Les S.D.F et…..


…..le confinement ??????

Coronavirus : les sans-abri, grands oubliés du confinement

 Les personnes qui  » vivent  » dans la rue non seulement n’ont pas la possibilité de se confiner mais elles sont en plus confrontées à la raréfaction des services dont dépend leur survie.

Coronavirus : les sans-abri, grands oubliés du confinement

   Si le quotidien de l’ensemble des Français a changé radicalement en quelques jours, pour les sans-abris, la situation est devenue carrément invivable….

 

   Bien sûr qu’il est toujours là. Où voulez-vous qu’il aille ?

   Au lendemain des annonces d’Emmanuel Macron sur l’absolue nécessité de rester chez soi, Romano est assis dehors sur ses matelas, devant le renfoncement d’immeuble du nord-est parisien où il a installé tout son barda. Le confinement, il en a entendu parler, évidemment. Mais comment faire ?  » Moi, pas de maison, j’habite ici  », explique dans un français approximatif ce Roumain, qui constate, dépité, que la vie est devenue plus difficile encore depuis ce matin.  » Plus rien, plus personne ici pour apporter à manger, moi beaucoup beaucoup besoin d’eau  », raconte-t-il. Ce matin-là, en fait de confinement, deux amis sont venus partager une bière. L’un lui a ramené un repas, l’autre, qui s’inquiète de la fermeture de services où il devait finaliser sa demande d’aide médicale d’État, est venu chercher un peu de réconfort.

  Autre décor, un peu plus loin dans Paris, dans le tout nouveau quartier Rosa Parks. Une trentaine de tentes installées près du Décathlon, abritaient jusqu’à la veille quelque 60 à 70 personnes, essentiellement des familles. Lundi soir, indique Julia, coordinatrice de l’association Utopia,  » la police est venue pour leur demande d’évacuer, puis il y a eu contre ordre apparemment. Mais ils sont revenus le lendemain à 6 h 30, parfois en donnant parfois des coups de pied dans les tentes, et les familles ont finalement dû partir.  »Résultat d’images pour '' camp '' de sans abri

    Si le quotidien de l’ensemble des Français a changé radicalement en quelques jours, pour les sans-abri, la situation est devenue carrément critique.  » C’est comme en 2015, au moment des attentats, on disait aux gens de pas sortir de chez eux mais rien n’est prévu pour ceux qui sont à la rue  », constate Christian Page, un ancien sans-abri, aujourd’hui maraudeur pour  »’ Féminité sans abri  » .   » Ce qui est en train de se passer, c’est que tout, les accueils de jour, les distributions de nourriture, les services administratifs… est en train de s’arrêter, sans parler de la possibilité de faire la manche.  »

   La veille, pourtant, Emmanuel Macron déclarait que  » pour les plus précaires, pour les plus démunis, (…), nous ferons en sorte (…) qu’ils puissent être nourris, protégés, que les services que nous leur devons soient assurés  ». Et le 13 mars, le ministre du logement, Julien Denormandie, annonçait la suspension des remises à la rue au 31 mars des personnes mises à l’abri durant la trêve hivernale.

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Le 8 mai 1945 , c’est aussi…..


   Le 8 mai 1945, le jour même de la victoire alliée sur le nazisme, de violentes émeutes éclatent à Sétif, en Algérie. ( Un lointain prélude à la guerre d’indépendance ).

   Les manifestants sont des Algériens de confession musulmane, dont certains se sont battus en Italie, dans les troupes françaises qui ont contribué à abattre le fascisme. Ils souhaitent profiter de la victoire des forces alliées pour obtenir l’indépendance.         

    Impensable pour la classe politique française, droite et gauche confondues, qui ne conçoit pas de se défaire de ses départements d’Algérie !…

Origines du drame :

   Quand la victoire de la démocratie sur la barbarie nazie est devenue imminente, certains musulmans d’Algérie ont espéré que serait enfin mis en application le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

    Parmi eux Messali Hadj Résultat d’images pour Messali Hadj, chef du PPA (Parti Populaire Algérien), interdit depuis 1939. Mais celui-ci est jeté en prison par les autorités françaises et 20.000 de ses partisans défilent le 1er mai 1945 à Alger en sa faveur.

   Le matin du 8 mai, une nouvelle manifestation survient à Sétif aux cris de  »Istiqlal (Indépendance) , libérez Messali ». Les militants du PPA ont la consigne de ne pas porter d’armes ni d’arborer le drapeau algérien mais un scout musulman n’en tient pas compte et brandit le drapeau au cœur des quartiers européens.

   La police se précipite. Le maire socialiste de la ville, un Européen, la supplie de ne pas tirer. Il est abattu de même que le scout. La foule, évaluée à 8.000 personnes se déchaîne et 27 Européens sont tués dans d’atroces conditions. L’insurrection s’étend à des villes voisines, faisant en quelques jours 103 morts dans la population européenne.

    La répression est  extrêmement brutale. L’aviation elle-même est requise pour bombarder les zones insurgées. Après la bataille, les tribunaux ordonnent 28 exécutions et une soixantaine de longues incarcérations .

     Officiellement, les autorités françaises estiment que le drame aura fait 103 morts chez les Européens et 1.500 chez les musulmans. Les autorités algériennes parlent aujourd’hui de 45.000. Les historiens spécialistes évoquent quant à eux 2.500 à 6.000 morts.

  Une opinion indifférente…

    Le drame passe inaperçu de l’opinion métropolitaine qui a » la tête ailleurs » suite à   la capitulation de l’Allemagne, le même jour. Le quotidien communiste L’Humanité ne l’évoque que pour insinuer que les émeutiers seraient des sympathisants nazis !

   Les émeutes de Sétif consacrent la rupture définitive entre les musulmans et les colons d’Algérie et annoncent la guerre d’indépendance.

Là : Pas aimé du tout !!!


L’art n’excuse pas tout ( à mon avis )  : 

Charles Krafft est un artiste américain spécialisé dans la modification d’objets du  quotidien , qu’il orne de symboles nazis  » second degré  » ….Ses sculptures ( à ce que j’ai lu ) s’exposent et se vendent très bien , même auprès d’un public juif , qui y voit une  » superbe  » critique de l’idéologie nazie….Sauf qu’en 2013 , on a découvert que Krafft ne rigole pas tant que ça , et que son admiration pour les nazis n’a rien du second degré . Sa cote s’effondre alors et ses  » œuvres  » finissent dans les poubelles des acheteurs ! Une bonne chose !

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Dommage :Pas trouvé de version française de la vidéo …

Je découvre , j’ai aimé : Je partage…..


Paul du Marchie van Voorthuysen, philosophe………

   Le mystère d’un lieu hors du temps, le Liboson. La rencontre d’un personnage hors du commun.

On va de surprise en surprise, on n’en croit ni ses yeux, ni ses oreilles.

   Le lieu est extraordinaire, la lumière d’automne très douce. Du Liboson, sur les Hauts de Caux, la vue plonge vers le lac. En face les montagnes de Savoie. Les Rochers de Naye vous dominent de toute leur prestance.

   Au bout du chemin forestier, dans une clairière, une maison digne de celle des Trois ours… Vous voilà dans la peau de Boucle d’Or… En fait, c’est chez le capitaine Nemo que vous entrez.

   « D’une ruine, de mes seules mains, en vingt-cinq ans, j’ai fait ceci », vous dit-il. L’ambiance est médiévale, il y a des icônes (ce sont des copies), des bas-reliefs égyptiens (eux aussi), un orgue aux tuyaux monumentaux (mais inutiles, l’instrument est électronique)  dans un coin, un chevalet attend (quelqu’un est en train de copier un Tintoret), le soleil filtre à travers une fenêtre romane (la colonnette torsadée est en ciment).

    Le maître des lieux entraîne le visiteur d’un objet remarquable à l’autre : ici un grimoire d’allure moyenâgeuse, là un écran plasma, ici des photos stéréoscopiques (d’ailleurs superbes) qu’il a faites dans les déserts où il a vécu, tout à l’heure il vous montrera, au long d’un parcours maintes fois rôdé, son atelier (reliure, vitrail, fer forgé), l’ancienne fromagerie des moines (vaste cheminée, sols de galets polis, « authentiques »), la chambre d’hôtes (avec sauna japonais)  il attirera votre attention sur le sourire d’un Bouddha doré, sur une déesse égyptienne (Isis ou Nephtis, faite en plâtre, de ses propres mains), sur la cheminée ronde, au centre de la pièce, autour de laquelle on se réunit pour des soirées culturelles.

   La silhouette est ascétique, l’œil enflammé, la voix ferme, le béret pittoresque.

    Le vieil homme déborde de vigueur. Il évoque la philosophie qu’au fil des années il s’est constituée. Il évoque sa vie, l’enfance sévère que son père lui imposa (de là son goût de l’ordre et de la discipline), une jeunesse dans les palaces internationaux où il rencontrait grâce à sa mère,  »très lancée  », les plus grands esprits, qu’il écoutait sans mot dire, il égrène les cours qu’il donna à Berkeley, ses séjours dans un monastère bouddhiste, les méharées qu’il accomplit dans les déserts.

   Il vous entraînera, clou de la visite, dans la crypte égyptienne (porte en pierre, sépulcrale, fermée par un système hydraulique, éclairages soignés, chaleur constante favorable à la méditation, statuette dorée d’une déesse égyptienne, « La beauté sauvera le monde », dit Paul du Marchie (citant Dostoïevski), encore quelques marches à descendre et voici les deux petites pièces de la bibliothèque, au bout d’un couloir sinueux, plafond en voûte d’arêtes (de sa main, bien sûr).

   Ici, l’on reçoit des personnes qui veulent se ressourcer, se retrouver face à elles-mêmes. Le maître des lieux pratique le coaching, enseigne la méditation, invite à partager la philosophie que la vie lui a apprise. Ambiance mystique, concentration, silence, solitude.

    Le passant repartira en traversant la forêt, intrigué par le mystère de cet homme, sa force de conviction, ses récits, par cette escapade hors du temps……

 

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J’avais oublié ….


Demain , 8/05 c’est un jour férié !

C’était il y a environ 75 ans :

8 mai 1945 :

Fin de la guerre en Europe…..

   La Seconde Guerre mondiale se termine officiellement en Europe le 8 mai 1945, à 23h01 (heure allemande), au lendemain de la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie, signée le 7 mai à Reims.

Elle laisse un bilan sans équivalent dans l’Histoire avec plus de cinquante millions de morts, majoritairement des civils (400 000 Américains, autant de Britanniques, 600 000 Français, huit millions d’Allemands, vingt millions de Soviétiques etc).

Capitulation du IIIe Reich à Berlin : les plénipotentiaires allemands (le général Hans Juergen Stumpff, commandant en chef de la Luftwaffe, le maréchal Wilhelm Keitel, chef d'état-major de la Wehrmacht, l'amiral Hans Georg Von Friedebourg, Kriegsmarine, source : ECPAD)

Défaite totale de l’Allemagne nazie….

À partir de la bataille d’El-Alamein (23 octobre 1942), les armées allemandes ont subi défaite sur défaite et reculé sur tous les fronts jusqu’au 25 avril 1945, date à laquelle les troupes soviétiques et anglo-américaines ont fait leur jonction au milieu de l’Allemagne, sur l’Elbe, à Torgau.

 Hitler, terré dans son bunker de Berlin, avec son dernier carré de fidèles, se suicide le 30 avril.

Musée de la reddition du 7 mai 1945 (Reims)Il revient à son successeur, le » grand-amiral  » Karl Dönitz (ou Doenitz), replié à Flensburg, sur la frontière avec le Danemark, de demander la cessation des combats aux puissances alliées, les Anglo-Saxons et les Soviétiques.

   Le 6 mai, Dönitz envoie le général Alfred Jodl, chef d’état-major de la Wehrmacht, à Reims , au quartier général des forces alliées ….

   Ce dernier est, depuis février 1945, installé dans le grand bâtiment de briques rouges de l’École professionnelle de Reims, à proximité immédiate de la gare ferroviaire.

NB : l’établissement porte aujourd’hui le nom de lycée Roosevelt ; la salle de la capitulation est un musée public.

 L’Allemand s’entretient avec le général américain Walter Bedell Smith, chef d’état-major du général Dwight David Eisenhower (54 ans), commandant en chef des forces alliées en Europe.

   Il tente de négocier une paix séparée avec les Anglo-Saxons mais doit bien vite y renoncer et se résigne à une capitulation générale sans condition.

La salle de la capitulation du 7 mai 1945 aujourd'hui (A. Hatat - CDT Marne)

Signature de la capitulation à Reims (7 mai) :

   C’est ainsi qu’avec les pleins pouvoirs de Dönitz, le général Alfred Jodl (55 ans) signe le 7 mai 1945, à 2h 41 du matin, la capitulation sans condition de l’Allemagne… Quelques mois plus tard, il sera déféré au Tribunal de Nuremberg et condamné à mort pour avoir contresigné des ordres contraires au droit international (exécution d’otages ou de prisonniers). Il sera pendu le 16 octobre 1946.

Côté vainqueurs, l’acte de capitulation  est signé par le général Walter Bedell-Smith et le général soviétique Ivan Sousloparov. Le général français François Sevez, adjoint du général Juin et chef d’état-major de la France Libre, est invité à le contresigner à la fin de la cérémonie en qualité de simple témoin.!

En l’absence d’un officier général allemand d’un rang égal au sien, le général Eisenhower a choisi pour sa part de rester dans son bureau. Mais c’est à lui que revient l’annonce radiophonique de la victoire, à 3h39 du matin, dans la salle de la signature.  » Il est particulièrement symbolique que la reddition ait été signée au cœur de la France, ce pays qui a tant souffert, ce pays où nous avons débarqué en juin dernier et dont les forces armées et les mouvements de résistance nous ont tant aidés  » , déclare-t-il.

La cessation des combats est fixée au lendemain 8 mai, à 23h01, le temps que les ordres nécessaires puissent être communiqués à toutes les unités.

   NB : certaines troupes allemandes résisteront au-delà de cette date, notamment dans la place forte de Saint-Nazaire, et le grand amiral Dönitz ainsi qu’Alfred Jodl et Albert Speer ne seront arrêtés à Flensburg que le 23 mai 1945.

Signature de la capitulation de l'Allemagne à Reims, le 7 mai 1945 (Musée de la reddition, Reims)

Ratification de la capitulation à Berlin (8 mai)

Pour Staline, l’allié soviétique, pas content du tout, il ne suffit pas que la capitulation ait été signée à Reims, dans la zone occupée par les Anglo-Saxons. Il faut aussi qu’elle soit ratifiée à Berlin, au cœur du IIIe Reich, et accessoirement dans la zone d’occupation soviétique.

   Cette exigence trouve sa justification dans la part essentielle qu’ont pris les Soviétiques à la victoire, par le sang versé. À eux seuls, ils ont encaissé 80% de l’effort de guerre nazi

Pour cette formalité, les chefs des armées combattantes se retrouvent donc le lendemain 8 mai 1945, à 15 heures, au quartier général des forces soviétiques du maréchal Gueorgui Joukov (49 ans), dans une école militaire du génie du quartier de Karlshorst.

Les trois armes allemandes sont représentées par le général Hans Juergen Stumpff, commandant en chef de la Luftwaffe, le maréchal Wilhelm Keitel, chef d’état-major de la Wehrmacht, l’amiral Hans Georg Von Friedebourg, Kriegsmarine.

Le maréchal Joukov signe les protocoles de la capitulation de l'Allemagne, à Berlin, le 8 mai 1945La séance se tient dans le mess de l’école, sous les drapeaux des vainqueurs, à 23 heures (minuit, heure de Moscou). Glacial, Keitel signe les protocoles pendant un bon quart d’heure. 

 Côté allié, c’est à Joukov et au maréchal en chef de l’air britannique Arthur Tedder qu’il revient de signer les protocoles. Le général américain Spaatz et le Français de Lattre de Tassigny les paraphent comme témoins.

  Une fois les signatures terminées, le maître de cérémonie Joukov lance sèchement :  » La délégation allemande peut quitter la salle  ». Aussitôt après, l’atmosphère se détend et les vainqueurs passent à table à l’invitation de Joukov qui a prévu deux cents couverts pour un banquet qui va se terminer au petit matin au milieu des chants et des danses.

 Pendant ce temps, les chefs d’État et de gouvernement alliés, dont le général de Gaulle, annoncent simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe. Aux États-Unis, l’annonce de la victoire revient au président Harry Truman, son prédécesseur Franklin Roosevelt étant mort d’épuisement et de maladie le mois précédent, le 14 avril 1945. 

  NB : la ratification de la capitulation à Berlin ayant été enregistrée en URSS le lendemain, à 00h01 (heure de Moscou), c’est le 9 mai que,  Soviétiques et Russes commémorent leur victoire dans la   » Grande Guerre patriotique  ».

Keitel ratifie l'acte de capitulation à Berlin, le 8 mai 1945, à 23h ; sous les quatre drapeaux, Joukov ; à sa gauche, Tedder, à sa droite, Spaatz et De Lattre de Tassigny. (DR)

La France aussi

Bien que la France se soit officiellement retirée de la guerre avec l’armistice du 22 juin 1940, Charles de Gaulle estimait que son pays avait bien mérité de la Victoire. Pour le chef de la France libre, le conflit qui s’achevait avait commencé non pas en 1939 mais en 1914 ?.

  Au terme de cette  » guerre de trente ans  », il espère donc une place à la table des vainqueurs et mandate à cet effet le chef de la 1ère armée française, le général Jean de Lattre de Tassigny (56 ans), bien que ce dernier ne se soit rallié à lui qu’en novembre 1943. Staline saisit cette occasion de diviser les Occidentaux. À sa demande, Joukov introduit de Lattre dans la salle de conférences. 

Jean de Lattre de Tassigny paraphe les protocoles de capitulation de l'Allemagne, à Berlin,  le 8 mai 1945 (DR)Lorsque de Lattre exige qu’un drapeau français soit joint aux drapeaux anglais, américain et soviétique dans la salle de capitulation, il s’attire cette réflexion d’un officier britannique :  » Et pourquoi pas le drapeau chinois ?  » !!!!!???

    Conciliant, Joukov fait coudre à la hâte un drapeau tricolore à partir de quelques chiffons de hasard. Le maréchal Keitel, chef d’état-major de l’armée allemande, s’exclame en voyant le drapeau français entre la bannière étoilée et l’Union Jack :  » Ah, il y a aussi des Français ! Il ne manquait plus que cela !  »

 Une nouvelle occasion de protester s’offre à de Lattre pendant le banquet de la nuit, quand Joukov lève des toasts en oubliant le Français. Celui-ci repousse son couvert et manifeste à haute voix son mécontentement. Joukov,  »bon enfant  », se ravise et lève un toast à la gloire de l’armée française. Ainsi la France a-t-elle gagné la place de Quatrième Grand et un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU.  

La capitulation n’est pas la paix :

La guerre ne se termine cependant pas avec la capitulation de l’Allemagne nazie… Le Japon de l’empereur Showa, allié de Hitler, poursuit un combat désespéré contre les Américains dans l’océan Pacifique. Il faudra les deux explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, pour amener ce pays à  »résipiscence  ».

  C’est seulement avec la capitulation du Japon le 2 septembre 1945, près de quatre mois après celle de l’Allemagne, que prend donc véritablement fin la Seconde Guerre mondiale.

( Les Américains distinguent donc le V-E (Victory-Europe) Day, jour de la victoire en Europe et le V-J (Victory-Japan) Day, jour de la victoire sur le Japon. )

La capitulation vue de Paris ….

Les Français n’ayant eu aucune part à la capitulation militaire de l’Allemagne, à Reims, le 7 mai 1945, ils ont choisi par la suite de commémorer exclusivement la fin des combats, le 8 mai 1945.

  En 1975, le président Giscard d’Estaing a souhaité mettre un terme à cette commémoration dans le désir de se réconcilier avec les Allemands… ( mais au grand scandale des associations d’anciens combattants ).

 En 1981, le président Mitterrand a voulu prendre le contrepied de son prédécesseur. Il ne s’est pas contenté de refaire du 8 mai un jour férié. Il en a aussi fait un jour chômé sans rencontrer d’objections chez les citoyens (faut-il s’en étonner ? un jour de congé supplémentaire, ça ne se refuse pas). Cela fait avec le 11 novembre deux jours chômés pour autant de victoires sur nos  » amis allemands  » ! L’attention portée à cette célébration paraît d’autant plus incongrue que le 8 mai 1945 est aussi marqué par la répression sanglante de Sétif.

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À noter que ni les Anglais, ni les Américains ne chôment pas le 8 mai bien qu’ils aient les meilleures raisons du monde de commémorer cet anniversaire. Quant aux Russes, rappelons-le, c’est le 9 mai qu’ils célèbrent la capitulation de l’Allemagne, la cessation des combats ayant été enregistrée ce jour-là à Moscou en raison du décalage horaire. Notons enfin que cette date du 8 mai 1945 marque avant tout une victoire militaire.