» des satellites-éboueurs  »….

…..pour nettoyer les débris qui polluent l’espace. :

Une société japonaise vient de lancer dans l’espace un satellite destiné à  » nettoyer  » les débris qui gravitent autour de la Terre et polluent l’espace. Ce sera une mission test, visant à déterminer si cet engin peut réussir à enlever un déchet de l’orbite de notre planète.

Une nuée de petits points blancs, qui flottent dans l’espace et entourent la surface de la Terre

Cette illustration publiée par la Nasa , montre bien le problème des déchets spatiaux ( débris de fusée ou de satellites entre autres ) et polluent l’orbite de la terre …..

Pour s’attaquer à cet problème, la société japonaise Astroscale teste un satellite d’un nouveau genre, justement destiné à  »nettoyer  » ces débris spatiaux. L’engin a été lancé aujourd’hui ( 22/03/2021 ), depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan.

L’objet est équipé d’aimants très puissants, qui devraient lui permettre de s’accrocher à l’un de ces débris. Une fois celui-ci capturé, le satellite serait alors redirigé vers la Terre, où il se désagrégerait avec sa prise, en entrant dans l’atmosphère terrestre.

Le satellite :

Les japonais veulent réaliser un test grandeur nature de ce satellite : l’idée est, notamment, de tenter de capturer un déchet de 17 kg spécialement lancé pour l’occasion, avant de l’entraîner vers la Terre.

La mission devrait prendre fin au mois de septembre ou d’octobre . Et si celle-ci est concluante, Astroscale pourrait, à terme, proposer ses services de  » nettoyage  » à des entreprises ou des agences spatiales.

34 000 débris de plus de dix centimètres en orbite !

Ce n’est pas le premier projet visant à retirer un débris spatial de l’orbite de la Terre. L’Agence spatiale européenne (ESA) et la suisse  » Clear Space  » projettent, par exemple, de lancer un satellite pouvant capturer un déchet et de se désagréger avec lui en rentrant dans l’atmosphère . Cible : Un déchet issu d’une fusée pesant 112 Kg. Ce nettoyage en conditions réelles devrait se dérouler en 2025.

Des centaines de millions de déchets gravitent autour de notre planète. Ils sont issus d’explosions accidentelles ou encore de collisions par exemple. En tout, 34 000 débris de plus de 10 centimètres se trouveraient dans l’orbite terrestreConcernant ceux dont la taille est comprise entre un millimètre et un centimètre, selon le Centre national d’études spatiales français ,ce chiffre passe à… 128 millions. Et certains de ces débris sont particulièrement imposants : il y a par exemple des étages de fusée ou des satellites entiers .

Ces débris présentent des dangers : ils peuvent percuter l’un des nombreux satellites qui gravitent autour de la Terre, et causer des dégâts importants sur ces engins très perfectionnés. 

Les plus  » conséquents  » de ces déchets spatiaux sont répertoriés et suivis depuis la Terre, grâce à des radars, notamment. Cette surveillance permet de dévier la trajectoire d’un engin qui se trouve sur la route de l’un de ces débris ( comme la station spatiale internationale en 2020 ) . Les plus petits de ces objets sont évidemment plus difficiles à suivre, mais eux aussi peuvent causer d’importants dégâts.

Le problème serait  » gérable et géré   » … 

….. d’après le rédacteur en chef de la Cité de l’Espace  de Toulouse…..

Au fil des années, les agences spatiales et les entreprises spécialisées ont , par exemple , mis en place ce qu’il appelle des  » bonnes pratiques  ». Celles-ci consistent, par exemple, à envoyer un satellite en fin de vie dans l’atmosphère pour qu’il se désagrège, ou à le placer sur une  » orbite cimetière  » où il ne risquera pas d’entrer en collision avec un autre engin.

Un cercle vicieux :

Mais ces   »bonnes pratiques  » ne devraient pas suffire : Il y a déjà beaucoup (trop) de déchets en orbite. Ceux-ci peuvent venir percuter d’autres débris spatiaux, ou des engins  » en fonction  » . Chaque collision créée alors de nouveaux débris, qui, à leur tour, amplifient les risques de collision… Un cercle vicieux sans fin.

Il faut aussi préciser que dans le scénario où deux débris inertes viennent se percuter,  » on n’a aucun moyen d’agir  », ajoute Olivier Sanguy ( le directeur de la Cité de l’Espace ).