Il y a 120 ans……


……… le premier crime résolu grâce aux empreintes digitales

Billet mis pour tester ma connexion !

Le 16 octobre 1902, Alphonse Bertillon, directeur du service parisien d’identité judiciaire, résout une affaire d’assassinat grâce aux empreintes de doigts laissés par le meurtrier sur la scène de crime. C’est une première en France.

Les techniques et les outils d’enquête criminelle n’ont cessé d’évoluer depuis le siècle dernier. Il y a 120 ans, l’analyse des empreintes digitales ……..

empreinte digitale …..

……faisait sa grande entrée dans les sphères judiciaire et policière. Le 16 octobre 1902, le directeur du service d’identité judiciaire de Paris, Alphonse Bertillon, est le premier français à résoudre une affaire d’assassinat grâce à de petites traces de doigts laissés par le meurtrier sur la scène de crime  .

De la naissance du « bertillonnage »…

En octobre 1902, le cadavre de Joseph Reibel est découvert dans un appartement du 8ème arrondissement de Paris. Sur place, les enquêteurs remarquent que des objets ont été volés et qu’une vitre a été brisée. Chargé de l’enquête, Alphonse Bertillon  …...

A.Bertillon

.…..est envoyé sur les lieux pour prendre des photographies. Sur des débris de verre, l’homme observe des empreintes de doigts. Dans une interview accordée le 16 octobre à France Inter , Pierre Piazza, maître de conférences en sciences politiques et auteur de plusieurs ouvrages sur Alphonse Bertillon, raconte : “Il y découvre des traces digitales assez nettes sur une vitrine. Il les photographie (ainsi qu’une partie de la vitrine sur laquelle se trouvent ces traces )et décide de les comparer avec ses fiches anthropométriques, c’est-à-dire des fiches qu’il établissait sur des délinquants ou des présumés délinquants ou criminels, et sur lesquelles il a commencé à apposer, à partir de la fin du XIXᵉ siècle, les empreintes digitales des personnes fichées.”

Publicité

Cette technique permet de retrouver l’auteur du crime. Il s’agit d’un certain Léon Scheffer, âgé de 36 ans, qui avait laissé ses empreintes sur une fiche anthropométrique à la suite d’un vol. Alphonse Bertillon “arrive à faire cette comparaison facilement, parce qu’il fait des agrandissements photographiques. Or, selon Bertillon, lorsqu’il y a 17 points de concordance, on peut affirmer que c’est bien la même personne.” On parle alors de “bertillonnage”.

… À la création du Fichier Automatisé des Empreintes Digitales

À la suite de cette affaire, les services d’enquête policière de Paris décident d’utiliser la même technique. Puis, celle-ci s’étend dans toute la France. “Dès 1903,  les empreintes

sont recueillies sur fiches par la préfecture de police de Paris et effectuées de façon systématique pour tout malfaiteur à compter de 1938”, lit-on sur le site   du ministère de l’Intérieur. “Les techniques de révélation évoluent alors rapidement et l’arrivée de l’informatique aboutira, en 1987, à la création du Fichier Automatisé des Empreintes Digitales.”

L’empreinte digitale a, au fur et à mesure des décennies, fait ses preuves. Elle est aujourd’hui encore utilisée sur de nombreuses affaires policières. La preuve : en 2016, le Fichier Automatisé des Empreintes Digitales compte près de 6 millions de personnes signalisées dont environ 120 000 traces papillaires.

____________________________________________________