Maintenant:


Télé = Sur Arte : Documentaire  » il faut bombarder Auschwitz » (Le 10 avril 1944, Rudolf Vrba et Alfred Wetzler parviennent à fuir le camp d’Auschwitz-Birkenau. Interrogés par les responsables du Conseil juif à Zilina, en Slovaquie, leur témoignage sur les horreurs sont consignés dans un document, le  »rapport Vrba-Wetzler ». Celui-ci parvient aux Alliés, et il soulève un vif débat. Faut-il bombarder le camp, au risque de sacrifier les survivants, pour mettre un terme à la tragédie qui s’y déroule ? Mais après le débarquement de Normandie, ils décident de concentrer leurs forces sur le champ de bataille français. …..

Parce qu’il ne faut pas oublier , JE ne VEUX pas OUBLIER…..

Les Strandbeests de Theo Jansen deviennent volantes…


(Le mécanisme de Jansen est un mécanisme à jambes  plan conçu par le sculpteur cinétique Theo Jansen en 1991 afin de simuler un mouvement de marche régulier. Jansen utilisa son mécanisme dans une variété de sculptures cinétiques qui sont connues sous le nom de Strandbeesten (bêtes de plage en néerlandais) .

Le célèbre sculpteur cinétique Theo Jansen ne cesse de faire évoluer ses Strandbeests si bien que désormais elles prennent leur envol.

Des animaux sculpturaux animés par le vent, constituant toute une ménagerie que l’artiste fait croitre depuis 1990.

Les-Strandbeests-de-Theo-Jansen-deviennent-volantes-video

Lâchées sur le sable et portées par la brise, ses créatures mécaniques semblent évoluer en toute liberté sur les plages des Pays Bas.

Theo Jansen

Theo Jansen ?

a récemment mis en ligne une compilation de ses dernières œuvres mécaniques, une compilation intitulée Strandbeest Evolution 2021, montrant ses êtres cinétiques fouler le sable de la plage mais aussi décoller comme de gros insectes

Quelques Strandbeests de Theo Jansen en quête de liberté, en vidéo:

Un commentaire est toujours le bien venu , mais PAS LES  »LIKES » qui , même si en anglais  » like  » signifie  » aimer » , ne signifient absolument RIEN !

Le nom de famille :


La cour constitutionnelle italienne a supprimé l’attribution systématique du nom de famille du père à l’enfant. Jusqu’ici, peu importe le cas de figure, les nouveaux-nés prenaient le nom du père, issu d’un mariage ou non.

Un pas vers plus d’égalité femmes-hommes ! Grâce à une décision rendue le 27 avril dernier par la Cour constitutionnelle italienne, les nouveau-nés n’auront plus automatiquement le nom de famille de leur père à la naissance. Ces derniers hériteront désormais des noms famille des deux parents, ou bien seulement l’un des deux, suivant ce qu’auront décidé les parents. En cas de désaccord, un juge sera chargé de trancher.

« La Cour déclare l’illégitimité constitutionnelle de toutes les normes prévoyant l’attribution automatique du nom de famille du père aux enfants nés dans un mariage, hors mariage et adoptifs. Il sera du devoir des législateurs de régler tous les aspects liés à cette décision », a indiqué la plus haute juridiction italienne dans un communiqué.

Le média italien  » La Repubblica  »

salue une décision qui était « attendue depuis des décennies », et qui confère aux femmes italiennes « un droit historique ».

Et en France ?

Traditionnellement, en Italie, la mère garde son nom de jeune fille. Et jusqu’ici, les italiennes devaient obtenir l’autorisation du géniteur de leurs enfants pour ajouter leur nom. Sans cette autorisation, l’enfant portait uniquement celui du père.

En octobre 2021, la Cour européenne avait reconnu cette attribution automatique d’illégitime et de discriminatoire envers les femmes, une décision historique pour l’égalité femmes-hommes dans les familles.

Rappelons qu’en France, la loi du 4 mars 2002 permet aux parents de choisir de donner à leur enfant soit le nom du père, soit celui de la mère, soit leurs deux noms accolés dans l’ordre choisi par ces derniers (en l’absence de choix, le nom du père s’impose). Mais encore 8 enfants sur 10 portent le nom de leur père par défaut, si l’on en croit Patrick Vignal

Patrick Vignal ?

, le député à l’origine de cette loi.

Un changement est pourtant sur le point de s’opérer : dès le 1er juillet 2022, une loi simplifiera le changement de nom lorsqu’il s’agit de remplacer ou d’ajouter le nom du parent qui n’a pas été transmis à la naissance. Un adulte pourra donc choisir entre le nom de famille de son père ou de sa mère, ou bien les deux. On avance.

Un commentaire même négatif est toujours le bien venu , mais PAS LES  »LIKES » qui , même si en anglais  » like  » signifie  » aimer » , ne signifient absolument RIEN !

Le syndicalisme….


…..français

Entre révolution et réforme

Le syndicalisme tel que nous le connaissons aujourd’hui a moins de deux siècles d’existence. Il est né en Angleterre avec la révolution industrielle et la formation d’une classe ouvrière. Il a obtenu  »droit de cité  » à la fin du XIXe siècle dans la plupart des pays occidentaux.

En France, l’empereur Napoléon III  

Napoléon III ?

a accordé en 1864 le droit de grève et d’association aux ouvriers mais c’est seulement vingt ans plus tard, sous la 3ème république  , qu’ont été légalisés les syndicats, par la loi Waldeck-Rousseau

Waldeck-Rousseau ?

du 21 mars 1884.

En butte à la méfiance de la classe politique, à la différence de leurs homologues britanniques et allemands, ces syndicats vont être livrés à l’extrême-gauche anarchiste et s’abandonner à l’illusion du grand soir révolutionnaire. 

La grève au Creusot, 1899 (Jules Adler, musée des beaux-arts de Pau)

Syndicats et Bourses du Travail donnent naissance à la première confédération

Les troubles de la Commune passés la gauche républicaine qui a pris le pouvoir se détourne ostensiblement de la classe ouvrière. Le  » fougueux » Léon Gambetta  

Gambetta ?

déclarera au Havre, le 18 avril 1872 :  » Croyez qu’il n’y a pas de remède social, car il n’y a pas une question sociale.  »

Des syndicats se développent malgré tout dans les grandes usines et on en compte bientôt un demi-millier. En 1879 naît la première fédération nationale professionnelle, celle des chapeliers (?), suivie deux ans plus tard par celle du Livre puis en 1883 par celle des mineurs. Sous la présidence de Jules Grévy

J.Grévy ?

, la majorité parlementaire se résout à légaliser leur existence.

Le syndicalisme accélère sa croissance sous l’impulsion de socialistes d’obédience (Relation de dépendance entre une autorité, un mouvement, une idéologie et les personnes qui y sont attachées ). marxiste  et de militants chrétiens inspirés par l’encyclique  » Rerum Novarum de Léon 13 » .

D’autre part , dans une optique libérale, le Conseil municipal de Paris inaugure le 3 février 1887 la première Bourse du Travail française. Il doit s’agir d’un lieu où chômeurs et employeurs peuvent se rencontrer et faire affaire selon la loi de l’offre et de la demande.

Dans les mois suivants, d’autres Bourses du Travail sont fondées à Nîmes, Marseille… On en compte bientôt près d’une centaine en France (et aussi en Belgique). En février 1892 est constituée une Fédération nationale des Bourses du Travail de France et des colonies. Elles bénéficient d’un financement public important et leur gestion est déléguée aux syndicats. Elles accueillent des sociétés d’entraide sociale, ce qui leur vaut d’être aussi appelées Maisons du Peuple. Très vite, les socialistes y voient un outil pour diffuser leurs idées parmi les ouvriers.

Fernand Pelloutier (Paris, 1er octobre 1867 ; Sèvres, 13 mars 1901)Le pouvoir politique, inquiet de la tournure des événements, replace la Bourse du Travail de Paris sous la tutelle du préfet. Les syndicats se soumettent pour ne pas perdre leurs subventions. Cette addiction à l’argent public est la  »maladie infantile » du syndicalisme français, dont il souffre plus que jamais un siècle après...

La Fédération nationale échappe quant à elle à la tutelle de l’État et défie même celui-ci en portant à sa tête en 1895 un jeune militant anarchiste, Fernand Pelloutier…….

F.Pelloutier ?

…..(24 ans), qui a rejeté le terrorisme  » façon Ravachol  » au profit de l’action militante.

La même année, la Fédération nationale des Bourses du Travail se rapproche de la Fédération des syndicats pour fonder à Limoges la Confédération Générale du Travail (CGT). Il s’agit de la première union nationale de syndicats, qui inclut notamment la Fédération du Livre et la Fédération des cheminots.

Au congrès de Montpellier, en 1902, les Bourses du Travail se transforment en unions départementales multi professionnelles et se fondent au sein de la CGT. Celle-ci se dote ainsi de structures fédérales solides et de réels moyens d’action.

Victor Griffuelhes (Nérac - Lot-et-Garonne, 14 mars 1874 ; Saclas - Seine-et-Oise, 30 juin 1922)Ses effectifs bondissent à plus de cent mille membres sous l’impulsion de son secrétaire général Victor Griffuelhes (un ancien militant anarchiste ). Il organise le 1er mai 1906 la première grève générale pour la journée de 8 heures .

Quelques mois plus tard, au 9 -ème congrès de la CGT, à Amiens, Victor Griffuelhes

Victor Griffuelhes

fait valoir ses vues dans une motion qui restera dans l’Histoire syndicale sous le nom de  » charte d’Amiens  »et préconise la grève générale comme moyen de faire triompher la révolution et  » l’expropriation capitaliste  ».

La Bourse du Travail de Paris en 1906

Un syndicalisme libre de toute attache politique

Entre le congrès d’Amiens et la Grande Guerre, la CGT voit ses effectifs doubler jusqu’à atteindre environ 400 000 adhérents sur près de huit millions de salariés (  »une paille  » à côté des quatre millions de syndiqués britanniques et autant d’allemands).

Léon Jouhaux, 1914 (Paris, 1ᵉʳ juillet 1879 ; 28 avril 1954)Mais Victor Griffuelhes, contesté, est démis en février 1909 et remplacé quelques mois plus tard au secrétariat général par un jeune inconnu de trente ans, Léon Jouhaux

Léon Jouhaux ?

. Il va demeurer à la tête de la Confédération jusqu’en 1947 (exception faite de l’Occupation) avant de recevoir le Prix Nobel de la Paix 1951 et fonder la CGT-FO (Force Ouvrière).

En attendant, en 1914, Léon Jouhaux rejoint  » l’Union sacrée », tout comme Jules Guesde, le dirigeant du parti socialiste (SFIO). Les conflits sociaux reprennent toutefois sans attendre la fin de la guerre. En novembre 1917 se rompt l’Union sacrée tandis qu’en Russie, Lénine et les bolchéviques s’emparent du pouvoir.

En 1919, une rivale se dresse devant la CGT. C’est la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC), créée à l’initiative de la Fédération des syndicats féminins et du Syndicat parisien des employés du commerce et de l’industrie. Elle se veut réformiste et apolitique, fidèle à la doctrine sociale de l’Église.

La situation se gâte en 1920. La SFIO ne parvient pas à faire passer des réformes sociales. Quant à la CGT, elle multiplie les grèves tournantes à l’initiative de ses  » comités syndicalistes révolutionnaires  » (CSR) de tonalité anarchiste et lance une grève générale le 1er mai. Tout cela aboutit à un échec et n’empêche pas des licenciements massifs dans la métallurgie.

À la fin de l’année 1920, la SFIO se déchire au congrès de Tours. La majorité de ses militants rejoint le Parti communiste français (PCF) et fait allégeance à Lénine.

L’année suivante, le 25 juillet 1921, le 16 -ème congrès de la CGT s’ouvre au palais Rameau, à Lille, dans un climat de grande violence. Des coups de feu sont même tirés et l’on compte une trentaine de blessés. 

Le XVIe congrès de la CGT au palais Rameau (Lille), juillet 1921

Léon Jouhaux, réformiste bon teint, obtient la dissolution des comités anarchistes. Mais il ne peut éviter le départ d’une minorité, un tiers environ des 700 000 adhérents. Proche du PCF et des bolchéviques, elle va constituer la CGT Unitaire.

Les deux frères ennemis referont leur union le 2-5 mars 1936, au congrès de Toulouse, avec l’aval de Staline, en prélude à la victoire du Front populaire  . Bien que réunifiée, avec un total de cinq millions d’adhérents, la CGT va se montrer toutefois incapable de maîtriser le soulèvement spontané qui suit les élections et conduit à deux millions de grévistes.

C’est au secrétaire général du parti communiste Maurice Thorez  qu’il reviendra de  »siffler la fin de la récréation  » le 11 juin 1936 :  » Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue  ».

René Belin, 1937 (14 avril 1898, Bourg-en-Bresse ; 2 janvier 1977, Lorrez-le-Bocage)Le pacte germano – soviétique de 1939 et l’invasion de la France en 1940 entraînent la CGT dans des dissensions autrement plus graves. Léon Jouhaux est déporté à Buchenwald cependant que René Belin, un autre dirigeant de la Confédération, devient ministre du Travail dans le gouvernement du maréchal Pétain !

Tout en collaborant indignement avec l’occupant, le régime ébranle les institutions de la IIIe République défunte, y compris les syndicats qui sont dissous le 9 novembre 1940 en tant qu’émanation de la lutte des classes.

Les jeunes technocrates de Vichy entament une rénovation sociale qui sera accélérée à la Libération.

Le programme du Conseil National de la Résistance:

Le CNR, qui réunit des représentants de la Résistance, des partis de la France libre et des syndicats (CGT et CFTC), publie le 15 mars 1944 un programme d’action qui va devenir la référence commune à tous les partis et syndicats français jusqu’à l’avènement de la monnaie unique, au début du XXIe siècle.

Ce petit texte préconise un rôle accru de l’État et des syndicats dans la vie économique :  »retour à la nation des grands moyens de production monopolisée (…), droit d’accès aux fonctions de direction et d’administration pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires (…), participation des travailleurs à la direction de l’économie, (…) reconstitution d’un syndicalisme indépendant doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale, (…) sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État  ».

Cinq mots rares ….


…. donneront l’air savant pendant vos dîners mondains (ma grand-mère en employait quelques-uns)

 »Quérulence »,  »émerillonner »… Qui de nos jours connaît encore ces termes désuets ?

Ils ont fait leur temps. Après des années de labeur, certains mots de la langue française se retirent de l’usage. Silencieusement, sur la pointe des pieds. Qui de nous jours connaît encore le sens de  »tatin »? Ou utilise le verbe  »s’esbigner » ? Ils ont progressivement été remplacés par des termes plus contemporains. Ainsi va notre langue. Son renouvellement témoigne de sa vitalité. La rédaction vous propose de redécouvrir ces mots disparus, qui, assurément, vous feront briller en société.

 Babou:

 »Cesses de faire des baboues ». Peut-être avez-vous déjà entendu cette phrase dans la bouche de votre grand-mère.  »Baboue » est un joli mot disparu, qui signifie  »grimace ». Il est fort ancien puisqu’en moyen français, il désignait une  »vieille sorcière aux grosses lèvres », selon le  » Trésor de la langue française ». L’ancien français baboe est également apparenté à  » babouin », qui qualifiait un  » homme difforme ou niais  ». On parlait aussi à l’époque de l’Ordre de la baboue, qui était une Société des buveurs

 »enseigne de la société des buveurs  »

.

Escobar :

Attention si l’on vous qualifie de la sorte ! Un  »escobar » est un personnage  »hypocrite », sachant utiliser d’adroits subterfuges pour arriver à ses fins ou les justifier. Le verbe  »escobarder » décrit le fait d’agir, de parler en escobar.  »L’escobarderie » désigne quant à elle la pratique habituelle de l’hypocrisie à la manière d’un escobar.

Le mot s’est formé d’après le nom d’un jésuite espagnol, Antonio Escobar y Mendoza

Antonio Escobar?

, auteur d’un ouvrage de casuistique (partie de la théologie qui traite des cas de conscience). Pascal l’attaqua dans les Provinciales, lui reprochant de prôner une morale relâchée. Molière, Boileau et La Fontaine lui emboîtèrent le pas, et c’est ainsi que ce patronyme est devenu un adjectif courant dans notre langue. Avant de tomber aux oubliettes.

Quérulence :

Toute âme  » revêche  » devrait connaître ce mot. La  »quérulence », dérivé de  »quérulent », désigne la tendance pathologique à rechercher les querelles.

Querelle ?

On connaît tous une personne qui revendique, d’une manière disproportionnée, la réparation d’un préjudice, réel ou imaginaire. Vous pourrez désormais le qualifier de  »quérulent », (selon la définition du dictionnaire des francophones). Le mot est dérivé du latin querulus  » qui se plaint ».

Émerillonner

Une personne est  »émerillonnée » lorsqu’elle est d’humeur gaie et vive. Ce joli verbe s’est formé d’après  »l’émerillon »,

Émerillon (rapace)

un petit rapace diurne du genre des faucons, que l’on dressait autrefois pour la chasse. L’adjectif décrit l’éclat de quelqu’un qui se vivifie, à l’image de l’œil perçant de l’émerillon.

Accueillance

Ce mot n’est pas une invention fantaisiste qui ferait offense à la langue française.  »Accueillance » existe bien, et a pour sens  »disposition à l’accueil » . On l’employait jadis pour dire  »accueillir » ou  »faire bon accueil ». Au XIIIe siècle, il existait ainsi la locution faire accueillance de quelqu’un, c’est-à-dire  »l’accueillir, le gagner à sa cause ». Au XVIe siècle, pour signifier qu’on accueillait de manière courtoise un convive, on utilisait ce mot charmant.