Klik , je vais essayer ….


…..de dormir , alors que le jour se lève …..et à cet instant :

349 894 personnes au moins sont mortes suite au corona virus…..

31 jours sont passés depuis le décès de ma mère , je ne cesse de penser à elle !

et je n’ai pratiquement rendu visite à aucun blog que j’aime…….

Owen Coffin fut victime de cannibalisme ?


   En 1817 Owen Coffin, un jeune Américain né le 24 août 1802 à Nantucket, se promit d’être un jour marin sur un baleinier, comme son cousin, le commandant Georges Pollard Jr, qui aimait lui conter ses aventures. Son rêve devint vite réalité puisqu’il embarqua le 12 août 1819 sur l’Essex, commandé par son cousin, pour une campagne de chasse au cachalot devant durer plus de 2 ans. Mais le rêve d’Owen Coffin se transforma vite en cauchemar……

Le naufrage :

Le 20 novembre 1820, alors qu’il voguait au large du pacifique, l’Essex rencontra un banc de cachalots et commença à les traquer. Se sentant menacé, un gigantesque spécimen de 25 m cannibalisme au moins percuta le baleinier, causant des brèches incolmatables dans sa coque. L’équipage aura juste le temps de récupérer quelques vivres avant d’embarquer sur 3 baleinières, ( sortes de pirogues utilisées pour pêcher la baleine au harpon ).

Le cannibalisme de survie :
Les vivres, emportés par les marins sur chaque baleinière, étaient suffisants pour tenir 8 semaines, malheureusement les naufragés dérivèrent durant 18 semaines. Les chaloupes finirent pas s’éloigner les unes des autres, mais les choses s’y passèrent de la même manière : les hommes, assoiffés, affamés et à bout de force mourraient les uns après les autres. Les premiers furent jetés à la mer, mais les suivants servirent de nourriture aux autres.!!

La malchance d’Owen :

  Le 2 février 1821, il ne reste que 4 rescapés sur la baleinière dirigée par Georges Pollard : Owen Coffin, Charles Ramsdell et Barzillai Ray. Tous sont vivants, mais savent bien que cela ne durera pas s’ils ne trouvent pas à manger rapidement. Une seule solution s’offre à eux : il faut sacrifier quelqu’un pour que les autres survivent. Après un tirage à la courte-paille, le sort désigne Owen Coffin. Son cousin Georges Pollard propose de prendre sa place ou de refaire un tirage, mais le jeune homme refuse. Un second tirage désignera Charles Ramsell pour mettre fin aux jours de son camarade d’une balle dans la tête.

( C’est cette histoire qui aurait inspiré Herman Melville pour l’écriture de Moby Dick,Moby Dick le livre qui l’a rendu célèbre.)

Parce que je viens de lire que….


( Commenter n’est absolument pas nécessaire )

    Ce monsieur ( que je ne connaissais pas ) vient de mourir ,Raymond Gurême  ( c’est son nom ) Résultat d’image pour Raymond Gurême aurait eu 95 ans en août prochain…..

 

RAYMOND GURÊME :

      Raymond Gurême est né en 1925 en France dans une famille de nomades d’origine manouche qui tenait un cirque et un cinéma ambulants. Il est le dernier survivant de la communauté tsigane internée au camp de Linas-Montlhéry pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Le 4 octobre 1940, à 6 heures du matin, à Petit-Couronne, près du port de Rouen, il est arrêté à l’âge de 15 ans avec toute sa famille, ses parents et ses huit frères et sœurs, avec qui ils se trouvaient dans la caravane familiale dans un champ.    La seule et unique raison invoquée est le fait qu’il soit détenteur d’une carte de forain établie selon la loi du 16 juillet 1912.

La famille est d’abord internée dans le camp de rassemblement de nomades de Darnétal en Seine-Maritime. Puis ils sont déportés dans des wagons à bestiaux avec 200 autres familles et arrivent le 27 novembre 1940 dans le camp de Linas-Montlhéry. Ils y subissent des coups et souffrent de malnutrition et de froid.

En juillet 1941, son frère et lui, s’échappent pour la première fois du camp mais les deux seront retrouvés. Raymond Gurême fait une deuxième tentative 3 mois plus tard,  par la suite , il se retrouve dans une maison de redressement pour mineurs faisant partie de l’hôpital d’Angers. Il s’enfuit de nouveau mais cette fois-ci, il est déporté dans un camp de travail à Francfort puis plus tard, s’en évade avec l’aide d’un chauffeur français.!

Pendant ce temps, sa famille est transférée plusieurs fois à Mulsane dans la Sarthe puis à Montreuil-Bellay dans le Maine-et-Loire. Il parvient  à les suivre et réussit parfois à s’introduire dans le camp pour leur faire passer de la nourriture. Il vit désormais une vraie vie de cavale en France et rejoint la Résistance. Pris alors qu’il tentait de voler un camion pour la résistance, il est conduit en prison puis dans un camp en Allemagne dont il réussit à s’échapper une nouvelle fois.

Revenu en France, il poursuit ses activités dans la résistance. Lorsque la capitale est libérée, il est âgé de 19 ans. Neuf ans plus tard, il retrouve sa famille par hasard en Belgique. Une partie rentre avec lui mais  » Trois de mes sœurs n’ont jamais voulu  revenir en France, parce qu’ils nous ont fait trop souffrir, disaient-elles  ».

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Ils reprennent leur vie de nomade, se déplaçant en fonction des travaux agricoles puis finissent par se fixer dans les années 1960. Raymond Gurême s’est longtemps tu jusqu’à sa rencontre avec une association de gens du voyage et une historienne dans les années 2000 qui réussit à faire ouvrir les archives du camp de Linas-Montlhéry. En 2010, il publie son histoire :  » Interdit aux nomades  »

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 Demandée en 1983, il finit par recevoir de la France sa carte d’interné politique en 2009 mais son rôle dans la Résistance n’a jamais été reconnu et il n’a jamais réussi à obtenir sa carte de déporté résistant.!

Agé de 94 ans, malgré des séquelles importantes tant psychologiques que physiques, il continue de témoigner en public, en particulier dans le milieu scolaire. Il continue de vivre dans une caravane, sur le terrain de la maison qu’il a fait construire à quelques mètres du camp de Linas-Montlhéry. Il y vivait avec sa famille  désormais sédentarisée…..