La Véritable Histoire de James Bond …


……Le Fil de l’Histoire :

Il s’appelle Bond. James Bond. C’est l’espion le plus célèbre de la littérature et du cinéma : on connaît par cœur ce séducteur invétéré, brave et patriote, les poches toujours bourrées de gadgets farfelus. Mais s’agit-il seulement d’un héros de fiction ?

Lorsque le romancier Ian Fleming

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Fleming ?

décide, en 1953, de nommer le héros qu’il a créé, un agent secret au service de l’Angleterre, il opte pour James Bond.  » Un nom aussi ordinaire que possible  » selon lui. Mais ce patronyme ne sort pas de son imagination : le véritable James Bond est un ornithologue américain !, dont les principaux  » faits d’armes  » sont d’avoir répertorié plus de quatre cents espèces d’oiseaux exotiques. Fleming avait justement une copie de son livre, Les Oiseaux des Indes Occidentales, sur sa table de chevet. Le nom sonne bien, il l’adopte aussitôt. James Bond vient de naître.

NOMS D’OISEAUX. Clin d’œil au scientifique qui lui a donné son nom, le personnage de James Bond admet  » une véritable passion pour les oiseaux  » dans James Bond contre Dr. No, publié en 1958. 

DE FLEMING À BOND :

Cette anecdote illustre les passerelles entre fiction et réalité qui traversent l’œuvre de Fleming. D’ailleurs, comme James Bond, le romancier est écossais. Né en 1908 dans une famille fortunée, il fait ses classes dans les meilleures universités d’Angleterre. Mais on murmure vite que le jeune homme, beau garçon aux yeux bleus, préfère les conquêtes féminines et les voitures de sport à la réussite scolaire… Des traits qui évoquent déjà l’agent 007 ! Recalé en 1927 à l’examen du Foreign Office ( l’antichambre du gouvernement britannique ), Fleming devient journaliste, puis banquier à Londres.

Les temps changent : Lorsque la guerre éclate, le jeune homme est approché par John Godfrey, Directeur du Renseignement de la Royal Navy. Pourquoi lui plutôt qu’un autre ? Cela reste un mystère. On propose tout de même à Fleming une place au sein du  » Room 39  », le QG du renseignement naval. En août 1939, sous le nom de code  » 17F  », le trentenaire commence sa carrière au sein des services secrets. C’est là qu’il aiguise son imagination : à peine quelques semaines après son arrivée, il rédige un mémo contenant plusieurs projets loufoques destinés à tromper l’ennemi allemand…

Parachuter un cadavre d’aviateur muni de faux papiers ou écraser un bombardier nazi rempli d’agents déguisés figurent parmi ses suggestions les plus insolites. Le premier projet sera concrétisé par l’Opération  » Chair à Pâté  » de 1943

Fleming passera toute la guerre dans l’ombre ; c’est un créatif, pas un homme de terrain.  » Nous étions tous des gratteurs de papier, commentera un de ses collègues, nous n’étions pas des héros.  » C’est pourquoi, démobilisé en mai 1945, Fleming embrasse aussitôt une carrière de romancier. Les nouvelles d’espionnage lui vont comme un gant : il lui suffit de piocher dans ses cinq ans et demi de secrets ! Pour bâtir son héros, il condense la personnalité de tous les agents qu’il a eu l’opportunité de rencontrer. Il a aussi la fâcheuse habitude de donner aux  » méchants  » de ses romans les noms de véritables personnes, comme Ernő Goldfinger, un architecte qu’il méprisait.

DES GADGETS BIEN RÉELS :

Le succès lui tend les bras avec Casino Royale, le premier roman de la série 007, publié en 1953. Sa recette : des destinations exotiques, des femmes exquises, et surtout ces gadgets qui aident James Bond à se sortir des situations les plus périlleuses ! Ici encore, la réalité dépasse parfois la fiction – les services secrets ont accouché de prototypes tout aussi inventifs. Par exemple, les cigares empoisonnés utilisés pour abattre Fidel Castro, sans succès. Ou encore, le pistolet-rouge à lèvres développé par le KGB pendant la Guerre Froide.

BON PIED, BONNE OREILLE. Un gadget de la Guerre Froide digne d’un roman d’espionnage : une chaussure dont le talon révèle un micro ainsi qu’un émetteur. 

Pas étonnant que Allen Dulles, directeur de la CIA de 1953 à 1961, ait saisi l’opportunité de s’entretenir régulièrement avec Fleming… Histoire de débrider l’imagination de son organisation. Selon des documents récemment déclassifiés, il aurait tenté de faire passer certains gadgets de James Bond – notamment la chaussure à dague escamotable de Bons baisers de Russie ,du livre à la réalité.

LE MONDE SELON 007

Enfin, une question reste  : l’œuvre de Fleming, publiée en pleine Guerre Froide, sert-elle l’idéologie occidentale ? Autrement dit, James Bond est-il un héros de propagande ? Lorsque sort, en avril 1957, le roman Bons baisers de Russie, le contexte géopolitique est tendu. La course à l’espace bat son plein (avec les U.S.A à la traîne ), et l’URSS est sur le point d’envoyer le premier missile balistique intercontinental…

Dans le roman, pourtant, c’est James Bond qui triomphe du contre-espionnage soviétique. Fleming prend même la peine de préciser dans sa préface qu’une  »grande partie du contexte de l’histoire est véridique  ». Faut-il y voir un avertissement, à une époque où les Américains succombent à la psychose du  » péril rouge  » ? Preuve supplémentaire, quelques mois après la sortie du livre, le président John F. Kennedy cite Bons baisers de Russie parmi ses dix ouvrages favoris (ce qui le propulse en tête des ventes outre-Atlantique). Il semble donc que Ian Fleming, s’il a quitté les services secrets en 1945, poursuit sa mission patriotique…

RIEN QUE POUR SES YEUX. Invité à dîner à la Maison-Blanche, Ian Fleming est interrogé par le président Kennedy : comment s’y prendrait-il pour régler la crise cubaine ? Fleming répond qu’il ferait bombarder sur l’île des billets de banque pour déstabiliser la monnaie locale, ainsi que des feuillets de propagande affirmant que Fidel Castro est – sexuellement – impuissant. !!!!!!

Mais les temps changent, et l’agent 007 avec. Véritable filigrane de la grande Histoire, l’espion embrasse d’autres horizons. En 1977, alors que les relations américano-soviétiques s’apaisent, James Bond coopère avec le KGB (même si ce n’est plus Ian Fleming qui est aux manettes ; le romancier a succombé à un infarctus en 1964). Mais ce ne sont pas les ennemis qui manquent. L’espion braque désormais son arme sur de nouveaux adversaires, en provenance de Corée du Nord, de Chine ou de la péninsule arabique. Sur le papier comme dans les consciences, la guerre est déclarée.

Emmanuel Macron en « slip kangourou » :


……nouvelle affiche polémique dans le Var : L’afficheur du Var, qui avait notamment représenté le chef de l’Etat en Adolf Hitler, a récidivé ce week-end. Cette fois-ci, Emmanuel Macron est montré en slip kangourou…!!!!!

Après le képi et la perruque… Le slip. L’homme qui placarde des affiches sauvages d’Emmanuel Macron a frappé une nouvelle fois ce week-end, rapporte » Le Figaro  ». Au mois de juillet dernier, cet homme, qui se fait appeler Flori Michel-Ange sur les réseaux sociaux, avait grimé le chef de l’Etat d’une moustache semblable à celle d’Hitler , puis avait affiché cette photo à la Seyne-sur-Mer (Var) et à Toulon (Var). D’autres images avaient suivi, notamment avec le képi du maréchal Pétain ou la perruque de Louis XVI.

Cette fois-ci, toujours sur un panneau publicitaire, le visage du chef de l’Etat a été transposé sur la photo d’un homme torse-nu, portant un slip kangourou. L’image est une nouvelle fois visible dans le Var, aux abords de la ville de Toulon. Après avoir réagi à la politique vaccinale et au pass sanitaire, l’auteur de ces images fait directement référence à la crise des sous-marins entre la France, l’Australie, les Etats-Unis et l’Angleterre. Il accompagne sa photo d’une phrase moqueuse : « Le kangourou de son éminence », en référence aux sous-vêtements masculins font la forme rappelle la poche des kangourous.

Condamné le 18 septembre dernier à 10.000 euros d’amende pour  » injure publique  » par le tribunal correctionnel de Toulon, Michel-Ange Flori ne semble pas avoir fini de faire parler de lui. Invoquant le droit à l’humour, l’afficheur a décidé de faire appel.!!

M.A Flori .
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L’affiche ?

Pourquoi l’hôtel Florida à Madrid fut célèbre ?


A première vue, l’hôtel Florida, à Madrid, était un hôtel de luxe assez semblable aux autres. Mais, durant la guerre civile espagnole, il servit de lieu d’hébergement aux intellectuels antifascistes, souvent venus de l’étranger, et aux correspondants de guerre. D’où sa célébrité.

Un hôtel de prestige ….

L’hôtel Florida ?

Inauguré en février 1924, l’hôtel Florida s’élevait en plein centre de Madrid, non loin de la Gran Via, l’une des artères principales de la ville, dont le tracé n’était pas complètement achevé.

Son architecte, à qui l’on doit de nombreuses constructions madrilènes, n’avait pas » lésiné  » sur le marbre qui ornait la façade.

L’hôtel avait en effet, tout d’un palace : Ses 200 chambres étaient, pour l’époque, à la pointe du confort. Chacune disposait d’une salle de bain, de toilettes et du téléphone. Et l’hôtel était doté du chauffage central.

Cet hôtel prestigieux fut rasé en 1964. Sur son emplacement, on construisit des grands magasins.

Le lieu de rendez-vous des intellectuels antifascistes :

Les journalistes qui couvraient la guerre civile espagnole, qui dure de 1936 à 1939, avaient l’habitude de descendre à l’hôtel Florida. On y trouvait aussi bien le correspondant de la « Pravda », l’organe du parti communiste soviétique, ou de journaux anglais ou américains, comme le « New York Times » ou le « Daily Telegraph ».

Dans les couloirs, ils croisaient des intellectuels aux sympathies antifascistes, qui se donnaient eux aussi rendez-vous à l’hôtel madrilène.

On y trouvait ainsi Ernest Hemingway

, qui venait là en compagnie de Martha Gellhorn, sa maîtresse et future épouse, journaliste elle aussi. Dans une nouvelle écrite à l’hôtel Florida, l’écrivain décrit le fracas des bombardements qui, à intervalles réguliers, secouaient la ville.

André Malraux

Malraux

fréquentait aussi l’hôtel. Entre autres raisons, il était venu en Espagne pour former, avec des volontaires internationaux, la fameuse escadrille Espana, qui prit sa part dans les luttes de la guerre civile.

Animé par ses convictions de gauche, George Orwell

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Orwell .

, l’auteur de « 1984 » ne venait pas seulement en Espagne pour écrire des articles. Les armes à la main, il participait aux combats, logeant de temps à autre, lui aussi, à l’hôtel Florida.