5  » choses  » à dire avant de…..

…..mourir : Être réanimé à tout prix ? Incinéré ou inhumé ? Testament ? Penser aux détails du jour où on quittera ce monde n’est pas facile, mais c’est encore plus difficile pour les proches qui restent lorsqu’ils ne savent pas ce que le défunt aurait voulu.

Cinq démarches à préciser avant la mort pour être sûr de faire respecter ses dernières volontés :

1)

Don d’organe : le refus doit être mentionné avant la mort

Nous sommes tous donneurs d’organes et de tissus par défaut après notre mort. « C’est depuis la loi du 22 décembre 1976, ( dite loi Caillavet ), que toute personne est présumée donneur à défaut d’exprimer un refus de don d’organe de son vivant . La loi du 26 janvier 2016, pour la modernisation du système de santé, n’a fait que réaffirmer cela ».

Trois grands principes régissent le processus pour que le don d’organe  puisse être valide : Le consentement  » présumé  » ? ( C.A.D ? ), la gratuité du don et l’anonymat du donneur et du receveur. Il y a toujours plusieurs moyens de le refuser, mais il faut le faire savoir avant le décès.

Penser au jour où l’on va quitter ce monde n’est pas toujours facile , mais c’est important d’en parler pour faire respecter ses dernières volontés et éviter une souffrance supplémentaire aux proches en se demandant s’ils ont fait le bon choix.

Don d’organes : Comment et à qui communiquer son refus ?

Depuis le 1er janvier 2017 un nouveau décret précise que pour refuser le don d’organe, il faut s’inscrire sur une registre en ligne , transmettre un document écrit, daté et signé à l’un de ses proches ou le dire oralement !! à l’un de ses proches qui le communiquera à l’équipe médicale.

(Cette possibilité de refus par plusieurs moyens  est énoncée à l’article R1232-4-4 du Code de la santé publique )L’inscription sur le registre national des refus peut être faite à partir de 13 ans !!

Peut-on ne donner que certains organes ?

On n’est pas obligé de refuser entièrement le don d’organe. On peut aussi préciser quels sont les organes où les tissus que l’on refuse de donner. Pour exclure seulement certains organes du don après la mort, il suffit de l’indiquer sur papier libre, ou de prévenir la famille, car le recours au registre n’est dans ce cas pas nécessaire . Il faut savoir que le refus de prélèvement des organes est révisable et révocable à tout moment 

Comment donner son corps à la science ?

Il n’y a pas que le don d’organe qui est possible en fin de vie, il est également possible de faire don de son corps à la science. « Le don du corps est une démarche personnelle, volontaire et soumise à certaines règles. Il consiste à donner son corps au moment du décès à des fins d’enseignement et de recherche« , explique le site de l’administration. Contrairement au don d’organe, cette démarche doit être notifiée avant.

Quelles sont les démarches officielles pour donner son corps à la science ?

Faire connaître sa décision au cours de son vivant par une déclaration manuscrite sur papier libre, datée et signée et l’envoyer à la faculté de médecine de son choix en vérifiant avant qu’elle prenne en charge le don de corps. On reçoit ensuite une carte de donneur après avoir rempli un manuscrit prévu à cet effet demandé par l’établissement choisi.

Incinération ou inhumation : comment faire respecter son choix ?

Incinération ou inhumation ? La question concernant la technique funéraire qui sera appliquée à sa mort ? C’est un problème difficile à soulever pour soi, mais encore plus quand on vient de perdre un proche et qu’il ne l’a jamais mentionné.

La  » dernière demeure  » est souvent quelque chose de très important et aussi la dernière volonté à laquelle on tient le plus c’est pourquoi il faut le dire avant. Deux choix sont possibles en France.

L’inhumation :

C’est la technique la plus répandue: ( tout le monde le sait )=> Le corps est déposé dans une chambre funéraire ou à la morgue , pour y  »subir  » des soins si nécessaires avant la mise en bière  , c’est-à-dire : le cercueil qui sera mis en terre. (On peut préciser dans une lettre ou contrat d’obsèques où on souhaite ou ne souhaite pas que son cercueil soit déposé ).

L’incinération :

L’incinération est de plus en plus choisie, la crémation  consiste à brûler le corps pour le réduire en cendres qui sont ensuite inhumées ou dispersées. « Un choix qu’il est tout à fait possible de faire dans un contrat d’obsèques ou une lettre datée, signée et donnée à un proche.

Peut-on faire disperser ses cendres partout ?

La dispersion des cendres peut se faire au jardin du souvenir, à la mer, ou encore dans un bois. Les pompes funèbres sont dans l’obligation de préciser le lieu de dispersion sur un formulaire qui sera donné à la mairie .

En cas de dispersion des cendres en pleine nature, conformément à l’article L2223-18-3 du Code général des collectivités territoriales, une déclaration au maire de la commune du lieu de naissance du défunt est nécessaire ..

De plus, seuls les cimetières publics ou les lieux de dépôt ou de sépulture autorisés destinés au dépôt des urnes ou à la dispersion ces cendres sont habilités à entreposer les cendres, tout organisme ou personne gardant donc des cendres en dehors de ceux spécifiquement prévus par le code général des collectivités territoriales s’exposent à des sanctions 

8 réflexions sur “5  » choses  » à dire avant de…..

  1. Bonne journée,
    J’ai tout écrit, transmis à mon mari et mon fils, même si ce dernier n’aime pas. En mars 2020, j’ai écrit deux pages suite à l’arrivée du covid avec les instructions quoi faire comme Belge habitant en France et toute l’administration avec mot de passe spéciaux. Ainsi personne ne devra chercher. En mars dernier, après avoir écrit ces pages manuscrites, je n’ai plus eu de stress vis à vis de ce nouveau virus, à l’époque. J’ai pas envie de mourir, j’aimerais encore un peu voyager en France. J’attends que tout ce bazar passe.
    Bises et bonne journée

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      • Bonsoir  » brindille  »,
        Je ne sais pas si il y a un âge limite pour faire un don d’organe ( il faudra que je me renseigne ) . Je pense que  »préparer » son décès n’implique pas  » avoir envie de mourir  » Comme je dis , j’ai donné les consignes écrites et orales à mon fils : Je voudrais que mon corp soit incinéré , les cendre déposées dans une urne et cette dernière déposée dans le cimetière du village où je sui né , scellée sur la tombe de ma grand -mère ….

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  2. Très bonne initiative. C’est aussi l’occasion d’en discuter avec ses proches. Par contre, je ne trouve pas très sympa l’idée d’exiger de ses enfants d’aller disperser ses cendres dans la nature… Pour faire le deuil il est important de pouvoir se recueillir sur la tombe du défunt ou lui faire une visite.

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    • Bonjour Soumeya ; Ton avis est tout a fait …respectable .En général ,on n’exige pas : On donne son avis , ses souhaits ….Une fois décédé , ceux qui restent connaissent les vœux, désirs du défunts; mais , comme ce dernier n’est ( évidemment ) plus là , ceux qui restent , je dirais  » débattent  » et prennent une décision , décision conforme aux souhaits du défunt ou non…Perso ,mon fils connait mon désir :Je veux être incinéré et mes cendres doivent être déposées dans une urne dans ( ou SUR la tombe de ma grand-mère ).Le cimetière est dans les Ardennes où je suis né ! Enfin ,je ne suis pas croyant , mais je respecte les croyances des autres => Si mes proches veulent se recueillir , ils peuvent le faire devant la tombe où sont déposées les cendres ….Il y y aurait beaucoup à dire ……Merci pour t’être arrêtée sur mon billet . A bientôt ….Fait attention a toi avec ce damné virus .
      Bises
      F.

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  3. J’ai choisi ma grand-mère car je lui dois beaucoup ;;;elle m’a pratiquement élevé , m’a recueilli quand j’ai quitté la maison de mes parents où mon père rendait ma vie insupportable …..Bien sur , j’aurais pu  » choisir  » maman qui vient de décéder ….Mais ma décision est prise depuis longtemps….

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