La braguette ?….


Petite histoire de la braguette :

La braguette au cours des âges :

 

Il fut un temps pas si lointainles hommes n’avaient rien dans la braguette  lol !

Et pour cause: Jusqu’au XIVsiècle, tout le monde porte en effet une robe ou une tunique, les hommes comme les femmes.

     Pas très viril et encore moins pratique pour  »faire pipi  » contre un arbre… Seules les petites gens revêtaient une sorte de caleçon long maintenu à la taille : les braies ou bragues, deux mots hérités du celte qui donneront plus tard les mots brayette et braguette. Mais la mode évolue. Lassés de leurs robes, les hommes troquent celles-ci contre une veste,  » le pourpoint  », et des bas relativement moulants : les chausses.         D’abord assez long, le pourpoint va se raccourcir jusqu’à dévoiler ce qui, jusqu’ici, était caché. Ce spectacle d’hommes se pavanant en  » moules burnes  » médiévales ne plaît évidemment pas à tout le monde. En 1467, le chroniqueur Mathieu de Coucy s’indigne par exemple de ces  » hommes vestus plus court qu’ils n’eurent oncques fait. Tellement que l’on voit la façon de leurs culs et de leurs  »génitoires   ».

 

 

L’âge d’or de la braguette :

Cette nouvelle mode fait cependant fureur. Par souci pratique, les chausses sont munies d’une pièce de tissu triangulaire, la braye, qui s’ouvre et se ferme grâce à un genre de lanières, les aiguillettes. L’ensemble maintient  » le service trois pièces  » de ces messieurs en place et l’empêche de batifoler à tout moment à l’extérieur, mais surtout, il ne le cache plus. C’est l’ancêtre de la braguette moderne. Pour certains coquets, ce n’est pas encore assez sexy.

    Ils s’inspirent alors des coquilles en métal portées par certains soldats et choisissent d’en garnir triomphalement leur entrejambe. De simple bout de tissu, la braguette devient alors une poche rembourrée destinée à faire l’éloge flamboyant de leur virilité.     Avec la Renaissance, cette braguette  »capitonnée » va prendre des formes de plus en plus impressionnantes et suggestives. Elle s’orne par la même occasion de rubans, de dorures, de joyaux ; tout dans la discrétion ! Il n’est pas rare aussi de fourrer un tas de choses dans cette poche, en plus de ce qui s’y trouve habituellement : lettres, mouchoir, menue monnaie et même parfois des fruits qu’on offre ensuite bien tièdes à sa belle. Nous sommes au XVIsiècle, l’âge d’or de la braguette. La virilité des hommes s’expose au moins autant que la poitrine des femmes !

 

 

À gauche ou à droite ?

 Avec la montée en puissance des dévots, la braguette se dégonfle à vue d’œil. Elle disparaît même au profit d’une simple fente, boutonnée ou non, et par ailleurs invisible sous le costume des hommes. Adieu  »réticules coquins, aguichante brèche et renflements prometteurs  » ? Heureusement, non. Au XVIIIe siècle, la braguette fait un timide retour avec la culotte à pont : une culotte tout ce qu’il y a de plus banal, à ceci près qu’elle est munie d’un grand rabat qui part de l’entre-jambes et se boutonne à la taille. L’ensemble est déjà un peu plus évocateur de la virilité masculine.

 

 

 

Pas de bol, le XIXe siècle amène, en plus du pantalon, un nouveau vent de pudeur. Strictement boutonnée, la braguette se cache désormais sous une patte la plus discrète et la plus plate possible. Pire, le gentleman doit absolument cacher tout renflement suspect et par trop visible. À l’époque, les pantalons sont donc munis d’un gousset le long de la cuisse, dans lequel l’homme est tenu d’insérer l’objet du délit ; d’où, parait-il, la question rituelle des tailleurs : portez-vous à gauche ou à droite ? Il faudra attendre finalement le XXe siècle pour voir la braguette réapparaître. Asexuée, elle a tout de même perdu une bonne partie de son symbolisme. Pour l’effet  » gros paquet  », il faut désormais s’en remettre au slip. Mais ça, c’est une autre histoire.

 

 

Braguette pour femme !?

 

  Depuis que les femmes portent la culotte, elles bénéficient aussi de cette  » prodigieuse » invention qu’est la braguette, à ceci près que leurs pantalons sont souvent munis d’un rabat à droite, alors que celui des hommes est traditionnellement à gauche. Pourquoi ?       Par commodité tout simplement.?

   La majorité des hommes étant droitiers, il est plus facile d’ouvrir une braguette installée à gauche que l’inverse. Dans le même ordre d’idées, la majorité des droitiers place, semble-t-il,  »coquette  » à gauche par facilité.

Aux origines sordides de l’expression  » Tenir le haut du pavé  »…..


…….Rue Merdière et ruelle du Pipi :

Au Moyen-Âge, beaucoup de noms de rues, venelles, allées, traverses, impasses ou autres passages tortueux évoquaient la crasse qu’engendrait l’entassement urbain, tels que : rues Sale, Foireuse, Merdière, ruelle du Pipi, passages Merdeux ou Merdereux, via Merdosa à Chartres au XIe siècle, impasse du Coaque (Cloaque) à Rouen… Rien d’étonnant quand on songe qu’une ville de 5000 à 6000 habitants doit en principe évacuer chaque année 300 à 330 tonnes de matières fécales et près de 3000 tonnes d’urine.

Que dire de Paris et ses 220 000 habitants au XIVe siècle quand on sait que les latrines se déversaient généralement à même la rue et que tous y jetaient leurs détritus, cendres des foyers, ossements, poteries cassées et eaux usées ? Quantité de déchets des ateliers, boutiques et hôpitaux venaient s’y ajouter :  » tripes et ventres  » des bouchers, déchets  » odoriférants  » des poissonnières, eaux mêlées d’alun et de colorants des teinturiers, suif des  » ciergiers  », bains puants où les tanneurs mettaient les peaux à tremper, sang recueilli par les barbiers-chirurgiens après chaque saignée, pansements et cataplasmes jetés aux abords des hôpitaux et léproseries,… Tout ce flot immonde s’écoulait dans les rivières ou sur le pavé, dans des rigoles et caniveaux, aux appellations diverses selon les régions : rayots, gazilhans, essiau, esseau, corotte… Comme le caniveau central charriait l’essentiel du ruisseau infâme, on marchait  » en haut du pavé  », mais il convenait de céder le passage aux personnes de la haute société, d’où l’expression  » tenir le haut du pavé  ». On trouvait aussi de simples fossés, franchis par des passerelles, qui couraient le long des façades. Des procès-verbaux d’enquêtes judiciaires attestent que des passants éméchés y tombaient, s’y embourbaient et s’y noyaient même. En période de canicule, surtout, la putréfaction des matières organiques engendrait des maladies, d’autant que les nappes phréatiques étaient contaminées en raison du ruissellement. Le premier collecteur d’égouts – poétiquement appelé merdereux – fut construit à Paris en 1356, pour prévenir les épidémies.

En cas d’orage, égouts et caniveaux débordaient et le torrent d’eau boueuse, augmenté de l’eau des toits qui généralement se déversait directement dans la rue, dévalait en coulées successives les rues en pente jusque dans les bas quartiers, sur les places, les parvis d’églises et, en bout de course, devant les vantaux des portes ainsi bloquées.  » En 1206 […], la pauvre ville de Paris […] – atteste Gilles de Dangis – estoit affligée d’un tel déluge qu’on ne pouvoit presque aller par les rues, sinon par bateau  » et, selon Guillaume le Breton, l’eau monta  » jusqu’au second étage des maisons  ».

 » Aspirateurs à rejets cochons »

Chats, chiens, chèvres, ânes, chevaux, volailles, cochons… par­tageaient la rue avec les citadins, errant ou voletant, fouinant ou picorant dans les tas d’ordures, certains dans les cimetières, à la recherche d’une macabre nourriture. Quand ils ne cou­raient pas les rues, ils étaient enfermés dans des écuries, des arrière-cours, des jardins… La toponymie garde le souvenir de l’élevage de porcs en ville, telle la rue des Pourceaux à Cluny. Ils présentaient l’avantage de débarrasser la ville de ses détritus alimentaires, mais les salissaient tout autant en les rejetant sous forme de déjections, qui venaient s’ajouter aux rigoles d’urine et de crottes humaines. En plus, ils constituaient un risque pour la circulation.

Foyer de violence

La rue était un foyer à bagarres quasi permanent, particulièrement aux abords des endroits propices comme les fontaines ou les tavernes. C’était aussi un repaire de truands, crocheteurs de serrures, coupeurs de bourses, voleurs et escrocs en tout genre, chefs de bandes, rogneurs de monnaies, efforceurs de fames… La gravité des injures telles que savates, coquinaille, normand, anglais, vieille ordouse, qui pleuvaient couramment, n’était rien en comparaison de celle ressentie par les palinodies, c’est-à-dire des atteintes à l’honneur, telles   que :      Larron, assassin, traître, putain, putassier, cocu…, qui tournaient souvent en procès.

    Les propos agressifs dégénéraient fréquemment en coups , gifles ou buffles, en roulades dans le bouillon ou fange, avec prise au corps et au poil, se terminant souvent en bagarres à sang coulant, à coups de poing, de poignard ou d’épée. Des bandes se formèrent un peu partout dès la fin du XIVe siècle. En 1395, à Paris, des larrons et meurtriers faisaient la loi, tandis que, de 1450 à 1455, les compagnons de la coquille, commandés par un roi, terrorisaient Dijon. À Angers et dans le Val de Loire, de 1461 à 1467, des tricoteurs, armés de tricotes ou bâtons, provoquaient un climat d’insécurité. En 1469, dans le sud du Languedoc, 500 associés, formant une secte de crocheterie, semaient l’effroi…..

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pas de com. depuis X temps : Je les bloque !

Picasso ; face méconnue:


Pablo Picasso : 12 infos insolites sur le génie espagnol

1 - Son talent précoce complexe son père

1 ) Son talent précoce complexe son père

   » Pablito   »est un cancre. Il peine à calculer, ne parvient ni à lire l’heure, ni à réciter l’alphabet, et son orthographe est laborieuse. Mais sa mémoire est prodigieuse et il dessine avant de parler. D’ailleurs, selon sa mère, le premier mot qu’il a prononcé est piz, pour lapiz, le crayon. Son père, José Ruiz, un artiste, lui enseigne le dessin et la peinture. Le jeune Pablo Picasso peint son premier tableau à l’âge de 8 ans :  » Le Petit Picador jaune  ». L’œuvre, représentant une scène de corrida, est très aboutie (Picasso refusera d’ailleurs toute sa vie de s’en séparer ). Quelques années plus tard, en pleine séance de travail avec son père, celui-ci se rend à l’évidence : il ne sera jamais aussi bon que son fils. Don José baisse la tête, tend solennellement ses pinceaux à Pablo et décide de ne plus jamais peindre.

2 - Il a un problème d'identité

2 ) Il a un problème d’identité

    L’artiste n’a pas toujours signé ses toiles  » Picasso  ». Son père s’appelle Ruiz, sa mère Picasso, et c’est à seulement 20 ans qu’il choisit définitivement sa signature. Auparavant, il signait  » P. Picazzo  »,  » Picaz  »,  » Pablo Ruiz  »,  »P. Ruiz Picasso  »… au gré de ses humeurs. En 1901, il rentre brièvement dans sa ville natale, Málaga, en Andalousie, auprès de la famille de son père. La visite se passe mal, une banale histoire d’argent tend les relations. Picasso va alors faire disparaître le  » Ruiz  ». Il avait de toute façon l’embarras du choix, puisque son nom complet est Pablo Diego José Francisco de Paula Juan Nepomuceno María de los Remedios Cipriano de la Santísima Trinidad Ruiz y Picasso.!!!!

3 - Il est odieux avec les femmes

3 ) Il est odieux avec les femmes

     Quand on lui demande à quel âge il a perdu sa virginité, Picasso place sa main à un mètre du sol. Adolescent, il vit dans un bordel à Barcelone et loge chez les filles qu’il remercie en décorant leur chambre avec ses œuvres. Mais cette précocité ne fait pas pour autant de lui un séducteur délicat.  » Les femmes sont soit des paillassons, soit des déesses  », proclame-t-il. Sa définition de l’amour n’est pas plus raffinée :  » Deux corps enveloppés dans des barbelés, chacun déchirant l’autre et le mettant en pièces.  » Il est capable de dire à Françoise Gilot, mère de deux de ses enfants :  » Je ne sais pas pourquoi je t’ai dit de venir, ce serait bien plus drôle d’aller au bordel.  » La propre mère de Pablo Picasso confie à Olga Khokhlova, sa première épouse :  » Je ne crois pas qu’aucune femme puisse être heureuse avec lui. »

4 - C'est un modèle de sobriété

4 ) C’est un modèle de sobriété

  En 1904, il s’installe au Bateau-Lavoir, un atelier à Montmartre. Très vite, il fait comme ses  » colocataires  » ( Georges Braque, Amedeo Modigliani… ) et se met à fumer de l’opium. En 1908, Grete Wiegels, un jeune artiste allemand qui loge chez Picasso, est retrouvé pendu à une poutre du Bateau-Lavoir ; l’excès d’opium avait réveillé ses envies suicidaires. Picasso, terrifié, stoppe immédiatement sa consommation. Il devient un modèle de sobriété, tourne à l’eau minérale et suit à la lettre les conseils d’un médecin :  » Buvez du vin à table et faites l’amour.  » Son seul écart : le tabac. Il a toujours une  » Gauloise  » au bec, et ce, jusqu’à la fin de ses jours.

5 - Il a la gâchette facile

5 ) Il a la gâchette facile ? ! 

   A 23 ans, un ami lui fait cadeau d’un petit pistolet, un Browning, qu’il garde toujours dans sa poche. A cette période, il a ses habitudes à la Closerie des Lilas, une brasserie de la rive gauche, fréquentée par des artistes. Les controverses artistiques enveniment souvent les discussions et, un soir, certains critiquent Cézanne, l’idole absolue de Picasso.   Ce dernier se lève, pose son pistolet sur la table et dit en serrant les dents :  » Un mot de plus et je tire.  »  Quelques mois plus tard, il est attablé au Lapin agile, un café de Montmartre. Une bande d’Allemands s’approche et lui demande d’expliquer sa peinture, ce que Picasso déteste. Il quitte le bar, mais les Allemands le suivent dans la rue. Il se retourne, sort son Browning et tire pour les faire déguerpir.

6 - On l'a accusé du vol de La Joconde

6 ) On l’a accusé du vol de La Joconde !!

    Le 22 août 1911, stupeur au Louvre, La Joconde a été volée ! Picasso est suspecté à cause d’un précédent. En 1907, son ami, le poète Guillaume Apollinaire, avait un secrétaire particulier, Géry Pieret, qui avait dérobé des statuettes au Louvre. Picasso en avait gardé certaines chez lui. Quatre ans plus tard, les enquêteurs font le rapprochement. Ils cueillent le peintre à son domicile et l’envoient directement chez le juge d’instruction. L’interrogatoire est rude. Blême, terrifié, Picasso avoue son implication les larmes aux yeux. Il n’a pourtant rien fait, mais la pression est trop forte. Le peintre est finalement relâché, le magistrat étant convaincu de son innocence.       Le tableau sera retrouvé deux ans plus tard chez un ouvrier qui a travaillé sur un chantier au Louvre.

7 - Dora Maar, le grand amour sacrifié

7 ) Dora Maar, le grand amour sacrifié :

     Un soir de 1935, alors qu’il est dans un café parisien, il aperçoit une jeune femme qui retire ses gants brodés, poser une main sur la table qu’elle occupe, doigts écartés, et planter entre eux un couteau, sans ciller devant le sang qui jaillit quand elle se blesse avec la lame. Picasso est subjugué. C’est Dora Maar. Ils deviennent amants. Elle sera sa muse la plus féconde, quitte à sacrifier son talent pour la photographie. Car Dora Maar est aussi une artiste, une femme libre, dont le tempérament et l’assurance inspirent Picasso. Il l’humilie, lui aspire la sève. Le tableau Dora et le Minotaure, daté de 1936, reflète leur relation : une bête brutale maîtrisant une jeune femme nue qui semble brisée. Il la quitte sans états d’âme en 1945 pour Françoise Gilot.

8 - La France a refusé sa naturalisation

8 ) La France a refusé sa naturalisation

   En avril 1940, Picasso dépose une demande de naturalisation. Refusée ! Pour les Renseignements généraux,  » cet étranger doit être considéré comme suspect au point de vue national  ». Ils précisent que  » ce peintre soi-disant moderne  » affiche des idées communistes et que,  » durant la guerre civile en Espagne, il a envoyé de fortes sommes d’argent aux gouvernementaux.  » Sa non-participation à la Première Guerre mondiale est aussi suspecte. En réalité, il n’avait aucune chance : dès son arrivée à Paris en 1901, il est sous le radar de la police française, signalé comme anarchiste car il loge chez un compatriote catalan qui, lui, l’est. Humilié, Picasso n’a plus jamais cherché à devenir français.

9 - Communiste jusqu'à la mort

9 ) Communiste jusqu’à la mort

   Il prend sa carte au Parti communiste français en octobre 1944.  » C’est la conséquence logique de toute ma vie et de mon œuvre entière  », explique-t-il alors dans une interview. Ses amis marchands de tableaux s’arrachent les cheveux, car les ventes aux Etats-Unis sont compromises. Lui s’en fiche et donne la vraie raison de son engagement un peu plus tard :  » Je ne suis pas français, mais espagnol. Je suis contre Franco. La seule façon de le faire savoir, c’est d’entrer au PC.  » Mais Moscou veille. Picasso ne montre aucun signe de réalisme socialiste et son art apparaît toujours aussi dégénéré aux yeux des Russes.       Quand, en 1953, Staline meurt, le camarade Aragon lui demande un portrait du dirigeant. Le dessin, jugé infidèle, choque militants et cadres du PC. C’est le désaveu. En 1956, après l’invasion de la Hongrie par l’URSS, l’artiste prend ses distances, mais il reste  » encarté  » jusqu’à la fin de sa vie.

10 - Il est accablé par la célébrité

10 ) Il est accablé par la célébrité

  Avant la Seconde Guerre mondiale, Picasso est célèbre, mais il peut encore se déplacer dans la rue sans être reconnu. Après 1945, fini l’anonymat ! Son tempérament, ses œuvres, son engagement communiste font de Picasso un mythe. Avec les années, cet homme simple dont les seuls vrais désirs sont la peinture, la corrida et les baignades en Méditerranée ne supporte plus la notoriété.  » La renommée est le pire des châtiments… Je ne souhaite ma célébrité à personne, même pas à mes pires ennemis… J’en souffre physiquement, je me protège de mon mieux… Je me barricade nuit et jour  », écrit-il à ses amis. Ses voisins l’épient à la jumelle, ceux qui lui rendent visite volent ses punaises à dessin, ses gommes. Il se sent persécuté. A son mariage en 1961 avec Jacqueline Roque, il n’invite personne, hormis leurs témoins.

11 - Il renie enfants et petits-enfants

11 ) Il renie enfants et petits-enfants

    En 1964, son ex-compagne Françoise Gilot publie  »Vivre avec Picasso  » , où elle décrit l’artiste comme un monstre, pervers et dominateur. L’ouvrage le blesse profondément et il développe une haine pour Françoise Gilot et ses proches, dont leurs propres enfants, Claude et Paloma. Il ne les reverra plus jamais. Sous l’influence de Jacqueline Roque, sa dernière femme, Picasso élargit l’exclusion à ses petits-enfants.  » Chaque fois que je suis allée à la maison, Jacqueline m’a reçue quelques minutes pour me dire que grand-père était trop fatigué pour me voir , se rappelle Marina Picasso. Un jour, Pablito, le frère de Marina, veut absolument parler à son grand-père. Il escalade les murs d’enceinte de sa propriété. Les chiens sont lâchés sur lui et la police l’emmène au poste.

12 - Sa mort en entraîne d'autres

12 ) Sa mort en entraîne d’autres

 » Quand je mourrai, ce sera le naufrage, beaucoup seront aspirés par le tourbillon  », prophétise Picasso. Il voit juste. Après sa disparition, le 8 avril 1973, un procès au sujet de son héritage déchire sa famille ; son petit-fils Pablito se suicide en avalant de l’eau de Javel en juillet 1973 ; son fils Paulo, alcoolique, meurt d’un cancer du foie en 1975 ; Marie-Thérèse Walter, muse inconsolable, se pend en 1977 ; Jacqueline Roque, compagne des derniers jours, devenue dépressive et alcoolique, finit par se tirer une balle dans la tête en 1986 ; Dora Maar, immortalisée comme La Femme qui pleure, meurt dans la pauvreté parmi les toiles du maître qu’elle ne voulait pas vendre…