»Ressembler au bon Dieu de Giblou » ?


Ressembler au bon Dieu de Giblou =

Comparaison populaire qui s’emploie en parlant d’un individu mal accoutré de plusieurs pièces d’habillement en mauvais état, qu’il porte l’une sur l’autre

Elle aurait pour fondement une tradition qui dit que les habitants de Giblou ou Gembloux, petite ville de Belgique, près de Namur, avaient coutume d’envelopper la statue de l’enfant Jésus de chiffons de toute espèce.

Exemple de  » ressembler au dieu de Giblou  »

Cette coutume n’était pas particulière aux gens de Giblou. Il y avait autrefois, en divers pays, des paroisses où l’on représentait le Dieu des pauvres couvert de haillons, afin de leur faire mieux comprendre par ce symbole frappant que sa divinité s’était unie à leur misère, pour la consoler et la protéger.

On dit aussi en proverbe : Le bon Dieu de Giblou a plus de ventre que de force. Hélas ! ce Dieu, en recommandant d’avoir soin des pauvres, en se déclarant leur protecteur, en s’assimilant à eux, n’est pas parvenu à les soustraire aux tribulations de leur sort, et c’est pour cela qu’on dit que le Dieu de Giblou a plus de vertu que de force.!

Charlot !


12 infos insolites sur Charlie Chaplin

Ado, il a dû faire interner sa mère

Ado, il a dû faire interner sa mère

Pour se glisser dans la peau de Charlot, Charlie n’a qu’à puiser dans les souvenirs de son enfance terrible dans les bas-fonds de Londres. Son père s’est séparé de sa mère avant ses 3 ans, il ne le voit presque jamais. Les rares fois où il lui rend visite, il est complètement ivre. Charles Chaplin Senior est mort d’une cirrhose du foie, s’écroulant sur une table de bar à 38 ans. Sa mère Hannah, actrice et chanteuse de music-hall, qui a sombré dans la folie à cause de la syphilis, multiplie les passages en hôpital psychiatrique. A 14 ans, Chaplin, qui a en partie grandi dans des foyers pour enfants indigents, est contraint de l’y emmener après une rechute et de la laisser là-bas.

Il a failli dire non à Hollywood

Il a failli dire non à Hollywood

Enfant de la balle, Chaplin est monté pour la première fois sur scène à Londres, à 5 ans ! A 10 ans, il se fait un nom en Angleterre en jouant le groom Billy dans la pièce Sherlock Holmes de William Gillette. En 1908, il rejoint la troupe de Fred Karno, le plus grand imprésario britannique de spectacles de cabaret, avec qui il part en tournée aux Etats-Unis. Il ne monte pas sur scène mais intervient au milieu des spectateurs, hilares. En 1912, le producteur Mack Sennett, qui vient de créer à Hollywood le studio Keystone dédié à la comédie, le repère et lui propose de le rejoindre pour un salaire de 150 dollars par semaine (près de 4 000 dollars actuels). Une fortune pour le comédien ! Mais Chaplin hésite. C’est un homme de théâtre et pas de cinéma. Finalement, il négocie un contrat d’un an.

Charlot est né dans l’urgence

Charlot est né dans l’urgence

En 1913, Mack Sennett a besoin d’un figurant pour le film de Henry Lehmann Pour gagner sa vie. Il demande à sa nouvelle recrue de créer en urgence un personnage en piochant dans le vestiaire des autres comédiens. Chaplin improvise et se présente en redingote étriquée, et chapeau haut-de-forme. Petit à petit, il affine son personnage de dandy S D F : un pantalon trop large, une veste trop petite, des chaussures trop grandes, une canne en bambou et une démarche de pingouin, Charlot apparaît pour la première fois le 7 février 1914 dans Charlot est content de lui. Le pitch ? Le personnage se rend à une course automobile d’enfants et dérange l’équipe de tournage qui filme l’événement en faisant des pitreries au milieu de la piste. Le public adore !!

La première superstar mondiale du cinéma, c’est lui !

La première superstar mondiale du cinéma, c’est lui !

En 1917, Chaplin est contacté par la First National, une toute nouvelle association de propriétaires de salles de cinéma, qui veut le faire signer pour huit films. Avec son frère Sydney, qui négocie ses contrats, ils partent en train depuis Los Angeles pour New York. A chaque arrêt, une foule immense attend. Charlie se dit qu’il doit y avoir une célébrité dans le train… avant de réaliser que les gens sont là pour lui. Dès ses débuts sur grand écran, Charlot est le premier héros de film à générer des produits dérivés  comme des bandes dessinées, des tasses ou des pantins. La presse américaine invente même le terme de  » chaplinite  », pour désigner la folie collective liée à la star, qui gagne rapidement le monde entier.

Il veut gagner des millions

Il veut gagner des millions

La notoriété, c’est fait. Chaplin poursuit un nouvel objectif : devenir millionnaire ! Le 17 juin 1917, il attend l’heure du rendez-vous avec les producteurs de la First National avec son frère Sydney dans un hôtel new-yorkais. Pour patienter, il se met à jouer du violon mais… joue comme un pied ! Son frère, qui ne supporte plus de l’entendre, lui demande d’aller dans la salle de bain pendant qu’il se charge de la négociation. Après plusieurs allers-retours pour voir son frère, qui persiste – autant au violon que pour décrocher son million – Sydney obtient satisfaction. Chaplin peut dorénavant fonder son propre studio : le Charlie Chaplin Studio est inauguré en janvier 1918 près de Sunset Boulevard, à Los Angeles.

Il est attiré par les très jeunes filles

Il est attiré par les très jeunes filles

Chaplin a une addiction : les adolescentes. Il est contraint d’épouser Mildred Harris, 16 ans, puis Lita Grey, 15 ans, qu’il n’aime pas, pour éviter la prison. A 54 ans, il a un coup de foudre pour Oona O’Neill, de 37 ans sa cadette. Leur relation, dont naîtront huit enfants, durera jusqu’à la mort de la star. Pourtant, le début de leur idylle a été entaché par un nouveau scandale. En 1942, l’actrice Joan Barry, 23 ans, avec qui l’acteur a eu une liaison, affirme qu’il est le père de son enfant. La jeune femme s’introduit en pleine nuit chez lui avec une arme. Même si elle est arrêtée pour harcèlement, l’annonce simultanée de cette affaire et de son mariage avec une jeune fille de 18 ans fait scandale. Si Chaplin continue à faire des films, il n’est plus le chouchou du public.

La mort de son fils lui inspire son premier long métrage

La mort de son fils lui inspire son premier long métrage

Le mensonge de Mildred Harris, qui avait feint d’être enceinte pour épouser Chaplin, devient réalité en 1919. Mais leur bébé, Norman, atteint d’une malformation, meurt trois jours après sa naissance. Quatre jours plus tard, Chaplin auditionne des jeunes garçons. Un certain Jacky Koogan l’émeut tant qu’il l’embauche sur-le-champ. Grâce à Jacky, Chaplin a l’idée d’un film où il adopterait un enfant. Purgeant ses traumatismes, celui de l’abandon parental et celui de la mort de son fils, il réalise son grand chefs-d’œuvre, Le Kid, qui sera vendu dans plus de cinquante pays.

Pour les nazis, il est un "petit juif gigotant et répugnant"

Pour les nazis, il est un « petit juif gigotant et répugnant« 

En mars 1931, Chaplin arrive à Berlin pour promouvoir Les Lumières de la ville. Le peuple lui fait un triomphe mais la presse nazie le descend en flèche. Comme il est l’ami d’ Einstein , on le dit juif. Les nazis le font figurer dans la liste des personnalités juives avec sa photo et cette description : « Ce petit Juif gigotant, ennuyeux et répugnant est devenu un mythe de notre époque pour les familles israélites. Cette époque est révolue. » Choqué, Chaplin, qui n’est pas juif, ne dément pas et préfère laisser planer le doute sur ses origines pour ne pas entrer dans le jeu des antisémites.

Hitler, son double maléfique !

Ils sont nés la même année, arborent la même moustache… Jouant sur cette ressemblance, Chaplin parodie Hitler en créant le personnage d’Adenoïd Hynkel dans Le Dictateur, qui sort en 1940, au moment où les nazis déferlent sur l’Europe. Le film reçoit un accueil mitigé du public. Il faut dire que l’opinion publique américaine est alors réticente à l’entrée en guerre des Etats-Unis. Le Führer a-t-il visionné cette satire de lui-même ? Probable, comme en témoigne la commande d’une copie du film dans les archives nazies.

Il devient la bête noire du chef du FBI

Il devient la bête noire du chef du FBI

En 1924, J. Edgard Hoover prend ses fonctions à la tête du FBI. Dans sa ligne de mire : Hollywood, qui pervertit l’Amérique. Sa première cible : Chaplin. Ses déboires amoureux, le vibrant  » Camarades  » qu’il lance aux Soviétiques en 1941 prouvant ainsi qu’il est communiste (ce qui est faux)… Tout est dans le dossier de 2 000 pages ( sans compter les affabulations pour lui nuire ) que Hoover monte contre ce  » sale petit Anglais donneur de leçons  ». La traque, qui dure cinquante ans, est obsessionnelle. Chaplin est sur écoute, son entourage aussi. En 1952, alors qu’il est en promo en Angleterre, l’acteur apprend que son visa de retour aux Etats-Unis a été annulé. Fatigué de se battre, il s’exile à Corsier-sur-Vevey, au bord du lac Léman, en Suisse.  » Que je revienne ou non dans ce triste pays avait peu d’importance pour moi. J’aurais voulu leur dire que plus tôt je serais débarrassé de cette atmosphère haineuse, mieux je serais, que j’étais fatigué des insultes et de l’arrogance morale de l’Amérique  », écrit-il dans son autobiographie, Histoire de ma vie.

Son dernier film avec Marlon Brando et Sophia Loren est  »un flop  »

En 1966, Chaplin réalise La comtesse de Hong Kong, son dernier film et le seul en couleur. Il raconte l’histoire d’amour entre un milliardaire américain et une prostituée russe lors d’une croisière de luxe. Sur ce paquebot qui traverse le Pacifique, ce sont les grands Marlon Brando et Sophia Loren qui interprètent les gags burlesques voulus par Chaplin. Mais l’équipe ne s’entend pas, c’est un vrai désastre. Le bellâtre est un vrai goujat avec la star italienne.  » Regardez-vous dans les yeux, mettez-y de la conviction  », leur demande Chaplin lors d’une scène de baiser.  » Savez-vous ce que Brando m’a murmuré ?… Que j’avais des poils qui sortaient du nez  », s’indigne l’actrice. Le film fait un flop. Pour le magazine Time, le jugement est sans appel :  » C’est sans doute le meilleur film qu’ait jamais fait un réalisateur de 77 ans. Malheureusement, c’est aussi le plus mauvais film qu’ait fait Chaplin.  »

 Il descendrait de la reine des tsiganes

Il descendrait de la reine des tsiganes ! ?

En enquêtant sur Chaplin à la demande du FBI en 1952, le MI 5 a une surprise : il n’existe aucune trace de la naissance de Charles Spencer Chaplin à Kennington le 16 avril 1889 ! Une source les informe de sa probable naissance en France, à Fontainebleau ou à Melun, sous le nom d’Israel Thornstein. Mais rien non plus de ce côté là. Rebondissement en 2011. L’historien du cinéma Matthew Sweet parcourt les archives du comédien et trouve, dans un tiroir fermé à clé de son bureau, une mystérieuse lettre. Signée d’un cousin de Chaplin, Jack Hill, elle affirme que l’acteur est né  » dans une caravane tsigane qui appartenait à la reine des Tsiganes  », la mère de Jack Hill. Info ou intox ? En tout cas, Chaplin a conservé soigneusement ce courrier.

Il meurt chez lui le soir de Noël

Il meurt chez lui le soir de Noël

Le son des cloches, les cadeaux au pied du sapin, la dinde sur la table… Un moment merveilleux ? Pas pour Chaplin, qui déteste Noël. Quand il était petit, il n’y avait ni repas, ni cadeau. En ce Noël 1977, le réalisateur quitte prématurément la soirée familiale dans son manoir de Ban, à Corsier-sur-Vevey pour aller se coucher. Oona le raccompagne et laisse la porte de sa chambre entrouverte. Percevant une dernière fois les rires des enfants, il s’éteint d’un AVC dans son sommeil à l’âge de 88 ans.

Des petits malfrats volent sa dépouille

Des petits malfrats volent sa dépouille ? !

Stupeur le 2 mars 1978 ! Dans le cimetière de Corsier-sur-Vevey (une commune suisse du canton de Vaud ) , la tombe de Charlie Chaplin a été ouverte. Et son corps n’y repose plus ! La dépouille de la star a été volée par un réfugié polonais du nom de Roman Wardas, et son complice bulgare, Gantscho Ganey, qui demandent une rançon d’un million de francs suisses à la famille. La police parvient à les piéger en plaçant 240 cabines téléphoniques de Lausanne sur écoute. Le cercueil est retrouvé dans le champ de maïs où les truands l’avaient enterré et le cadavre de Chaplin est à nouveau inhumé… sous une dalle de béton de deux mètres d’épaisseur !

________________________________

etc……

D’où vient la galette des rois ?


La tradition de la galette des Rois est liée à l’Épiphanie, célébrant la présentation de l’Enfant Jésus aux Rois mages.

rois mages

L’Eglise catholique donna une grande importance à la célébration de cet événement , qu’on fêtait en partageant avec son entourage une galette.

La fève utilisée comme  » bulletin de vote  » :

La fève ? : Elle remonte peut-être aux Romains, qui l’utilisaient comme  » bulletin de vote  » pour élire le roi du festin lors des fêtes de Saturne. Celui qui trouve la fève , remplacée vers 1870 par un  » sujet  » en porcelaine

, est élu roi… et devra offrir la prochaine galette ! ? ( je ne savais pas )

P.S :  La première attestation du partage d’une galette  remonte à 1311 dans une charte de Robert de Fouilloy

Résultat d’images pour Robert de fouilloy évèque

, évêque d’Amiens. Normalement, celui qui trouvait la fève devait payer sa tournée à la tablée. Pour ne pas débourser un centime, il était courant que certains participants avalaient la fève afin de ne pas débourser d’argent. On dit que c’est pour éviter que le roi ne s’étouffe en avalant le haricot que  celui-ci est remplacé au 19ème siècle par de la porcelaine de Saxe.

Pourquoi une fève ? ( vu sur le net )

La fève est porteuse d’un sens plutôt positif. En effet, elle symbolise la fécondité, comme l’œuf avec son embryon. C’est aussi le symbole de la renaissance : c’est le premier légume qui pousse au printemps et en vieillissant il donne la vie. Fabriquée aujourd’hui en porcelaine ou en plastique, la fève est la plupart du temps produite en Asie (Vietnam et Chine) bien qu’il reste encore quelques filières en France. Pour certains, elle est un véritable objet de collection. On appelle cette pratique la fabophilie

_________________________________

Les  » fêtes de Saturne  » ou Saturnales (en latin Saturnalia) étaient, durant l’antiquité romaine, des fêtes se déroulant une semaine avant le solstice d’hiver (soit à partir du 17 au 23 décembre) qui célèbrent le dieu Saturne et étaient accompagnées de grandes réjouissances populaires.

Au cours des Saturnales, les esclaves  jouissaient d’une liberté apparente et provisoire :

Pendant cette fête très populaire, l’ordre hiérarchique des hommes et la logique des choses étaient inversés de façon parodique et provisoire : l’autorité des maîtres sur les esclaves était suspendue !! Ces derniers avaient le droit de parler et d’agir sans contrainte, libres de critiquer les défauts de leur maître, de jouer contre eux, de se faire servir par eux !

Les tribunaux et les écoles étaient en vacances et les exécutions interdites, le travail stoppait . On fabriquait et on offrait de petits présents . Des figurines étaient suspendues au seuil des maisons et aux chapelles des carrefours. Un marché spécial (sigillaria) avait lieu ,de somptueux repas offerts.

La population allait en masse vers le mont Aventin  : On enlève à la statue du dieu les chaînes portées par lui, depuis que Jupiter a voulu contenir son appétit dévorant en le soumettant au rythme régulier des astres et des jours.

( On dit que les Saturnales ont été en partie l’inspiration de fêtes religieuses ou traditionnelles instituées postérieurement :
Le jour de Noël chrétien reprend la symbolique du solstice d’hiver, (soit le thème du Sol Invictus :  » Le soleil invaincu  ») ….
-La galette des rois qui sacrait le  » roi  » de la fête …
-Les processions et réjouissances du carnaval .)

On dit …


…..chez moi , que la coccinelle est  » la bête du bon dieu  » , porte bonheur ….Ma grand-mère disait qu’on ne devait jamais la tuer et que , si une se posait sur nous , nous devions faire un vœu …..

J’ai cherché et lu : Mais ?

Au moyen-âge , alors qu’un condamné à mort allait être décapité , au moment où le bourreau levait sa hache ,

Résultat d’images pour image bourreau avec hache

une coccinelle se posa sur le cou du condamné ( qui selon la légende était innocent ) ….Bien que le bourreau ait chassé l’insecte pour accomplir son  » office  » ( comme si la vie d’une coccinelle valait plus que celle d’un humain ) , la coccinelle revenait sans cesse !

Le roi qui , était présent , pensa que c’était un signe du  » bon  » dieu et gracia le malheureux condamné .Condamné qui , toujours selon ce que dit la légende était innocent !

Le fait que l’homme était innocent entraina dans le peuple l’idée que c’était dieu qui avait envoyé la coccinelle ……Coccinelle qui depuis est souvent ( dans ma région en tous cas ) appelée  » la bête du bon dieu  » .

…..Il ne faut jamais la tuer , mais la laisser s’envoler en faisant un vœu que le bon dieu est sensé exaucer …….

Une bien jolie légende …..Aujourd’hui , on ne voit pratiquement plus de coccinelle ( certainement à cause des pesticide et autres  » cochonneries  » que l’homme épand partout ….

Résultat d’images pour image homme avec insecticide
Résultat d’images pour image homme avec insecticide

Une bonne chose ( à mon avis )


« Combats de coqs » : la tradition bat de l’aile, les derniers coqueleurs tentent de ne pas y laisser toutes leurs plumes

Tradition et transmission pour ce premier documentaire de l’année 2021. Direction les Hauts-de-France avec quelques-uns des derniers coqueleurs. Une belle galerie de portraits sur fond de polémique liée à la cause animale. « Combats de coqs », un film haut en couleurs réalisé par François Hérard.

Gallodrome de Tourmignies

La tradition, c’est celle des  » coqueleurs  »du Nord-Pas-de-Calais. Seule région de France métropolitaine où les combats de coqs sont encore autorisés. Une tradition venue d’Angleterre au 18ème siècle et supprimée par la loi de 1964 sauf dans les localités où la pratique a été ininterrompue. Il se dit même que l’on doit ce « privilège » au général de Gaulle. Originaire de Lille, il n’aurait pas voulu interdire les combats dans sa région natale. Il aurait même dit : « De toute façon, les coqs, on finit toujours par les manger. Quand j’en ai un dans mon assiette, peu importe la façon dont il est mort ».

La transmission, c’est celle de la famille de Gérard. Il est l’un des 800 éleveurs de  »gladiateurs à crête  » encore en activité. Il a 75 ans et s’il y va encore deux ou trois fois par semaine aux coqs, c’est son fils, Freddy, qui élève le bataillon de 150 combattants. Freddy qui transmet sa passion à son fils Rémy.

Mais la tradition est aujourd’hui menacée dans son existence même. A cause de l’opinion publique relayée par les défenseurs de la cause animale ? A cause du désintérêt des jeunes générations pour l’élevage de coqs de combat, trop contraignant ? Alors, le désir du jeune Rémy de perpétuer la tradition risque de battre de l’aile. D’autant plus qu’en 2015, le Conseil Constitutionnel a confirmé l’interdiction d’ouvrir de nouveau gallodromes (les salles de combats de coqs).

Pratiqué depuis plusieurs générations, ce loisir ?! n’intéresse aujourd’hui plus que les vieux briscards du gallodrome. Dans les années 20, il y avait près de 15 000 coqueleux dans le Nord. Ils sont désormais moins de 1 000. Peu nombreux mais toujours aussi passionnés et dont le savoir-faire d’entraineur se transmet de père en fils.

C’est pas rentable et ça n’intéresse pas les jeunes.

De l’entrainement des coqs aux gallodromes à l’ambiance surchauffée par les parieurs, on découvre un monde à part. Celui d’une passion partagée dans d’autres départements et territoires français : la Réunion, les Antilles, la Guyane et la Polynésie.