91 anecdotes ……..


……. sur Clint Eastwood ( l’idée de ce billet m’est venue après avoir vu un film à la télé )

Genre de billet que je mets quand je n’ai pas d’idée ! ( et je n’ai pas mis tout !!!!! ) peut-être la suite plus tard ….

Avant la célébrité, Clint Eastwood a creusé des trous pour installer des piscines. Le scénariste William Goldman, qui a signé Les Pleins Pouvoirs, estime dans le »  » Guardian  »  que ces débuts difficiles expliquent l’appétit jamais rassasié du cinéaste. « Il creusait encore quand il avait 29 ans. Ce n’était pas un jeune premier comme John Travolta ou Tom Cruise. »

Il a été maitre- nageur pendant son service militaire  à Fort Ord (Californie), au début des années 1950. Pour arrondir ses fins de mois, il était aussi videur dans le bar voisin.

Selon son camarade de régiment Don Loomis, cité dans la biographie non autorisée  » Clint : The Life and Legend  »de Patrick McGilligan, il a séduit la fille d’un officier de Fort Ord pour éviter d’être envoyé au front durant la Guerre de Corée.

Au début de sa carrière d’acteur, il a pris des cours au sein de l’école du studio Universal. Une pédagogie étonnante pour des souvenirs mitigés. « Les exercices visaient à nous ôter nos inhibitions, raconte-t-il . On devait par exemple jouer des poulets traversant la salle. Mais comment jouer un poulet ? »

Il a été viré d’Universal à cause de sa pomme d’Adam. C’est Burt Reynolds, lui aussi sous contrat avec le studio et lui aussi remercié en 1959, qui relate cet épisode à  » CNN  » : « Il a été licencié parce que sa pomme d’Adam était trop visible. Il parlait trop lentement. Et il avait une dent cassée qu’il ne voulait pas soigner ».

Clint Eastwood a poussé la chansonnette au début des années 1960. Après une session d’enregistrement, son producteur lui a dit « qu’il ne marcherait jamais comme chanteur », raconte Patrick McGilligan. Bien vu.

La vidéo :

Pour ses premiers rôles au cinéma, il n’a pas joué les cowboys. Il a d’abord incarné un pilote de chasse dans le film d’horreur Tarantula (avec une araignée géante bien cheap), en 1955. Puis un technicien de laboratoire taiseux nommé Jennings, la même année, dans La Revanche de la créature.

La vidéo :

 Plus de 65 000 personnes étaient prénommées Clint aux Etats – Unis en 2014. La popularité du prénom a grandi avec la carrièree de l’acteur, avec une forte croissance entre 1965 et 1980. 

Selon un rumeur tenace, il aurait trouvé sa voix de cinéma  en écoutant des enregistrements de Marilyn Monroe et en cherchant à reproduire sa façon de chuchoter en version masculine. Il a fallu un demi-siècle pour qu’il démente dans le magazine  » Parade  »  : « Non, je n’ai pas du tout été influencé par Marilyn. »

Le Clint Eastwood débutant s’est attiré des comparaisons avec James Dean pour son style « T-shirt et pantalon décontracté », écrit Patrick McGilligan. Les deux acteurs se sont croisés chez une amie dans les années 1950, mais la « rencontre n’eut rien de fructueux », selon le biographe. Vautré sur un canapé, « Dean ne se leva pas, mais courba le dos et tendit mollement la main vers le haut pour dire bonjour. Clint, étonné, saisit la main de Dean et tira d’un coup sec pour le faire lever.  »Bon sang, lève-toi quand je te parle.’ Cette réplique fut suivie de l’un des lents sourires que Clint esquissait quand il plaisantait ».

Il a obtenu le premier rôle dans Pour une poignée de dollars, de Sergio Leone,en acceptent un cachet au rabais pour griller James Coburn (qui voulait 10 000 dollars de plus). Charles Bronson, lui, avait trouvé que le script « était le plus stupide qu’il ait jamais lu ». Bien joué Charles.

Dix ans plus tard, un brasseur a offert à Eastwood un million de dollars pour une pub où il n’aurait qu’à rentrer dans un bar avec son costume iconique et commander une bière. Il a dit non… et c’est Coburn, devenu plan B, qui s’y est collé.

La pub avec J. Coburn :

 Il n’a jamais lavé le poncho qu’il porte dans la scène mythique de Pour une poignée de dollars. « Il tomberait en morceaux », justifie l’acteur , qui l’a conservé précieusement.

Si on le voit souvent un cigarillo au bec dans ses westerns spaghetti, c’est un non-fumeur convaincu quand il n’est pas à l’écran. Ces cigarillos lui donnaient  » envie de vomir  » .

L'acteur américain Clint Eastwood sur le tournage du film "L'Homme des hautes plaines", sorti en 1972. (BETTMANN / GETTY IMAGES)
Dans  » l’homme des hautes plaines  » ( que j’ai vu il y a peu à la télé  » )

A son arrivée sur le tournage de  » Pour une poignée de dollars  », en Europe, Clint était « le seul à parler anglais ». « L’équipe ne comprenait que l’italien ou l’espagnol,a-t-il raconté à des étudiants en 2015 :  ». Je ne savais pas dire autre chose que buongiornio et arriverderci… Je me suis dit qu’au moins j’avais l’opportunité de visiter le pays. »

Vacherie de Sergio Leone, qui l’a rendu célèbre avec ses westerns iconiques : selon lui, l’acteur n’avait que deux expressions  » faciales  » à l’époque de la Trilogie de l’homme sans nom, « celle avec son chapeau et celle sans ». Une aubaine pour le réalisateur italien, qui cherchait un « masque » pour incarner son héros.

Comment définir le style de jeu de Clint Eastwood ? Pour l’acteur britatannique Richard Burton, la star des films de Sergio Leone dégage « une léthargie dynamique » à l’écran. Personne n’a pu définir exactement ce qu’il a voulu dire. lol

Clint Eastwood sur le tournage du film de Sergio Leone "Le Bon, la brute et le truand" en 1968, en Espagne.  (PEA / UNITED ARTISTS / COLLECTION CHRISTOPHEL / AFP)
Dans  » Le bon , la brute et le truand  »

Avant qu’il n’obtienne le rôle de « l’homme sans nom » dans Pour une poignée de dollars, Clint Eastwood n’avait pas grand chose à perdre. Il demeurait un inconnu aux yeux du grand public. « Je jouais dans une série western, Rawhide, et j’avais bien expliqué à ma femme que nous ferions mieux d’économiser notre argent car je ne trouverais jamais de boulot après. Aux Etats-Unis, à l’époque, une fois que vous étiez passé par la télévision, c’était terminé pour vous », raconte-t-il au  » Monde  » .

Il a refusé le rôle de  » l’homme à l’harmonica  » dans Il était une fois dans l’Ouest, qui a finalement  » échu  » à Charles Bronson. Il a aussi refusé d’apparaître dans le film, avec les autres acteurs vedettes du Bon, la Brute et le Truand.

Bronson dans  »l ‘homme à l’Harmonica »

 Robert Zemeckis, le réalisateur de Retour vers le Futur III, lui a demandé l’autorisation pour emprunter son nom, utilisé par Marty McFly pendant tout le film. Ce qui a donné cette réplique mémorable : « Partout, tout le monde dira que Clint Eastwood est le pétochard qui a le plus les foies de l’Ouest. »

Il a décroché le rôle de l’inspecteur Harry, d’abord proposé à Frank Sinatra, parce que l’interprète de Strangers in the Night « avait un problème à la main et n’arrivait pas à tenir un flingue ». Commentaire d’Eastwood sur : « Ça me paraît une excuse assez minable ».

Le cinéaste n’a jamais de contraventions. « Le nombre de fois où le policier me dit :  »Allez, puisque vous êtes l’inspecteur Harry, on oublie ! » Les policiers gardent beaucoup d’affection pour ce personnage. J’ai de la chance, j’en suis bien conscient », assure-t-il

Statistique : son personnage le plus meurtrier n’est pas l’inspecteur Harry, qui ne  »dessoude  » « que » 41 personnes, selon un décompte du  »Gardian  ». Pas plus que Josey Wales hors-la-loi, responsable de la mort de 55 pieds-tendres ( Nom donné aux Blancs par les Amérindiens ) et autres  » foies jaunes  » (poltron, mauviette, poule mouillée ? ) . C’est son personnage de Morris Schaffer dans Quand les aigles attaquent qui détient la palme, avec 73 nazis envoyés  » croquer les pissenlits par la racine  ».

Le réalisateur Don Siegel, qui l’a dirigé notamment dans les premiers Inspecteur Harry, ne voyait pas en lui un cowboy mais une stature et un port altier d’empereur romain. Il le surnommait « Clintus », rappelle  »Esquire  » (Ancien titre anglais, qui était le plus bas titre de noblesse en Angleterre.? ).

 Alors qu’il n’est encore qu’un acteur en devenir, Eastwood est influencé « par le jeu outré, névrotique et dérangeant de James Cagney ( James Cagney

James Cagney ?

est un acteur, producteur de cinéma et réalisateur américain ) dans L’Ennemi public (1931) et L’enfer est à lui (1949) », écrit  le journal  » le Monde  »Je pense que mon personnage iconique de l’inspecteur Harry et, plus tard, tous mes personnages jusqu’au-boutistes, sont les héritiers de cette tradition : des individus déterminés à terminer leur tâche, quels que soient les moyens, sans forcément s’embarrasser de questions éthiques », détaille l’acteur au quotidien. 

Il a fait une  » fixette  » sur la célèbre critique du New York Times Pauline Kael

Pauline Kael ?

. Après un article assassin sur L’inspecteur ne renonce jamais, l’acteur a fait appel à un psy pour analyser les écrits de la journaliste. Le thérapeute aurait conclu que la critique se vengeait d’Eastwood par dépit amoureux……

 Il a refusé le rôle de James Bond après le départ de Sean Connery

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Sean Connery

, à la fin des années 1960. La raison ? « C’était le truc de Sean. » 

 Il n’a pas voulu jouer Superman, incarné finalement par Christopher Reeves. « Ce n’est pas pour moi ». Ça aurait fait bizarre dans son CV, vous ne trouvez pas ?

Il a dit non à Apocalypse Now (le rôle du soldat tenu par Martin Sheen

Il a dit non à Apocalypse Now (le rôle du soldat tenu par Martin Sheen

Résultat d’images pour Apocalypse Now
Martin Sheen ?

), par flemme de s’embarquer dans un tournage galère aux Philippines pendant quatre mois.

).

Il a (aussi) refusé le rôle de Paul Newman dans La Tour infernale

Il avait dit oui pour incarner Harvey Dent « Double Face » dans la série  » kitschounette  » Batman, dans les années 1960, mais cette dernière a été anulée avant qu’il puisse enfiler le costume ….

 Bien qu’au faîte de sa gloire et de sa jeunesse dans les années 60-70, Clint Eastwood n’a « jamais touché à la drogue ». « J’ai traversé ces deux décennies à la bière, s’amuse-t-il dans une interview à un u magazin. » J’ai toujours pensé que la bière et deux-trois autres alcools étaient tout ce dont j’avais besoin. »

En 1972, il figurait parmi les invités de la fête de victoire aux primaires de Richard Nixon, en compagnie de John Wayne ou Charlton Heston. Lors de la campagne présidentielle, l’acteur a été sollicité pour tourner un spot de soutien au républicain. C’est le candidat pour lequel il s’est le plus investi.

Bien qu’ouvertement républicain, Clint Eastwood a refusé de soutenir la campagne de réelection de G.Bush père en 1992 : « Je crois que ce que fait l’aile ultra-conservatrice des Républicains est totalement autodestructeur, absolument stupide. » Il a finalement voté pour un candidat indépendant, le milliardaire texan Ross Perot.

Plusieurs de ses répliques cultes ont été reprises par des présidents américains (tous républicains). Ronald Reagan a menacé de veto le Congrès, qui envisageait de voter une hausse d’impôts, en empruntant à l’inspecteur Harry son « Go ahead. Make my day. » (en VF : « Vas-y, allez ! Fais-moi plaisir ! »). Et George Bush père a piqué un « Read my lips » au même personnage, lors de sa campagne de 1988, là encore pour promettre qu’il n’y aurait pas de hausse d’impôts s’il était élu. 

  Le nom de sa société de production, Malpaso, signifie « mauvais pas » en espagnol. C’est le nom d’un canyon situé non loin de la ville de Carmel-by-the-Sea, dont il a été le maire dans les années 1980.

Clint Eastwood a certes été édile de cette petite commune californienne, mais il ne n’aurait jamais rêvé à exercer des foncions plus élevées en politique : « Il faut perdre son âme, embrouiller les gens, parler à des types dont on n’a rien à faire, dont on ne sera jamais proche. Lécher les bottes de la terre entière, c’est pas mon style. »

 Son fameux monologue face à une chaise vide lors de la convention républicaine de 2012 lui a été inspiré par une chanson de Neil Diamond qui passait en coulisses. L’acteur a écrit son sketch, plutôt raté, en quelques minutes et le regrette amèrement. Un conseiller de Mitt Romney, le challenger malheureux de Barak Obama,en aurait mêm vomi ?

Une marque de mobilier a cherché à surfer sur le buzz en baptisant deux de ses chaises « Clint » et « Eastwood ». L’acteur n’a guère goûté le procédé et a poursuivi leur concepteur. Un journal note qu’Humphrey Bogart avait vécu une mésaventure similaire, mais avec un canapé.

Pas toujours facile de bosser avec Clint Eastwood. Kevin Costner

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K.Coster ?

, trop lent à sortir de sa loge selon le réalisateur, s’en est rendu compte sur le tournage d’Un monde parfait. Eastwood a envoyé un figurant marcher à sa place dans un champ, en filmant la scène avec un effet flou pour que le manège passe inaperçu……

 Clint Eastwood fâché : Vexé que son fils Kyle 

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Kyle Eastwood ?

n’ait pas décroché le premier rôle de Karaté Kid, l’acteur a banni tout placement produit pour Coca-Cola (alors lié à la Columbia Pictures, productrice du film d’arts martiaux) dans ses propres longs-métrages. Selon le livre Film and Television in-Jokes, Eastwood voyait rouge dès qu’une canette de soda de la même couleur apparaissait dans son champ de vision.

 Clint Eastwooda été défié e duel par l’écrivain français Romain Gary.??? Le double lauréat du Prix Goncourt a voulu venger son honneur bafoué après avoir appris que l’acteur avait séduit sa compagne, Jean Seberg, sur un tournage. Pourtant à l’aise face caméra avec un .357 Magnum, l’acteur s’est défilé.

Il n’y a pas que l’amour de l’art qui a fait courir Clint Eastwood. A la veille d’une audition pour le premier rôle du film Bus Stop (1956), avec Marilyn Monroe, le réalisateur l’a informé que le rôle avait été pourvu. « J’étais déçu (…) Tout ce que je voulais, c’était un rôle, un job. Et coucher avec Marilyn Monroe.!!!! C’était sans doute beaucoup demander, mais bon, cela peut se comprendre, j’étais jeune », raconte-t-il……

  Invité du talk-show de David Letterman en 2009, il a déclaré avoir « au moins » sept enfants. Ils étaient finalement huit à l’avant-première de son film La Mule (2018) à Los Angeles : Morgan, Francesca, Kathryn, Scott, Alison, Kyle et Kimber Lynn, âgés de 22 à 54 ans, et Laurie, 64 ans. Cette dernière est une fille illégitime, dont l’acteur ignorait encore récemment l’existence et qu’il a reconnu .

Les huit enfants de Clint Eastwood (de gauche à droite) Kimber Lynn, Kyle, Francesca, Alison, Laurie, Kathryn, Scott et Morgan, le 11 décembre 2018, à Los Angeles (Etats-Unis). (ERIC CHARBONNEAU / REX / SHUTTERSTOCK / SIPA)
Les huit enfants de Clint Eastwood (de gauche à droite) Kimber Lynn, Kyle, Francesca, Alison, Laurie, Kathryn, Scott et Morgan, le 11 décembre 2018, à Los Angeles .