Le nom de famille :

La cour constitutionnelle italienne a supprimé l’attribution systématique du nom de famille du père à l’enfant. Jusqu’ici, peu importe le cas de figure, les nouveaux-nés prenaient le nom du père, issu d’un mariage ou non.

Un pas vers plus d’égalité femmes-hommes ! Grâce à une décision rendue le 27 avril dernier par la Cour constitutionnelle italienne, les nouveau-nés n’auront plus automatiquement le nom de famille de leur père à la naissance. Ces derniers hériteront désormais des noms famille des deux parents, ou bien seulement l’un des deux, suivant ce qu’auront décidé les parents. En cas de désaccord, un juge sera chargé de trancher.

« La Cour déclare l’illégitimité constitutionnelle de toutes les normes prévoyant l’attribution automatique du nom de famille du père aux enfants nés dans un mariage, hors mariage et adoptifs. Il sera du devoir des législateurs de régler tous les aspects liés à cette décision », a indiqué la plus haute juridiction italienne dans un communiqué.

Le média italien  » La Repubblica  »

salue une décision qui était « attendue depuis des décennies », et qui confère aux femmes italiennes « un droit historique ».

Et en France ?

Traditionnellement, en Italie, la mère garde son nom de jeune fille. Et jusqu’ici, les italiennes devaient obtenir l’autorisation du géniteur de leurs enfants pour ajouter leur nom. Sans cette autorisation, l’enfant portait uniquement celui du père.

En octobre 2021, la Cour européenne avait reconnu cette attribution automatique d’illégitime et de discriminatoire envers les femmes, une décision historique pour l’égalité femmes-hommes dans les familles.

Rappelons qu’en France, la loi du 4 mars 2002 permet aux parents de choisir de donner à leur enfant soit le nom du père, soit celui de la mère, soit leurs deux noms accolés dans l’ordre choisi par ces derniers (en l’absence de choix, le nom du père s’impose). Mais encore 8 enfants sur 10 portent le nom de leur père par défaut, si l’on en croit Patrick Vignal

Patrick Vignal ?

, le député à l’origine de cette loi.

Un changement est pourtant sur le point de s’opérer : dès le 1er juillet 2022, une loi simplifiera le changement de nom lorsqu’il s’agit de remplacer ou d’ajouter le nom du parent qui n’a pas été transmis à la naissance. Un adulte pourra donc choisir entre le nom de famille de son père ou de sa mère, ou bien les deux. On avance.

Un commentaire même négatif est toujours le bien venu , mais PAS LES  »LIKES » qui , même si en anglais  » like  » signifie  » aimer » , ne signifient absolument RIEN !