C’était il y a environ…

…..96 ans.

La conquête de l’air……

Qui , comme chacun le sait , commence par  »le plus léger que l’air  » est , dès le début française.

En effet ,les premiers furent les frères Montgolfier, fils d’un fabricant de papier du Vivarais. Ce qu’ils imaginèrent : le ballon à air chaud, auquel ils ont donné leur nom. Aussitôt, ils rêvèrent de rendre la montgolfière

image du net

dirigeable, mais ne réussirent pas.

Seulement un an après l’invention , la montgolfière le physicien Charles remplace l’air chaud par de l’hydrogène. Du coup , on le considéra comme le vrai créateur de  »l’art aérostatique  ». Cependant il ne fut pas le premier à s’élever dans l’air. Cet honneur revint à Pilâtre de Rozier

De- Rozier ?

, qui partira  » en captif ‘ tout d’abord : puis, bientôt, renouvellera son essai en ballon libre, en compagnie cette fois du marquis d’Arlandes

ascension qui dura vingt-trois minutes et permit d’atteindre l’altitude d’environ mille mètres. Après bien des péripéties, les premiers aéronautes prirent terre à huit kilomètres de leur point de départ. Toute la Cour avait assisté à l’ascension, en tête le roi lui-même et le dauphin. Louis XVI aurait même voulu que l’on en fît courir le risque à deux forçats, mais Pilâtre et d’Arlandes refusèrent.

Une semaine après Charles s’élevait en ballon à hydrogène, tandis que Pilâtre était en montgolfière. Charles atteint l’altitude de trois mille mètres. Puis c’est Blanchard qui traverse la Manche. L’idée des Montgolfier de rendre le ballon dirigeable, ne s’était pas perdue …

De nombreux français s’y attachent . Enfin, les capitaines Renard et Krebs bouclent, le 9 octobre 1884 le premier circuit fermé. La réussite de Renard et Krebs, qui se trouvaient à bord d’un dirigeable construit sur leurs plans et appelé  »La France  », renforce l’idée que c’est au plus léger que l’air qu’est réservé le rôle de vaincre l’élément ( qu’on nomme alors  » le plus perfide  »: L’air ! )

Clément Ader
Clément Ader

Mais un homme avait compris que c’était là erreur et qu’au plus lourd seul il appartiendrait de marquer l’étape définitive. Cet homme, Alsacien d’origine qui, après la guerre, était venu s’installer dans le Midi de la France puis à Paris, s’appelait Clément Ader. Dès sa première jeunesse , parait il ,il avait rêvé de l’homme devenu l’égal de l’oiseau. Comme il lui fallait une fortune pour la sacrifier à la réalisation de ce rêve, il la gagna grâce à une série d’admirables inventions d’appareils électriques. Riche, il se consacra au grand problème : Vaincre les lois de la pesanteur.

D’abord, il s’attache à comprendre ,étudier le mécanisme du vol des oiseaux ; Ader fait preuve d’une obstination incroyable à vouloir forcer la nature, » à vouloir la contraindre à lui révéler son secret peut-être le plus jalousement gardé  » . Un jour il est à Strasbourg et regarde voler les cigognes, le mois d’après il est en Algérie et considère des vautours. Puis il revient chez lui, dans son hôtel de Passy. Il y avait fait construire une volière ; et durant des heures, il y observait les oiseaux. Il en avait de toutes sortes, dont des tourterelles apprivoisées. Souvent il en saisissait une, l’endormait à l’aide d’un tampon de chloroforme et, penché sur l’oiseau , le contemplait, l’auscultait fiévreusement.

D’autres fois, il allait à travers la campagne et c’étaient les feuilles de certains arbres emportées par la brise, le vent ou l’ouragan, qui retenaient son attention. Ainsi, après des années de recherches, l’observation lui permit d’établir les lois du vol. Entre temps, dans les ateliers qu’il avait fait aménager à cette intention, il se livrait à des essais sur chacun des organes de son futur appareil. Il baptisa celui-ci l’Eole, et ce fut à Armainvilliers, aux environs de Paris, que le 9 octobre 1890 il l’expérimenta pour la première fois. L’Eole quitta, la terre et plana sur un espace d’environ cinquante mètres. Tel fut le premier vol humain.!!!!

Mais si cette expérience aurait du assurer à celui qui en était le héros une destinée immortelle, elle ne lui valut que déboires, jalousies, haines : on le méconnut, on le vilipenda. On fit même plus : On nia les faits. A l’Eole n°1 avait succédé l’Eole n°2, puis l’Avion, nom que Clément Ader imagina pour le donner à son troisième appareil. Nom que l’usage a adopté. Ainsi il y a, en dépit de tout, une sorte de justice immanente : c’est le premier homme qui a volé qui a baptisé la machine sur laquelle on vole.

L'Avion : troisième aéroplane de Clément Ader, qu'il fit voler en 1890
L’Avion : troisième aéroplane de Clément Ader, qu’il fit voler en 1890

L’Avion vola durant trois cents mètres. Clément Ader était arrivé au bout de ses ressources ( financières) . Il aurait fallu lui venir en aide. Freycinet, le ministre de la Guerre, s’y refusa. Alors, ruiné, désespéré, Ader brûla dans le calorifère de ses ateliers ses modèles, ses papiers, comme pour imposer définitivement silence aux sollicitations des officiers étrangers. ces derniers venaient lui offrir des fortunes pour qu’il leur communique ses plans ; mais lui voulait que son appareil soit français ou qu’il ne fut plus. Dans cette effroyable débâcle, seul son aéroplane n°3, l’Avion, fut sauvé.

Clément Ader lui-même a écrit à ce sujet :  »  Pour ne pas laisser perdre un objet fruit d’un travail inouï, le Conservatoire national des Arts et Métiers voulut bien le recueillir.  » Dans les derniers jours que l’Avion était demeuré chez Ader, des savants de toutes les parties du monde étaient venus le visiter ; l’un d’eux, le célèbre professeur Langley

( qui avait effectué à dessein le voyage des Etats-Unis en France ) fit à son à sujet, lors de son retour dans son pays, d’intéressantes communications. Elles furent la source de l’inspiration des frères Wright.

Vidéo :

2 réflexions sur “C’était il y a environ…

  1. Bonjour L’Ami, j’aime beaucoup ce genre de billet où j’apprends quelque chose. je voulais mettre 5 étoiles mais pas moyen, pas grave je te dis que j’admire ce que tu écris , sauf quand tu sombres dans le pessimisme bisous bon mardi MTH

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