Cuivre contre virus ?


Pourquoi le cuivre tue-t-il les virus ?

Chaque atome  de cuivre contient un électron libre qui endommage les molécules des micro-organismes en les oxydant. Le cuivre modifie ainsi la morphologie des virus de manière irréversible, notamment en dispersant les protéines en forme de pointes qui tapissent leur surface et en désintégrant leur enveloppe, avant de détruire leur génome. L’effet est plus rapide sur les virus dits  » à enveloppe  », en particulier les virus respiratoires, car ceux sans enveloppe virale sont dotés d’une capside ( la structure protéique qui protège le génome ) plus résistante.

Capable aussi de tuer les bactéries ?

Le délai d’inactivation par le cuivre du coronavirus humain 229E, qui est un virus à enveloppe, est de seulement dix minutes alors que, sur d’autres surfaces comme le PVC , la céramique, le verre ou l’acier, ce virus persiste pendant plusieurs jours. C’est la raison pour laquelle, en France, plusieurs hôpitaux et établissements publics se sont équipés de poignées de portes et de rampes en cuivre. Le cuivre est aussi capable de tuer les bactéries , notamment en détruisant leur membrane.

Vrai ?

C’était il y a…..


……553 ans !

Le 3 février 1468 meurt à Mayence, sur les bords du Rhin, un » certain  » Johannes Gensfleisch, plus connu sous le nom de Gutenberg.

Ce modeste graveur, en inventant l’imprimerie , a autant révolutionné l’humanité que son contemporain Christophe Colomb   en débarquant en Amérique. Les deux demeurent plus présents dans la mémoire des hommes que n’importe lequel des souverains et dirigeants de leur époque.!

Comme chacun sait , on lui doit l’invention de l’imprimerie Elle a révolutionné la manière de fabriquer des livres et, en abaissant considérablement leur prix, mis la lecture à la portée de tous.

Avec Gutenberg, les hommes ont aussi découvert l’utilité de mécaniser le travail manuel. En effet :

Au début du Moyen Âge, les livres étaient fabriqués un à un dans des monastères spécialisés ( comme on en voit dans le film de Jean-Jacques Annaud, Le nom de la Rose (1986) ).

À partir des années 1200, les monastères abandonnent cette activité à des ateliers laïcs installés près des universités.

Des copistes recopient les textes à la plume d’oie sur des feuilles de parchemin ou de papier, à partir d’un original, pendant que des enlumineurs agrémentent les pages de » délicates miniatures  » aux couleurs vives.

Ainsi ,les ateliers approvisionnent à prix d’or les clercs et les bourgeois assez riches pour se payer des manuscrits ( N.B :  » manuscrit  » vient du mot ‘main  » )

Mais à l’époque de Gutenberg, la copie de manuscrits n’est plus en état de satisfaire les besoins de lecture et d’apprentissage d‘un nombre croissant d’étudiants et d’érudits. On peut dire que l’Europe est dans l’attente d’une révolution…

Un procédé  » magique  »

L’imprimerie est dérivée de la gravure sur cuivre ou sur bois, une technique connue depuis longtemps en Europe et en Chine mais seulement utilisée pour reproduire des images :
– on grave l’image sur une surface en cuivre ou en bois,
– on enduit d’encre la partie en relief,
– on presse là-dessus une feuille de papier de façon à fixer l’image sur celle-ci.

Gutenberg, graveur sur bois, a l’idée aussi simple que géniale d’appliquer ce procédé à des caractères mobiles en plomb. Chacun représente une lettre de l’alphabet en relief.

L’assemblage ligne à ligne de différents caractères permet de composer une page d’écriture. On peut ensuite imprimer à l’identique autant d’exemplaires que l’on veut de la page, avec un faible coût marginal (seule coûte la composition initiale).

Quand on a imprimé une première page en un assez grand nombre d’exemplaires, on démonte le support et l’on compose une nouvelle page avec les caractères mobiles. Ainsi obtient-on un livre à de nombreux exemplaires en à peine plus de temps qu’il n’en aurait fallu pour un unique manuscrit !

Un succès immédiat :

Avec son associé Johann Fust,

( Fust ) ?

Gutenberg fonde à Mayence un atelier de typographie. Après un énorme travail , il achève en 1455 la Bible  »à quarante-deux lignes », dite Bible de Gutenberg. Ce premier livre imprimé à quelques dizaines d’exemplaires recueille un succès immédiat. Il sera suivi par beaucoup d’autres ouvrages.

Le procédé de typographie se diffuse à très grande vitesse dans toute l’Europe (on peut comparer ce succès à celui de… l’internet).lol

On estime que quinze à vingt millions de livres sont déjà imprimés avant 1500 (au total plus de 30 000 éditions). 77% de ces livres sont en latin et près de la moitié ont un caractère religieux. Les livres de cette époque portent le nom d »’incunables » (du latin  »incunabulum  », qui signifie berceau)? .

Beaucoup d’incunables sont imprimés à Venise, alors en pleine gloire. Au siècle suivant, le XVIe, Paris, Lyon et Anvers deviennent à leur tour de hauts lieux de l’imprimerie avec un total de 200 000 éditions.

L’imprimerie a des conséquences immenses :

D’abord sur la manière de lire et d’écrire : les imprimeurs aèrent les textes en recourant à la séparation des mots et à la ponctuation ; ils fixent aussi l’orthographe.

L’instruction et plus encore l’esprit critique se répandent à grande vitesse dans la mesure où de plus en plus de gens peuvent avoir un accès direct aux textes bibliques et antiques, sans être obligés de s’en tenir aux commentaires oraux d’une poignée d’érudits et de clercs.

C’est ainsi qu’un demi-siècle après l’invention de l’imprimerie va se produire la première grande fracture intellectuelle dans la chrétienté occidentale avec la Réforme de Martin Luther

Résultat d’images pour Martin Luther

 et l’émergence du protestantisme.

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Un demi-siècle après l’invention de l’imprimerie va se produire la première grande fracture intellectuelle dans la chrétienté occidentale avec la Réforme  de Martin Luther et l’émergence du protestantisme.

Les pouvoirs établis tentent de réagir en interdisant ou censurant les livres jugés pernicieux. Le 23 janvier 1535, à la suite de l »’ affaire des placards  », une ordonnance du roi de France François Ier instaure une  » chambre ardente  » de douze magistrats chargée de décider quels livres sont nécessaires  » pour le bien de la chose publique  ». C’est la naissance de la censure !

En août 1544, la faculté de théologie de Paris établit une première liste manuscrite de 230 livres déconseillés, sous le nom d’Index librorum prohibitorum. On y trouve :  Pantagruel et Gargantua de Rabelais , interdits pour cause d’obscénités !

Lors du concile de Trente  , le Saint-Siège reprend l’idée à son compte. Il publie en 1559 l’Index romain. Celui-ci sera régulièrement remis à jour jusqu’en 1948 et ne sera abandonné qu’en 1966 ! On lui doit l’expression mettre à l’index, synonyme d’interdire ou censurer.

Quelques illustrations :

Copiste
Imprimerie vers 1530 ( enluminure )
La Bible à 42 lignes de Gutenberg
La bible  » à 42 lignes  »

Aujourd’hui : imprimerie :

une imprimerie aujourd’hui