Je m’ennuie…


….. » comme un rat mort  » ( je m’ennuie vraiment !) …Alors , pour passer le temps , j’ai cherché d’où vient cette expression ……

Parmi les nombreuses expressions faisant référence au rat, l’une des plus connues est “s’ennuyer comme un rat mort”. Que signifie cette formule ? Quelle est son origine ? Et pourquoi le rongeur apparaît le plus souvent dans les expressions à connotation péjorative ?

Un rat mort….

La locution “s’ennuyer comme un rat mort” est utilisée pour signifier que l’on s’ennuie énormément, au point d’en mourir. Parallèlement, la formule évoque un sentiment de solitude, l’impression d’être abandonné par tous. Autrefois , la définition du mot “s’ennuyer” portait également le sens de souffrir de l’absence de quelqu’un (s’ennuyer de quelqu’un).

S’ennuyer comme un rat mort ou “comme une croûte”

Les expressions françaises synonymes : On peut citer “s’ennuyer à cent sous de l’heure” ; “s’ennuyer comme une croûte derrière la malle” (ou sa variante ironique “s’amuser comme une croûte de pain derrière une malle”). Parmi les locutions antonymes, il est intéressant de mentionner “comme un rat dans un fromage“. S’appuyant sur l’attirance du rongeur pour cette denrée, la locution décrit l’impression de se trouver dans un endroit confortable où ( selon la définition de l’Académie française ) on se sent à son aise car on y trouve tout en abondance, sans qu’il n’en coûte rien.

Quand le rat s’ennuie à mourir:

Certaines espèces de rats vivent dans les lieux secs et perchés, comme les greniers et les charpentes de nos maisons quand d’autres préfèrent les lieux humides, telles les caves. L’expression “s’ennuyer comme un rat mort”renvoie à l’image du petit mammifère ayant succombé dans un lieu sombre et isolé, où les visites se font rares. L’animal s’est ennuyé à en mourir car seul et oublié de tous. La formule s’entoure en effet de l’idée d’abandon et de délaissement. Associée à l’humain, elle fait penser à une personne plongée dans une profonde solitude et dont la mort se produirait dans l’indifférence générale.

Origine de l’expression :

La première apparition de l’expression « s’ennuyer comme un rat mort » reste inconnue, la formule est attestée à la fin du XIXe siècle dans le poème Litanie de Tristan Corbière

Tristan Corbière ?

:  » Non… Mon cœur te sent là, Petite ; Qui dort pour me laisser plus vite ; Passer ma nuit, si longue encore ; Sur le pavé comme un rat mort…  »

Certaines hypothèses font le lien avec une expression plus ancienne,utilisée aux XVIIe et XVIIIe siècle : “puer comme un rat mort”. La locution qualifie un individu qui sent très mauvais et que l’on rechigne à approcher. Du fait de son odeur, la personne serait fuie par les autres, d’où son exclusion et le triste ennui qui en découlerait.

Rat : le mal-aimé des expressions animalières

Depuis des siècles, le rat parle à notre imaginaire collectif d’une façon dévalorisante. L’image négative qui lui colle à la peau se reflète très souvent dans notre idiome et la formule “s’ennuyer comme un rat mort” ne fait pas exception. Parmi les expressions populaires utilisant le rongeur de manière peu flatteuse, on peut citer :

“Être un rat” désigne quelqu’un de radin, un individu avare et intéressé, un  »rapiat  »;

“Être fait comme un rat” exprime l’impossibilité de fuir (en parlant généralement d’un malfaiteur), le fait de se trouver dans une impasse, une situation inextricable ;

“Un trou à rats” décrit un endroit sale et insalubre ;

“Les rats quittent le navire” qualifie les gens peu courageux qui, en cas de danger, s’en vont et abandonnent lâchement leur entourage.

Dégoût pour le rat d’égouts :

L’expression “s’ennuyer comme un rat mort” sous-entend que le triste sort de l’animal n’affecte personne. Le corps inanimé du rongeur gît dans un lieu isolé et pas une âme ne se soucie de son cas. C’est même tout le contraire qui se produit : sa présence suscite un sentiment de répulsion qui peut s’expliquer par deux raisons principales :

Le rat est vecteur de maladies. L’image du rongeur est souvent associée à la pandémie de peste, notamment la peste noire qui a tué 10 millions de personnes en Europe au milieu du XIVe siècle, soit un tiers de la population européenne de l’époque. La transmission à l’homme s’est faite via les puces infectées par les rats.

Le rat est sale. Le mammifère souffre d’une mauvaise réputation car il avale toutes sortes de détritus, fouille les poubelles, arpente les égouts et tous les lieux insalubres représentant une source potentielle de nourriture. La présence d’ordures attire le rat comme un aimant et une fois sur place, il se reproduit très rapidement, jusqu’à la prolifération.

Peu apprécié des humains, le rat est un gros mangeur qui joue un rôle important sur le plan sanitaire. En effet, il assure la gestion des déchets que nous produisons massivement et le nettoyage des égouts et des canalisations qui se boucheraient constamment sans son intervention. Et, contrairement aux idées reçues, le rat est un animal très propre qui passe une grande partie de la journée à faire sa toilette.

Pas mort!!! Un monsieur retraité écrit sur le net :


 » Je dois prouver à l’administration que je ne suis pas mort  »

TÉMOIGNAGE. Apprenant qu’il est décédé depuis sept mois, un retraité voit ses droits interrompus et ferraille pour faire valoir son droit à exister.

Faire corriger une erreur des services administratifs en France ? Un vrai casse-tete !
Faire corriger une erreur des services administratifs en France ? Un vrai casse-tête !

C’est jour de marché dans le quartier. J’en profite pour passer à la banque pour commander un nouveau chéquier. Action inhabituelle, car depuis plusieurs années, je ne corresponds avec ma banque que par Internet. La personne qui me reçoit prend donc normalement en compte ma demande. J’écris  » normalement  » parce que cette même personne, trois heures plus tard, m’appelle sur mon portable. Visiblement très gênée, elle me dit :  » Désolé de vous déranger, je sais que vous êtes vivant puisqu’on s’est vus ce matin, or vos caisses de retraite complémentaires viennent de nous adresser un mail pour nous demander de confirmer votre décès, d’envoyer en retour un acte de décès si nous en disposons et de suspendre tous vos versements.  » Il est écrit précisément dans le mail adressé à la banque :  » Nous avons reçu une information nous indiquant que votre allocataire serait décédé.  » Au passage, avec mon déplacement bienvenu à la banque le matin, j’évite de justesse le blocage de mes comptes bancaires.

Donc je suis déclaré mort ! Ma première pensée est pour mon épouse. Et si, alors que j’étais en déplacement, elle avait appelé la banque pour un renseignement et on lui avait répondu que j’étais décédé ?

Je saisis aussitôt mon téléphone pour contacter mes caisses de retraite complémentaires. L’Agirc-Arrco d’abord.  » C’est le fichier national R N I P P (Répertoire national d’identification des personnes physiques, qui permet de savoir si une personne est vivante ou décédée), m’est-il répondu, qui a déclenché une procédure informatique automatique de suspicion de décès vous concernant. Ses conséquences, ce sont l’envoi de trois courriers, l’un à votre mairie de naissance, l’un à la mairie de votre domicile, l’autre à la banque où sont versées vos pensions. Comme vous nous avez informés être toujours en vie, nous rectifions les informations erronées du système informatique.  »  » Toutefois, m’est-il enfin précisé, nous vous recommandons de vous rapprocher de la Cnav, retraite de la sécurité sociale.  »

 » Certificat de vie  »

Je téléphone donc le lendemain à la Cnav. Après un quart d’heure d’attente, une personne décroche. Je décline mon identité, mon adresse, mon numéro de sécurité sociale, etc. Cette personne me dit alors : « Si vous me téléphonez, c’est donc que vous n’êtes pas mort ! » Je note, au passage, qu’on ne manque pas d’humour dans l’administration. Elle ajoute : « La date de votre décès remonterait au mois de novembre 2021 [il y a sept mois !]. Fort heureusement, nous n’avons pas encore suspendu votre retraite. Toutefois, il faudrait que vous envoyiez un certificat de vie pour être sûr qu’il s’agit d’une erreur vous concernant. » En fait, contrairement à la promesse faite, la CNAV suspendra ma pension début juin.

Mais, comme disait Jaques Chirac,  »les emmerdes, ça vole toujours en escadrille  » ?. Informant la Cnav d’un rendez-vous chez mon ophtalmologue deux jours plus tard, je m’entends répondre que ma carte vitale n’est plus valable. Après avoir essayé en vain de me connecter sur mon compte Ameli, je téléphone à l’Assurance maladie et je patiente de nouveau, cette fois-ci une demi-heure.

La personne qui répond me fait décliner mes nom, prénom et numéro de sécurité sociale. Jusque-là, tout va bien. Mais tout se complique quand elle me demande mon adresse (celle où me sont envoyées toutes les correspondances avec la sécurité sociale depuis plus de trente ans) : « Je n’ai pas la même adresse. Auriez-vous une autre adresse ? » Je lui réponds par la négative. Elle me demande de patienter. Dix minutes après, elle me dit : « L’état civil vous a déclaré décédé au mois de novembre 2021 et vos droits sont interrompus depuis le 10 mai ! Pour une réouverture des droits, il faut vous rendre à votre mairie pour vous faire établir un certificat de vie. » Et d’ajouter : « Envoyez ce courrier en lettre normale et surtout pas en recommandé ! » Allez comprendre pourquoi…

Je lui demande si les droits sont aussi suspendus pour mon épouse. Elle me répond que non, mais qu’elle doit faire mettre à jour de sa carte vitale. Avec une telle histoire, devenu prudent, je lui recommande de ne pas le faire tout de suite, parce qu’elle a probablement dû être déclarée veuve !

Après de très longues minutes passées au téléphone, c’est la deuxième fois qu’on me parle de  » certificat de vie  », dont je ne connaissais pas l’existence.

Que de temps passé pour prouver… que je suis vivant ! D’autant plus que personne (ni l’Assurance maladie ni aucune caisse de retraite) n’a essayé de prévenir ou de joindre quelqu’un de la famille pour certifier cette suspicion de décès. Bref, le lendemain, le service de l’état civil de la mairie, bien qu’extrêmement étonné, imprime un « certificat de vie ». Il m’est aussi précisé que fort heureusement je n’ai pas été rayé des listes électorales et que, grâce à leur demande à ma mairie de naissance, le décès n’était pas encore inscrit sur mon acte de naissance, ce qui aurait paraît-il encore plus compliqué la suite des événements.

Pour terminer, j’ajoute qu’un de mes enfants, ayant effectué une recherche sur Internet, a trouvé qu’en novembre 2021, un monsieur portant le même prénom et nom que moi, mais n’ayant ni le même âge ni j’imagine le même numéro de sécurité sociale, était décédé… dans le Puy-de-Dôme ! Est-ce là l’origine de la méprise ? Peu importe.

Bien sûr, j’ai décidé de porter plainte pour  » indemnisation du préjudice grave subséquent à une fausse déclaration de décès  ».

C’était il y a environ 230 ans :


23 août 1791:

Révolte des esclaves à Saint-Domingue:

Dans la nuit du 22 au 23 août 1791 éclate une violente insurrection à Saint-Domingue, colonie française des Antilles. Esclaves noirs et affranchis revendiquent la liberté et l’égalité des droits avec les citoyens blancs.

C’est le début d’une longue et meurtrière guerre qui mènera à l’indépendance de l’île ; la plus grande révolte servile de l’Histoire… et la seule qui ait réussi.

Mémoire de la traite :

En 1998, en souvenir de la révolte de Saint-Domingue, l’Unesco (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la Culture) a fait du 23 août la  » Journée Internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition  »… Cependant ,cette célébration reste ignorée en France, bien que celle-ci ait été au centre de l’événement car le gouvernement français a préféré instauré trois ans plus tard une journée proprement nationale à la date du 10 mai, cette date ayant été choisie simplement parce qu’elle rappelle la date de promulgation de ladite loi, dite loi Taubira ( la loi Taubira (10 mai 2001) est à l’origine de la journée du souvenir de l’esclavage. Pleine de  » bonnes intentions  », cette loi a toutefois le grand tort de violer la connaissance historique.

Une prospérité compromise

De son nom officiel  » côtes et îles de Saint Domingue en l’Amérique sous le vent  », la colonie est, avant la Révolution, la plus prospère des possessions françaises d’outre-mer grâce à ses plantations de café et de canneLa colonie compte près de 600 000 habitants, dont 40000 affranchis, essentiellement des mulâtres, et 500 000 esclaves noirs régis par le Code noir.(=L’article 44 précise :  » Les esclaves sont des biens meubles  ». Mais d’autre part, les maîtres sont invités à éduquer leurs esclaves dans la foi chrétienne… =>le texte ne craint pas de se contredire en considérant les esclaves à la fois comme des  » biens meubles  » et de bons chrétiens ! Cette contradiction va ouvrir la voie à toutes les interprétations de la part des planteurs, y compris bien sûr les plus iniques.)

Les affranchis ou  »libres de couleur » n’ont pas les mêmes droits que les colons. Le port de l’épée et le titre de  »Monsieur » leur sont interdits, de même que certaines professions. Mais ils bénéficient d’une certaine aisance, sont très dynamiques et possèdent même un quart à un tiers des esclaves !

Pour cause de disettes, diverses révoltes ont secoué l’île au cours du XVIIIe siècle mais ont été à chaque fois matées.   

Cependant, le rapport démographique devient, plus qu’en aucune autre colonie, favorable aux esclaves, qui représentent près des neuf-dixièmes de la population à la veille de la Révolution française. Le sort de l’île va en être bouleversé.

Le 15 mai 1791, à Paris, l’Assemblée nationale accorde  »timidement » le droit de vote à certains libres de couleur. Cette demi-mesure inquiète les planteurs blancs de Saint-Domingue qui songent à proclamer leur indépendance pour préserver leur île des idées séditieuses venues de Paris.

Elle ne satisfait pas davantage les intéressés, qui, tel Vincent Ogé

Vincent Ogé ?

, réclament une véritable égalité de droit avec les colons, tout en restant fidèles au roi. Les négociants blancs, qui bénéficient de l’exclusif (protection douanière), demeurent comme les affranchis fidèles à la monarchie et s’opposent en cela aux planteurs.

planteurs cannes à sucre ?

Affranchis mulâtres, négociants et planteurs blancs commencent à s’affronter, n’hésitant pas à associer leurs esclaves noirs à leurs querelles et à leur confier des armes. Dans un deuxième temps, ils vont pousser les esclaves de l’autre camp à la révolte. Dans un troisième temps, enfin, ils vont leur promettre la liberté.

Toutes les conditions de la révolte étant réunies, le  culte vaudou et le  » marronnage  »( =  Action, pour un esclave, de s’évader; état d’esclave marron )vont provoquer l’explosion.

Un combat pour la liberté et l’égalité:

Des nègres marrons ( comme sont appelés les esclaves qui ont fui les plantations et se sont réfugiés dans les forêts) revendiquent l’abolition de l’esclavage au cours d’une cérémonie vaudou au Bois-Caïman, près de Morne-Rouge, sous la direction d’un prêtre vaudou, Boukman, le 14 août 1791. Cette revendication débouche sur une insurrection dans la nuit du 22 au 23 août 1791, avec le fameux Boukman entouré de ses lieutenants Romaine le prophète, Hyacinthe, Georges Biassou, Jean-François.

Des centaines de sucreries et de caféières (plantations de café) sont détruites. Les Blancs eux-mêmes sont massacrés par centaines. C’est le début d’une longue et meurtrière guerre qui mènera à l’indépendance de la prospère colonie.

Les insurgés noirs ne tardent pas à recevoir le soutien des affranchis, irrités que les représentants de l’Assemblée nationale aient fait exécuter plusieurs d’entre eux, dont le célèbre Vincent Ogé.

Les premiers combats révèlent les talents militaires d’un cocher de 48 ans nommé François Toussaint

 . Fils d’un Africain du Bénin, il a reçu une éducation sommaire. Affranchi quinze ans plus tôt, en 1776, il a pu acquérir une propriété de 13 hectares et vingt esclaves !

Lorsqu’éclate l’insurrection, François Toussaint entre au service de Georges Biassou. Il ne tarde pas à faire la preuve de son courage et de ses talents de stratège. Le surnom de  »L’ouverture  » ou Louverture s’ajoute à son nom en raison de la bravoure avec laquelle il enfonce les brèches !

Le 28 mars 1792, la nouvelle Assemblée législative établit une égalité de droit entre tous les hommes libres (à l’exception donc des esclaves) mais cette nouvelle demi-mesure intervient trop tard pour arrêter l’insurrection. L’assemblée envoie donc à Saint-Domingue une commission civile dotée des pleins pouvoirs. Elle arrive dans l’île le 18 septembre 1792 avec un corps expéditionnaire de six mille hommes.

Des trois commissaires, le plus déterminé est Léger-Félicité Sonthonax. Cet avocat de la Société des Amis des Noirs, qui vit en ménage avec une mulâtresse, comprend très vite qu’il n’y a rien à attendre des blancs, hostiles à la Révolution comme aux noirs et aux libres de couleur. Il tente de s’appuyer sur ces derniers mais la situation s’aggrave quand en janvier 1793,  l‘Espagne rejoint la coalition européenne en guerre contre la France.

Madrid, qui occupe la partie orientale de l’île, Santo Domingo, offre à Georges Biassou et François Toussaint Louverture de combattre les Français à ses côtés en échange d’une promesse de liberté générale. Les insurgés acceptent et Toussaint Louverture reçoit le grade de lieutenant général dans les armées espagnoles. Il commande 4 000 hommes et bientôt vole de succès en succès.

Libérés grâce à la Révolution française

À Paris, l’insurrection est perçue comme une révolte royaliste de type vendéen, qui bénéficie ( fait aggravant ) de l’appui des Anglais et des Espagnols. 

En désespoir de cause, les commissaires de la République décident le 21 juin 1793 d’affranchir les esclaves qui combattraient pour la République. Puis, par une mesure encore sans précédent, Sonthonax se résigne à un affranchissement général dans la province du Nord. Il proclame le 29 août 1793 :  » Tous les nègres et sang-mêlés, actuellement dans l’esclavage, sont déclarés libres pour jouir de tous les droits attachés à la qualité de citoyen français…  ». La mesure est étendue le 4 septembre 1793 aux parties ouest et sud de l’île.

Trois députés de Saint-Domingue gagnent Paris et convainquent la Convention de généraliser l’abolition de l’esclavage à l’ensemble des colonies françaises par le décret du 6 pluviôse An II (4 février 1794).

Voyant cela, certains planteurs n’hésitent pas à appeler les Anglais à leur secours. Trois mois plus tard, en mai 1794, 7 500 soldats anglais venus de la Jamaïque voisine débarquent à Haïti et s’emparent de la capitale, Port-au-Prince.

Heureusement pour la France, Toussaint Louverture prend conscience de la fragilité du soutien espagnol : Madrid tarde à concrétiser sa promesse de libération des esclaves. Le 18 mai 1794, le héros noir change de camp et fait front commun avec les révolutionnaires français, leur sachant gré d’avoir libéré les esclaves. Il intervient avec ses troupes aux côtés du général Étienne Laveaux et la Convention le nomme général de division le 17 août 1794.

Dans le même temps, en juin 1794, une expédition commandée par Victor Hugues débarque en Guadeloupe. Victor Hugues émancipe les esclaves et, en six mois, reprend l’île aux Anglais. Il a moins de chance avec la Martinique qui reste aux mains des Anglais. Au nom de l »’ isonomie républicaine  », la Guadeloupe et Saint-Domingue sont élevées au rang de départements français.

À Saint-Domingue, les Anglais sont battus et décimés par une épidémie de fièvre jaune à laquelle les Noirs sont, eux, presque insensibles. Triomphant, Toussaint Louverture se débarrasse en 1795 de Sonthonax en le faisant élire député à l’assemblée des Cinq-Cents. Il reprend le sud de l’île à son rival, le mulâtre Ribot, et, en octobre 1798, reçoit la reddition définitive des Anglais au nom de la République française. Il prend dès lors en main le gouvernement de l’île et s’applique à rassurer les planteurs. La prospérité ne tarde pas à revenir. Il est vrai que le nouveau maître de l’île oblige ses frères de couleur à travailler dans les plantations dont ils étaient auparavant les esclaves ! Il signe à cet effet un décret le 12 octobre 1800.

Toussaint Louverture réoccupe le 27 janvier 1801 la partie orientale de l’île, que l’Espagne avait cédée à la France en 1795 par le traité de Bâle. Cette initiative déplaît à Napoléon Bonaparte, qui gouverne la France à ce moment-là avec le titre de Premier Consul . Il met un terme à l’  »isonomie républicaine » et établit pour les colonies une législation spéciale. Le libérateur de Saint-Domingue n’en a cure et le 8 juillet 1801, il proclame l’autonomie de l’île et se nomme Gouverneur général à vie de la nouvelle République.

Bonaparte, excédé, envoie à Saint-Domingue une expédition commandée par son beau-frère, le général Leclerc, en vue de le débarrasser des  » nègres dorés  », c’est à dire les généraux de couleur. Il s’ensuit une guerre impitoyable   contre les troupes venues de la métropole, avec, au bout du tunnel, l’indépendance.

c’était il y a 450 ans….


Le 18 août 1572 : un mariage en prélude au massacre de la Saint-Barthélemy

Marguerite de Valois (1553-1615)En pleines guerres de religion entre catholiques et protestants, la régente Catherine de Médicis a projeté, dans un souci d’apaisement, de marier sa fille Marguerite de Valois au jeune chef des réformés, Henri de Navarre, futur Henri IV. Marguerite, qui entrera dans la légende sous le surnom de  »reine Margot  », est la sœur du roi Charles IX.

Le mariage a lieu le 18 août 1572 à Notre-Dame de Paris . Le Parlement de Paris, farouchement catholique, boude les cérémonies officielles car les magistrats réprouvent l’union de la catholique Marguerite avec le protestant Henri. Plus sûrement, ils en veulent au roi d’avoir édicté un impôt frappant les procureurs deux jours plus tôt !

Il est à noter que la bénédiction nuptiale n’est pas donnée à l’intérieur de la cathédrale, comme à l’accoutumée, mais sous le porche. La raison en est que le marié, du fait de sa religion, n’a pas le droit d’entrer à Notre-Dame ni d’assister à la messe qui suit la bénédiction. Très vite, la situation se tend. Il faut moins d’une semaine avant que le drame ne survienne …( le drame = massacre de la saint -Barthélemy)

( billet à revoir peut-être)

ça s’est passé il y a environ 10 ans:


La grève des mineurs à Marikana désigne une grève sauvage survenue en août 2012 près d’une mine de platine , propriété de Lonmin , dans la région de Marikana, près de Rustenburg en Afrique du Sud .

Le 16 août 2012 , trente-quatre ouvriers sont tués par la police. Ces agissements sont décrits sous le terme de  » massacre  » par l’ensemble des médias internationaux et comparés aux événements qui se sont déroulés à Sharpeville en 1960.

La chef de la police sud-africaine Riah Phiyega a assuré lors d’une conférence de presse que les policiers avaient agi en état de légitime défense face à une émeute armée et agressive.  » Les policiers ont dû faire usage de la force pour se défendre contre le groupe qui les chargeait  ».

Mais par la suite, une commission d’enquête a accusé la police d’avoir menti sur les circonstances du massacre.

Prémices:

Le 10 août 2012 , 3 000 des 28 000 mineurs, qui sont payés en moyenne 4 000 rands (environ 400 euros) par mois, manifestent en réclamant 12 500 rands (environ 1 250 euros), soit plus de trois fois leur salaire actuel.

Des affrontements entre partisans de deux syndicats, le National Union of Mineworkers (NUM) et l’Association of Mineworkers and Construction Union (AMCU), avaient fait dix morts en quelques jours. Le tout premier incident a lieu le 11 août, lors que les grévistes se dirigent vers les locaux de la NUM, pour demander au syndicat d’intervenir auprès de la direction de l’usine. Malgré des circonstances un peu floues, il semble que l’un des membres du syndicat présent dans le bureau ait pris peur devant les grévistes armés de bâtons, de couteaux, de machettes et de lances, et ait ouvert le feu, faisant deux blessés graves ( initialement annoncés comme morts ).

Fusillade du 16 août

Plus tard dans l’après-midi, la police ouvre le feu sans sommation sur un groupe de grévistes. Les rapports officiels montrent que trente quatre mineurs ont été tués et soixante dix huit d’entre eux ont été blessés.

Les services de police sud-africains ont expliqué que les manifestants refusaient de déposer leurs armes et qu’ils ont attaqué les policiers à l’aide de toutes sortes d’armes y compris des armes à feu volées à deux policiers qu’ils avaient tués une semaine avant.

Le  » Congress of South African Trade Unions(COSATU)  », fédération sud-africaine des syndicats à laquelle les grévistes sont opposés, a confirmé le rapport de police lequel disait avoir d’abord fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau contre les mineurs, lesquels ont riposté en faisant usage de balles réelles. Cependant des journalistes présents sur place ont affirmé que les grévistes n’avaient pas tiré en premier. Les femmes des grévistes et l’A M C U ont vigoureusement contesté l’affirmation de la police selon laquelle les grévistes avaient tiré en premier.

Le lendemain,( 17 août 2012), la police locale a communiqué le bilan de la journée du 16 août, soit trente-quatre morts, soixante-dix-huit blessés et deux cent cinquante-neuf arrestations.

Le 19 septembre 2013, la police sud-africaine a été accusée par la commission d’enquête chargée de faire la lumière sur les circonstances du massacre de Marikana d’avoir menti sur ces circonstances .

Réactions:

L’A M C U ( Association of Mineworkers and Construction Union) a blâmé le syndicat rival, la NUM (National Union of Mineworkers) et la police et par ailleurs insisté sur le fait que contrairement à des rumeurs, le syndicat n’est pas affilié à un parti politique. Une enquête interne à la police est ouverte et le président sud-africain Jacob Zuma

Jacob Zuma ?

a annoncé la mise sur pied d’une commission d’enquête plus large sur la fusillade de Marikana Selon le New York Times , Frans Baleni, secrétaire général de l’Union nationale des mineurs, a défendu l’action de la police sur les ondes de la station radio Kaya FM disant :  » La police était patiente, mais ces gens étaient extrêmement armés avec des armes dangereuses  ». Le Parti communiste sud-africain

emblème du parti communiste sud-africain ?

qui soutient le Congrès national africain (ANC) et le COSATU auquel NUM est affilié ont demandé que les leaders de AMCU soient arrêtés pour avoir manipulé les mineurs.

Le président de Lonmin , Roger Phillimore, a rejeté la responsabilité de ces affrontements meurtriers sur les forces de l’ordre en déclarant que  » la police sud-africaine était chargée de l’ordre et de la sécurité sur le terrain depuis le début des violences entre syndicats rivaux ce week-end.  » La police des polices sud-africaine a envoyé sur place une délégation d’experts le samedi 18/08/2012 afin d’enquêter sur les circonstances de la fusillade et de déterminer les responsabilités.

Le 19 août, Lonmin menace de licencier les grévistes qui ne reprendraient pas le travail le 20 août au matin, mais la majorité des mineurs a rejeté cet ultimatum et entend poursuivre le mouvement.

Le président Jacob Zuma annonce une semaine de deuil national en mémoire des quarante quatre personnes tuées en l’espace de huit jours à la mine de Marikana, dont les trente-quatre grévistes abattus par la police. Zuma annonce à cette occasion la nomination d’une commission interministérielle chargée d’enquêter sur la tragédie, présidée par le ministre auprès de la Présidence, Collins Chabane.

Réponses aux tueries :

Le lendemain du massacre, un groupe de femmes de mineurs a manifesté et chanté des slogans et des chants de lutte contre l’apartheid . Elles ont démenti que les mineurs avaient tiré les premiers et insisté sur le fait que la grève concernait les salaires. Elles exigeaient que les policiers responsables des tirs soient exécutés. Une manifestation a eu lieu au Cap près du Parlement le lendemain du massacre.

À Auckland, en Nouvelle – Zélande, des manifestants ont attaqué l’ambassade d’Afrique du Sud avec des bombes de peinture.

Réactions de la justice sud-africaine :

Les blessés sont en état d’arrestation, tandis qu’un tribunal de la banlieue de Pretoria, inculpe de meurtre les 270 personnes interpellées après la fusillade. Le parquet annonce finalement le 2 septembre que cette inculpation controversée est provisoirement suspendue.

Le 6 septembre, la justice sud-africaine remet en liberté tous les mineurs qui avaient été arrêtés le 16 août. Le juge Esau Bodigelo annonce aux mineurs que  » Les poursuites contre vous pour meurtre et tentative de meurtre ont été retirées  », mais ils restent poursuivis pour violence publique et rassemblement interdit.

Réactions dans le milieu minier:

Le 10 septembre 2012, 15 000 mineurs sud-africains ont à nouveau débrayé dans une mine d’or

une mine d’or

exploitée à plus de 3 000 mètres de profondeur par le groupe Gold Fields dans la banlieue de Johannesburg dans un climat social toujours tendu par le bras de fer qui se poursuit à la mine de Marikana.

Le 12 septembre, la tension persiste sur le front social, où des mineurs du géant Anglo American Platinum (Amplats) ont commencé à bloquer les routes de la  » ceinture de platine  » autour de Rustenburg (nord), alors que Julius Malema veut s’adresser à l’armée.

Fin de la grève :

Le 5 septembre 2012 , plus de 3 000 mineurs en grève manifestent devant la mine de Marikana. Ils ont rejoint le site après une marche de plusieurs kilomètres alors que des négociations devaient reprendre à la mi-journée à Rustenburg. Le 6 septembre 2012, les représentants des grévistes non syndiqués et l’AMCU à l’origine du conflit meurtrier de Marikana ont refusé de s’associer à un accord direction-syndicats majoritaires prévoyant la reprise du travail dans la mine sud-africaine. La grève pend fin le 18 septembre, après un accord de hausse de 22 % des salaires, dans un fort climat de tension entre les deux principaux syndicats, la NUM et l’ACMU, la première reprochant à la seconde d’avoir fait à ses membres des promesses irréalistes.

Monument

Un mémorial de 34 croix a été érigé à la colline de Marikana en souvenir des victimes…..

C’était il y a 206 ans !


Le 2 juillet 1816

Échouage de la Méduse…..( billet à revoir ….peut-être)

Le 2 juillet 1816, la frégate La Méduse s’échoue au large de l’actuelle Mauritanie avec 395 marins et soldats à son bord. Ce fait divers va bouleverser la France et engendrer un chef-d’œuvre de l’art romantique.

Un capitaine imprudent:

Le navire a quitté Bordeaux le 27 avril, accompagné de la corvette  » L’Écho ‘, de la flûte  »La Loire’ et du brick  »L’Argus ».

L’expédition est commandée par le capitaine de frégate Hugues Duroy de Chaumareys. Cet officier royaliste de 51 ans a émigré dès le début de la Révolution, en 1789, et vient tout juste de rentrer en France. Il a reçu du roi Louis XVIII mission de reprendre le Sénégal, que le traité de Paris a restitué à la France après la chute de Napoléon, quelques mois plus tôt.

Contre l’avis de ses officiers, le capitaine veut couper au plus court. Son navire, La Méduse, s’éloigne ainsi du reste de la division et s’engage sur le dangereux banc de sable d’Arguin, à plus de 60 kilomètres des côtes africaines, où il est bientôt immobilisé. On tente de désensabler le navire en évacuant le matériel sur un radeau de fortune de 20 mètres de long. Mais cela ne suffit pas et il faut se résoudre à l’évacuation.

L’évacuation

Les officiers, les passagers et une partie des marins se replient sur la chaloupe et une demi-douzaine de canots qui, tous, sont mâtés et disposent d’une voile. Le commandant est parmi les premiers à quitter la frégate !… Mais 152 hommes, essentiellement des soldats, doivent se contenter du radeau. Serrés les uns contre les autres, ils ont de l’eau jusqu’aux genoux. Dix-sept hommes, appréhendant le pire, préfèrent rester sur la frégate dans l’espoir d’être plus tard secourus.

Dans un premier temps ,le radeau est tiré par les canots et la chaloupe. Mais au lieu de se rapprocher de la côte, les naufragés dérivent vers la haute mer… Une nuit, les amarres cèdent les unes après les autres. L’enquête montrera plus tard qu’elles furent volontairement larguées à l’initiative de l’officier Raynaud qui commandait le principal canot

Voyant cela, le lieutenant Espiau, qui commande la chaloupe, veut reprendre le radeau en remorque mais ses hommes s’y opposent. Il semble en effet que beaucoup craignaient une mutinerie et une attaque de la part des marins du radeau, des hommes rudes et passablement éméchés.

Finalement, le commandant Chaumareys abandonne le radeau à lui-même et met le cap sur la côte, vers Saint-Louis du Sénégal. Ses officiers, honteux mais résignés, le suivent.

Le chef d’œuvre :

Théodore Géricault (25 ans), s’est inspiré du drame de La Méduse pour peindre l’un des premiers chefs-d’œuvre de l’école romantique. Ce jeune artiste de sensibilité monarchiste a suivi Louis XVIII dans son exil de Gand. Cela ne l’empêche pas de faire de son œuvre un manifeste contre les dérives du régime.

Soucieux de réalisme, il a emprunté des cadavres dans un hôpital et s’en est servi comme modèle. Le chirurgien Savigny et un autre rescapé, Corréard, ont d’autre part aussi posé pour Géricault, avec qui ils s’étaient liés d’amitié. On voit sur la gauche le premier, bras tendu, doigts écartés, tourner la tête vers le second, dans l’ombre, adossé au mât. On identifie également deux autres personnages : le noir agitant un morceau de toile est Jean-Charles, soldat originaire du Sénégal. L’homme avec une longue chemise à fines rayures se traînant sur le milieu du radeau, le bras droit tendu, est l’enseigne Jean-Daniel Coudein, commandant du radeau, qui avait été blessé à la jambe au départ de France et pouvait à peine bouger .Le peintre Eugène Delacroix,

Eugène Delacroix ( auto portrait)

ami de Géricault, a servi également de modèle. On le voit au premier plan, face contre le radeau.

La toile est de très grandes dimensions (4,9 x 7 m), avec des personnages deux fois plus grand que nature au premier plan. Elle montre les marins qui tentent de se faire voir du brick L’Argus le 17 juillet 1816. Par le mouvement des corps et les contrastes de lumière, elle travestit le fait divers en un drame mythologique. Exposée au Salon de 1819 sous le titre Scène de naufrage, elle fait scandale par son réalisme et sa violence. Certains y voient une dénonciation du pouvoir en place. Elle n’en suscite pas moins l’admiration du roi Louis XVIII qui lâche placidement :  » Voilà un naufrage qui ne fera pas celui de l’artiste qui l’a peint  ». (Elle est aujourd’hui au musée du Louvre ).

Le peintre n’a pas osé présenter la première version de son œuvre (ci-dessous), du fait de scènes de cannibalisme jugées trop violentes.

Première version du tableau ?

Le drame:

Avec très peu de vivres et cinq barriques de vin, le radeau va dériver sous un soleil implacable, avec de l’eau jusqu’à un mètre au-dessus du plancher. Les officiers se maintiennent près du mât, dans la partie la plus stable. Suicides, noyades, rixes s’enchaînent. Dès le deuxième jour, certains survivants découpent la chair des cadavres et s’en repaissent après l’avoir boucanée au soleil. Quelques hommes encore valides jettent à la mer les blessés et les malades pour préserver les chances de survie des autres.

Au bout de treize jours, le 17 juillet 1816, les malheureux aperçoivent une voile à l’horizon. C’est L’Argus qui s’est mis en quête de l’épave de La Méduse pour y récupérer des documents officiels et de l’argent ! Mais le brick s’éloigne sans voir le radeau. Il repassera quelques heures plus tard et cette fois l’apercevra. Il recueillera une quinzaine de rescapés. Cinq succomberont peu après leur arrivée à Saint-Louis du Sénégal.

Le lieutenant de vaisseau Parnajon, commandant L’Argus, racontera plus tard :
 » J’ai trouvé sur ce radeau quinze personnes qui m’ont dit être le reste des 147 qui y avaient été mises lors de l’échouage de la frégate Méduse. Ces malheureux avaient été obligés de combattre et de tuer une grande partie de leurs camarades qui s’étaient révoltés pour s’emparer des provisions qu’on leur avait données. Les autres avaient été emportés par la mer, ou morts de faim, et fous. Ceux que j’ai sauvés s’étaient nourris de chair humaine depuis plusieurs jours et, au moment où je les ai trouvés, les cordes qui servaient d’étais étaient pleines de morceaux de cette viande qu’ils avaient mise à sécher. Le radeau était aussi parsemé de lambeaux qui attestaient la nourriture dont ces hommes avaient été obligés de se servir…  » .

Finalement,c’est une goélette privée, la Bombarde, qui atteindra la Méduse 52 jours après son abandon. Elle recueillera trois survivants sur les dix-sept qui étaient restés à bord : douze avaient quitté l’épave sur un radeau et un treizième sur une » cage à poules  », un quatorzième était mort d’épuisement.

Les  » naufragés du désert  »

Si Géricault a immortalisé le radeau, l’histoire a oublié par contre les  » naufragés du désert  ». Il s’agit des 63 personnes que la chaloupe débarqua le 6 juillet et qui rejoignirent Saint-Louis du Sénégal en longeant la côte. Ils parcoururent les quelques 80 lieues en 17 jours, harcelés, dépouillés par les Maures contre un peu d’eau et de nourriture. Six d’entre eux, dont une femme, y laissèrent la vie.

Trois hommes, » des traînards  », s’égarèrent et furent séparément capturés par les Maures. Parmi eux, le naturaliste Georg-Adolf Kummer (1786-1817). Il parlait un peu l’arabe, se fit passer pour le fils d’une musulmane égyptienne et fut traité courtoisement. Tous les trois furent ramenés à Saint-Louis contre promesse de rançon (ou de récompense).

Le scandale

 »Le Journal des Débats » publie le compte-rendu adressé au ministre de la Marine par le chirurgien Jean-Baptiste Savigny, l’un des rescapés du radeau. L’auteur y dépeint les violences extrêmes auxquelles ses compagnons et lui-même ont été réduits. Son récit soulève une immense émotion dans l’opinion publique.

Le capitaine de frégate et les officiers passent en cour martiale. Hugues Duroy de Chaumareys est dégradé et radié du rôle des officiers de marine et des Ordres de Saint Louis et de la Légion d’Honneur. Il échappe de peu à la peine de mort et s’en tire avec trois années de prison. Il finira ses jours au château de Lachenaud, à Bussière-Boffy, près de Bellac (Haute-Vienne).

La fête de la musique…….


Chaque année le 21 juin, c’est la même rengaine. Des concerts de rue ou dans les bars incitent à faire la fête durant cette nuit qui tombe généralement le jour du solstice d’été.

Si c’est Jack Lang

J.Lang

, alors ministre de la Culture, qui lança la première édition de la fête de la musique en France en 1982, il faut remonter à l’année 1976 pour connaître la véritable histoire de la fête de la musique.

Quelle est l’origine de la fête de la musique ?

Joël Cohen

Joël Cohen ?

, musicien américain, travaille alors pour la chaîne musicale France Musique. Pour célébrer le solstice d’hiver et le solstice d’été, il propose une programmation musicale spéciale diffusée durant toute la nuit et qu’il baptisera les « Saturnales de la Musique ». La première édition a lieu le 21 juin 1976.

Quelques années plus tard, le 10 juin 1981, la « Fête de la Musique et de la Jeunesse » est organisée pour célébrer l’élection de François Mitterrand . Un concert gratuit place de la République à Paris réuni environ 100 000 personnes.

Jack Lang et Maurice Fleuret

Maurice Fleuret ?

(ancien directeur de la musique et de la danse du ministère ) s’inspirent de cet évènement festif et des « Saturnales de la Musique » de Joël Cohen pour créer la fête de la Musique dont le titre était initialement « Faites de la musique ! » afin d’inciter les amateurs à se produire en France. Et ça marche ! Le 21 juin 1982, jour de la première fête de la musique officielle, les musiciens envahissent les bars, les parcs, les rues pour le plus grand bonheur des citoyens.

Reprise dans plus de 110 pays à travers le monde, la fête de la musique est aujourd’hui célébrée dans plus de 350 villes et 120 pays.

Pourquoi la fête de la musique a lieu le 21 juin ?

Jour du solstice d’été, le 21 juin est la nuit la plus courte de l’année dans l’hémisphère nord. Un jour symbolique qui signe le début des beaux jours et un tempo qui incite à faire la fête jusqu’à l’aube.

La fête de la musique a 40 ans !

Pour célébrer les 40 ans de la fête de la musique, de nombreux concerts sont ainsi organisés dans toute la France. Des événements qui, après deux éditions en demi-teintes à cause des restrictions sanitaires liées à l’épidémie de Covid-19, sont très attendus par les Français. « Cette édition nous donne l’occasion de revenir aux fondamentaux de la Fête de la musique, de mettre l’accent sur les principes qui ont présidé à sa création : un événement festif, populaire et spontané, qui s’adresse à tous les publics et qui vise à mettre en lumière et favoriser les pratiques amateurs », précise ainsi le ministère de la Culture

sur son site internet. Pour l’occasion, une carte interactive publiée sur le site du ministère, dévoile l’ensemble de la programmation en France, mais pas seulement. Le Royaume-Uni, le Portugal, l’Allemagne, ou encore l’Espagne aussi se mettent au diapason !

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C’est une autre paire de manches : ?


On emploie cette expression  » chez moi  » et  » refaire  » mes blogs depuis le passage de Manu , elle convient !=> j’ai voulu chercher d’où vient cette expression , sa signification …..

C’est une autre affaire, c’est bien différent

On lit dans une note du livre IV, chapitre 58, de Tristan le Voyageur, par Marchangy :  » C’était la mode, sous le règne de Charles V, de porter une espèce de tunique serrée par la taille

une livrée?

, et nommée cotte hardie, laquelle montait jusqu’au cou, descendait jusqu’aux pieds et avait la queue traînante ; mais pour les personnes de distinction seulement, outre les manches étroites de cette robe, on y avait adapté une autre paire de manches à la bombarde, qui étaient fendues pour laisser passer tout l’avant-bras, et qui flottaient à vide jusqu’à terre  ». Ces secondes manches coûtaient beaucoup plus cher que les véritables, peut-être parce qu’elles ne servaient à rien. On leur doit le proverbe : C’est une autre paire de manches.  »

Cette explication ne semble pas tout à fait juste. En voici une autre qui paraît meilleure. Les manches étaient autrefois des  » livrées d’amour  »

 » Livrée d’Amour  » ????

que les fiancés et les amants se donnaient réciproquement, et qu’ils promettaient de porter en témoignage de leur tendre engagement, ainsi qu’on le voit dans une nouvelle du troubadour Vidal de Besaudun, où il est question de deux amants qui se jurèrent de porter manches et anneaux l’un de l’autre.

Déclaration d'amour. Chromolithographie de la fin du XIXe siècle
Déclaration d’amour. Chromolithographie de la fin du XIXe siècle

Ces livrées adoptées pour être le signe de la fidélité, devinrent en même temps celui de l’infidélité. Quand on changeait d’amour, on changeait aussi de manches ; souvent même il arrivait que celles qu’on avait prises la vielle étaient mises au rebut le lendemain, et il y eut tant d’occasions de dire c’est une autre paire de manches, que cette expression fut proverbiale en naissant.

Il y a un vieux dicton populaire qui confirme cette explication ; le voici :  »On se fait l’amour, et quand l’amour est fait, c’est une autre paire de manches  ».

L’expression tenir quelqu’un dans sa manche, pour dire en être assuré, l’avoir à sa disposition, est peut-être dérivée du même usage : peut-être aussi a-t-elle dû son origine à l’ancienne coutume de porter la bourse dans la manche, sous l’aisselle gauche. En ce cas, elle serait une variante et un équivalent de cette autre expression autrefois usitée, tenir quelqu’un dans sa bourse.

Henri II, roi d’Angleterre, après avoir obtenu des lettres pontifiantes qui lui donnaient gain de cause contre Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry, se vantait, en montrant ces lettres publiquement, de tenir le pape et tous tes cardinaux dans sa bourse.

L’emploi de manche pour bourse se trouve encore dans la phrase proverbiale, aimer plus la manche que le bras, c’est-à-dire aimer mieux son argent que sa personne, comme font les avares. (Rabelais liv. III, ch. 3) s’est servi de cette phrase, dont ses commentateurs n’ont pas donné la raison.

booof klik

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C’était il y a environ 78 ans :


Le 13 juin 1944

Un missile V1 dans la Tamise

Le 13 juin 1944, une V1 ( » Vergeltungswaffe  » ou arme de la vengeance) s’écrase dans l’estuaire de la Tamise.

Les villes britanniques sont une nouvelle fois visées. Il ne s’agit plus comme avec le  » Blitz » de 1940 d’attaques par des vagues de bombardiers. On a affaire cette fois à une arme nouvelle : la bombe volante (en fait un missile de croisière).

Ultime défi

V1 en volLa V1 est propulsée par un pulso-réacteur mais doit d’abord être catapultée à partir d’une puissante rampe de lancement.

Quand la bombe volante fait son apparition, les Anglo-Saxons ont déjà opéré le débarquement sur les plages de Normandie. C’est dire que l’Allemagne nazie est proche de la défaite finale. Les V1 sont pour Hitler une ultime tentative de reprendre la main en terrorisant la population britannique avec des bombardements aveugles.

Les Allemands vont envoyer vers l’Angleterre jusqu’à 250 engins par jour à partir de plusieurs dizaines de rampes installées sur le littoral de la Manche. 70 s’écrasent sur Londres chaque jour, faisant au total, en trois mois, 6 000 tués chez les citadins.

L’aviation britannique va éprouver les plus grandes difficultés à les intercepter et détruire en vol.

Un V1 a chuté au sol sans exploser

Grâce à un résistant français, Michel Hollard

Michel Hollard

, qui localise les 104 rampes de lancement, l’aviation britannique va enfin pouvoir détruire celles-ci une à une et annihiler ainsi la menace. Les attaques de V1 sur l’Angleterre cessent le 1er septembre 1944.

Cependant ,elles reprennent avec une intensité redoublée sur la Belgique,en voie de libération  par les Alliés, du 21 décembre 1944 au 20 janvier 1945, à partir de rampes de lancement situées en territoire allemand.

En définitive, sur un total d’environ 20 000 engins V1 lancées de juin 1944 à janvier 1945, la moitié sont tombés sur les agglomérations d’Anvers et Liège, détruisant ainsi des milliers de maisons et de nombreuses vies.

Deuxième frappe

V2 sur la base de PeenemündeEntretemps, le 8 septembre 1944, de véritables fusées, plus puissantes et à plus long rayon d’action, ont fait leur apparition : les V2 (aussi appelées A4), avec une tonne d’explosifs chacune.

À la différence des missiles V1, ces puissantes fusées à combustible et comburant liquide n’ont pas besoin de rampes de lancement massives et fixes. Elles sont lancées depuis des installations mobiles légères, ce qui complique leur repérage. Elles ont été mises au point dans le centre de recherches ultrasecret de Peenemünde, sur l’île d’Usedom, dans la mer Baltique, sous la direction d’un génial ingénieur, Wernher von Braun, alors âgé de tout juste 32 ans.

1100 V2 s’écrasent sur Londres jusqu’au 27 mars 1945. Bilan : 2 700 tués. D’autres V2 frappent également la Belgique, en parallèle avec les V1.

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Test….


Encore une fois, j’avais TOUT perdu !! Ras le bol ! => un petit billet pour essayer

La biologie particulière du requin marteau en fait un des meilleurs prédateurs …

Parmi toutes les espèces de requin, celles du requin marteau, la famille des Sphyrnidae, sont celles qui ont la meilleure vision de leur environnement et de leurs proies.

Grâce à leur tête particulière, à qui ils doivent évidemment leur nom, les requins-marteaux ont une bien meilleure perception de la profondeur.

La-biologie-particuliere-du-requin-marteau-en-fait-un-des-meilleurs-predateurs

Le marteau est appelé  »cephalopodic » et place les yeux de l’animal à chacune des extrémités, lui offrant ainsi un avantage sur la perception des distances en 3D.

Le  »cephalopodic  »? Permet également au requin marteau de changement très rapidement de direction, un plus très utile lorsqu’il chasse des proies très vives et mobiles.

La-biologie-particuliere-du-requin-marteau-en-fait-un-des-meilleurs-predateurs-2

Une tête très élargie qui a offert beaucoup de place pour un grand nombre de pores électro sensoriels, des capteurs pouvant de détecter des variations inférieures à 5 µV/cm et permettant de dénicher les animaux comme les raies enfouies sous le sable. (en voir un ici chasser une raie en bord de plage)

Un qui chasse une raie en bord de plage

L’apparition des requins marteaux est estimée à il y a environ 20 millions d’années mais les espèces sont aujourd’hui en danger.

Le grand requin-marteau est d’ailleurs inscrit sur la liste rouge de l’UICN, un de ses principaux prédateurs étant l’homme pourtant, certains essaient de sauver un requin en mauvaise posture :

Une vidéo de Stephanie Sammann de  »Real Science  »expliquant comment la biologie particulière du requin marteau en fait un des meilleurs prédateurs :



S’il attaque rarement l’homme, mais ça arrive parfois :

(homme en kayak attaqué par un requin – marteau )

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