Nutella : Histoire de la…


…….pâte aux 7 ingrédients qui régale des millions de personnes à travers le monde. J’ai lu / vu qu’en seulement un an Nutella vend suffisamment de bocaux pour couvrir la grande muraille de Chine 8x ? Mais comment cette friandise aux noisettes

est devenu un véritable incontournable dans le monde entier ? ( perso , je ne suis pas vraiment un  » fan  » mais mes petites fille si ! )

Nutella et Ferrero : L’histoire incroyable de la pâte à tartinée née pendant la guerre !

Je n’ai pas trouvé  » grand chose  » sauf cette vidéo :

Et ceci qui est plus …..important ( à mon avis ) :

Tous les enfants aiment-ils le Nutella?

Oui, sûrement…sauf ceux qui sont réduits en esclavage pour le produire. !

Nous sommes en 2016 et pour accroître ses bénéfices, Ferrero ( le géant du chocolat propriétaire de Nutella ) va jusqu’à tirer profit de l’asservissement de pauvres enfants.

Arrachés à leurs familles et vendus aux plus offrants dans le pire des cas, ces enfants travaillent gratuitement dans des conditions extrêmement dangereuses. Le plaisir pris à déguster les tablettes de chocolat Ferrero a un prix : celui de leurs vies.

Si plusieurs entreprises ont déjà pris des mesures pour lutter contre ce fléau, Ferrero ne semble pas s’émouvoir du sort de ces jeunes enfants.

Il en sera ainsi tant que ses énormes bénéfices ne seront pas menacés.

Il faudrait  » boy -cotter  » Ferrero pour qu’il mette fin à l’exploitation des enfants dans les plantations de cacao , tirer des bénéfices sur le travail d’enfants est intolérable!

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Ferrero possède 8,8% du marché mondial du cacao. Avec les quatre autres plus grands groupes du monde, ils se partagent jusqu’à 100 milliards de dollars par an. C’est énorme! Mais au lieu de se servir de cet argent pour payer convenablement les producteurs locaux, Ferrero s’en met plein les poches.

Au lieu d’aller à l’école et de profiter de leur enfance, nombre d’enfants travaillent dans les plantations de cacao où il doivent manipuler des machettes et appliquer des produits chimiques qui dégradent leur santé. Pire: des trafiquants vont même jusqu’à arracher certains enfants à leurs familles et à les réduire en esclavage. 

Le travail forcé des enfants est l’une des conséquences les plus graves générées par la filière du cacao.  Ils sont 2,1 millions d’enfants à y travailler ( en Afrique de l’Ouest ) selon le Département étasuniens du Travail. Pour sensibiliser les consommateurs, une ONG étasunienne ( Green America ) propose chaque année un classement des efforts fournis par les 6 plus grandes marques de chocolat pour régler ce problème. En 2016, l’entreprise Ferrero était encore la dernière de la classe…( En 2021 ? Je n’ai pas trouvé )


Grâce à la mobilisation de plusieurs ONG et de plus de 100 000 membres de SumOfUs, le géant Nestlé tenait lui le peloton de tête.
 Interpellée il y a plusieurs années sur le sujet, l’entreprise s’était en effet engagée à prendre des mesures fermes contre le travail des enfants sur ses plantations de cacao. Et Ferrero ?!

Manger du chocolat produit par des enfants qui devraient être à l’école est intolérable !.( là non plus , je ne sais pas ce qu’il en est en 2021 )

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Est ceci :

Les enfants et…le travail …


Pendant des siècles, la plupart des enfants ont travaillé dès leur plus jeune âge.

A la campagne, ils sont employés aux travaux des champs et à la ville, ils aident leurs parents artisans ou deviennent ouvriers. A cause l’exploitation des enfants , le XIXe siècle est souvent qualifié de  » siècle noir  » . Dans les usines, les enfants sont employés de treize à quinze heures par jour, à des fonctions qu’aucune machine ne peut exécuter …..

L’apparition de nouvelles techniques, le développement de la mécanisation industrielle, la production concentrée en usine, des tâches de plus en plus ciblées, entraînent des mutations très importantes dans le monde du travail en France et en Europe occidentale.

Fillette ramassant des pommes de terre, Long Island, USA ; photo Lewis Hine, 1912. © incollect.

Fillette ramassant des pommes de terre, Long Island, USA , 1912. ( J’ai vu  »çà  » quand j’étais gosse , vers 1960 /65 dans  »ma  » campagne ardennaise ….)

Les grands pôles industriels, surtout le secteur textile, la métallurgie et les mines, font appel à une main-d’œuvre très nombreuse et exploitable à volonté : Celle des enfants.!

"Petites dentellières" par Mary Lancaster Lucas, vers 1874. © RMN - Grand Palais / F. Vizzanova / M. El Garby.

« Petites dentellières » par Mary Lancaster Lucas, vers 1874.

Le travail en usine :

Depuis la deuxième moitié du XVIIIe siècle, les enfants constituent une grande partie de la main d’œuvre  »non qualifiée  » des entreprises textiles, notamment les manufactures d’impression sur étoffes .( Depuis 1686, la France interdit la fabrication de toiles peintes ) Dès l’âge de huit ans et parfois moins, les enfants sont employés à des travaux qui demandent leur habilité et leur petite taille, indispensables pour certaines tâches. Un adulte effectue le même travail avec un salaire quatre fois supérieur !! (mais les revenus insuffisants des parents les incitent à faire également embaucher leurs enfants ).

Détail d'un tableau sur la manufacture d'impression sur étoffes des frères Wetter, à Orange (Vaucluse) ; atelier d'impression : "garçons tireurs" préparant les couleurs pour les imprimeurs. Joseph Rosetti, 1764. © Hervé Champollion / akg-images.

Détail d’un tableau sur la manufacture d’impression sur étoffes des frères Wetter, à Orange (Vaucluse) ; atelier d’impression : « garçons tireurs » préparant les couleurs pour les imprimeurs.

A Mulhouse , grand pôle industriel textile en 1835, lorsqu’un ouvrier gagne deux francs par jour, une ouvrière reçoit plutôt un franc et un enfant de moins de douze ans, 45 centimes et 75 centimes s’il a entre 13 et 16 ans.

A titre de comparaison, le pain coûte de 12 à 15 centimes (la livre), la viande 45 centimes (la livre) et le lait 15 centimes (le litre). L’obligation pour les parents d’envoyer leurs enfants au travail dès leur plus jeune âge est expliquée par le fait qu’un salaire d’appoint est nécessaire à la survie de la famille

Au début du XIXe siècle, dans les filatures, les enfants sont sollicités pour rattacher les fils brisés sous les métiers à tisser en fonctionnement et nettoyer les bobines encrassées. Ils peuvent être chargés de surveiller les machines, durant des journées qui atteignent  » aisément  » quinze heures. Les mines accueillent également des enfants manœuvres qui poussent des chariots et descendent dans les galeries les plus étroites, où un adulte peut difficilement se tenir debout. ( Dans les petites industries (moins de vingt ouvriers), les enfants échappent à la législation ; leur exploitation y est donc encore plus intensive!.)

"Galibots", jeunes garçons envoyés dans les galeries trop étroites pour les adultes, vers 1910. Blog d'André de Marles. © blogspot.com.

« Galibots », jeunes garçons envoyés dans les galeries trop étroites pour les adultes, vers 1910.

Premiers débats contre le travail des enfants :

En 1840, les résultats d’enquêtes menées à travers la France, dans l’industrie textile ,déclenchent les premiers débats sur le travail des enfants et sont à l’origine d’un projet de loi présenté par le sénateur Charles Dupin

Ch. Dupin ??

. Peut-on faire entrer des enfants de moins de huit ans dans une filature ? Faut-il veiller à ce qu’ils travaillent moins de quarante-huit heures par semaine, pour leur permettre d’avoir deux heures d’enseignement primaire par jour ?!

Ecole de filles, classe manuelle, Finistère, Bretagne, par Richard Hall en 1889. Musée des Beaux-Arts de Rennes. © RMN - Grand Palais / Adélaïde Beaudoin.

Ecole de filles, classe manuelle, Finistère, Bretagne, en 1889.

Les partisans de la réforme évoquent les rapports accablants du médecin Louis – René Villermé 

Résultat d’images pour médecin Louis-René Villermé

, qui a longuement visité les manufactures françaises dans les années 1830. Ses comptes-rendus dépeignent les  » misérables créatures hébétées par un inconcevable excès de travail et réduites à l’état des machines dont elles ne sont plus que les accessoires obligés  ». Les statistiques effectuées au moment du service militaire  , montrent que les jeunes gens arrivant de départements fortement industrialisés, sont en très mauvaise santé : deux fois plus de jeunes hommes souffrent de déficience physique que ceux qui arrivent de départements ruraux. L’opinion publique ne semble pas encore concernée par la situation : lorsque le philosophe et homme politique Jules Simon

Jules Simon ?

écrit « L’ouvrier de huit ans »

 » l’ouvrier de huit ans  » livre ( image du net )

, il est accusé de vouloir ruiner l’industrie textile française, où l’on estime qu’il est impossible de réduire le temps de travail des enfants, puisqu’il vient en soutien de celui des adultes. Cette résistance  à toute amélioration est mise en évidence par la succession de textes législatifs de faible portée sociale.

Jeune garçon vendeur de journaux : Ferris, sept ans ; Mobile, Alabama, USA. Photo Lewis Hine, 1914. © rarehistoricalphotos.com.

Jeune garçon vendeur de journaux , 1914. 

C’est la question de la scolarisation des enfants qui va faire évoluer celle du travail des jeunes : la gratuité de l’école primaire  publique est votée le 16 juin 1881 et le 28 mars 1882, la deuxième loi Jules Ferry rend l’enseignement primaire obligatoire. 10 ans après, en 1892, les enfants ne peuvent plus être admis au travail avant douze ou treize ans, âge du certificat d’études. La limite de la scolarité obligatoire est fixée à seize ans en 1959 mais l’ordonnance entre seulement en vigueur le 1er juillet 1967 !

Ecole primaire supérieure de Brignoles (Var), préparation au certificat d'études primaires, début XXe siècle. © Wikimedia Commons, domaine public.

Ecole primaire supérieure de Brignoles (Var), préparation au certificat d’études primaires, début XXe siècle.

Les textes de loi sur le travail des enfants :

Le 22 mars 1841, est votée la loi limitant l’âge d’admission dans les entreprises à huit ans, mais uniquement dans celles qui emploient plus de vingt ouvriers. A Mulhouse, en 1845, les enfants de moins de douze ans ont disparu des filatures de coton mais ceux de douze à seize ans travaillent douze à treize heures par jour. Dans d’autres manufactures, on constate que des enfants de huit à neuf ans travaillent sur des machines à dévider (on leur donne des tabourets trop hauts pour qu’ils ne relâchent pas leurs efforts). Dans l’impression sur étoffes, les enfants travaillent neuf à onze heures par jour, dès l’âge de huit ans.

Enfants travaillant dans une filature, Macon, Géorgie, USA ; photo Lewis Hine, 1909. © Wikimedia Commons, domaine public.

( Photo ci-dessus )= Enfants travaillant dans une filature, Macon, Géorgie, USA

En 1851, une nouvelle loi limite la durée de travail journalier à dix heures au-dessous de quatorze ans et à douze heures entre quatorze et seize ans. En 1874, la limitation de l’âge d’embauche est fixée à douze ans ; le travail de nuit est interdit et le repos du dimanche devient obligatoire pour les ouvriers âgés de moins de seize ans. Cette protection est insuffisante mais c’est un premier pas vers une lente évolution de la législation du travail, qui va commencer à concerner les adultes dans les années 1890 !! En novembre 1892, la durée maximale de travail est ramenée à dix heures à 13 ans et à 60 heures hebdomadaires entre 16 et 18 ans. Des  »mesures efficaces  » concernant la protection des enfants au travail, sont promulguées à partir de 1905 ; la loi du 7 décembre 1926 interdit l’affectation des enfants aux travaux dangereux et insalubres. La liste des travaux interdits aux enfants (et aux femmes) a déjà fait l’objet d’un décret en mars 1914, modifié en 1926, 1930 et 1945. Le décret du 19 juillet 1958, relatif aux travaux dangereux pour les enfants et les femmes, ne fait que confirmer les dispositions précédentes.

Enfants travaillant dans une manufacture de tabac, USA ; photo Lewis Hine, début XXe siècle. Musée d'Orsay, Paris. © RMN - Grand Palais / J.G. Berizzi / Lewis Hine.

Photo ci-dessus = Enfants travaillant dans une manufacture de tabac, USA au début XXe siècle.

Le nombre d’enfants au travail au XIXe siècle :

Certains historiens estiment que les enquêtes réalisées au XIXe siècle amplifient le phénomène, d’autres pensent évidemment le contraire. Entre 1840 et 1850, selon la  » Statistique générale de France  » , il y a 143.665 enfants travaillant dans la grande industrie dont 93.000 dans le secteur textile, pour une main d’œuvre totale de 1.055.000 ouvriers. En 1868, un nouveau recensement présente 99.212 enfants concernés par la loi de 1841 : 5.005 entre 8 et 10 ans, 17.471 entre 10 et 12 ans, 77.000 entre 12 et 16 ans, auxquels il faut ajouter 26.503 enfants non concernés par la loi parce qu’ils sont employés dans des ateliers de moins de vingt ouvriers. Total : 125.715 enfants au travail pour 1,1 million d’ouvriers ; le nombre d’enfants employés dans l’industrie commence à diminuer. Cette diminution peut s’expliquer par la mécanisation de plus en plus importante, les lois sociales (pas toujours appliquées) et la dépression économique de fin de siècle.

Jeune garçon travaillant dans une verrerie, USA, par Jacob Riis vers 1890. Museum of the City of New York. © monovisions.com.

Photo ci-dessus = Jeune garçon travaillant dans une verrerie, USA vers 1890

J’ai eu l’idée d’écrire ce billet après avoir été servi par la petite fille de la boulangerie tout à l’heure ……

Les conditions , lois sur le travail ont bien changé heureusement ? !

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