C’était il y a 220ans :


…..mort du géologue
et minéralogiste Déodat Gratet de Dolomieu

L’existence de Dolomieu fut un long roman : né le 23 juin 1750, il sortait d’une ancienne et noble famille du Dauphiné. Voué, dès le berceau à l’ordre de Malte, officier de carabiniers à quinze ans, il commença son noviciat à dix-huit. Un duel ouvrit la série de ses malheurs : mis en jugement, condamné à perdre l’habit de son ordre, le grand-maître lui fit grâce, mais le pape refusa de la sanctionner. Dolomieu resta neuf mois en prison : ce n’était qu’un prélude.……

Déodat Gratet de Dolomieu
Déodat Gratet de Dolomieu

Il entreprit tantôt par devoir, tantôt par amour pour une science, dont il était vivement épris. C’est en Sicile qu’il conçut le germe de ses idées sur les volcans et sur le siège de leur conflagration, situé, suivant lui, à des profondeurs immenses. Rien ne l’arrêtait dans ses observations, ni périls, ni fatigues. Dolomieu, quoique noble, avait partagé l’enthousiasme excité par la Révolution française : il eut à souffrir de ses excès. Revenu en France, il vit périr son vertueux ami, le duc de La Rochefoucauld.

Après le 9 thermidor, il reprit ses courses géologiques. Dès l’année 1796, il fut nommé ingénieur et professeur à l’école des mines ; dès sa formation, l’Institut l’avait admis au nombre de ses membres. Il fit partie de l’expédition d’Egypte : forcé de prendre un rôle dans les négociations qui amenèrent la prise de Malte, il remplit une mission équivoque et pénible. À son retour d’Egypte, jeté sur les côtes du royaume de Naples, qui alors était en guerre avec la France, il fut enlevé, jeté dans un cachot infect, sans plume, sans papier, sans livres.

Un jour, demandant à son geôlier quelque objet de première nécessité :  »Je mourrai, lui dit-il, si je n’obtiens ce secours. Que m’importe que tu meures, répondit le geôlier, je ne dois compter au roi que de tes os.  » Cependant son courage le soutint : les marges de deux ou trois volumes, qu’il était parvenu à soustraire à ses gardiens, lui tinrent lieu de papier ; il se fit une plume avec un morceau de bois, et une espèce d’encre avec la fumée de sa lampe : c’est ainsi qu’il écrivit son Traité de philosophie minéralogique et quelques autres mémoires.

Dolomieu ne revit le jour qu’au mois de mars 1801 : en arrivant en France, il apprit que la chaire, vacante par la mort de Daubenton, lui avait été décernée. A peine eut-il le temps d’en prendre possession ; une mort prématurée l’enleva : la science doit beaucoup aux écrits qu’il publia, et qui roulent, pour la plupart, sur les volcans et les matières volcaniques. On regrette que sa vie errante et ses malheurs l’ayant empêché de rédiger  »en corps  » de doctrine l’ensemble de ses vues et des faits qu’il avait recueillis.

Joséphine Baker au Panthéon …..


….la cérémonie sera très politique :

 Sur fond de campagne présidentielle, l'hommage de la République à Joséphine Baker se veut à forte charge symbolique.

Sur fond de campagne présidentielle, l’hommage de la République à Joséphine Baker

J. Baker

se veut à forte charge symbolique.

L’entrée au Panthéon de Joséphine Baker mardi (jour anniversaire de l’acquisition par l’artiste de la nationalité française, en 1937) à Paris revêt-elle une signification politique dans le contexte clivé de la campagne présidentielle ?

Selon l’Élysée, officiellement, il n’en est rien : « C’est un grand moment d’union et de communion nationale et il ne faut le lire que comme ça », y assure-t-on, jurant qu' »on n’a senti aucun clivage politique » autour de cette initiative. Voire, bien au contraire, « un consensus très large ». « Il n’y a pas une voix qui s’était élevée contre l’entrée au Panthéon de Joséphine Baker », ­explique un conseiller d’Emmanuel Macron. La décision avait été prise par le chef de l’État le 21 juillet, soit avant le déclenchement de la campagne présidentielle et l’entrée en lice d’Éric Zemmour, à l’issue d’un an et demi de réflexion et de discussions. 

Cet hommage à la « première femme noire et première artiste de scène à entrer au Panthéon », résistante et militante à la Ligue internationale contre l’antisémitisme (la Lica, qui deviendra la Licra en 1979), pourtant, prend aujourd’hui une dimension ­nouvelle. « ­Joséphine Baker entre au Panthéon parce que c’est une femme qui est née noire et américaine dans une société fermée d’assignation à résidence et qui est devenue tout au long de sa vie et jusqu’au bout de celle-ci l’incarnation des valeurs des Lumières de la République française et de l’ouverture au monde que cela implique », explique l’Élysée. Où l’on ajoute que, « dans une époque où on s’interroge sur les liens du sang, il est important de rappeler qu’il y a aussi les liens du cœur », s’agissant d' »une femme qui a choisi d’adopter 12 enfants ». Commentaire d’un proche de Macron : « Ce qu’a fait Joséphine Baker dans sa vie fait écho aux enjeux contemporains. »

Un discours d’Emmanuel Macron :

Comme le veut l’usage, la cérémonie débutera en bas de la rue Soufflot. C’est à partir de là que le cénotaphe – (le cercueil de ­l’artiste demeure enterré à ­Monaco) remontera la célèbre artère, portée par six membres de l’armée de l’air et de l’espace, dont elle fut membre. Juste derrière, une aviatrice suivra, un coussin avec les cinq décorations reçues par Joséphine Baker dans les mains. Les portes du temple républicain s’ouvriront au son de la musique du compositeur Pascal Dusapin, laquelle avait déjà accompagné en ces lieux l’entrée de l’écrivain ­Maurice Genevoix, il y a un an.

Emmanuel Macron prononcera alors un discours en présence, notamment, de nombreux élèves des écoles, collèges et lycées. Le cénotaphe ira enfin rejoindre celui de Genevoix dans le caveau 13, dans une allée située en face de celle où reposent Jean Moulin, André Malraux, Simone Veil et son époux, ainsi que les révolutionnaires de 1789.

Quelle est l’origine ….


…….du Black Friday?

Le vendredi 26 novembre de nombreux magasins proposent d’importantes réductions, à l’occasion du désormais fameux  » Black Friday  » Mais d’où vient cette tradition ?

Elle puise ses origines aux Etats Unis, au milieu du 20e siècle. Plus précisément elle y est apparue dans les années 1960 pour désigner le vendredi suivant immédiatement Thanksgiving, c’est à dire le quatrième jeudi de novembre. (le Thanksgiving est censé commémorer la fondation des États-Unis et l’entente cordiale entre les colons et les populations natives).

Le Black Friday :

Cette journée du vendredi qui suivant donc le Thanksgiving, marque le début de la période des achats de Noël… une journée durant laquelle les Américains se ruaient déjà à l’époque dans les magasins.

Aussi, rapidement, les commerçants se mirent à proposer des rabais pour que les clients profitent de ce jour férié pour consommer davantage.

et petit à petit, les Américains se sont habitués à réaliser ce jour-là les premiers achats de Noel à prix cassés.

Voilà pour le “Friday”!

Mais pourquoi ce vendredi est-il qualifié de “noir” ?

La légende veut que les commerçants qui tenaient leur comptabilité (à la main, à cette époque), utilisaient des couleurs différentes selon qu’il s’agissait de comptes déficitaires ou de comptes bénéficiaires (selon qu’ils avaient ou non gagné de l’argent donc).

Les résultats négatifs étaient retranscrits en rouge, les comptes bénéficiaires eux, l’étaient en noir.

Or durant cette journée, les comptes étaient systématiquement bénéficiaires ! Donc tenus en noir !

Voilà l’explication du “Black” !