Offrir du muguet le 1er mai est une tradition très ancienne…


Mais d’où vient cette tradition ?

Lors du 1er mai, fête des travailleurs, la tradition est d’acheter du muguet

chez les fleuristes , sur les stands , marchés

et aussi ( mais de moins en moins ) à des enfants qui l’ont cueilli dans les bois , comme nous le faisions mes frères et moi , et de l’offrir à son entourage , famille , amis etc…. 

De la Rome antique à Charles IX

Il faut , d’après ce que j’ai lu , remonter à l’Antiquité pour trouver les premières traces de cette coutume. Dans la Rome antique on fêtait déjà la floraison vers le mois d’avril et de mai. Certaines histoires, difficilement vérifiables, racontent qu’en l’année 1560, le roi Charles IX

aurait reçu en cadeau un brin de muguet dans le Dauphiné. Enchanté par ce geste, il aurait décidé d’offrir du muguet à toutes les dames de sa cour……

Le muguet, nouvel emblème de la journée internationale des travailleurs

L’emblème du 1er mai en France est , en 1889 , le triangle rouge puis l’églantine rouge,

( une fleur largement cultivée dans le nord de la France ) .
Le muguet fait petit à petit son retour. Par les grand couturiers d’abord qui l’offraient aux employées et aux clientes aux XIXe siècle. ( Christian Dior en fera même un de ses symboles ).

Pendant la guerre, en 1941, Pétain

, par manœuvre politique , fait du 1er mai  la fête des travailleurs … avec comme emblème le muguet, trouvant l’églantine trop rouge, trop communiste.

Voilà ! J’aurais pu écrire quelque chose sur le 1er mai  » fête  » des travailleurs , en particulier à Fourmies , ville du Nord ,o ù j’ai longtemps vécu , mais j’en ai déjà  » parlé » plusieurs fois , alors ……

Le premier Mai c’est pas gai,
Je trime a dit le muguet,
Dix fois plus que d’habitude,
Regrettable servitude.
Muguet, sois pas chicaneur,
Car tu donnes du bonheur,
Pas cher à tout un chacun.
Brin de muguet, tu es quelqu’un. 

G . Brassens

Georges Brassens

Autre Brassens :  » le discours des fleurs  » :

Sachant bien que même si
Je suis amoureux transi,
Jamais ma main ne les cueille
De bon cœur, les fleurs m’accueillent.
Et m’esquivant des salons,
Où l’on déblatère, où l’on
Tient des propos byzantins,
Je vais faire un tour au jardin.

Car je préfère, ma foi,
En voyant ce que parfois,
Ceux des hommes peuvent faire,
Les discours des primevères.
Des bourdes, des inepties,
Les fleurs en disent aussi,
Mais jamais personne en meurt
Et ça plaît à mon humeur.

Le premier Mai c’est pas gai,
Je trime a dit le muguet,
Dix fois plus que d’habitude,
Regrettable servitude.
Muguet, sois pas chicaneur,
Car tu donnes du bonheur,
Pas cher à tout un chacun.
Brin de muguet, tu es quelqu’un.

Mon nom savant me désole,
Appelez-moi tournesol,
Ronchonnait l’héliotrope,
Ou je deviens misanthrope.
Tournesol c’est entendu,
Mais en échange veux-tu
Nous donner un gros paquet
De graines de perroquet ?

L’églantine en rougissant
Dit : ça me tourne les sangs,
Que gratte-cul l’on me nomme,
Cré nom d’un petit bonhomme !
Églantine on te promet
De ne plus le faire, mais
Toi tu ne piqueras plus.
Adjugé, marché conclu.

Les « je t’aime un peu beaucoup »,
Ne sont guère de mon goût,
Les serments d’amour m’irritent,
Se plaignait la marguerite.
Car c’est là, mon infortune,
Aussitôt que débute une
Affaire sentimentale,
J’y laisse tous mes pétales.

Un myosotis clamait :
Non je n’oublierai jamais,
Quand je vivrais cent ans d’âge,
Mille ans et même davantage.
Plein de souvenance allons,
Cent ans c’est long, c’est bien long,
Même vingt et même dix,
Pour un seul myosotis.

Mais minuit sonnait déjà,
Lors en pensant que mes chats,
Privés de leur mou peuchère,
Devaient dire : « Il exagère ».
Et saluant mes amies
Les fleurs, je leur ai promis
Que je reviendrais bientôt.
Et vivent les végétaux !

Car je préfère ma foi,
En voyant ce que parfois,
Ceux des hommes peuvent faire,
Les discours des primevères.
Des bourdes, des inepties,
Les fleurs en disent aussi,
Mais jamais personne en meurt,
Et ça plaît à mon humeur.