La salamandre…

Brouillon à revoir :

Pourquoi les salamandres disparaissent-elles ?

‘Balaise  » ! , une seule grenouille rousse peut produire en une fois jusqu’à 3 000 œufs. La stratégie de la salamandre tachetée, c’est l’inverse. Cet urodèle investit son énergie sur un très petit nombre de descendants auxquels il donne un maximum de chances de survie. Malgré ces efforts, une seule crue ou une canicule peuvent réduire à néant une génération entière de larves. Chaque année, c’est donc un peu la roulette russe. Heureusement, la faible natalité de cet animal et le succès très aléatoire de sa reproduction sont compensés par une grande longévité… Et voilà où le bât blesse ! Ajoutez une cause de mortalité, même occasionnelle, aux adultes, par exemple une route qui fragmente leur territoire, et cela peut suffire à faire disparaître une population en quelques années.

Le malheur de la salamandre, c’est que ses migrations saisonnières sont diffuses et discrètes. Pour la protéger, difficile de savoir où et quand agir ! Et puis, comme presque tous les amphibiens, elle a besoin de deux milieux préservés, celui des adultes et celui des larves. Cette double exigence participe à sa fragilité.
Alors qu’il passe souvent inaperçu, le déclin des salamandres est avéré dans de multiples régions. Avec leur extinction, c’est toute la nature autrefois ordinaire qui s’efface peu à peu sans faire de bruit. Les initiatives qui se multiplient pour reconstituer des haies, recreuser des mares, libérer des ruisseaux ou créer des réserves forestières sont réjouissantes mais encore largement insuffisantes. Pas seulement pour les salamandres d’ailleurs.

Fragmentation du territoire

Les salamandres sont souvent victimes de la route… d’autant plus qu’elles sont attirées par le macadam chaud. L’urbanisation et le développement de nos infrastructures compartimentent de plus en plus les espaces naturels, ce qui augmente la mortalité des adultes lors de leurs déplacements saisonniers.

Disparition des milieux aquatiques

Depuis cent ans, on canalise, on rectifie et on enterre les cours d’eau. On comble les fossés et on diminue le débit des ruisseaux par drainages et pompages multiples. Résultat ? De moins en moins de plans d’eau en forêt et en lisière où peuvent vivre les larves de salamandres.

Disparition des milieux terrestres

L’élimination des haies, mais aussi l’enrésinement, les drainages forestiers tout comme l’intensification des pratiques sylvicoles sont très néfastes aux salamandres. En effet, ces amphibiens recherchent des forêts mixtes riches en litière qui leur assurent le gîte et le couvert avec au moins 35 m3 de bois mort par hectare.

Pollution des eaux

Les larves ont besoin d’une eau propre et bien oxygénée, sans pesticides ni polluants azotés, ce qui est de plus en plus rare surtout pour les petites populations qui subsistent hors des massifs forestiers. Via tous les invertébrés dont elles se nourrissent, les salamandres sont particulièrement sensibles aux insecticides.

Pièges innombrables

Comme toute la petite faune, les salamandres sont fréquemment piégées dans les trous d’hommes, citernes, égouts et autres fosses septiques. Leur goût pour les cachettes souterraines humides les expose particulièrement à de tels traquenards.

Maladies émergentes

Découvert il y a vingt ans, un champignon microscopique frappe les amphibiens dans le monde entier. Il a déjà anéanti de nombreuses espèces, notamment sous les tropiques. Trois souches principales de Batrachochytrium ( dendrobatidis ( Batrachochytrium dendrobatidis est une espèce de champignons aquatiques Chytrides, parasite des amphibiens. Ce champignon pathogène provoque le chytridiomycose, une maladie infectieuse occasionnant la mort des individus infectés en bloquant leurs organes respiratoires. sont répandues en Europe. Ce pathogène serait responsable de la diminution de certaines populations de salamandres. Hélas, un nouveau champignon découvert en 2013 ferait encore pire…

Si les licornes et les dragons n’existent pas, un autre être légendaire vit à deux pas de chez nous : la salamandre tachetée.

Le mot, déjà, a un parfum de mystère. Trois syllabes se faufilent dans la nuit et le feu pour donner corps à une créature fantastique, avec pour commencer un grand S serpentiforme. Sa-la-mandre, presque une formule magique ! Dans l’Antiquité, cette créature est tantôt un oiseau vivant dans un brasier, tantôt un dragon cracheur de flammes. Suivant les cultures et les époques, son feu incorruptible peut être positif ou malfaisant, associé à la pureté et à la justice ou au contraire au péché et à la luxure. Oui, pareille volte-face est courante dans l’histoire des symboles.
Bon ou mauvais, glacial et brûlant à la fois, la bête légendaire traverse les siècles en compagnie de la mandragore et de l’hippogriffe. Au Moyen Age, les alchimistes s’en emparent. Animal de l’élément feu, la salamandre compte parmi les ingrédients indispensables pour transformer le mercure en or. Il est même recommandé de la plonger vivante dans un chaudron rempli de métal liquide…

Cette association avec le feu vient sans doute des spectaculaires taches jaunes que cet amphibien porte sur le dos. Et de l’irritation que sa peau peut provoquer. Comme elle se cache volontiers dans les tas de bois, on peut aussi imaginer l’apparition inopinée d’une salamandre qui sort soudain d’un fagot jeté dans un brasier. Voilà comment cette vieille histoire serait née. Pour le reste, l’animal qui vit en toute discrétion dans nos forêts a heureusement peu de chose en commun avec le monstre inquiétant décrit par Aristote ou Pline l’Ancien. N’empêche que ce passé sulfureux n’est pas sans conséquences : aujourd’hui encore, il arrive que des gens apeurés par une salamandre la tuent d’un coup de bâton.

Glaciale

Découvrez les légendes autour de la salamandre tachetée

En Egypte, un hiéroglyphe en forme de salamandre représenterait un homme mort de froid. Selon Aristote, l’animal est capable d’éteindre un feu sur son passage comme le ferait la neige. C’est le froid qui vainc le chaud.

Mortelle

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Pline l’Ancien décrit la salamandre joliment couverte d’étoiles mais extrêmement dangereuse et toxique.  » Qu’une goutte de sa salive touche n’importe quelle partie de notre peau suffit pour faire tomber tous nos poils et cheveux.  »

Antifeu

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Dans la tradition hébraïque, la salamandre est un dragon maléfique… ou purificateur. La Kabbale recommande de plonger la bête dans une huile vieille de trois ans pour éviter tout incendie dans sa maison.

Royale

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François Ier adopte la salamandre sur son blason qui tapisse les murs des châteaux avec la devise  »Je m’en nourris et je l’éteins  ». Autrement dit, je me nourris du feu de la foi et de la pureté chrétienne et j’éteins celui du péché, de l’impiété et de la sédition.

Gonflante

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Dans les campagnes françaises, on racontait que la respiration de la salamandre pouvait faire enfler une personne jusqu’à ce que sa peau éclate. En Auvergne où elle est connue sous le nom de soufflet ou enfle-bœuf, la salamandre tuerait les troupeaux de bovins et, dans le Berry, sa présence suffirait à les faire enfler.

Volcanique

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D’après Paracelse, illustre alchimiste, la salamandre sent le soufre et vit au fond des volcans. Les bruits qui proviennent des profondeurs magmatiques s’expliquent par le travail de construction de ses maisons de feu.

Mémorable

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Au XVIe siècle, l’artiste Benvenuto Cellini écrit qu’à l’âge de 5 ans, son père vit un petit reptile dans l’âtre de la cheminée et appela son fils pour le lui montrer. Il lui révéla qu’il s’agissait d’une salamandre et lui donna une fessée pour marquer cette vision dans la mémoire de son fils.

2 réflexions sur “La salamandre…

    • lol  » cette bestiole  » est surtout l’objet d’une foule de légendes ,et de poèmes …..Elle n’a rien d’inquiétant ( à mon avis )
      Bises
      F.
      P.S ; Bien que la salamandre soit fortement ancrée dans la réalité, elle est également une créature mythologique. Sa légende décrit un serpent à quatre pattes, enchanté et bienveillant, censé habiter littéralement les flammes.

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