Alphonse Bertillon : l’inventeur de la police scientifique


Quelle drôle d’idée ! A la fin du XIXe siècle, Alphonse Bertillon se met à mesurer les délinquants sous toutes les coutures pour identifier les récidivistes. Et ça marche !

Des policiers studieux, en plein cours de signalement descriptif ou  » portrait parlé  », sont en train d’apprendre à décrire une oreille, un nez, un visage. Mais pas n’importe comment : ils doivent utiliser une nomenclature précise pour chaque partie du visage. Le nez peut, par exemple, être convexe, concave, rectiligne ou busqué. Nous sommes à la fin du XIXe siècle et Alphonse Bertillon, un fonctionnaire de la préfecture de police de Paris, a mis au point le premier système élaboré d’identification. A l’époque, la moitié des criminels sont des récidivistes, alors mieux vaut pouvoir les reconnaître !

1 chance sur 286 millions de confondre deux personnes

Sa méthode, le bertillonnage, consiste à prendre des mesures en 14 points du corps (grâce à une mallette de mensuration anthropométrique), à décrire les particularités physiques (cicatrices, tatouages, grains de beauté…) de l’individu appréhendé, à faire son portrait parlé, le tout accompagné de deux photos du suspect. Avec tout ça, il n’y a qu’une chance sur 286 millions de confondre deux personnes ! Le système Bertillon va donner naissance au premier bureau de l’identité judiciaire à Paris, en 1883, avant d’essaimer dans toute la France.

De nouveaux outils scientifiques

Mallette anthropométrique : Elle comprenait un compas, une règle et une réglette à coulisse, deux toises et une règle murale horizontale graduée.

 

Les yeux revolver : La base de l’identification, c’est la précision. Pour décrire au mieux la couleur des yeux des criminels, Bertillon a recensé 54 nuances de l’iris humain.

 

Tous fichés. Bertillon (c’est lui sur la photo) crée la fiche d’identification  » parisienne  » : elle contient le signalement anthropométrique de l’individu, son portrait parlé et ses deux photos. Ces fiches sont ensuite classées dans des armoires : les grands avec les grands, les moyens avec les moyens…

Sous tous les angles : Mesurer le pied gauche, la longueur et la largeur de la tête, mais aussi l’envergure (la longueur d’un bras à l’autre), la taille, la hauteur du buste, la longueur de l’oreille droite, de la coudée gauche, l’arête du nez ou encore l’écartement des yeux. Au total, 14 mesures anthropométriques sont effectuées sur chaque criminel arrêté

Alphonse Bertillon

est d’abord tenté de nier l’intérêt de cette technique concurrente, anglaise qui plus est. Mais, sollicité après un meurtre qui a eu lieu chez un dentiste parisien, il met en évidence les similitudes entre les empreintes digitales recueillies sur place et celles d’un obscur repris de justice auquel il a eu affaire quelques mois plus tôt.

Ce premier coup d’éclat de la police scientifique consacre la gloire de Bertillon… et la supériorité du fichier d’empreintes digitales.

On ne peut oublier aussi qu’Alphonse Bertillon s’est empêtré en 1894 dans l’analyse graphologique du bordereau qui allait entraîner l’incarcération du capitaine Dreyfus.

Ayant cru reconnaître l’écriture du capitaine, contre l’avis des autres graphologues, il s’est enferré dans son erreur en émettant une fumeuse théorie sur la façon dont l’inculpé aurait tenté de maquiller son écriture. Ce faux pas n’a pas pour autant entamé sa popularité

Mo-Hair – un costume……


……. en poils de moustache d’hommes ?

Dans le cadre du Movember,(Movember est un événement annuel organisé par la fondation Movember Foundation Charity. Chaque année au mois de novembre, les hommes du monde entier sont invités à se laisser pousser la moustache dans le but de sensibiliser l’opinion publique et de lever des fonds pour la recherche dans les maladies masculines telles que le cancer de la prostate. Le nom vient de la contraction de  » mo  », abréviation de moustache en anglais australien, et de  » November  ». Depuis 2003, cette fondation australienne relève le pari de  » changer le visage de la santé au masculin  »)

L’artiste australienne Pamela Kleeman-Passi s’est associée avec la marque de vêtement  »Politix » pour créer un costume en poils de moustache d’hommes appelé Mo-Hair.

L’évènement du Movember incite les hommes à se laisser pousser la moustache durant le mois de novembre pour sensibiliser à la prévention de maladies masculines graves comme le cancer de la prostate ou le cancer des testicules.

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Pamela Kleeman-Passi est particulièrement attachée à cet évènement car son mari étant décédé en 2016 d’un cancer de la prostate et colorectal.

Elle a collecté des poils de moustache auprès de Sustainable Salons, une entreprise qui milite pour le développement durable des coiffeurs et barbiers (une démarche rappelant celle d’un autre australien, Jason Sank

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avec ses sculptures en poils de chat). Des personnes ayant eu vent du projet lui ont également envoyé leurs propres poils de moustache.

Mo-Hair-un-costume-en-poils-de-moustache-d-hommes-2

L’artiste de Melbourne a ensuite tissé les poils avec du coton pour créer un tissu original qui a été coupé par Paul Burden, le responsable du design de Politix, pour en faire un costume à boutonnage simple.

Afin de pouvoir le porter sans irritation, il a été doublé de coton.

Il n’en reste pas moins que ce costume en poils de moustache d’hommes est assez laid, comme en témoigne Kleeman-Passi elle-même ….

La démarche n’est toutefois pas une première, un manteau en polis humain avait déjà été créé pour  » Wing-co  »