Se laver les mains, l’intuition géniale du docteur Semmelweis….


    Le médecin hongrois Ignace Philippe coronaSemmelweis est le premier à préconiser le lavage des mains des praticiens avant d’accoucher les femmes. Au milieu du XIXe siècle, entre 5 et 12% des accouchées meurent en effet des suites de la fièvre puerpérale. Mais aucune autorité médicale ne l’écoutera et Semmelweis mourra fou dans un asile, à l’âge de 47 ans. !!

    Avant de devenir une règle d’or, le fait de se laver les mains au préalable d’une intervention chirurgicale était une intuition hongroise. Le médecin obstétricien Ignace Philippe Semmelweis se désole de voir autant de décès de patientes enceintes à l’Hôpital général de Vienne. Il y a dans le service du docteur Klein un taux de mortalité post-natal alarmant, près de 40%. Il faut dire que les médecins ont l’habitude de disséquer des cadavres avant d’opérer les patients !!!!!       Semmelweis, sans évoquer la notion de microbes, encore inexistante au milieu du XIXe siècle, fait l’hypothèse d’une transmission de  » miasmes  » des cadavres aux patientes enceintes Résultat d’images pour illustration accouchement au 19èME . En se lavant les mains, il remarque une amélioration de l’état des mères et des nourrissons.

 » Viré   »et mis au ban de la famille des médecins :

 Lorsqu’il partage cette intuition avec ses supérieurs, ces derniers lui rient presque au nez. L’arrogance des grands pontes de la médecine viennoise refuse de se laisser conseiller par un petit docteur hongrois. Semmelweis est viré sur avis d’une commission hospitalière et retourne vivre en Hongrie, très affecté par cette mise au ban injustifiée.      En 1851, alors qu’il officie dans une maternité de Budapest, ses idées commencent à se répandre mais Semmelweis a une attitude étrange et irritable. En 1861, dans une relative indifférence, est publié l’ouvrage de sa vie, l’Étiologie, le concept et la prévention de la fièvre puerpérale.

   En 1865, il se contamine lui-même après une autopsie et entre dans une longue phase de délire. Il doit être placé en hôpital psychiatrique où il décède quelques semaines plus tard. Louis-Ferdinand Destouches,Résultat d’images pour louis ferdinand destouches ( le futur Céline ), lui consacrera sa thèse de médecine en 1924. Comme une tentative, plutôt vaine, de faire sortir le nom de Semmelweis de l’oubli. À l’heure du coronavirus, le temps est venu de s’en rappeler.

A cet instant …..


Je me demande si je suis  » contaminé » et…….

…… » COVID 19  »….

143 427 cas sont désormais confirmés sur le territoire national, dont 524 de plus en 24 heures.

En France, nous comptons 18 468 personnes encore hospitalisé pour le Covid-19, dont 506 nouvelles admissions enregistrées ces dernières 24 heures.

1 894 personnes sont encore en réanimation.

69 nouveaux cas graves ont encore été admis en réanimation les dernières 24 heures : le solde reste négatif avec 104 malades en moins.

62 563 personnes guéries sont rentrées à domicile.

Le nombre de décès s’élève à 28 022 en France ce mardi soir : 17 714 personnes sont mortes en milieu hospitalier depuis le 1er mars (125 de plus ces dernières 24 heures), et 10.308 en Ehpad et autres établissements médico-sociaux.

Pourquoi le corona virus….


…est  » nommé  » Covid – 19 ?Résultat d’images pour covid 19 illustrations ( Sans importance étant donné les dégâts causé par le corona )…..simplement par curiosité .

C’est  l’O.M.S  qui a choisi cet  » acronyme  » annoncé le 11 février 2020  :   » Co  » se rapporte à corona , le nom de la  » famille  » du virus ;  » vi  » à virus , et  » d  » à  » disease  » (  » maladie en anglais ) . Le chiffre 19 indique l’année de son apparition ( 2019  ) .

     Lorsqu’ils créent un nom , les experts de l’ O.M.S  s’attachent à ce qu’il comporte une information biologique ( ici   » corona  » , une famille de virus en forme de couronnes .

    Ils évitent maintenant les associations qui pourraient se révéler  » discriminantes  » pour une région ( comme ce fut le cas pour la maladie de Lyme , qui porte le nom de la ville américaine où ont été  diagnostiqués les premiers cas et aussi pour une personne  comme la  » maladie de Chagas  » ,  » baptisée du nom de son découvreur . L’O.M.S s’abstient aussi de lier le nom à un animal :  » grippe porcine  » ou  » grippe aviaire  » ( aviaire => oiseaux ) .

Cependant, malgré ces recommandations , la population finit souvent par imposer certains nom de famille …..

Voilà , passionnant n’est pas ? 

 

 

J’ai lu que ….en 1946/48 :


      Expérimentation pour le moins subversive, l’inoculation de la syphilis a été effectuée de manière volontaire chez divers cobayes humains guatémaltèques, de 1946 à 1948. Bien qu’étant dangereux, ce programme pensé par l’administration Truman s’est déroulé avec l’aval et la collaboration du président du Guatemala d’alors, Juan José Arévalo.


Une scabreuse expérience :

C’est un fait historique méconnu mais, malheureusement, bien réel.

   En effet, alors que des chercheurs américains souhaitaient développer des traitements contre la syphilis, la possibilité de mener des expériences médicales sur des humains est progressivement apparue comme étant indispensable, peu après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

    C’est à ce titre qu’une commission d’experts, en relation avec l’administration Truman, décida d’inoculer volontairement (et secrètement ) des maladies sexuellement transmissibles à 5500 personnes (principalement des soldats, des prostituées Résultat d’images pour illustrations prostituée au guatémala en 1945et des malades mentaux) choisies pour leur vulnérabilité (sur une période allant de l’année 1946 à l’année 1948).

   Ces personnes/ cobayes  étaient exclusivement guatémaltèques, à la faveur d’un accord passé avec président du Guatemala, Juan José Arévalo.

   L’objectif était alors  »très simple   » : il s’agissait de savoir si la pénicilline permettait de guérir ( mais aussi de prévenir )les maladies sexuellement transmissibles.

De douloureuses séquelles :

   Malheureusement pour les malades, la molécule en question se révéla inefficace pour contrer les effets des maladies qui les affectaient. De ce fait, 83 de ces cobayes humains périrent, sans même savoir ce qui leur était arrivé.

   Toutefois, plus de 60 ans après les faits, la sombre affaire a refait surface, sous l’impulsion du président guatémaltèque Alvàro Colom (en 2011).

    Soucieux de mener une enquête sur cet événement, le chef d’État dirigea, ainsi, une commission spéciale pour éclaircir les zones d’ombre de ces expérimentations et honorer les victimes encore vivantes.

    De son côté, Barack Obama (alors président des États-Unis d’Amérique) prit pour résolution d’analyser les plus de 125 000 documents d’archives, avant de délivrer des conclusions définitives sur cette affaire.
   Des excuses officielles furent également prononcées, en compagnie de promesses certifiant que de telles expériences ne surviendraient plus.!?

     Une bien bonne résolution, puisque mener des tests médicaux sans le moindre consentement des sujets infectés peut, en effet, être assimilé à un crime contre l’Humanité.

 »Hier  », Hugo ….


…écrivait , à propos de son livre  » les misérables  » : 

Aujourd’hui ,  au XXIème siècle, où  » règne  » la technologie en tout genre, la médecine qui progresse, tant de choses, qui devraient aller de mieux en mieux, mais nous vivons un avenir incertain même un quotidien où règne l’anxiété :Attentats, le dernier en est il un ?? Usine qui brûle, nous respirons de très   » mauvaises choses   » pour notre santé, et la suite bien souvent on la connait,   » CANCER  » , soins coûteux, souffrances morales et physiques, enfin , la corona virus  etc… mais nous oublions aussi une autre chose, la misère humaine qui subsiste : En lisant ce texte de Victor Hugo on découvre que rien n’a changé  ……… Les siècles passent et les Misérables sont toujours présents.

Syndrome d’ auto- brasserie !


Syndrome  » d’auto-brasserie » : l’intestin de cet homme fabrique… de la bière !

     Après avoir été arrêté par des policiers en état d’ébriété, un homme a appris que son intestin produisait… de la bière ! Cette maladie peu connue porte un nom : le « syndrome d’auto-brasserie ».

Son intestin fabrique tout seul de la bière !!

Un homme de 46 ans, vivant en Caroline du Nord, n’aurait jamais pu deviner être ivre… depuis plusieurs années.

C’est lors d’une confrontation avec des policiers, où il niait « avoir consommé de l’alcool », qu’il a découvert être en état d’ébriété.

À l’hôpital, l’alcootest a indiqué que son taux d’alcoolémie était de 200 mg/dL, ce qui équivalait à environ « 10 boissons alcoolisées”.

L’homme a déclaré au personnel qu’au cours des trois dernières années, il avait connu de nombreux changements de personnalité, notamment une dépression, un “brouillard cérébral”, une perte de mémoire ou encore un comportement agressif.

   Il a aussi affirmé que ces problèmes avaient commencé une semaine après la fin d’une antibiothérapie pour une blessure au pouce.

  « Le personnel de l’hôpital et la police ont refusé de le croire quand il a nié à plusieurs reprises l’ingestion d’alcool », ont déclaré des chercheurs du Richmond University Medical Center à New York.

La plupart de ses tests étaient normaux, cependant, son échantillon de selles montrait la présence de Saccharomyces cerevisiae, également appelée « levure de bière ». Ce champignon est bien connu dans l’industrie des boissons puisqu’il contribue à la fermentation des glucides et à la production d’alcool.

     Les médecins ont commencé à soupçonner qu’il souffrait peut-être de la maladie du « syndrome d’auto-brasserie (ABS) », également appelée syndrome de fermentation intestinale.

   L’alcool crée par l’intestin provient de la conversion des glucides ingérés en alcool, grâce à l’action de champignons dans le tractus gastro-intestinal.

  La maladie est si rare que seulement 5 personnes en ont été diagnostiquées au cours des 30 dernières années.

Le syndrome d’auto-brasserie : un facteur de la maladie du « foie gras »

   La maladie du foie gras (appelée aussi stéatose hépatique non-alcoolique ou NASH) touche particulièrement les pays industrialisés et les cas en France se multiplient d’année en année. Elle survient par un excès de graisse dans le foie.

Selon un communiqué de l’Institut Pasteur, 1 personne sur 5 serait désormais concernée.

   La cause ? Notre mode de vie moderne propice aux excès d’alcool et à une alimentation grasse.

   Les personnes totalement sobres peuvent aussi contracter cette maladie, suggère une nouvelle étude. La bactérie  » Klebsiella pneumonia  », dissimulée dans le microbiote de certains patients, serait en cause.

  La maladie du foie gras est liée de près à la consommation d’alcool ainsi qu’à certains troubles métaboliques comme l’obésité et le diabète. En effet, l’alcool altère le traitement des acides gras par l’organisme. Ils prolifèrent alors en trop grande quantité dans le sang avant de s’accumuler dans le foie. Dans les cas les plus graves, cette maladie implique une greffe du foie.

   Or, un nouveau facteur dans la survenue de cette pathologie vient d’être identifié. Il s’agit du microbiote intestinal. Les chercheurs ont analysé les selles d’un patient atteint de la maladie du foie gras. Ce dernier était également victime d’une affection nommée « syndrome d’auto-brasserie ». Son nom parle de lui-même : le microbiote intestinal produisait de l’alcool à partir d’une alimentation riche en sucres.

   D’après les analyses des selles, c’est la bactérie intestinale  » Klebsiella pneumonia »  qui serait responsable. Si cette dernière se trouve dans les intestins de l’ensemble des humains, celle de ce patient pouvait générer 4 à 6 fois plus d’alcool que chez les autres.

Cette bactérie présente dans 60 % des patients atteint de NASH

   L’équipe de chercheurs a donc décidé d’étendre leur étude à 43 patients souffrant de la maladie du foie gras. Ils ont retrouvé des souches de Klebsiella pneumonia dans le microbiote intestinal de 60 % des malades !

   Pour aller encore plus loin, les scientifiques ont injecté des souches de la bactérie prélevées chez le premier patient dans le microbiote intestinal de souris saines. Au bout de 4 semaines, elles ont développé la maladie du foie à leur tour. Le foie s’est même vu endommagé de façon irréversible.

   Or, en utilisant un antibiotique neutralisant Klebsiella pneumonia, les chercheurs sont parvenus à améliorer l’état du foie des souris.

« Notre étude montre que Klebsiella pneumonia endommage votre foie, tout comme l’alcool, malgré vous », notent les chercheurs.

Une bactérie détectable par un test simple

  Si les chercheurs ne connaissent pas les causes de l’effet de Klebsiella pneumonia, ils estiment que cette dernière pourrait constituer une cible thérapeutique. Le diagnostic de la maladie pourrait être amélioré : en effet, les chercheurs ont remarqué qu’une perfusion de glucose chez les souris malades pouvait détecter l’alcool dans le sang. Ce test pourrait servir d’indicateur pour constater la présence ou non de la bactérie.