La disparition des pièces d’un et deux centimes..


…….inquiète les syndicats

La CGT de la Monnaie de Paris craint que les commerçants profitent de cette disparition pour tirer les prix à la hausse, ce qui aggraverait l’inflation. La Commission européenne s’appuie sur une étude selon laquelle une majorité d’Européens les considèrent comme encombrantes.

La Slovaquie, la Belgique et les Pays-Bas ont déjà sauté le pas.
La Slovaquie, la Belgique et les Pays-Bas ont déjà sauté le pas.

Ce n’est pas une affaire de gros sous, mais de petites pièces. Les syndicats de la Monnaie de Paris, la  »vénérable » institution française en charge de la frappe des pièces, s’inquiètent du projet de la commission européenne qui vise à supprimer les pièces d’un et deux centimes.

Ces pièces de petites valeurs permettent  » d’avoir un prix au plus près de la valeur réelle du bien majorée de la marge commerçant  », défend la CGT dans un communiqué publié vendredi. Le syndicat craint que la disparition de ces pièces encourage les commerçants à  » arrondir les prix à leur avantage exclusif  », malgré les éventuelles  » règles relatives aux arrondis  » que la Commission pourrait mettre en place.

Voir ausssi : Voyage au pays où on fabrique le cash

 »’ Alors que tous les consommateurs de la zone euro sont confrontés à une inflation sans précédent, ils ne comprendraient pas que la disparition des pièces de 1 et 2 centimes soit arrêtée dans un tel contexte alors même que cette disparition risque d’aggraver l’inflation  », plaide la CGT.

Plusieurs pays déjà passés à l’acte:

La Commission avait initialement prévu de s’emparer concrètement du sujet dans le courant du deuxième trimestre 2022. Mais aucune décision n’a pour l’instant été prise. Selon les informations du site ‘ ‘ Moneyvox  » , le sujet pourrait revenir sur la table au mois de décembre.

La Commission s’appuie sur une enquête menée entre 2020 et 2021, selon laquelle 72 % des Européens interrogés considèrent que ces pièces sont encombrantes voire inutiles. Le résultat de cette consultation avait entraîné un mouvement de grève en décembre 2021 au sein de la Monnaie de Paris. Les effectifs de l’institution ont été divisés par trois en vingt ans face au recul de l’usage du cash dans les transactions.

Certains pays n’ont cependant pas attendu la décision de Bruxelles pour passer à l’action. C’est notamment le cas de la Slovaquie, qui a interdit l’utilisation de ces pièces depuis le 1er juillet 2022. Les prix des biens de consommation doivent donc être arrondis aux 5 centimes les plus proches. Cet arrondi ne s’applique qu’au paiement en espèces, pas au paiement par carte.

En Belgique, un système similaire est en place depuis décembre 2021, tandis qu’aux Pays-Bas, ces pièces ne sont plus en circulation depuis plus de dix ans.!

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 pays où on fabrique le cash:

Le confinement a accéléré le développement des nouveaux moyens de paiement numérique. Mais la monnaie sonnante et trébuchante n’a pas dit son dernier mot. Reportage à Pessac, dans l’usine de la Monnaie de Paris.

Dans ses coffres-forts, la Monnaie de Paris conserve les poinçons originaux avec lesquels les rois de France ont marqué l'histoire du pays. Il est possible de remonter jusqu'au roi Dagobert.
Dans ses coffres-forts, la Monnaie de Paris conserve les poinçons originaux avec lesquels les rois de France ont marqué l’histoire du pays. Il est possible de remonter jusqu’au roi Dagobert.

 » Je peux vous dire que la Casa de Papel, ça n’aurait pas pu se passer chez nous  »

, s’amuse Marc Schwartz, le président directeur général de la Monnaie de Paris, en désignant les immenses et épais murs de béton qui enserrent l’usine de Pessac, dans la banlieue de Bordeaux. Cette architecture imposante renforce cependant l’idée que l’on peut avoir face à cette vénérable institution, qui depuis douze siècles frappe la monnaie des Français : celle d’une forteresse assiégée, dans un monde bouleversé par le paiement numérique et des nouveaux acteurs qui aimeraient bien reléguer la monnaie sonnante et trébuchante au rang d’espèce en voie de disparition.

Chaque année, l’usage du » cash » recule en effet de 4 à 5 %, selon la Banque de France. Cette tendance, qui résulte de la concurrence de la carte bancaire, du développement du e-commerce et, ces dernières années, des incursions des Gafa dans le secteur du paiement  »Appel Pay et Alpay entête  » 

 »Appel Pay et Alpay »

 » Les retraits se sont écroulés de 50 à 60 % durant la période  », note Christophe Baud-Berthier, le directeur de l’activité fiduciaire de la Banque de France . Le cash a rapidement été vu ( à tort, d’après les études scientifiques ) comme un possible vecteur de transmission du virus .

Les billets de banque peuvent-ils transmettre le coronavirus ?( voir sur le net )

.poussant certains commerçants à afficher sur leur devanture leur refus des paiements en liquide.

 » Le cuivre est virucide  »!?

Dans les allées de la MINT ( le nom des usines de frappe de monnaie ), le coup est rude et paraît absurde.  » Le cuivre est virucide et bactéricide  », lance un monnayeur, dans le court laps de temps qu’il lui faut pour changer le poinçon usé de sa machine, avant que le vacarme assourdissant de la frappe ne reprenne.  » Toutes nos pièces en contiennent au minimum 75 %, abonde Marc Schwartz. Le virus peut survivre plus longtemps l’acier inoxydable d’une poignée de porte ou bien sur le plastique des cartes de crédit que sur un billet ou une pièce, selon les scientifiques  »

Reste que les retraits d’espèces sont toujours « 20 % en dessous de leurs niveaux d’avant crise », constate Christophe Baud-Berthier, alors que, dans le même temps, les paiements sans contact

paiement sans contact ?

ont eux,explosé avec le relèvement du plafond de 30 à 50 euros : dans un panel de dix pays développés analysé par la Banque des règlements internationaux (BRI), ils représentent 65 % de l’ensemble des transactions par carte début juin, contre 30 % en septembre 2019.

 » Le montant moyen déboursé en espèce par transaction est de 7,5 euros et le point de bascule psychologique se situe à 20 euros. Avec un plafond à 30 euros, on était déjà au-delà  », rétorque Marc Schwartz

Marc Schwartz

, pour qui le sans-contact n’est pas le fossoyeur du cash.

Le cash progresse

Aux manettes de leurs machines capables de frapper 250.000 pièces de deux euros en une seule journée de travail, les monnayeurs ont du mal à croire à la disparition des espèces. D’autant que la Banque centrale européenne est formelle : avec 1.360 milliards d’euros, il n’y a jamais eu autant d’argent liquide en circulation en Europe. Et ce chiffre est en hausse de 10% par rapport à l’année dernière.

En cause, notamment, un phénomène de thésaurisation non négligeable mais également une réputation de valeur refuge en période de troubles économiques.  » Nous avons frappé 5.000 pièces d’or d’une valeur de 1.000 euros pendant le confinement, dit Marc Schwartz. Elles se sont vendues en une semaine, c’est inédit  ». Et quelques jours avant le début du confinement, la BDF a observé un pic drastique de retraits d’argent liquide.

Les sociétés sans cash oublient les plus précaires

Cette relative résistance du cash n’est cependant pas suffisante pour préserver le modèle de la Monnaie de Paris. Ces trois prochaines années, l’Etat a décidé de réduire son carnet d’ordres d’environ 10 % par an. L’institution est obligée d’adapter son modèle, en se tournant plus vers les monnaies de collection, alors que la frappe de monnaie courante ne représente déjà plus que 50 % de son activité. La société prévoit une réduction de 10 % de ses effectifs ( environ 600 personnes travaillent pour la Monnaie de Paris ) d’ici à 2022, sans plan social.

La Monnaie de Paris met cependant en garde contre un monde sans espèces.  » Les plus précaires et les plus âgés sont laissés pour compte dans ce monde-là  », alerte Marc Schwartz. Selon la BDF, l’immense majorité des minima sociaux touchés par les Français sont immédiatement convertis en espèces. Par ailleurs, 3,5 millions de personnes ne disposent pas de cartes bancaires.

Rebondissant sur l’affaire Wirecard, qui a porté un coup à l’image du secteur du paiement numérique, Marc Schwartz rappelle que la valeur de la monnaie réside, elle, dans la confiance qu’on lui porte.  » Un euro vaudra toujours un euro  », dit-il. Tombé en faillite fin juin, Wirecard est passé en quelques jours d’une valorisation de plus de 10 milliards d’euros à quelque 300 millions.

En Nouvelle-Zélande les fermiers manifestent :


 »Prout climatique » lol

En Nouvelle-Zélande les fermiers manifestent :  »La taxe du pet de vache, mon cul »

Les agriculteurs néo-zélandais ont massivement manifesté ce jeudi. Après vingt ans de discussions, la Première ministre a présenté un plan pour taxer les émissions de gaz à effet de serre du bétail.

Des fermiers néo zélandais protestent contre la taxation des flatulences de leurs bovins pour lutter contre le réchauffement climatique, à Auckland, le 20 octobre 2022.. 

C’est une histoire de pets et de rots mais surtout de  » pognon  » qui suscite la colère des fermiers néo-zélandais. Des milliers d’agriculteurs ont sorti leurs tracteurs et leurs 4×4 ce jeudi pour manifester dans les grandes villes de l’île contre un projet de loi qui prévoit de taxer les émissions de gaz à effet de serre (G E S) du bétail.  »La taxe du pet, mon cul »,  »la politique pue » peut-on lire sur leurs pancartes. Mais pourquoi tant d’émoi autour des pets des vaches ? Les flatulences et les éructations bovines

représentent près de la moitié des émissions brutes des G E S du pays et jusqu’à présent elles sont complètement exemptées de taxes, à la différence d’autres secteurs. Après deux décennies de débat, le gouvernement de Jacinta Arden

Jacinta Arden ?

Cette mesure  »nécessaire pour ralentir le changement climatique’, selon les mots de Jacinta Arden, devrait être  »recyclée » sous forme d’un fonds d’investissement pour accompagner le secteur vers des pratiques plus propres. Elle pourrait même bénéficier aux agriculteurs, qui pourront ainsi vendre une viande plus onéreuse, car respectueuse du climat. Or, ce type de réforme est délicate car les agriculteurs sont beaucoup plus vulnérables que les grands industriels.