d’abord pour moi , pour m’occuper ,on peut dire que commentaires ou non ,  » c’est le cadet de mes soucis  »

Pour m’occuper,passer le temps , j’ai chercher ici et là d’où venait cette expression et:

=  »C’est le moindre de mes soucis »

Avant la Révolution française ,les plus jeunes fils étaient très souvent obligés, par nécessité, de s’engager dans l’ordre ecclésiastique ou dans un régiment.

image trouvée sur le net

De là on appela cadet tout jeune homme se mettant en service comme simple soldat pour apprendre le métier des armes.

Mais, à la longue, le mot cadet s’écarta de sa signification primitive, et il en est venu à indiquer le dernier des fils, comme le met en évidence cette phrase de  »l’orateur sacré  » Bourdaloue

L.Bourdaloue ?

? ( Bourdaloue (Louis Bourdaloue (aussi Bourdaloüe), né le 20 août 1632 à Bourges (France) et mort le 13 mai 1704 à Paris, est un jésuite français.) :  » Il suffit que ce jeune homme soit le cadet de sa maison pour ne pas douter qu’il ne soit appelé aux fonctions de pasteur des âmes.  »

Le mot cadet avait aussi la signification de moindre, d’inférieur, par rapport à un aîné quand il désignait le deuxième fils d’une famille.(Chez moi c’est Alain, le militaire fasciste,raciste => il est 2 fois le cadet :1) 2ème fils , 2) le cadet de mes soucis car il me répugne avec ses idées )

On comprend que, par suite de cette autre signification, on ait fini par dire : C’est le cadet de mes soucis, ce qui veut dire le moindre.

P.S : Si quelqu’un ( ce qui , vu le nombre de lecteur et de commentaire ,m’étonnerait ) a une autre explication , je suis  » preneur  »…..

klik

L’armée US embarrassée…..


…..par un bâtiment en forme de svastika

L’armée américaine va dépenser 600.000 dollars (425.000 euros) pour « camoufler » le toit d’une caserne de la base navale de Coronado (San Diego) qui présente une vaste forme de croix gammée vue du ciel, rapporte le New York Times. La forme de ce bâtiment datant des années ’60 était passée inaperçue jusqu’au moment où des internautes l’ont découverte via le site web « Google Earth » et ses vues aériennes.

La Navy était au courant de ce toit en forme de svastika mais n’avait pas jugé opportun de le modifier. « Il n’y avait aucune raison de refaire le bâtiment puisqu’il était en service », a expliqué une porte-parole de la base. Elle a ajouté que ce bâtiment n’était pas dans une zone de vols commerciaux et que personne ne pouvait donc le remarquer. « Dans les années 60, internet n’existait pas. Nous ne voulons offenser personne et ne voulons pas être associés à ce symbole« , a ajouté la porte-parole.

Ce n’est pas la première fois que Google Earth permet de déceler une structure en forme de croix gammée. En 2006, des internautes avaient repéré une fontaine en forme de svastika trônant au centre de Maasmechelen. Les autorités communales avaient décidé de modifier la forme de la fontaine. (belga)