A quoi çà sert….


Un beau matin
On vient au monde
Le monde
N’en sait rien
Puis on grandit
On recommence
La danse
De la vie
Et puis on use nos mains
À continuer le chemin
Qu’avaient commencé nos ancêtres
Je sais qu’un jour va venir
Où ce chemin va finir
Ce jour viendra bientôt, peut-être

Ça sert à quoi, tout ça?
Ça sert à quoi, tout ça?
Ne me demandez pas de vous suivre
Ça sert à quoi, tout ça?
Ça sert à quoi, tout ça?
Il nous reste si peu à vivre

On se connait
On dit quand même
Je t’aime
Pour toujours
L’éternité
N’est plus en siècles
Des siècles
Mais en jours
Si tu me donnes un enfant
Aura-t-il assez de temps
Pour arriver à l’âge d’homme?
S’il reste seul ici-bas
Avec une fille à son bras
Trouveront-ils encore des pommes?

Ça sert à quoi, tout ça?
Ça sert à quoi, tout ça?
Ne me demandez pas de vous suivre
Ça sert à quoi, tout ça?
Ça sert à quoi, tout ça?
Il nous reste si peu à vivre

Cette chanson
Quand je la chante
Je chante
Pour du vent
C’est la chanson
Du glas qui sonne
Personne
Ne l’entend
Tu as beau me répéter
Qu’on n’a jamais rien changé
Avec des notes et des phrases
Je continue de chanter
Les doigts en forme de V
En attendant que tout s’embrase

Ça sert à quoi, tout ça?
Ça sert à quoi, tout ça?
Ne me demandez pas de vous suivre
Ça sert à quoi, tout ça?
Ça sert à quoi, tout ça?
Il nous reste si peu à vivre

Ça sert à quoi, tout ça?
Ça sert à quoi, tout ça?
Pour le peu qu’il nous reste à vivre

Bonnus:

Quand on en a un peu la d’dans
On y reste pas bien longtemps
On s’arrange tout naturellement
Pour faire des trucs moins fatiguants
J’me faufile dans une méchante bande
Qui voyoute la nuit sur la lande
J’apprends des chansons de Bruant
En faisant des croches-pattes aux agents

J’en suis encore à m’demander
Après tant et tant d’années
A quoi ça sert de vivre et tout
A quoi ça sert en bref d’être né

Bien sûr la maison Poulagat
S’agrippe à mon premier faux-pas
Ça tombe bien mon pote t’as d’la veine
Faut du monde pour le F.L.N.
J’me farcis trois ans de casse-pipe
Aurès, Kabylie, Mitidja
Y a d’quoi prendre toute l’Afrique en grippe
Mais faut servir l’pays ou pas

Quand on m’relache je suis vidé
Je suis comme un p’tit sac en papier
Y a plus rien d’dans tout est cassé
J’ai même plus envie d’une mémé
Quand j’ai cru qu’j’allais m’réveiller
Les flics m’ont vachement tabassé
Faut dire qu’ j’m’étais amusé
A leur balancer des pavés

Les flics pour c’qui est d’la monnaie
Ils la rendent avec intérêts
Le crâne le ventre et les roustons
Enfin quoi vive la nation
Le juge m’a filé trois ans d’caisse
Rapport à mes antécédents
Moi j’peux pas dire qu’je sois en liesse
Mais enfin qu’est-ce que c’est qu’trois ans

En tôle j’vais pouvoir m’épanouir
Dans une société structurée
J’ferai des chaussons et des balais
Et je pourrai me r’mettre à lire
J’suis né dans un p’tit village
Qu’à un nom pas du tout commun
Bien sûr entouré de bocage
C’est le village de St Martin

quand les morts….


…… prenaient le train (Londres)

Le cimetière de Brookwood

Les morts ont-ils déjà pris le train ? Oui, par manque de place et par souci de salubrité !

Jusqu’au XIXe siècle, les défunts étaient inhumés dans de petits cimetières jouxtant les églises . Mais avec la poussée démographique et les morts massives dues aux épidémies , les traditionnelles exhumations et mises en ossuaire ne suffisent plus. L’arrivée du chemin de fer offre une nouvelle solution aux autorités : inhumer les morts suffisamment loin pour que les contaminations n’atteignent pas la population.

Une ligne de chemin de fer funéraire

À Londres, un emplacement est inauguré en 1854 à Brookwood, dans le Surrey, avec sa ligne de train et une gare dédiée, baptisée Necropolis. Les cercueils et les familles arrivent en train, les cérémonies sont célébrées dans les salles de la station. Cette ligne de chemin de fer funéraire fonctionnera jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

La nécropole d’Haussmann

En France, le préfet Haussmann

Haussman

, alors qu’il prépare le Grand Paris de 1860, a porté un projet similaire : créer une nécropole de 800 hectares loin de la capitale, près de Méry-sur-Oise, reliée par trains spéciaux. Il se bat pendant vingt ans pour son projet, mais les Parisiens sont contre et il ne verra jamais le jour. On chercha plutôt des terrains près de la capitale pour créer de nouveaux grands cimetières extra-muros, à Ivry, Saint-Ouen et Pantin.

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