Test….


Encore une fois, j’avais TOUT perdu !! Ras le bol ! => un petit billet pour essayer

La biologie particulière du requin marteau en fait un des meilleurs prédateurs …

Parmi toutes les espèces de requin, celles du requin marteau, la famille des Sphyrnidae, sont celles qui ont la meilleure vision de leur environnement et de leurs proies.

Grâce à leur tête particulière, à qui ils doivent évidemment leur nom, les requins-marteaux ont une bien meilleure perception de la profondeur.

La-biologie-particuliere-du-requin-marteau-en-fait-un-des-meilleurs-predateurs

Le marteau est appelé  »cephalopodic » et place les yeux de l’animal à chacune des extrémités, lui offrant ainsi un avantage sur la perception des distances en 3D.

Le  »cephalopodic  »? Permet également au requin marteau de changement très rapidement de direction, un plus très utile lorsqu’il chasse des proies très vives et mobiles.

La-biologie-particuliere-du-requin-marteau-en-fait-un-des-meilleurs-predateurs-2

Une tête très élargie qui a offert beaucoup de place pour un grand nombre de pores électro sensoriels, des capteurs pouvant de détecter des variations inférieures à 5 µV/cm et permettant de dénicher les animaux comme les raies enfouies sous le sable. (en voir un ici chasser une raie en bord de plage)

Un qui chasse une raie en bord de plage

L’apparition des requins marteaux est estimée à il y a environ 20 millions d’années mais les espèces sont aujourd’hui en danger.

Le grand requin-marteau est d’ailleurs inscrit sur la liste rouge de l’UICN, un de ses principaux prédateurs étant l’homme pourtant, certains essaient de sauver un requin en mauvaise posture :

Une vidéo de Stephanie Sammann de  »Real Science  »expliquant comment la biologie particulière du requin marteau en fait un des meilleurs prédateurs :



S’il attaque rarement l’homme, mais ça arrive parfois :

(homme en kayak attaqué par un requin – marteau )

Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires surtout pas les  »like »’ !, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse   »ouverts   » car ne serait -ce qu’un petit  » mot  » , çà fait toujours plaisir )

Le 8 mai, c’est …


Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires surtout pas les  »like »’ !, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse   »ouverts   » car ne serait -ce qu’un petit  » mot  » , çà fait toujours plaisir )

…..La  » fête de Jeanne d’Arc  »? Alors : (La Fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme est une fête nationale officielle en France, instituée en 1920, célébrée chaque année lors du deuxième dimanche du mois de mai, jour anniversaire de la libération d’Orléans le 8 mai 1429 par l’armée française, sous le commandement de Jeanne d’Arc.)

Jeanne d’Arc, mythe ou réalité ?

Jeanne d’Arc 

En 600 ans, Jeanne d’Arc   aura alimenté bien des querelles d’historiens. Il faut dire que le parcours de « la pucelle » a été, hier comme aujourd’hui, de la guerre de Cent ans aux récentes campagnes présidentielles de l’extrême droite, instrumentalisé à des fins politiques. Alors homme ou femme ? Noble ou bergère ? Pucelle ou mariée ? Les théories qui remettent en cause le mythe :

Jeanne d’Arc était-elle une bergère ?

Jeanne d’Arc était-elle vraiment bergère ? 

Selon la version officielle, Jeanne d’Arc serait la fille de Jacques d’Arc

Statue de J.d’Arc?

et d’Isabelle Romée

Statue Isabelle Romée ?

.

Une bergère issue d’une famille de paysans plutôt aisée, née en 1412 à Domrémy. Mais tous ne s’accordent pas sur cette origine paysanne de l’héroïne. Le journaliste Marcel Gay

Marcel Gay ?

, auteur de « L’Affaire Jeanne d’Arc » a rassemblé des documents pour faire le jour sur sa naissance. « Je ne peux pas croire que Jeanne était bergère, elle n’aurait pas eu le droit de monter sur de fougueux destriers, porter des éperons, avoir une épée, etc. Elle n’aurait pas parlé un bon français. Je crois qu’elle était princesse d’Orléans« .  Dans son livre, le journaliste évoque notamment l’hypothèse selon laquelle Jeanne était la fille de Louis d’Orléans

Louis d’Orléans ?

et de la reine Isabeau de Bavière

Isabeau de Bavière ?

. » Jeanne d’Arc,  »une princesse déguisée en bergère  » ?

Jeanne d’Arc est-elle vraiment née en 1412 ?

Le 6 janvier 2022, la France a fêté les 610 ans de la naissance de Jeanne d’Arc. Le Président de la R.F a pour coutume de se à Domrémy pour célébrer cet anniversaire (cette année ? ). Mais celle qu’on surnomme « la Pucelle » est-elle vraiment née en 1412 ?

 Si on suit la théorie d’une Jeanne d’Arc princesse et non bergère, sa naissance pourrait remonter à 1407. Dans un interview, Michel Gay avance des éléments troublants : « La chronique du Religieux de Saint-Denis nous apprend que le 12e enfant de la reine est né le 10 novembre 1407, et qu’il est mort le jour même et enterré à Saint-Denis. Or, l’examen  »méticuleux » de cette chronique montre que le papier qui relate cet événement n’a été fabriqué que 50 ans après. (…) et aucun enfant n’a été enterré à Saint-Denis ce jour-là. » La France aurait-elle fêté l’anniversaire de Jeanne d’Arc avec 5 ans de retard ?

Jeanne d’Arc était-elle un homme ?

Jeanne d’Arc était-elle vraiment une femme ? 

La  » fameuse  » Jeanne d’Arc pourrait en fait être… un homme. Le producteur François Ruggieri

François Ruggieri ?

développe cette idée dans « Jeanne d’Arc, le stratagème » et il n’est pas le seul à promouvoir cette thèse. L’auteur de « L’affaire Jeanne d’Arc », Marcel Gay, explique également que l’enfant de Louis d’Orléans et de la reine Isabeau de Bavière, déclaré mort en 1407, et qui pourrait être Jeanne d’arc, était, selon les versions, un garçon. « L’histoire de France écrite par Villaret nous dit que cet enfant s’appelait Philippe, puis, dans les autres éditions, l’enfant s’appelle… Des filigranes de ces documents attestent qu’une main anonyme a voulu brouiller les pistes  ». Mais des documents historiques décrivent Jeanne d’Arc comme une femme avec tous ses attributs. Le mystère demeure…

Jeanne d’Arc a-t-elle entendu des voix ?

Jeanne d’Arc a-t-elle vraiment entendu des voix ? 

Et si l’appel céleste envoyé à  » la pucelle  » était une mise en scène montée par la famille royale pour sauver le royaume ? Certains voient celle qui va aider Charles VII à monter sur le trône jouer un rôle de composition, celui de « la messagère de Dieu ». D’où l’hypothèse selon laquelle Yolande d’Anjou, reine intelligente qui a élevé le futur roi, a été le cerveau de cette intrigue. C’est ce que pense le journaliste auteur de « L’affaire Jeanne d’Arc » qui fait remonter ce stratagème à 1420. « La problématique est la suivante : deux rois de droit divin, un Anglais et un Français, se disputent le même royaume. Ils ont les mêmes droits au regard de la généalogie. Qui peut dire le droit ? Dieu, et lui seul. C’est ici que Jeanne entre en scène. L’idée est géniale. Elle va dire le droit. Elle va être en liaison avec le Ciel, avec le Très Haut.  » Bien joué, Yolande  » lol .

Quel rôle pendant la guerre de Cent ans ?

Quel rôle a joué Jeanne d’Arc dans la guerre de Cent ans ? 

 » La pucelle  »a-t-elle vraiment joué le rôle que l’on croit dans la guerre de Cent Ans ? La réponse est complexe. Selon les historiens qui ont épluché la correspondance de Jean d’Orléans, comte de Dunois et compagnon d’armes de « la pucelle », celle-ci était dotée d’un véritable sens militaire. Mais ses victoires à Orléans et le long de la Loire sont loin d’être les résultats de son seul génie selon plusieurs spécialistes. La supériorité numérique des troupes du royaume de France et l’intelligence de Charles V auraient tout autant joué dans la défaite des Anglais, si ce n’est plus. Jeanne d’Arc, dont le mythe et l’héroïsme ont été très tôt exploités, aurait surtout été un élément clé d’une guerre psychologique : redonner la confiance à l’armée, la chevalerie et la population, totalement désemparées face à l’invasion anglaise jusqu’en 1429.

Jeanne d’Arc a-t-elle brûlé sur le bûcher ?

Jeanne d’Arc a-t-elle fini au bûcher ? 

Des voix mettent en doute la mort « officielle » de la pucelle sur le bûcher : un ou une autre aurait péri à sa place… Thèse que défend encore le journaliste Marcel Gay.  « La suppliciée qui monte sur le bûcher a le visage  »embronché », nous dit le chroniqueur Perceval de Cagny. C’est-à-dire voilé, caché. » Donc méconnaissable. De plus, 800 hommes d’armes portant glaives et bâtons auraient entouré Jeanne d’Arc pour écarter la foule lors de cette exécution mystérieuse. Pour alimenter le doute, « il n’y a pas eu de PV de cette exécution. Autre chose : on trouve des traces de la survie de Jeanne. Elles sont nombreuses. » Jeanne d’Arc aurait ainsi vécu jusqu’en 1449… Pour d’autres, elle serait même ressuscitée. De nombreuses « fausses » Jeanne d’Arc entretiennent le mythe, comme cette mythomane surnommée la « dame des Armoises », dès 1436.

Jeanne d’Arc était-elle vraiment pucelle

Jeanne d’Arc était-elle « pucelle » ou mariée ? 

Autre cause de doutes dans l’histoire de Jeanne d’Arc : celle-ci a été surnommé la « pucelle ». A juste titre ? Sa condition de jeune femme vierge aurait été vérifiée à plusieurs reprises à l’époque. D’abord en mars 1429 par Yolande d’Anjou à Poitiers, puis en 1430 à Rouen par Anne de Belfort. Ce qui a contribué (avec « les voix ») à en faire une « sainte » aux yeux de l’Église qui l’a canonisée en 1920… Instrumentalisation d’une icône religieuse ? Jeanne d’Arc ne serait peut-être pas restée pucelle tout au long de sa vie : selon certaines thèses, celle-ci se serait mariée après sa « fausse crémation » sur le bûcher. Son époux présumé : le chevalier Robert des Armoises. Mais Jeanne d’Arc n’aurait en revanche, selon ces théories, pas eu d’enfant. L’héroïne a donc emporté le secret de sa prétendue virginité avec elle dans sa tombe.

(Enfin, de nombreux historiens affirment que Jeanne n’a jamais été brûlée et qu’elle aurait fini sa vie tranquillement mariée à un certain chevalier Robert des Armoises

Robert des Armoises ?

) …..

Ce billet est un vrai  » fouillis  » car mon P.C se déconnecte sans cesse !? Et je ne trouve pas le  » pourquoi  » !

Le syndicalisme….


…..français

Entre révolution et réforme

Le syndicalisme tel que nous le connaissons aujourd’hui a moins de deux siècles d’existence. Il est né en Angleterre avec la révolution industrielle et la formation d’une classe ouvrière. Il a obtenu  »droit de cité  » à la fin du XIXe siècle dans la plupart des pays occidentaux.

En France, l’empereur Napoléon III  

Napoléon III ?

a accordé en 1864 le droit de grève et d’association aux ouvriers mais c’est seulement vingt ans plus tard, sous la 3ème république  , qu’ont été légalisés les syndicats, par la loi Waldeck-Rousseau

Waldeck-Rousseau ?

du 21 mars 1884.

En butte à la méfiance de la classe politique, à la différence de leurs homologues britanniques et allemands, ces syndicats vont être livrés à l’extrême-gauche anarchiste et s’abandonner à l’illusion du grand soir révolutionnaire. 

La grève au Creusot, 1899 (Jules Adler, musée des beaux-arts de Pau)

Syndicats et Bourses du Travail donnent naissance à la première confédération

Les troubles de la Commune passés la gauche républicaine qui a pris le pouvoir se détourne ostensiblement de la classe ouvrière. Le  » fougueux » Léon Gambetta  

Gambetta ?

déclarera au Havre, le 18 avril 1872 :  » Croyez qu’il n’y a pas de remède social, car il n’y a pas une question sociale.  »

Des syndicats se développent malgré tout dans les grandes usines et on en compte bientôt un demi-millier. En 1879 naît la première fédération nationale professionnelle, celle des chapeliers (?), suivie deux ans plus tard par celle du Livre puis en 1883 par celle des mineurs. Sous la présidence de Jules Grévy

J.Grévy ?

, la majorité parlementaire se résout à légaliser leur existence.

Le syndicalisme accélère sa croissance sous l’impulsion de socialistes d’obédience (Relation de dépendance entre une autorité, un mouvement, une idéologie et les personnes qui y sont attachées ). marxiste  et de militants chrétiens inspirés par l’encyclique  » Rerum Novarum de Léon 13 » .

D’autre part , dans une optique libérale, le Conseil municipal de Paris inaugure le 3 février 1887 la première Bourse du Travail française. Il doit s’agir d’un lieu où chômeurs et employeurs peuvent se rencontrer et faire affaire selon la loi de l’offre et de la demande.

Dans les mois suivants, d’autres Bourses du Travail sont fondées à Nîmes, Marseille… On en compte bientôt près d’une centaine en France (et aussi en Belgique). En février 1892 est constituée une Fédération nationale des Bourses du Travail de France et des colonies. Elles bénéficient d’un financement public important et leur gestion est déléguée aux syndicats. Elles accueillent des sociétés d’entraide sociale, ce qui leur vaut d’être aussi appelées Maisons du Peuple. Très vite, les socialistes y voient un outil pour diffuser leurs idées parmi les ouvriers.

Fernand Pelloutier (Paris, 1er octobre 1867 ; Sèvres, 13 mars 1901)Le pouvoir politique, inquiet de la tournure des événements, replace la Bourse du Travail de Paris sous la tutelle du préfet. Les syndicats se soumettent pour ne pas perdre leurs subventions. Cette addiction à l’argent public est la  »maladie infantile » du syndicalisme français, dont il souffre plus que jamais un siècle après...

La Fédération nationale échappe quant à elle à la tutelle de l’État et défie même celui-ci en portant à sa tête en 1895 un jeune militant anarchiste, Fernand Pelloutier…….

F.Pelloutier ?

…..(24 ans), qui a rejeté le terrorisme  » façon Ravachol  » au profit de l’action militante.

La même année, la Fédération nationale des Bourses du Travail se rapproche de la Fédération des syndicats pour fonder à Limoges la Confédération Générale du Travail (CGT). Il s’agit de la première union nationale de syndicats, qui inclut notamment la Fédération du Livre et la Fédération des cheminots.

Au congrès de Montpellier, en 1902, les Bourses du Travail se transforment en unions départementales multi professionnelles et se fondent au sein de la CGT. Celle-ci se dote ainsi de structures fédérales solides et de réels moyens d’action.

Victor Griffuelhes (Nérac - Lot-et-Garonne, 14 mars 1874 ; Saclas - Seine-et-Oise, 30 juin 1922)Ses effectifs bondissent à plus de cent mille membres sous l’impulsion de son secrétaire général Victor Griffuelhes (un ancien militant anarchiste ). Il organise le 1er mai 1906 la première grève générale pour la journée de 8 heures .

Quelques mois plus tard, au 9 -ème congrès de la CGT, à Amiens, Victor Griffuelhes

Victor Griffuelhes

fait valoir ses vues dans une motion qui restera dans l’Histoire syndicale sous le nom de  » charte d’Amiens  »et préconise la grève générale comme moyen de faire triompher la révolution et  » l’expropriation capitaliste  ».

La Bourse du Travail de Paris en 1906

Un syndicalisme libre de toute attache politique

Entre le congrès d’Amiens et la Grande Guerre, la CGT voit ses effectifs doubler jusqu’à atteindre environ 400 000 adhérents sur près de huit millions de salariés (  »une paille  » à côté des quatre millions de syndiqués britanniques et autant d’allemands).

Léon Jouhaux, 1914 (Paris, 1ᵉʳ juillet 1879 ; 28 avril 1954)Mais Victor Griffuelhes, contesté, est démis en février 1909 et remplacé quelques mois plus tard au secrétariat général par un jeune inconnu de trente ans, Léon Jouhaux

Léon Jouhaux ?

. Il va demeurer à la tête de la Confédération jusqu’en 1947 (exception faite de l’Occupation) avant de recevoir le Prix Nobel de la Paix 1951 et fonder la CGT-FO (Force Ouvrière).

En attendant, en 1914, Léon Jouhaux rejoint  » l’Union sacrée », tout comme Jules Guesde, le dirigeant du parti socialiste (SFIO). Les conflits sociaux reprennent toutefois sans attendre la fin de la guerre. En novembre 1917 se rompt l’Union sacrée tandis qu’en Russie, Lénine et les bolchéviques s’emparent du pouvoir.

En 1919, une rivale se dresse devant la CGT. C’est la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC), créée à l’initiative de la Fédération des syndicats féminins et du Syndicat parisien des employés du commerce et de l’industrie. Elle se veut réformiste et apolitique, fidèle à la doctrine sociale de l’Église.

La situation se gâte en 1920. La SFIO ne parvient pas à faire passer des réformes sociales. Quant à la CGT, elle multiplie les grèves tournantes à l’initiative de ses  » comités syndicalistes révolutionnaires  » (CSR) de tonalité anarchiste et lance une grève générale le 1er mai. Tout cela aboutit à un échec et n’empêche pas des licenciements massifs dans la métallurgie.

À la fin de l’année 1920, la SFIO se déchire au congrès de Tours. La majorité de ses militants rejoint le Parti communiste français (PCF) et fait allégeance à Lénine.

L’année suivante, le 25 juillet 1921, le 16 -ème congrès de la CGT s’ouvre au palais Rameau, à Lille, dans un climat de grande violence. Des coups de feu sont même tirés et l’on compte une trentaine de blessés. 

Le XVIe congrès de la CGT au palais Rameau (Lille), juillet 1921

Léon Jouhaux, réformiste bon teint, obtient la dissolution des comités anarchistes. Mais il ne peut éviter le départ d’une minorité, un tiers environ des 700 000 adhérents. Proche du PCF et des bolchéviques, elle va constituer la CGT Unitaire.

Les deux frères ennemis referont leur union le 2-5 mars 1936, au congrès de Toulouse, avec l’aval de Staline, en prélude à la victoire du Front populaire  . Bien que réunifiée, avec un total de cinq millions d’adhérents, la CGT va se montrer toutefois incapable de maîtriser le soulèvement spontané qui suit les élections et conduit à deux millions de grévistes.

C’est au secrétaire général du parti communiste Maurice Thorez  qu’il reviendra de  »siffler la fin de la récréation  » le 11 juin 1936 :  » Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue  ».

René Belin, 1937 (14 avril 1898, Bourg-en-Bresse ; 2 janvier 1977, Lorrez-le-Bocage)Le pacte germano – soviétique de 1939 et l’invasion de la France en 1940 entraînent la CGT dans des dissensions autrement plus graves. Léon Jouhaux est déporté à Buchenwald cependant que René Belin, un autre dirigeant de la Confédération, devient ministre du Travail dans le gouvernement du maréchal Pétain !

Tout en collaborant indignement avec l’occupant, le régime ébranle les institutions de la IIIe République défunte, y compris les syndicats qui sont dissous le 9 novembre 1940 en tant qu’émanation de la lutte des classes.

Les jeunes technocrates de Vichy entament une rénovation sociale qui sera accélérée à la Libération.

Le programme du Conseil National de la Résistance:

Le CNR, qui réunit des représentants de la Résistance, des partis de la France libre et des syndicats (CGT et CFTC), publie le 15 mars 1944 un programme d’action qui va devenir la référence commune à tous les partis et syndicats français jusqu’à l’avènement de la monnaie unique, au début du XXIe siècle.

Ce petit texte préconise un rôle accru de l’État et des syndicats dans la vie économique :  »retour à la nation des grands moyens de production monopolisée (…), droit d’accès aux fonctions de direction et d’administration pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires (…), participation des travailleurs à la direction de l’économie, (…) reconstitution d’un syndicalisme indépendant doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale, (…) sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État  ».

Dubaï…comment cette ville a financé sa construction?


( Brouillon à revoir)

Bien que les fouilles à Hatta, Al Quasis et Jumeirah indiquent que la zone a été habitée il y a 3 000 ans av. J-C, Dubaï n’est pas considérée comme une ville avant 1833, année durant laquelle la tribu Bu Flasha dirigée par la famille Maktoum s’est installée aux alentours de Dubaï Creek (un estuaire naturel qui se prolonge sur plus de 10 kilomètres de terre).

Le mode de vie traditionnel était basé sur l’élevage du bétail, la récolte de dattes, la pêche et la pêche aux perles.

L’économie de Dubaï a commencé à décoller en 1894 lorsque Sheikh Saeed Al Maktoum a stimulé le commerce extérieur grâce à l’exonération fiscale. L’un des principaux produits à s’être fait connaître à Dubaï a été les perles.

Début du XXe siècle

Au début du siècle précédent, Dubaï a commencé à s’étendre lentement. Les premières années, la population s’est concentrée à Bur Dubaï et Deira puis s’est étendue par la suite dans les champs.

Depuis ses débuts, Dubaï a été liée au commerce. En 1908, il existait déjà plus de 350 magasins spécialisés à Deira et 50 à Bur Dubaï. La concentration de celles-ci et leur évolution ont donné lieu aux souks actuels.

Concernant les aspects religieux et culturels, les premières mosquées se sont édifiées à cette périodes. Elles ont servi de collèges dans un premier temps.

Seconde Guerre Mondiale

Les années 1940 ont été marquées par la Seconde Guerre Mondiale et par l’apparition des perles cultivées sur le marché. Il s’agissait de périodes de pénurie mais le Sheikh Saeed Al Maktoum a réussi à fournir de la nourriture à plus de 20 000 personnes qui étaient installées à Dubaï. C’est à cette époque qu’un accord avec le gouvernement britannique a été signé pour rechercher du pétrole.

Pendant les années 1950, Dubaï a commencé à commercialiser de l’or et a étendu Dubaï Creek  pour que son commerce maritime continue à grandir.

Le réveil : L’ère du pétrole

Les années 1960 ont marqué le réveil de Dubaï. Le dur labeur des décennies passées a finalement commencé à donner ses fruits avec la découverte du pétrole.

À la fin des années 1960, la ville comptait déjà toute l’infrastructure dont elle avait besoin pour grandir. Dubaï comptait des routes, des ponts, des réseaux d’approvisionnement en électricité et en eau, un bon système de télécommunications et un aéroport .

En 1969, Dubaï a commencé à exporter du pétrole et comptait déjà cette année-là 59 000 habitants.

Les années 1970

Les années 1970 à Dubaï ont été marquées par une forte expansion démographique. En 1977, la ville comptait plus de 200 000 habitants. Elle avait donc quadruplé en moins de 10 ans.

Le prix élevé du pétrole a permis au Sheikh Saeed Al Maktoum de commencer à planifier ce que serait le Dubaï d’aujourd’hui. À la fin de la décennie, plusieurs structures ont été construites : le port de Jebel Ali, le World Trade Center, l’usine de désalinisation, le tunnel Shindagha et le pont Garhoud.

1971 correspond à la date de fondation des Emirats Arabes Unis. Dès cet instant, Abou Dabi, Sharjah, Ajman, Umm Al Quwain, Fujairah se sont unis. Puis un an après, Ras Al Khaiman s’est rajouté.

Fin du XXe siècle

C’est à partir des années 1980 que Dubaï a commencé à prospérer d’un point de vue économique. L’aéroport a été agrandi pour pouvoir accueillir la récente compagnie aérienne Emirates Airlines et des complexes de loisirs et sportifs ont été construits. C’est à cette période que le tourisme a commencé à être considéré comme une source de revenus supplémentaires. À cette époque, de nouveaux gisements de gaz et de pétrole ont été découverts dans le désert de Margham.

Les années 1980 ont également été marquées par une impressionnante croissance urbaine, puisque de nombreux efforts ont dû être fournis pour abriter la grande quantité de nouveaux habitants qui arrivaient à Dubaï. En 1990, la ville atteignait les 550 000 habitants.

En 1990, Sheikh Rashid bin Saeed est décédé laissant la place à son fils hérité. Ses projets, encore bien plus ambitieux que ceux de son père, ont façonné la ville telle qu’on la connaît aujourd’hui.

L’économie de nos jours

Grâce aux efforts du gouvernement, le pétrole représente seulement 20% de. l’économie actuelle de Dubaï. Le commerce et les services ( tourisme compris ) dominent son économie à l’heure actuelle.

L’exonération fiscale attire aujourd’hui de nombreuses grandes entreprises qui commencent à penser à y installer leur siège.

Grâce à deux généalogistes,


… ce SDF hérite d’une petite fortune !

Deux généalogistes basés en Mayenne ont enquêté pendant plusieurs mois pour retrouver la trace d’un SDF après la mort de son père et ont pu lui remettre un gros chèque.

Une somme » tombée du ciel  » . Un SDF de Rennes (Ille-et-Vilaine) a reçu un chèque de 100 000 euros grâce à deux généalogistes. Ces derniers l’ont recherché pendant des mois après la mort de son père, dont le sans-abri a hérité d’une partie de la fortune …. 

« Un contexte familial complexe »

Il y a un peu plus de cinq ans, l’étude du généalogiste  Audibert-Ladurée

généalogiste Audibert-Ladurée ?

, basée à Argentré, en Mayenne, et spécialisée dans la recherche généalogique successorale et familiale, est contacté par un notaire. « Personne ne s’était présenté chez lui pour toucher la succession d’un homme décédé. Il nous a mandatés pour retrouver les héritiers », raconte David Audibert,

David Audibert?

45 ans, docteur en histoire moderne et généalogiste successoral. L’histoire a été relayée par , après que l’histoire ait été racontée racontée une première fois par le généalogiste Jean-René Ladurée sur le plateau de l’émission « Slam », sur France 3.

Pour Ouest-France , le généalogiste David Audibert revient sur le contexte familial de l’homme décédé, qui avait aussi deux filles. « C’était un contexte familial complexe, sur fond de brutalités. Le fils a quitté le domicile dès qu’il a pu et s’est marginalisé », décrit-il.

« Il a une belle âme »

C’est au terme de dix mois d’enquête à travers les mairies, les archives départementales et les greffes des tribunaux que le duo de spécialistes retrouve finalement sa « cible ». Les généalogistes parviennent à prendre contact avec l’homme.

« Il a fallu lui apprendre que son père était mort, il ne le savait pas. Il était très affecté », se souvient David Audibert. Mais pour que ce sans-abri puisse hériter, deux ans de procédure ont été nécessaires.

« L’argent ne l’intéressait pas du tout, racontent les généalogistes. Il voulait davantage des nouvelles de sa famille, de sa sœur, des photos. Il a une belle âme. Cet héritage n’a pas changé le cours de sa vieIl a dit plusieurs fois qu’il ne comptait pas changer de mode de vie, qu’il était bien comme il était« . David Audibert et Jean-René Ladurée n’ont à ce jour plus de nouvelle du SDF ….

SDF ?

……chanceux.

4 Astuces Méconnues ……


……..Pour Avoir de l’Essence Gratuite à Chaque Plein.(Je ne conduis ,ne peux plus conduire )mais..

économie

1. Faites votre plein le matin Les économies appartiennent à ceux qui se lèvent tôt ! Pour avoir plus d’essence pour le même prix, le truc super malin est de faire son plein tôt le matin. Pourquoi ? Parce que la nuit, les températures baissent. Les cuves d’essence ont alors le temps de refroidir. Et la température de l’essence est moins élevée. Et savez-vous que l’essence froide est moins volatile et plus dense ? Donc si elle est froide, pour le même prix, vous en avez plus !

2. N’appuyez pas trop sur le pistolet Qui va piano, va sano… On peut maintenant ajouter « et fait des économies ». Car le 2e truc qui marche pour avoir plus d’essence au même prix… C’est de ne pas appuyer trop fort sur la poignée du pistolet à essence. Prenez votre temps et vous avez plus d’essence et ne payez pas plus cher. En effet, plus le débit du précieux liquide est élevé, plus il mousse. Il a aussi tendance à plus s’évaporer. Résultat, vous en avez moins dans le réservoir. Ne pressez pas la poignée du pistolet à fond pour remplir le réservoir. Et vous en aurez vraiment pour votre argent.

3. Laissez le pistolet le plus longtemps possible dans le réservoir Encore une fois, prenez votre temps quand vous faites le plein d’essence. Laissez le pistolet le plus longtemps possible dans le réservoir quand vous avez fini votre plein. Il n’est pas rare que de l’essence coule encore un peu. D’une part, cela évite de faire couler de l’essence en retirant le pistolet sur la carrosserie de votre voiture… Ou pire sur vos chaussures ! D’autre part, vous l’avez payée cette essence ! Alors, il n’y a pas de raison qu’elle ne finisse pas dans le réservoir de votre véhicule.

4. Levez et secouez le tuyau d’essence Quand vous mettez de l’essence, déroulez bien le tuyau. Quand vous avez fini, relâchez la poignée du pistolet à essence, mais maintenez-le dans le réservoir. Puis avec l’autre main, soulevez un peu le tuyau et secouez-le. Il y a toujours un peu d’essence qui va couler du tuyau. Et cette essence est gratuite ! Attention, il faut secouer doucement le tuyau.

Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse  » ouverts  » car un com. fait tjrs plaisir , pas le  » like » !)

C’était il y a environ…


.….174 ans : Le 27 avril 1848

Abolition de l’esclavage en France :

Le gouvernement de la République française publie les décrets d’abolition immédiate de l’esclavage dans les colonies françaises .Sont concernées essentiellement les vieilles colonies héritées de l’Ancien Régime, dont l’économie dépend encore sur les grandes plantations sucrières.

Le long parcours des abolitionnistes :

Peu après son introduction dans les colonies des Amériques en 1537, l’esclavage avait été condamné par le pape Paul III

le pape Paul III ?

mais les injonctions pontificales n’avaient pas eu plus de succès chez les planteurs d’Amérique qu’elles n’en ont aujourd’hui en matière de morale sexuelle. C’est qu’à la Renaissance, la papauté ne pouvait déjà plus, comme au Moyen Âge, faire fléchir les dirigeants chrétiens en agitant la menace de l’ excommunication .

Sous la Révolution française, les députés de la Convention abolissent l’esclavage  une première fois pour calmer la révolte des esclavages  dans les colonies des Antilles et empêcher l’Angleterre de s’en emparer. Mais Napoléon Bonaparte revient sur cette mesure et légalise l’esclavage  le 20 mai 1802.

Les Anglais, sous la pression des sociétés philanthropiques d’inspiration chrétienne, se montrent plus résolus. Ils abolissent la traite le 2 mars 1807 et l’esclavage le 26 juillet 1833 avec le  » Slavery Abolition Act  ».

Les libéraux et philanthropes français sont tout aussi disposés que leurs homologues d’outre-Manche à éradiquer cette institution indigne . Ils sont soutenus dans les colonies par les  » libres de couleur  » (affranchis) qui, n’en pouvant plus de brimades et d’humiliations, ont pris le parti des esclaves. Mais ils sont entravés dans leur combat par les groupes de pression des riches planteurs. Le traumatisme de la guerre qui a mené à l’indépendance d’Haïti et le ressentiment des anciens planteurs de Saint-Domingue jouent aussi contre eux.

En 1831, une loi supprime dans les colonies françaises toutes les entraves aux affranchissements. La même année, une convention franco-britannique autorise le  » droit de visite  » par les navires de guerre des deux pays sur les navires marchands de toutes nationalités suspectés de pratiquer la traite négrière.

En 1845, une loi interdit les châtiments corporels et le fouet !… Ces dispositions laissent espérer une disparition progressive de l’esclavage mais cela ne suffit pas aux abolitionnistes, réunis au sein de la Société française pour l’abolition de l’esclavage, fondée en 1834.

De nombreux esclaves fuient les colonies françaises vers les îles des Antilles anglaises (Dominique, Antigua, Montserrat, Sainte-Lucie…).

Tableau "Bataille de Saint Domingue", révolte des esclaves, par January Suchodolski en 1845. Musée National de Pologne, Varsovie. © Wikimedia Commons, domaine public.

(Tableau « Bataille de Saint Domingue », révolte des esclaves, par January Suchodolski en 1845 )

Le mouvement abolitionniste en France

La Société française pour l’abolition de l’esclavage est fondée dès 1834 . Le Martiniquais Cyrille Bissette …..

Cyrille Bissette ?

……..demande en juillet 1835, l’abolition immédiate de l’esclavage dans les colonies françaises et propose un plan de réorganisation sociale sans esclavage, comportant un décret pour l’instruction primaire gratuite et obligatoire. Il est banni de Martinique  après avoir réclamé pour les  » hommes de couleur  » (mulâtres, métis), des droits civiques égaux à ceux des colons.

Tableau "Femmes de couleur libres avec leurs enfants et leurs servantes", par Agostino Brunias vers 1780-1790. Brooklyn Museum, New York. © Wikimedia Commons, domaine public.

Tableau « Femmes de couleur libres avec leurs enfants et leurs servantes », par Agostino Brunias.

En mai 1840, une commission est instituée par décision royale, pour examiner les questions relatives à l’esclavage et à la condition politique des colonies. Ses travaux qui se poursuivent jusqu’en 1843, font évoluer la réflexion sur la nécessité de l’émancipation. Les assemblées parlementaires refusent l’idée d’une indemnité à verser aux colons après l’abolition, comme l’a fait le gouvernement britannique. Les lobbies des planteurs et des armateurs qui pratiquent la traite esclavagiste, opposent une résistance farouche à toute modification du système existant.

Les lois Mackau

Mackau ?

de juillet 1845, du nom du ministre de la Marine et des Colonies , modifient théoriquement la vie des esclaves : leur instruction devient obligatoire, le respect du repos le samedi pour la culture de leur lopin de terre, de nouveaux horaires de travail, la possibilité d’acheter leur liberté grâce à un pécule qu’ils se constituent par des travaux extérieurs à la plantation ou la vente de leur production. Ces nouvelles mesures sont très mal reçues dans les colonies, où les conseils de planteurs s’empressent d’amender ou d’annuler les textes.

Tableau "La traite des esclaves" ou "Esclaves sur la côte ouest de l'Afrique" par François Auguste Biard en 1835. Wilberforce House Museum, Hull, Grande Bretagne. © Wikimedia Commons, domaine public.
Tableau « La traite des esclaves » par F.A Briard (1835)

Victor Schoelcher, bataille pour l’abolition

A partir de 1840-1841, lors d’un voyage aux Antilles , le journaliste Victor Schoelcher entreprend de s’attaquer au système de l’esclavage, estimant que  » les colons ne sont pas compétents pour discuter de l’émancipation des noirs  ». Il décrit minutieusement ce qu’il observe, ce qu’il lit dans les documents judiciaires que lui confient des magistrats souhaitant dénoncer le système esclavagiste colonial. Il publie des descriptions précises sur le travail, la vie quotidienne des esclaves, les moyens de résistance qu’ils adoptent, les révoltes, le marronnage  (les  » nègres marrons  » fuient les plantations pour se réfugier à l’intérieur des îles, en forêt ou en montagne). Schoelcher est convaincu de la nécessité d’une abolition de l’esclavage immédiate et non progressive. Il critique les conclusions de l’anthropologie raciste qui entreprend, depuis la fin du XVIIIe siècle, de prouver scientifiquement l’existence de races humaines et une hiérarchie de leur valeur.

Portrait de Victor Schoelcher (1804-1893) par Henri Decaisne, avant 1850. Mairie de Fessenheim, Haut-Rhin, Alsace. © Wikimedia Commons, domaine public.

Portrait de Victor Schoelcher (1804-1893) avant 1850.

Son ouvrage  »Des colonies françaises. Abolition immédiate de l’esclavage  » paraît  en 1842 : il analyse le système esclavagiste dans les colonies françaises des Antilles, pour en rendre compte à l’opinion publique française et aux parlementaires influencés par les lobbies de planteurs et d’armateurs. Il témoigne des horreurs pratiquées dans les plantations et du caractère inhumain d’un système fondé sur la servitude de 75 % de la population. Il décrit les effets bénéfiques de l’abolition de l’esclavage dans les colonies britanniques, pour démontrer aux partisans du maintien de l’esclavage que liberté du travail n’est pas synonyme de ruine des colonies.

En 1847, c’est un véritable réquisitoire contre les planteurs de Guadeloupe et de Martinique, que publie Victor Schoelcher dans  »Histoire de l’esclavage » pendant ces deux dernières années. Il rédige également une pétition réclamant la suppression immédiate de l’esclavage dans les colonies françaises, au nom de la Société française pour l’abolition de l’esclavage. Le document est adressé à l’ensemble des parlementaires et des conseillers généraux. Ce texte s’ajoute à de nombreuses autres pétitions anti-esclavagistes : celle de 191  » hommes de couleur  » de la Martinique, de novembre 1836 ; celle des ouvriers de Paris, de janvier 1844 ; celle de Cyrille Bissette envoyée au Parlement et aux Conseils généraux en août 1846.

Lithographie "Assemblée Nationale - Galerie des représentants du Peuple (1848) - Martinique - Victor Schoelcher", par Louis Marin Lavigne en 1848. Musée Carnavalet, Paris. © Wikimedia Commons, domaine public.

Victor Schoelcher ?

La Révolution de 1848

Elle provoque une exceptionnelle ouverture politique qui permet à Victor Schoelcher, de devenir sous-secrétaire d’Etat chargé des colonies et président d’une commission d’abolition de l’esclavage. Il demande au ministère de la Marine et des Colonies, tous les documents concernant les décisions des assemblées de la Révolution Française dans le domaine colonial. La commission élabore un ensemble de décrets qui, tout en supprimant l’esclavage, fixent de nouveaux cadres de la vie sociale, créant de  » nouveaux citoyens  » appelés à élire au suffrage universel (masculin) leurs représentants à l’Assemblée Nationale. Le gouvernement provisoire issu des journées révolutionnaires de février 1848, décide en théorie la suppression de l’esclavage, mais dans la pratique se heurte à de fortes résistances internes. Tous les membres du gouvernement n’acceptent pas une loi sur l’abolition de l’esclavage, qu’ils souhaitent voir débattre à l’Assemblée Nationale prochainement élue.

"Décret portant abolition de l'esclavage dans les colonies", 27 avril 1848, première page. Archives nationales de France, cote BB/30/1125/A/296. © Wikimedia Commons, domaine public.
« Décret portant abolition de l’esclavage dans les colonies »

Le décret d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises, est signé le 27 avril 1848 ; Victor Schoelcher insiste pour que l’ensemble des textes paraissent au Moniteur universel (journal chargé de la transcription des débats parlementaires) et partent aussitôt vers les colonies. Le 1er mai 1848, il écrit :  » En vérité, je ne croyais pas qu’il serait si long et si difficile de tuer l’esclavage sous la République  ». Une forte indemnité doit être versée aux planteurs dépossédés de leurs esclaves ; la proposition d’indemniser également les esclaves et de leur attribuer des lopins de terre est rejetée par le gouvernement.

En Guyane et à la Réunion, les commissaires généraux de la République proclament l’émancipation deux mois après l’arrivée des décrets. En Martinique et en Guadeloupe par contre, la tension sociale est tellement vive que les gouverneurs des deux îles proclament l’abolition de l’esclavage, les 23 et 27 mai 1848. Les deux commissaires généraux envoyés par le gouvernement pour promulguer les décrets parisiens d’abolition, arrivent début juin dans des colonies où l’esclavage est déjà supprimé.

Tableau "L'émancipation à la Réunion", par Alphonse Garreau, 20 octobre 1848. Musée du Quai Branly, Paris. © RMN - Grand Palais / J. G. Berizzi.

Tableau « L’émancipation à la Réunion », par Alphonse Garreau

A noter :

A la fin du XIXe siècle, les pays européens justifient la colonisation de l’Afrique   par l’ampleur des ressources à exploiter et par la répression du trafic d’êtres humains. La Conférence de Berlin de 1884 doit théoriquement œuvrer pour l’abolition de la traite esclavagiste, dans les territoires progressivement colonisés. En Afrique, le travail forcé succède à l’esclavage et l’on recrute la main d’œuvre dans  » des villages de liberté  ». Cette procédure de recrutement très bon marché se maintient jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale .

Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse  » ouverts  » car un com. fait tjrs plaisir , pas le  » like » !)

C’était il y a environ 110 ans …..


….. le 14 avril 1912

Naufrage du Titanic

Le Titanic sombre au cours de son voyage inaugural, dans la nuit du 14 au 15 avril 1912. C’est la catastrophe maritime la plus médiatique de tous les temps.

Mais si grand qu’il soit, le bilan de la catastrophe (au moins 1 502 victimes) n’est pas exceptionnel et le monde a connu depuis lors des naufrages plus meurtriers. ( kliker pour voir)

Un exploit technique

Le paquebot britannique est mis sur cale le 31 mars 1909 au chantier naval Harland and Wolff, à Belfast, quatre mois après sa  » sister ship  » (ou jumeau), l’Olympic. Construit pour la compagnie White Starline, le Titanic est présenté comme le plus luxueux et le plus grand paquebot de tous les temps. Cependant, ce n’est pas le plus rapide… Le record de vitesse appartient au Mauretania, de la compagnie rivale Cunard Line.

Long de 269 mètres, large de 28, d’un poids de 46 328 tonnes, le Titanic est le plus gigantesque engin mobile construit de main d’homme. Sa hauteur totale atteint 52 mètres dont 10,5 seulement sous l’eau. Il compte 3 moteurs et 29 chaudières, sept ponts dont quatre pour la première classe. Il est surmonté de quatre cheminées imposantes (19 mètres de haut) dont l’une, décorative, qui ne sert qu’à l’aération des cuisines.

Le luxe intérieur est  » idem » pour les premières classes du moins : piscine, bains turcs, gymnase, court de squash, électricité et chauffage dans toutes les chambres, escalier sculpté dans le style Art Nouveau, dôme lumineux...

L’orgueilleux navire est réputé insubmersible du fait de sa double coque en plaques d’acier et en plus, divisé en 16 compartiments étanches dont chacun peut être isolé des autres par une porte coulissante en cas d’incident. Les portes sont actionnées depuis la passerelle par une simple poignée. Elles sont aussi dotées de détecteurs qui les ferment automatiquement au simple contact de l’eau.

Les salons des premières classes à bord du Titanic (1912)

L’armateur n’a pas jugé nécessaire en conséquence de prévoir autant de places dans les canots de sauvetage que de personnes à bord ! Pour ne pas encombrer les ponts supérieurs, il a réduit de 32 à 20 le nombre de chaloupes, avec une capacité de 1178 places (moitié moins que le total des personnes à bord).

Edward John Smith, capitaine du Titanic (1850-1912)(capitaine Edward John Smith)

Le Titanic appareille de Southampton (Angleterre) le 10 avril 1912 à 13h30 pour un voyage qui doit le mener à New York avec à son bord 2 207 personnes d’après les chiffres officiels : 885 membres d’équipage, 329 passagers de première classe, 285 en seconde et 706 en troisième. 

Les passagers de première ont payé 86 à 512 livres ; ceux de troisième classe 7 livres (cabine collective).

Le dimanche 14 avril à 22h55, le Californian, qui navigue au large de Terre-Neuve, passe non loin du Titanic. Il signale à ce dernier la présence de plusieurs icebergs.

Mais le directeur de la compagnie Joseph Bruce Ismay (49 ans)

Joseph Bruce Ismay?

fait fi de toute prudence, désireux qu’il est de remporter le record de vitesse dans la traversée de l’océan. Devant le Mauretania et la Cunard! Le capitaine Edward John Smith (62 ans), bien qu’expérimenté, se laisse convaincre de pousser les feux.

Un naufrage inconcevable

Le paquebot file à 22 nœuds sur une mer lisse comme un miroir. Le drame se produit à 23h40. La vigie voit trop tard la masse d’un iceberg et l’officier de garde ne peut faire marche arrière. Il tente malencontreusement de l’éviter et le heurte sur le côté…

Cinq compartiments étanches du navire sont endommagés par autant de déchirures dont la plus grande fait quatre mètres de long et… un centimètre de large. Lentement, le Titanic prend l’eau sans qu’il soit possible de le sauver. 

À minuit 20, le capitaine Smith ordonne l’évacuation du navire. Il va être englouti avec lui deux heures plus tard. Se brisant en deux, le paquebot sombre et repose depuis par 3800 mètres de fond.

Le naufrage du Titanic (gravure d'époque)
image du net

Sans discontinuer, pendant la tragique évacuation, le chef opérateur radio John George Phillips lance des messages à l’aide. Éjecté du paquebot au dernier moment, il est récupéré sur une chaloupe et meurt de froid peu après. L’eau à -2°C, ne laisse guère de chance aux malheureux qui tentent de s’éloigner à la nage.

Le cargo Californian s’est arrêté devant le champ de glace, à quelques miles du Titanic. Son opérateur radio, endormi, ne capte pas les messages envoyés par Philips. Les matelots de quart voient les fusées de détresse du paquebot mais ne s’en inquiètent pas. Le commandant verra sa carrière brisée du fait de cette accumulation d’erreurs.  

Un navire, un seul, se porte au secours du géant des mers. C’est le Carpathia (de la Cunard !), arrivé à 3h45 sur les lieux du naufrage. Sous le commandement d’Arthur Rostron, il va recueillir en tout et pour tout 705 survivants. Le naufrage aura fait un minimum de 1502 victimes (non compris d’éventuels passagers clandestins comme le héros du film de James Cameron).

337 corps ont pu être repêchés. Ils seront inhumés pour la plupart dans les cimetières d’Halifax en Nouvelle-Écosse (Canada).

Sur le pont du Carpathia, le révérend Hind prie pour les premières victimes avant leur immersion

Des témoignages accablants

Les rescapés du Titanic vont témoigner de l’inconscience des passagers qui, incrédules et trop confiants dans la fiabilité du paquebot, se sont attardés dans les salons et les chambres et ont laissé partir les premières chaloupes à moitié pleines.

Ils vont témoigner aussi de l’injustice faite aux malheureux passagers de la troisième classe, empêchés de gagner à temps les chaloupes. Il semble en effet que l‘on aurait fermé des grilles pour les empêcher de gagner les ponts de la première classe.!!!!

Le naufrage du Titanic, chaloupes de rescapés

Le bilan est accablant : on compte 205 survivants sur les 329 passagers de première classe (les deux tiers), 118 sur les 285 de la seconde (moins de la moitié) et seulement 178 sur les 706 passagers de la troisième.

Les 885 membres d’équipage ont également payé un lourd tribut avec seulement 112 survivants. Stoïque et conscient de ses devoirs, le capitaine Smith est mort à son poste en lançant cette dernière injonction à ses marins :  » Be British, boys ! » ( » Comportez-vous en Anglais, les gars !  »).

Le directeur Bruce Ismay a pu quant à lui s’échapper à temps. Principal responsable de la tragédie, il finira tranquillement sa vie à 75 ans.

L’incroyable  » naufrage  » de la presse

Le surlendemain du drame, les journaux sont induits en erreur par les premières dépêches. Comme Le Petit Journal (16 avril 1912, page 1 et page 2 ), ils font état du naufrage du Titanic tout en annonçant rien moins que le sauvetage de tous les passagers et membres d’équipage. Cruelle méprise.

Le Petit Journal, 16 avril 1912 (source : BNF)<== Le journal

Fin d’un monde

Titanic, le film de James Cameron (1997)La catastrophe porte un coup à la foi des Européens en un progrès indéfini de la société : on ne va plus parler de la technique dans les mêmes termes qu’auparavant et la Grande Guerre, deux ans plus tard, va porter un coup fatal à la suffisance orgueilleuse des élites de la » Belle Epoque  ».

Sans doute est-ce en raison de cette  » dimension symbolique  » que le naufrage a tant marqué les esprits et continue d’exciter les imaginations…

L’épave a été explorée le 1er septembre 1985 par une équipe franco-américaine. En 1997, le réalisateur de cinéma James Cameron a puisé dans le drame matière à un chef-d’oeuvre sentimental et à l’un des plus grands succès commerciaux de l’histoire du cinéma, avec Leonardo di Caprio dans le rôle principal.

À la recherche des coupables……

Du fait de sa dimension symbolique, le Titanic continue un siècle plus tard d’exciter la curiosité des chercheurs, jusqu’à susciter des thèses plus ou moins fantaisistes autour des raisons de son naufrage.

La dernière en date est le fait d’un journaliste irlandais, Senan Molony : en examinant des photographies du paquebot avant son départ, il a cru détecter des marques de fragilité sur la coque ; elles seraient la conséquence d’un incendie qui aurait couvé pendant plusieurs semaines dans la soute à charbon et aurait endommagé les compartiments étanches. Pour éviter un préjudice financier, la compagnie White Starline aurait pris le risque de laisser partir le paquebot malgré le risque encouru.

Déjà il y a 50 ans :


1972 : La vie des immigrés à Paris

07/03/1972 Dans le 20e arrondissement de Paris, à la frontière de la banlieue, un jardin fait face à un bidonville. Le propriétaire a installé une pancarte dans son jardin où l’on peut lire « Propriété privée, défense d’entrer. Le retour n’est pas certain ». Il annonce « Je les reçois avec une fourche ! ». La situation des travailleurs immigrés à Paris est depuis peu désastreuse aux abords de la capitale. M. Diabira est le délégué des locataires du foyer du 15 rue Bisson. Il nous montre ce lieu d’accueil vétuste et nous parle de la condition précaire des immigrés à Paris, des discriminations et du racisme latent auxquels ils doivent faire face au quotidien, en attendant des jours meilleurs.