L’isoloir (élection) ,depuis quand ?


En France, le vote est secret depuis 1795 mais aucun dispositif n’est alors prévu pour le garantir. C’est bien pratique pour truquer les élections ! On comprend pourquoi les parlementaires rechignent à  » isoler l’électeur dans un réduit  », selon les mots d’une commission en 1883. En 1913, après des années de débats, une loi impose finalement l’enveloppe et l’isoloir dans le bureau de vote. Lors des législatives, l’année suivante, Le Petit Journal rapporte :  » L’isoloir eut un certain succès de curiosité.  »

Tout commence en Australie

Isoloir U.S ?

En fait, on copie les Anglo-Saxons ! Les Australiens ont installé des isoloirs dès 1856 pour mettre fin aux fraudes  et aux troubles, nombreux sur cette terre de conquête, suivis par les Britanniques en 1872 et les Américains à la fin du siècle. D’ailleurs, pour désigner le vote secret aux Etats-Unis, on parle d’ » Australian ballot  ».

 »Poisson d’avril »:


…. connaissez-vous l’origine de cette formule?( un peu tard )

Symbole de la malice française, le 1er avril est placé sous le signe du poisson.  l’origine de ce drôle de jour.

Les enfants la chérissent. Les adultes ne sont pas en reste. Poissons accrochés dans le dos et plaisanteries (plus ou moins) drôles, le 1er avril est la journée préférée des blagueurs. Voilà une occasion rêvée! Plaisanteries et canulars, drôles ou navrants, sont les rois du jour. Mais d’où vient cette coutume? Que vient faire un  »poisson » dans cette histoire?

Pourquoi un poisson pour le 1er avril?

L’animal est un symbole dans nos iconographies depuis des millénaires. Dans l’Égypte ancienne et en Grèce antique,  »le poisson était un signe de vie et de fertilité »selon l’Académie française. L’animal devient pour les premiers chrétiens un  »symbole sacré, souvent associé à la figure du Christ ».

La formule  »poisson d’avril »’ remonterait au XVe siècle, en 1466. Le  »poisson d’avril » est alors un  »entremetteur, intermédiaire ». Il est aussi ce  »jeune garçon chargé de porter les lettres d’amour de son maître ».

Ce n’est que deux siècles plus tard, en 1691, que la locution désigne une  » tromperie, (une) mystification traditionnelle du 1er avril ». Peu à peu, son sens se rapproche de celui que nous lui connaissons. Au XVIIIe siècle,  »donner un poisson à quelqu’un » signifie  »faire accroire à quelqu’un le premier jour d’avril une fausse nouvelle, ou l’obliger à faire quelque démarche inutile pour avoir lieu de se moquer de lui ».

Pourquoi fait-on des blagues le 1er avril?

Si les origines de ce jour ne sont pas attestées de façon certaine, une hypothèse est envisagée. Il nous faut remonter avant 1564, quand le premier jour de l’année était encore célébré le 1er avril . L’usage était alors de s’échanger des présents pour célébrer le nouvel an: les fameuses  » étrennes « . Cette tradition se serait perpétuée, en dépit de l’Édit de Roussillon établit par le roi Charles IX en 1564, qui fixe (sans que nous ayons de preuves définitives) le premier jour de l’année au 1er janvier.

Autre hypothèse: avril est le mois de l’ouverture de la pêche. Période de prédilection pour les pêcheurs aguerris, elle aurait donné naissance à notre échange de poissons.

Dernière origine possible: avril signe la fin du Carême, période de jeûne pour les chrétiens. Pendant quarante jours et jusqu’à Pâques, le poisson est privilégié des fidèles, en tant que  »nourriture maigre ».

Si nous ne sommes pas certains de l’authenticité de ces explications, une évidence subsiste: le 1er avril, au pays de Rabelais, Molière et Feydeau, la facétie est reine.