C’était il y a 101 ans :


10 janvier 1920 : Création de la Société des Nations ( S.D.N ).

Le 10 janvier 1920, la Société des Nations voyait le Jour. C’était une des conséquences importantes de l’entrée en vigueur du  » maudit » ( ? ) traité de Versailles, signé le 19 juin ( Le 28 juin 1919, à l’issue de la Première Guerre mondiale, le traité de paix est signé entre l’Allemagne et les Alliés ( d’où  » maudit  » ) dans la galerie des Glaces du château de Versailles. de l’année précédente.

La Société des Nations (la SDN comme on allait se mettre à l’appeler) est une première tentative de concertation des puissances à l’échelle mondiale. Elle avait été imaginée et promue par le président américain Woodrow Wilson

Résultat d’images pour Woodrow Wilson

, qui en avait fait l’un de ses quatorze points pour le règlement de la Première Guerre mondiale. Finalement, le Congrès américain s’est refusé à ratifier le Traité de Versailles ; ce n’était pas le moindre des paradoxes de cette institution (la SDN) que l’État qui se trouvait à son origine ait commencé par s’en abstenir.

A noter aussi que , dans l’entre-deux-guerres, plusieurs autres grandes puissances quitteront la SDN : l’URSS, l’Allemagne nazie, le Japon entre autres. Comment , dans ces conditions, l’institution nouvelle pouvait elle jouer un rôle efficace ?

 » La Société des Nations est efficace quand les moineaux piaillent, plus du tout quand les aigles attaquent   » Mussolini

!

 La Société des Nations n’eut jamais ni drapeau officiel, ni logo. Des propositions furent présentées dans les débuts de la SDN afin d’adopter un symbole officiel, mais les États membres ne tombèrent jamais d’accord.

Emblème semi-officiel, 1939-1941.
    Cependant, les organismes de la Société utilisèrent, le cas échéant, divers drapeaux et logos pour leurs besoins propres. Un concours international fut organisé en 1929 afin de trouver un concept, qui là encore n’a pas conduit à un symbole. Une des raisons de cet échec a peut-être été la crainte par des États membres que la puissance de cette organisation supranationale n’ait  pu surpasser la leur. Finalement, en 1939, un emblème semi-officiel vit le jour : deux étoiles à cinq pointes au centre d’un pentagone bleu. Le pentagone et les étoiles devaient représenter symboliquement les cinq continents et les cinq races de l’humanité. Le drapeau comprenait, respectivement en haut et en bas, les noms anglais (League of Nations) et français (Société des Nations). Ce drapeau fut, notamment, déployé sur le bâtiment de la Foire ! internationale de New York 1939-1940.

Caricature parue dans l’hebdomadaire satirique Le cri de Paris du 20 avril 1919 :
 »L’œuf de Christophe Colomb : Société des Nations. Pourvu qu’il tienne  »

La SDN siégeait à Genève 
Oui, en Suisse, en territoire neutre, dans des locaux construits exprès : le Palais des Nations. Cette amorce, très balbutiante, de gouvernement mondial, préfiguration de l’ONU, est fondamentale dans la mesure où elle témoigne d’un changement radical de la philosophie diplomatique ; on y envisage déjà de dépasser les vieux antagonismes nationalistes.

La SDN aura eu davantage de succès qu’on ne le dit, ne serait-ce que dans la décennie 1920. Par la suite, elle n’était pas de taille à s’opposer à ce qui se tramait . ( Voir le déclaration de Mussolini qui a dit :  » La Société des Nations est efficace quand les moineaux piaillent, plus du tout quand les aigles attaquent  » ).


Parce que je vais…..


…..essayer de dormir un peu :

 » Dormir sur ses deux oreilles  » ?

Comme chacun sait , çà signifie être parfaitement tranquille ( même si on n’est pas couché )

On peut expliquer ainsi cette locution  : Vous pouvez dormir sur l’une, puis sur l’autre oreille, votre repos ne sera assurément pas troublé. L’auteur latin Térence (Heautou, II, 2) a dit :

 »Ademptum tibi jam faxo omne metum,
In aurem utramvis otiose ut dormias  »

dont voici la traduction :  » Je veux vous débarrasser de toute crainte, vous pourrez dormir sur celle des deux oreilles que vous voudrez. »

Résultat d’images pour images personne dormant

Résultat d’images pour images personne dormant

Dans tous les cas, cela signifie : Dormir d’un sommeil tranquille et profond, sur l’oreille droite comme sur l’oreille gauche, comme une personne débarrassée de toute crainte et de tout ennui. De même on dit dans certains cas :  » Je suis prêt à signer des deux mains.  »

????Vrai ?


L'Alcatraz de virus en Allemagne : l'île la plus dangereuse d'Europe

L’Alcatraz de virus est considéré comme l’île la plus dangereuse d’Europe.

Pour la simple et bonne raison, que c’est à cet endroit que se concentrent les virus les plus mortels du monde, conservés depuis 1910. Sur l’île, des laboratoires ultra-protégés sont dressés sur environ 1 kilomètre de long et 400 mètres de large et pour y rentrer, il faut franchir plusieurs barrages de sécurité et être accompagné. 

Pourquoi….


…….passer le mois de janvier sans alcool ? ( pas de problème pour moi : Je n’en bois pas du tout ) mais ….

Pourquoi passer le mois de janvier sans alcool

Passer le mois de janvier sans boire une goutte d’alcool est un concept venu de l’autre côté de la manche. Appelé le “ Dry january ”, c’est-à-dire le janvier sec, le principe est tout simplement de passer le mois de janvier sans boire d’alcool. La question qui se pose est : pourquoi le faire ? Bienfaits de cette cure ? !

Une meilleure humeur : pour certaines personnes, le verre de vin après le travail est un rituel sacré. Il permet de se relaxer et d’oublier tous les problèmes de la journée. Cependant, le fait que ce geste soit répétitif au point où celui-ci devient un refuge peut cacher des problèmes plus importants comme l’anxiété ou la dépression.

Dans ce cas, votre humeur serait beaucoup plus stable sans alcool. De plus, cette cure vous permettra de vous rappeler pourquoi vous buvez. A partir de là, vous pourrez juger de la démarche à suivre !

NB : si à la fin de votre mois de sobriété, vous comprenez que votre rituel était lié à un problème de dépression, il est important d’avoir recours à un spécialiste. En plus de la thérapie, vous pouvez également opter pour des solutions simples comme le sport. ( qui m’est interdit aussi ! )

L’autisme ?


( après avoir vu , revu le film  » Code Mercury  »

Code Mercury Poster

ce soir ) :

L’autisme est un trouble du développemental débutant avant l’âge de 3 ans. Il touche simultanément : Les interactions sociales , la communication ( verbale et non verbale ) . Le comportement avec les gestes stéréotypés , des rituels et des comportements / actions répétitifs .

D’autres troubles existent pour ce qu’il est de la cognition, de la motricité, de la sensorialité, des capacités adaptatives, mais ils ne sont pas retenus dans les critères diagnostiques. Dans les classifications internationales actuelles, l’autisme fait partie d’un groupe plus large de troubles appelés Troubles Envahissants du Développement (TED). (  »Envahissants  » signifie que plusieurs secteurs du développement sont touchés (interactions sociales, langage, comportements…). L’autisme est la forme la plus typique et la plus complète de TED connue à ce jour …

La description du  » trouble  » l’autisme est relativement récente : En effet, ce n’est qu’en 1943 que le psychiatre américain d’origine autrichienne Leo Kanner

décrit sous le nom d’autisme infantile des particularités de comportement de certains enfants : tendance à l’isolement, besoin d’immuabilité et retard de langage.

Dans les années 50-70 les conceptions psychanalytiques ont fortement marqué la psychiatrie française et la compréhension de l’autisme. L’autisme était alors relié aux  » psychoses infantiles  », ( terme employé dans les classifications officielles jusqu’en 1980 )…..Plus tard ,d’autres courants de recherche théorique ont pris une importance croissante dans l’étude du développement normal et pathologique de l’enfant : biologie, psychologie développementale, sciences cognitives… La compréhension des troubles autistiques a été fortement modifiée par ces contributions, et continue d’être enrichie par les recherches actuelles. 

En 1980 le concept de psychose infantile a été abandonné au plan international, en même temps qu’est apparu le terme de Trouble Envahissant du Développement.
L’autisme est conçu actuellement comme un trouble neuro-développemental aux origines multifactorielles, notamment génétiques. 

Description :

L’autisme apparaît au cours des 36 premiers mois de la vie. Parfois, des signes sont présents dès les premiers mois de la vie, parfois les signes apparaissent après une période plus ou moins longue de développement apparemment normal.

L’autisme est réputé durer toute la vie ,  » joue un rôle  » dans le développement et les apprentissages de tous ordres. L’hétérogénéité du développement est caractéristique de l’autisme et des TED, c’est-à-dire que certains domaines de développement vont être très atteints, d’autres beaucoup plus légèrement ou pas du tout. Des facultés d’apprentissage, de compréhension particulières ,exceptionnelles sont également fréquemment retrouvées chez les personnes avec autisme !

Il n’existe pas de moyen objectif (pas de tests sanguins, radiographiques…) pour faire le diagnostic d’autisme. Les examens complémentaires très importants à réaliser ont surtout pour but de rechercher les fréquents troubles associés……Dans tous les cas, le  diagnostic basé sur l’observation de : L’altération des interactions sociales ,  de la communication et du caractère restreint, répétitif et stéréotypé du comportement, des intérêts et des activités…..

 Pour poser le diagnostiquer l’autisme ou le TED, un certain nombre de symptômes doivent être associés. J’ai lu que différentes classifications  ont été mises au point pour permettre ces diagnostics :

Altération des interactions sociales : Les personnes autistes ont une mauvaise appréciation des signaux sociaux ou émotionnels, comme l’intonation de la voix ou les expressions faciales. Elles ont beaucoup de mal à interpréter ce que les autres pensent ou ressentent, elles manquent d’empathie. Les enfants autistes ne savent pas comment jouer de façon interactive avec les autres enfants, ils ont tendance à s’isoler, ne répondent pas à l’appel de leur prénom, fuient le regard.

Altérations qualitatives de la communication :

Les troubles du langage sont constants : Beaucoup d’enfants autistes n’accèdent pas au langage oral, ou lorsque celui-ci est acquis, souvent avec retard, un grand nombre de difficultés restent. Pour le langage verbal : Sur le plan expressif : Le langage reste très concret, autour des besoins de la vie quotidienne (nourriture, famille, toilette…). Le  » je  » n’est pas utilisé. L’intonation est étrange, la voix peu modulée,  » haut perchée  ». Sur le pan réceptif : on constate un manque de réaction émotionnelle aux sollicitations verbales, la compréhension du second degré est difficile d’accès .

Quand le langage oral est acquis, une faible synchronisation, un manque de réciprocité dans les échanges  » parlés » restent présents et entravent plus ou moins la communication.

Les personnes autistes sont également gênées dans leur communication non verbale : elles utilisent peu de gestes sociaux ( » au revoir  »,  » bravo  »…), peu de gestes interactifs, peu ou pas d’imitation. La communication parlée n’est pas accompagnée de gestes, les mimiques faciales sont peu expressives. Chez les enfants, on note aussi des anomalies dans le jeu du  » faire semblant  ». Les intérêts des enfants autistes sont restreints, leurs activités sont souvent stéréotypées et répétitives. Ils peuvent être fascinés par des objets inhabituels (bouts de ficelle, plumes, miettes…), ou utiliser de façon inhabituelle des objets ou des jouets (faire tourner indéfiniment une roue de petite voiture…). Souvent ils ont besoin de rituels plus ou moins complexes et supportent très mal les changements dans le quotidien. On note des  » stéréotypies  » : gestes répétitifs comme se balancer ou tourner sur soi-même. Les personnes autistes peuvent également présenter des comportements auto-agressifs et des automutilations. Ces comportements sont plus ou moins envahissants, et peuvent persister ou au contraire s’atténuer. Ils peuvent également être renforcés ou réapparaître à certaines périodes de la vie.

D’autres symptômes sont souvent associés à l’autisme :

Des compétences cognitives particulières : très bonnes capacités visuo-spatiales, mémoire très développée dans certains domaines…

Des particularités sensorielles : Celles – ci peuvent concerner toutes les modalités sensorielles : Ouïe, vision, odorat, toucher,  »vestibulaire  » (c’est-à-dire sens de la position dans l’espace), et être caractérisées par une hypo, une hypersensibilité, ou la recherche de stimulations sensorielles souvent inhabituelles (sensibilité à certains sons, odeurs ou textures, coexistant parfois avec une apparente indifférence à d’autres, perception différente de la douleur…).

Des troubles de la motricité et de la posture : difficultés de coordination droite-gauche ou haut-bas du corps, raideur et utilisation de la posture pour réguler les émotions, atteinte de la  » motricité fine  »…

Les anomalies, troubles ou maladies associés à l’autisme sont fréquents :

Le retard mental : Dans une majorité de cas (environ 70%), l’autisme s’accompagne d’un retard mental plus ou moins sévère. ( Les autres 30% sont appelés  » autistes de haut niveau  » ).

Les déficits sensoriels, auditifs ou visuels sont beaucoup plus importants que dans la population générale .

L’épilepsie !!!: environ 1/3 des personnes autistes présentent des manifestations épileptiques plus ou moins graves . ( décidément, je retrouve cette  » saleté  » d’épilepsie partout !)

Epidémiologie ? Non, l’autisme n’est pas contagieux .

L’autisme touche 4 fois plus de garçons que de filles .

Causes de l’autisme : ?

Il n’a pas encore été trouvé de cause unique à l’autisme et il est probable que plusieurs causes différentes peuvent entraîner le développement des signes de l’autisme. Cependant , les recherchent suggèrent fortement qu’il existe des bases neurologiques et génétiques. L’idée selon laquelle l’autisme trouverait son origine dans des troubles de la relation parent-enfant ????? doit être maintenant totalement abandonnée . (Le risque d’apparition de l’autisme ne dépend pas du niveau social ou éducatif de la famille ni de l’origine ethnique ).

Les recherches sur les causes de l’autisme font appel à des spécialités scientifiques différentes et à des approches variées, sans doute complémentaires : 1) Neuropsychologique : Qui cherche à comprendre le fonctionnement cognitif des personnes autistes. Trois modèles principaux ont été étudiés : Un déficit des fonctions exécutives

Une  » faiblesse de la cohérence centrale  »

Un déficit de la  » théorie de l’esprit  » 

Les données neurobiologiques  :

Ces recherches se basent sur l’étude de la morphologie du cerveau, et l’étude de son fonctionnement avec les nouvelles techniques d’imagerie, sur des mesures biologiques. 

Ces études ont permis de mettre en évidence des différences de morphologie du cerveau des personnes autistes, des différences dans leur cinétique développementale, des anomalies du traitement de l’information révélées par des anomalies dans l’activation des différentes zones et des différents circuits cérébraux, des anomalies biologiques significatives.

Les données génétiques :

L’intervention de facteurs génétiques parmi les causes de l’autisme est maintenant reconnue. Il s’agirait d’une transmission multigénique complexe.

Les données psychanalytiques :

Les particularités perceptives, sensorielles et motrices des personnes autistes entraîneraient des troubles dans la constitution du psychisme, et notamment concernant la constitution de l’image du corps et des  » enveloppes corporelles  ». Ces difficultés entraîneraient un débordement émotionnel lui-même responsable de difficultés ajoutées dans le développement et l’organisation des perceptions sensorielles et de la cognition.

Les recherches psychanalytiques actuelles s’appuient sur des éléments de concordance apparus ces dernières années entre les données fournies par les neurosciences, les travaux du courant de la psychologie du développement et les théorisations élaborées à partir de l’observation des bébés notamment, des ressentis des patients et des observations empathiques recueillies dans les traitements ….

Prise en charge de l’autisme :

Il n’y a pas à ce jour de traitement capable de guérir l’autisme, et il est très difficile de ne pas se perdre devant les multiples modes de prises en charge proposées pour répondre aux difficultés des personnes autistes.

Cependant, un accord existe :

  Souvent il est  » recommandé  » ? que la prise en charge des personnes autistes repose sur trois grands volets :

Educatif, avec pour objectif l’autonomie du sujet

Pédagogique, avec pour objectif les apprentissages

Thérapeutique, avec pour objectif la santé mentale et physique du sujet

L’intérêt d’une prise en charge précoce est reconnu. Mais, il faut savoir qu’une personne autiste peut continuer de progresser toute sa vie, y compris à l’âge adulte.

La prise en charge devrait être suffisamment intensive , être individualisée, adaptée aux particularités de chaque personne et régulièrement réévaluée en fonction de l’évolution.

Donc , il n’existe pas de prise en charge de l’autisme mais des modalités différentes qui peuvent être plus indiquées pour certaines personnes, pour certaines difficultés, ou à certains moments de l’évolution de la personne autiste. ( Des modèles souples, ouverts, coordonnant plusieurs modalités de prise en charge seraient à privilégier selon certains spécialistes . )

L’utilisation de médicaments peut-être indiquée. Il faut savoir que les traitements pharmacologiques sont toujours symptomatiques c’est-à-dire qu’ils visent à réduire certains symptômes (comme l’agitation, l’anxiété, des stéréotypies ou rituels envahissants, les troubles du sommeil…), sans traiter la cause de l’autisme .( en plus , ils ont souvent des  » effets secondaires  »)

Evolution :

L’autisme joue un rôle dans les apprentissages de tous ordres et entraîne un développement très hétérogène. Cependant , la plupart des symptômes s’améliore avec le temps. Le pronostic dépend notamment de l’existence et de l’importance d’un retard mental associé, de la présence d’une épilepsie, de l’apparition du langage avant 6 ans. Une aggravation pendant la puberté est fréquente, qui peut durer un à deux ans, avec retour à l’état antérieur. 

L’évolution est très variable d’une personne autiste à une autre. Certaines d’entre elles restent très handicapées toute leur vie, n’accèdent pas au langage, alors que d’autres vont arriver à une autonomie personnelle relativement bonne. La très grande majorité des personnes atteintes d’autisme a besoin d’un accompagnement important tout au long de la vie.