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Mon cœur est lent comme une barque

qui suit le courant d’une rivière .

Je navigue seul sans marque d’affection

dans cette vie , aussi lourd qu’une pierre

Je jour m’effraie et la nuit me plait.

Son calme me remplit de sérénité .

Sans bruit, je me sens apaisé

Je pars sans un appel , sans un baiser .

Mon corps sera retrouvé brisé …

…et mon cœur aura cessé de respirer .

A ce soir !

F.

Les origines de….


….. la croix de Lorraine ( déjà mis ? )

La croix de Lorraine est désormais attachée au général de Gaulle et à la résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale. Un spécimen monumental de cette croix domine d’ailleurs la région de Colombey-les-Deux-Églises, terre d’adoption de la famille de Gaulle. Mais , quelle est l’histoire de cette croix ?

En juillet 1940 , le général de Gaulle

de Gaulle ( 1940 ? )

adopte la croix de Lorraine comme symbole du mouvement de résistance, en concertation , accord avec l’amiral Georges Thierry d’Argenlieu

amiral Thierry d’Argenlieu

et le vice-amiral Émile Muselier 

Émile Muselier

La croix de Lorraine se serait est imposée en cherchant un symbole à opposer à la croix gammée nazie

 . Muselier, dont le père est originaire de Lorraine, propose cette croix qui orne également l’insigne du 507e régiment de chars de combat dont de Gaulle est colonel de 1937 à 1939.

Pendant la Deuxième guerre mondiale , cette croix est arborée, avec les couleurs de la France, sur les navires, chars puis combattants de la France Libre.

À l’origine, la croix de Lorraine est aussi appelée croix d’Anjou.

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croix d’Anjou conservée par les sœurs de la Girouardière à Baugé-en-Anjou

  Elle figurerait un  » reliquaire à double croisillon  » contenant des morceaux de la Vraie Croix ramené, au XIIIe siècle, par le chevalier d’Alluye de retour de croisade, ce reliquaire est conservé par les cisterciens de l’abbaye de la Boissière dans le Maine-et-Loire.

Au siècle suivant, les moines menacés par la guerre de cent ans  , se réfugient à Angers où ils emportent  »le reliquaire de la Vraie Croix  », vénéré par Louis Ier d’Anjou. Il fait broder sur sa bannière la représentation de cet objet de dévotion qui entre alors dans les armes familiales. C’est la croix d’Anjou.

Son petit-fils, le roi René, par le  » jeu des alliances  » , devient également duc de Lorraine et importe dans cette région la croix d’Anjou.

Mais c’est le petit-fils de ce dernier, René II, qui impose ce symbole en Lorraine. La double croix en étendard, il bat les Bourguignons de Charles le Téméraire et leur croix de Saint-André, près de Nancy, en 1477. La croix d’Anjou devient ainsi emblème de la Lorraine.

L’origine des corbillards…..


.…..nés de la peste et des bateaux de Corbeil.

Certains n’ont jamais pris l’avion. D’autres, peut-être, ne voyageront jamais en bateau…

….Mais il y a un véhicule que nous emprunterons tous , pour notre dernier voyage : le corbillard…..

Je me suis demandé d’où venait ce nom étrange de  »corbillard  » ? En espagnol, en italien, on parle de  »voiture funèbre  » C’est logique. En néerlandais et en allemand, c’est une  »voiture à cadavre  » . Ça fait un peu froid dans le dos, mais c’est tout aussi logique. Alors qu’en français, il faut aller chercher du côté de Corbeil, une petite ville aux portes de Paris.

Corbeil ( qu’on appelle aujourd’hui Corbeil-Essonnes ), est située à une trentaine de kilomètres au sud de Paris.  L’ Essonne se jette dans la Seine à Corbeil. Et c’est grâce à ce confluent que la petite localité s’est développée, il y a bien longtemps. La population du coin profitent de l’énergie hydraulique pour faire fonctionner de nombreux moulins.

Dès le XIIe siècle, les moulins de Corbeil

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sont » moulins royaux  ». À Corbeil, on fabrique donc de la farine, avec les céréales produites dans la Beauce et la Brie voisines, qui sont des régions très fertiles. On fabrique également du pain. Et tout cela se vend à Paris. L’acheminement de ces marchandises jusqu’à Paris est très facile . Soit par la route, une ancienne voie romaine qui deviendra plus tard la Nationale 7 chère à Charles Trenet lol .

Ou ( c’est encore plus facile ) par la Seine, qu’il suffit de descendre jusqu’au cœur de la capitale. Pour ça , on utilise des coches

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coche ??? ( pas sur )

, des bateaux à fond plat spécialement conçus pour la navigation fluviale et le transport de marchandises.
Et comme il n’y a évidemment ni voile ni moteur, ces bateaux sont halés, c’est-à-dire qu’ils sont tractés par des chevaux qui marchent sur le chemin de halage.

Dès le XIIIe siècle à Paris, , on a pris l’habitude de surnommer ces bateaux de Corbeil  » les corbillats  » . Ils arrivent dans la capitale pleins à craquer et ils repartent généralement vides… Jusqu’au moment où survient cette grande épidémie de peste que l’on va appeler  » la peste noire’’.

En novembre 1347, la peste est signalée dans le port de Marseille. En janvier, elle est en Avignon. En juin, à Bordeaux. Et le 20 août 1348, on observe des cas de peste à Paris. Ça commence avec quelques frissons, un mal de tête, puis on voit apparaître des pustules, des bubons et l’on en meurt dans les 36 heures. Il faut évacuer les pestiférés. La peste bubonique va tuer pratiquement la moitié de la population européenne. À Paris, cela fait des dizaines de milliers de morts, des cadavres qui s’entassent dans les rues sans que personne ne sache plus comment ni où les évacuer.

C’est alors qu’on pense aux corbillats, les bateaux de Corbeil qui rentrent chez eux à vide. Ils sont réquisitionnés pour sortir de Paris les corps des victimes de la peste, probablement dès 1348 et dans d’autres épisodes d’épidémie par la suite. C’est ainsi que, peu à peu, on va donner le nom de  »corbillat  » puis  »corbillard » aux véhicules transportant les morts.

Il y a le  » corbillard des villes  » et le » corbillard des champs  »… Ce dernier, n’est le plus souvent une simple charrette à bras. En ville, le cercueil est plutôt posé sur un chariot à quatre roues. Et si on meurt dans les beaux quartiers, il est surmonté d’un baldaquin. À moins que le corbillard ait carrément des airs de calèche, tiré par un ou deux chevaux.

Le premier corbillard motorisé : Il circule bien loin de Corbeil, à Chicago, le 15 janvier 1909. Ce jour-là, on enterre Wilfred Pruyn dont on dit qu’il avait été chauffeur de taxi. Si c’était le cas, il aurait été bête qu’il s’en aille avec une voiture à cheval ! Son cercueil est donc fixé sur le toit d’une automobile. La formule rencontre un tel succès qu’elle ne tarde pas à se généraliser. Toutes les grandes marques automobiles conçoivent leur corbillard. Comme dit Brassens

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, avec une petite pointe de regret pour les funérailles d’antan où les corbillards avançaient cahotant :  » Maintenant, les corbillards à tombeau grand ouvert emportent les trépassés jusqu’au diable vauvert  ».

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Explication en vidéo :