Et pour finir…..

Tour de France des coutumes funéraires !!!

Partout en France ?, on arrête les pendules

à l’instant du décès. On ne les remet en marche qu’après l’inhumation du défunt. Il s’agit de signifier à ce dernier que son heure est venue de rejoindre sa dernière demeure.

Dans le nord de la France, le corps des enfants mort-nés est sorti par la fenêtre des maisons. Et la coutume est de ne pas l’accompagner jusqu’au cimetière. (j’ai vécu dans le mort ,n’ai jamais vu ça ! )

En Bretagne, il est d’usage de déposer sur la tombe, après l’enterrement,  »l’écuelle  » du défunt, et parfois sa serviette. Selon la croyance antique que le mort a les mêmes besoins que de son vivant. Dans les maisons bretonnes, le 2novembre, jour des Morts ou An Anaon, on allume de grands feux pour que les âmes errantes des défunts puissent venir s’y réchauffer.

Dans le sud de la France, tout de suite après la mort, certains gestes sont nécessaires pour signifier à l’âme du défunt qu’il est temps de partir: extinction du feu, arrêt du travail et des horloges, pose d’un ruban noir sur les ruches quand meurt la mère de famille.

ruches noires ? ,

En Corse, après un décès, les hommes se laissent pousser la barbe et les cheveux, alors que les femmes se coupent les tresses. Encore sur l’île de Beauté, on sort le mort hors de la maison et on l’expose sur une table, la tola, autour de laquelle défilent alors parents et amis. Le défunt a ses pleureuses

pleureuses ?

, comme dans l’Antiquité. Les femmes chantent le voceru, exacerbant la souffrance. Puis suit une danse en escargot autour de la tola.

En Provence, une veuve doit porter un fichu blanc sur sa tête en signe de deuil. Toujours dans cette région, quand survient un décès, les laboureurs détèlent et on renverse les chaudrons, selon l’écrivain Frédéric Mistral en 1855.

A Rennes, les guetteurs de nuit parcourent les rues de la ville au milieu des ténèbres, en annonçant les heures. Lorsqu’il y a un mort dans une maison, ils s’arrêtent à la porte et crient:  » Réveillez-vous, gens qui dormez. Priez Dieu pour les trépassés.  » Puis ils annoncent le nom du défunt.

Dans les fermes du Limousin, les bovins !portent le deuil du maître des lieux. Lorsque ce dernier décède, l’héritier annonce la mauvaise nouvelle au cheptel en prononçant la formule rituelle :  » Lo Mestre es mort.  »

Sur l’île d’Ouessant, le proella est un rituel funéraire virtuel pour les marins disparus en mer. Attesté depuis 1734, il désigne le  » rapatriement des âmes au pays  ». Les funérailles se déroulent avec un corps matérialisé par une petite croix de cire jaune. Dans le cortège, cette petite croix, posée sur une serviette blanche, est portée à bout de bras, comme un cercueil .

En Oisans, dans les Alpes, lorsqu’un fermier disparaît, les ruches observent une période de deuil. On annonce alors de vive voix aux abeilles que leur maître a quitté ce monde !!. Puis on recouvre la ruche d’un tissu noir.

Dans le centre de la France, le défunt porte ses beaux habits. Mais il n’a pas de souliers, seulement des pantoufles, car une croyance veut que son âme risque de s’emmêler dans les lacets ? ! lol.

A L’Argentière, dans les Hautes-Alpes, la table du prêtre et de la famille est dressée au-dessus de la tombe, tandis que les amis banquettent autour du cimetière.

En Savoie, le veuf ou la veuve n’accompagne pas son conjoint décédé au cimetière.

5 réflexions sur “Et pour finir…..

  1. Bonjour L’Ami voilà des usages et des coutumes j’en connaissais quelques unes. Ma mère originaire de Corrèze me disait que là bas, les veuves aussi n’accompagnaient pas leur conjoint au cimetière , elles faisaient à manger pour la famille qui se restaurerait en rentrant Bisous bonne journée MTH

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    • Bonsoir ‘ Coco »,
      Je n’imaginais pas, ne savais pas qu’il y a tant de coutumes ! (Certaines sont tout de même étranges, comme  » annoncer de vive voix aux abeilles que leur maître a quitté ce monde)
      Merci pour avoir lu et mis un mot
      Bises à bientôt
      F.

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