Vente d’une île …..


En vente depuis près de 3 ans, la petite île privée de Roc’h ar Hon, située à proximité de l’archipel de Bréhat, a trouvé preneur. Il s’agissait de la dernière île privée à vendre de Bretagne-Nord.

L’îlot aux allures de petit coin de paradis de 6420 mètres ….

L’îlot ?

…..carrés était en vente depuis l’été 2019. Situé à Lézardrieux dans les Côtes d’Armor, près de Bréhat, il a été vendu le 14 avril dernier, a expliqué mardi matin dans une interview accordée au micro de France Bleu Peter Bos, conseiller immobilier pour  »Sotheby’s International Realty  » ?

C’est un couple de Français quadragénaire, passionné par la Bretagne, qui va faire de la maison de 110 m2 posée sur le caillou sa résidence secondaire. Construite en 1758 puis rénovée en 1990, la bâtisse typiquement bretonne aux pierres apparentes s’accompagne d’une guérite et d’un chemin de garde.

 »’Île Privée vendu par mes soins ! On était 4 agences sur l’affaire et c’est moi qui ai trouvé l’acheteur ; heureusement  » … a déclaré Peter Bross (Conseiller en immobilier, à Sotheby’s International Realty France

« Il ne reste plus qu’à poser ses valises »

« Cette île est complètement privée avec un seul propriétaire, elle est facilement accessible depuis la côte, elle est desservie par le réseau EDF et eau. La maison typiquement bretonne du XVIIe siècle est rénovée, il ne reste plus qu’à poser ses valises », expliquait l’agence dans son annonce. Mis en vente à 1 700 000 euros, ce bien immobilier atypique était finalement affiché à 1 575 000 euros. (L’agent immobilier s’est toutefois montré discret sur le prix final auquel l’île privée a été vendue).

Les nouveaux propriétaires de ce bien d’exception se sont engagés à respecter les lieux. « Toute modification doit faire l’objet d’échanges avec les services de l’urbanisme de LTC (organisme départemental d’information, de conseil, ouvert à tous qui peut apporter une aide gratuite aux particuliers qui désirent construire ou faire construire, transformer ou aménager un bâtiment) « , a précisé de son côté le maire de la commune.

(L’île de Roc’h ar Hon fera l’objet prochainement d’un épisode du magazine Zone Interdire diffusé sur M6.)

Un commentaire même négatif est toujours le bien venu , mais PAS LES  »LIKES » qui , même si en anglais  » like  » signifie  » aimer » , ne signifient absolument RIEN !

ça s’est passé il y a environ 96 ans:


Le 4 mai 1926 :

…..Grève générale en Grande-Bretagne

( après avoir vu le film  » traitre sur commande  » ( magnifique , à mon avis) :

Affiche du film

Le 4 mai 1926, la Grande-Bretagne connaît une grève générale d’une ampleur jamais vue.

Les salariés cessent le travail par solidarité avec les mineurs, auxquels le gouvernement a imposé une baisse de salaire autoritaire pour restaurer la compétitivité du charbon national. C’est la conséquence d’une réévaluation  » malheureuse  » de la livre sterling , l’année précédente, par le Chancelier de l’Échiquier Winston Churchill

Churchill .

Face à la fermeté du gouvernement conservateur de Stanley Baldwin et de son Lord Chancelier, les mineurs et leurs syndicats, le Trades Union Congress (Le Trades Union Congress est l’organisation fédératrice des syndicats britanniques. Ses 71 membres représentent environ 7 millions d’adhérents) , doivent bientôt rendre les armes. Ils ne retrouveront semblable combativité qu’un demi-siècle plus tard.

Désordres et peur du  »rouge »

James Ramsay Macdonald, William Oliphant Hutchison - huile sur toile - 64 x 46 cm - 1930. En agrandissement : photographie de Stanley Baldwin (1867–1947) datée de 1920.La Grande-Bretagne connaît dans les années 1920 une situation sociale et économique difficile, suite à la Première Guerre mondiale. Dans les mois qui suivent la fin du conflit, une série de grèves accompagnent le retour à la paix et une difficile transition, marquée par une forte hausse du chômage et de l’inflation.

Les syndicats (Trade Unions) sont à leur zénith et souhaitent que les pouvoirs publics continuent à intervenir dans l’économie comme ils l’avaient fait durant la guerre. En face, les conservateurs s’y refusent car ils y voient le premier pas vers le communisme , leur hantise.

En 1924, ce  »spectre rouge » se fait encore plus menaçant lorsque les travaillistes du Labour arrivent au pouvoir, même si leur gouvernement, dirigé par Ramsay MacDonald

Ramsay MacDonald ?

, n’a rien de révolutionnaire. Victime d’une motion de défiance, il ne tarde pas à tomber, ce qui entraîne de nouvelles élections, le 29 octobre 1924, et le retour des conservateurs au pouvoir.

Démocratie et  »intox »

Quelques jours avant les élections d’octobre 1924, le Daily Mail, journal conservateur, publie une lettre du responsable soviétique Zinoviev qui présente le rapprochement diplomatique entre la Grande-Bretagne et l’URSS, voulu par MacDonald, comme une tactique pour favoriser la révolution en Grande-Bretagne.

Cette lettre, reflet de la peur ressentie par  »l’establishment  », va rendre plus difficile encore la campagne travailliste et faciliter la victoire des tories et de leur chef, Stanley Baldwin. On découvrira a posteriori qu’il s’agissait d’un faux, sans doute rédigé conjointement par les services secrets et le parti conservateur.

Du retour à l’étalon-or à la crise charbonnière

Winston Churchill, qui s’était éloigné du parti tory, son parti d’origine, y fait un retour remarqué en entrant comme Chancelier de l’Échiquier (ministre des finances) dans le gouvernement Baldwin. À ce poste, pour lequel il n’a aucune compétence particulière, il va prendre le 21 septembre 1925 la mesure que lui-même jugera comme  »la plus grosse bévue de sa vie » : le retour de la livre sterling à sa parité d’avant-guerre. C’est la victoire des financiers de la City sur les industriels.

Photographie de Winston Churchill provenant du Imperial War Museums. En agrandissement : Photographie d'une manifestation lors de la grève de 1926.Comme l’entrevoit aussitôt l’économiste John Maynard Keynes

John Maynard Keynes ?

 dans Les Conséquences économiques de Monsieur Churchill, elle va aboutir à renchérir le prix des exportations britanniques et mettre en péril l’industrie nationale. C’est exactement ce qui se passe… Le secteur charbonnier, autrefois fer de lance de la puissance britannique, est le premier atteint.

Pendant la Première Guerre mondiale, le gouvernement a pris le contrôle de cette industrie et le Labour (le parti travailliste) en a demandé en 1919 la nationalisation. Il a obtenu des progrès sociaux, comme la journée de 7 heures pour les mineurs, tout en repoussant à plus tard la question de la propriété des mines et surtout celui de la restructuration du secteur : beaucoup d’entreprises minières s’avèrent trop petites pour résister aux chocs successifs, comme la reprise des exportations allemandes en 1924.

Confrontés à des déficits de plus en plus massifs du fait de la réévaluation de la livre, les gestionnaires des mines demandent un retour à la journée de travail de 8 heures et une baisse importante des salaires. Plusieurs accords provisoires permettent au gouvernement de maintenir ceux-ci à leur niveau par des subventions, mais, en 1926, la situation n’est plus tenable.

La grève générale et son échec

Le 3 mai, les négociations entre les propriétaires et les mineurs sont interrompues. Le gouvernement se dispose à diminuer les salaires des mineurs. Le  »Trades Union Congress  », qui représente l’ensemble des syndicats de salariés, tous secteurs confondus, se juge assez fort pour lancer dès le lendemain un mot d’ordre de grève générale, par solidarité avec les mineurs.

The Subsidised Mineowner - Poor Beggar ! « Un propriétaire de mine à subventionner : pauvre mendiant ! » publié dans le Trade Union Unity Magazine (1925). En agrandissement : Appel au boycott des journaux dont la direction refuse par avance de réintégrer les travailleurs grévistes, mai 1926.Les classes moyennes et supérieures s’enrôlent en masse pour conduire les locomotives ! mais ne contribuent qu’à accroître plus encore le chaos. La grève s’étend bientôt à l’achat des journaux, accusés de donner une vision trop hostile de la grève. En réponse, Churchill fait publier par le gouvernement un journal compréhensif, le British Gazette.

Ce durcissement des positions annihile tout espoir d’une solution négociée. Finalement, ce sont les grévistes qui cèdent les premiers : des tensions apparaissent entre les mineurs et les autres catégories de salariés. Dans un message radiodiffusé, le premier dans une telle situation, Baldwin creuse le fossé en dénonçant la grève générale comme illégale tout en reconnaissant la légitimité du mouvement des mineurs.

Finalement, dès le 8 mai, le Trades Union Congress accepte de cesser la grève et, dans la pratique, d’abandonner les mineurs. Ces derniers poursuivent leur mouvement mais doivent reprendre le travail à l’automne, avec des salaires très diminués et des journées de travail allongées. Cet échec va affaiblir durablement les syndicats.


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