Il y a 96 ans………..


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1924 : découverte fortuite du cœur de Voltaire à la Bibliothèque Nationale :
     Lorsque Voltaire meurt en 1778, il se trouve chez son ami le marquis de Villette, qui ordonne alors à un embaumeur d’extraire le cœur du philosophe pour le conserver puis rachète le château de Ferney et y construit une chambre destinée à recevoir le coeur de son ami défunt qu’en réalité il conserve à Paris. Lorsque ses héritiers le « restituent » à la nation, il est transféré en 1864 à la Bibliothèque Impériale où il est oublié pendant plus d’un demi-siècle.

Si Madame de Sévigné était encore de ce monde, combien elle se divertirait de cette histoire du cœur retrouvé de Voltaire ! s’enthousiasme le chroniqueur James de Coquet (1898-1988) dans un article du Figaro paru le 16 février 1924. Elle prendrait aussitôt, poursuit-il, sa plume pour la narrer, par le menu, à sa fille :

     » Je brûle de vous raconter une affaire dont on fait grand bruit à Paris. On vient de découvrir le cœur de Voltaire ; mais ce qu’il y a de piquant, c’est qu’on l’a découvert dans l’endroit même où il devait se trouver : à la Bibliothèque Nationale. Il y était depuis 1864, enseveli sous la poussière, dans une pièce où jamais personne ne pénétrait, et c’est le nouvel administrateur général, M. Roland-Marcel, dont vous avez peut-être entendu dire qu’il était fort actif et très curieux de sa nature, qui l’a découvert par hasard en faisant le tour du propriétaire de son nouveau domaine. Il n’est question que de cela à la Ville j’allais écrire, par habitude : et à la Cour.  »

Chambre du Coeur de Voltaire. Dessin réalisé par Duché d'après nature, au château de Ferney en 1781

   ( Chambre du Cœur de Voltaire. Dessin réalisé par Duché d’après nature, au château de Ferney en 1781)

  Je n’ai pas un mot à changer au début du récit de Mme de Sévigné, écrit James de Coquet, pour cette bonne raison qu’il est de moi et que les choses se sont, en effet, passées ainsi. Depuis 1864, le cœur de Voltaire reposait à la Bibliothèque Nationale. Il serait sans doute exagéré de dire que c’était à l’insu de tous, mais il faut cependant convenir que peu de gens soupçonnaient l’existence, en cet endroit, d’une aussi précieuse relique.

   Si quelque curieux avait demandé à la voir et à s’assurer qu’elle y était toujours, on eût été bien embarrassé pour la lui montrer si le hasard n’avait guidé les pas de M. Roland-Marcel dans un endroit quasi abandonné de la Bibliothèque. Passant par là, il s’arrête devant un Voltaire, de Houdon, à demi caché par des grilles, voile de poussière, et s’étonne de la perfection de cette copie. Ce ne peut être, en effet, qu’une copie puisque l’original est à la Comédie-Française. Il s’informe. On lui apprend que c’est le plâtre original de l’œuvre célèbre de Houdon.

   Il décide aussitôt de la faire transporter dans un endroit accessible au public. Le socle est à côté. Il l’examine et s’aperçoit qu’il porte sur le devant une plaque de métal avec cette inscription : « Cœur de Voltaire. » Le socle s’ouvre en pressant sur un des boutons de la plaque de métal et, à l’intérieur, on découvre un coffret qui doit contenir le fameux cœur. On cherche la clef, mais elle est introuvable ; il ne reste plus qu’à faire prendre l’empreinte de la serrure pour qu’on en exécute une autre. On y travaille actuellement, nous apprend le chroniqueur, et, dès que la clef sera prête, le ministre de l’Instruction publique viendra s’assurer que le cœur est bien en place, puisque là est, aujourd’hui, sa place.

   Mais sans doute est-il bon de rappeler comment la Bibliothèque Nationale est en possession de cet héritage. Lorsque, le 30 mai 1778, Voltaire se fut éteint dans la maison du marquis de Villette qui faisait le coin de la rue de Beaune et du quai qui devait, peu de temps après, porter son nom, l’archevêque de Paris lui refusa la sépulture. C’était le moins qu’il pût lui faire. La famille décida donc de faire embaumer le cœur et alla quérir pour cette opération un sieur Mitouart, apothicaire du voisinage.

    Mitouart, enleva, comme il est d’usage en pareilles circonstances, le cerveau, qui était, paraît-il, si volumineux, et le cœur dont personne ne nous a dit s’il était gros ou petit. Il garda, en souvenir de ce jour, qui était le plus beau de sa carrière, le cerveau et laissa, avec l’autorisation de Mme Denis, la nièce de Voltaire, le cœur au marquis de Villette. Le lendemain, l’abbé Mignot et Dampierre d’Hornoy, le neveu et le petit-neveu du défunt, transportèrent le corps, en carrosse, jusqu’à l’abbaye de Scellières, dont l’abbé Mignot était commendataire, en attendant que fût achevé le caveau de Ferney où Voltaire d’ailleurs ne devait jamais reposer.

Plâtre original du Voltaire assis de Houdon renfermant le cœur de Voltaire
    Plâtre original du Voltaire assis de Houdon renfermant le cœur de Voltaire

À leur retour ils apprennent les dons que leur cohéritière a faits sur la dépouille de leur oncle et protestent énergiquement. Ils ne paraissent point se soucier du cerveau et laissent en repos l’apothicaire. Par contre le cœur, si l’on peut dire, leur tient au cœur et ils le réclament à Villette qui refuse de le rendre, trop heureux d’être voltairien à si bon compte. Ils l’assignent mais l’affaire s’arrange avant les plaidoiries. Villette a offert 230 000 livres (environ 2,6 millions d’euros) pour garder le cœur auquel il fera un mausolée dans sa chambre. Mme Denis, sur le point de se remarier, a mieux à faire que de veiller à la mémoire de son oncle ; Dampierre d’Hornoy a besoin d’argent. Tous deux acceptent une proposition que l’abbé Mignot ratifie.

   Pendant ce temps, Villette a acheté la terre de Ferney, où il installe un musée Voltaire avec le mausolée promis, ce qui lui est une occasion d’immortaliser un vers de son cru qu’il fait inscrire dans ce qu’on appellera par la suite la « chambre du cœur » : Son esprit est partout, mais son cœur est ici.

   D’après les Mémoires secrets, voici ce qu’on voyait dans cette chambre du cœur :  » On y voit une pyramide triangulaire contre laquelle est adossé un autel composé d’un tronçon de colonne cannelée. Cette pyramide est ceinte d’une corniche saillante, soutenue par quatre consoles antiques et porte une urne sépulcrale. Sur l’autel est placé un coussin de velours sur lequel repose un cœur de vermeil symbole de celui qui est à l’intérieur.  »

   À la faveur des bonnes relations que Catherine II ( impératrice de Russie de 1792 à 1796 ) entretenait avec Voltaire, Villette essaye de vendre Ferney à cette .souveraine. Celle-ci n’a cure de ce domaine et se contente de le faire copier pour sa résidence d’été de Tsarskoïe Selo. C’est alors qu’un Anglais le loue. Mais ce n’était point le souvenir de Voltaire qui l’y attirait et il bouleverse tout dans cette maison historique. Cela s’ébruite et l’on raconte que le cœur de Voltaire a disparu.

    En réalité, il n’avait jamais été à Ferney et le marquis de Villette l’avait conservé dans sa maison de la rue de Beaune et du quai des Théatins, qui est, à cette époque déjà, le quai Voltaire. Le 10 juillet 1791, lorsqu’on ramène à Paris la dépouille du philosophe de Ferney pour la déposer dans l’ancienne église Sainte-Geneviève « offerte aux grands hommes par la patrie reconnaissante », le cortège s’arrête pendant une minute devant la maison mortuaire sur laquelle Villette a placardé, comme une enseigne, son fameux alexandrin : « Son esprit est partout, mais son cœur est ici. » Et cette fois il ne ment pas.

    Nous voici en 1864 : Le cœur est passé des mains de Charles de Villette, fils du précédent, entre les mains de ses héritiers qui sont nombreux et que représente Me Léon Duval, avocat. En leur nom, il propose au ministre de l’Instruction publique, qui est Victor Duruy, de restituer à la nation ce cœur sur lequel tant de gens ont des droits. Mais où le mettre ? À la Comédie-Française ? Au Panthéon, où, suivant le mot de Louis XVIII,  » Voltaire dut être si ennuyé d’entendre la, messe tous les jours  » pendant le temps de la Restauration où cet édifice fut rendu à l’exercice du culte ?

     Victor Duruy hésite et, en grand mystère, pense à la Bibliothèque Impériale. Le mystère fut mal gardé. On trouve en effet dans le dossier constitué au sujet du cœur de Voltaire, par M. de Laroncière, conservateur à la Bibliothèque Nationale, cette lettre de l’administrateur général d’alors au ministre :

Coffret en métal doré contenant le coeur de Voltaire et placé dans le socle du plâtre original de la statue de Houdon
Coffret en métal doré contenant le cœur de Voltaire et placé
dans le socle du plâtre original de la statue de Houdon

   

     » Il y a quelques jours, Le Figaro annonçait et beaucoup d’autres journaux ont répété d’après lui ce qu’on m’avait confié en grand secret. Ni le Journal officiel ni aucun journal du gouvernement n’a démenti ni confirmé cette décision. J’ai l’honneur de demander à Son Excellence ce que je dois en penser et ce que j’aurais à faire.  »

   Et le prudent administrateur ajoute que si on venait lui confier cette relique, en attendant qu’elle fût officiellement agréée, il se verrait obligé de la refuser,  » dans la crainte de ne pouvoir ensuite contraindre la famille à la reprendre si son offre était repoussée  ».

   Enfin, le 16 décembre 1864, le cœur de Voltaire entre à la Bibliothèque Impériale, avec toutes les pièces certifiant son identité, ainsi qu’en fait foi d’acte passé à cette époque. Est-ce cet administrateur circonspect qui le fit reléguer à l’endroit où l’on vient de le découvrir, après avoir fait exorciser le reste de sa Bibliothèque ? Il est permis de le supposer. Mais on ne saurait lui en vouloir, puisqu’il nous donne aujourd’hui toute la joie d’une découverte que l’on n’aurait dû jamais faire, conclut James de Coquet.

    En 2010, on déplaça la statue pour mener à bien les travaux de la première  phase  du Projet Richelieu. Une odeur forte se fit alors sentir, et on lança aussitôt une enquête sur l’état du cœur du philosophe : la solution alcoolisée avait visiblement fui. Le reliquaire fut pris en charge par le laboratoire de la BNF et l’on procéda à un nouveau traitement de conservation. Le cœur put ensuite réintégrer le socle de la statue, replacée en 2016 dans le salon d’honneur du site Richelieu, où les visiteurs peuvent à nouveau s’émouvoir de sa présence.

langage du corps ..


Résultat d’images pour images , illustrations main tendue en signe de refusRésultat d’images pour images , illustrations main tendue en signe de refusEn France ,ces signes ( présenter la main ouverte , doigts tendus et paume tournée vers l’interlocuteur signifie un refus  » poli  » …..C’est généralement ce qu’on ( je ) fait lorsqu’on est abordé par un démarcheur quelconque ou encore quand on nous propose de nous resservir un dessert après un copieux repas ….Un geste inoffensif , en tout cas parfaitement acceptable en société ….

   En Grèce , par contre , ce geste prendra une toute autre signification , et pas des plus agréable ! En effet , ce geste , que les grecs nomment  » le moutza  » fait écho à une tradition de l’ Empire byzantin , qui consistait à enduire le visage des criminels de ……. » matière fécale  » avant de leurs faire  » traîner  » leur honte dans les rue de la ville ! Encore aujourd’hui , faire ce geste à un grec Résultat d’images pour image homme grec reviendrait donc à lui dire que vous lui souhaitez ce sort peu enviable …..C’est donc fortement déconseillé à tout touriste français s’il veut garder un bon souvenir de son escapade hellène !!

Après avoir vu un film.. » le 7ème juré  »


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Comment est choisi le jury lors d’un procès ?

    Dans un procès, le jury est l’ensemble des citoyens appelés à titre temporaire à participer à l’exercice de la justice en cour d’assises pour rendre un verdict dans un procès criminel. Alors comment est choisi le jury ? Qui peut être sélectionné ?

La liste annuelle des jurés:

   Pour désigner les jurés (les citoyens qui composent le jury), le maire de chaque commune procède à un tirage au sort en public avec les noms sur les listes électorales. Les concernés doivent être âgés de plus de 23ans. Dès que le tirage effectué, les personnes tirées au sort reçoivent une lettre les notifiant qu’elles peuvent être mobilisables durant l’année à venir pour un procès.

   Ensuite, il est établi une liste annuelle des jurés dans le ressort de chaque cour d’assise donc dans chaque département par un second tirage au sort. Le nombre de jurés pour chaque département variera en fonction du nombre d’habitants (1 juré pour 1300 habitants), pour Paris, il sera de 1800 jurés.

Les jurés titulaires et les jurés suppléants :

    Ensuite, au moins un mois avant le début du procès, une commission présidée par le président du tribunal de grande instance procède à un autre tirage au sort dans lequel 40 noms sortiront. Ces derniers sont alors désigné jurés  » titulaires  ».     En parallèle, il sera aussi tiré au hasard 12 jurés  » suppléants  » pour la constitution d’une liste spéciale avec des personnes qui seront en mesure de siéger si un juré titulaire est empêché.

   Tout citoyen choisi reçoit une convocation venant de la gendarmerie ou d’un huissier de justice. Le juré devra toutefois attendre l’ouverture du procès pour savoir s’il est réellement membre du jury. Quand une nouvelle session d’assise est ouverte, un autre tirage au sort est effectué. Dans le cas d’un procès en première instance, le nombre de juré sera de 9, et 12 pour un procès en appel.

   N.B : durant tout le processus de sélection du jury, la défense peut s’opposer à la désignation d’une personne choisie.

    Il est en principe impossible de refuser d’être juré.

    Seuls cas de dispense admis : avoir plus de 70 ans, ne plus habiter le département où se déroule l’affaire, avoir déjà été juré dans le même département au cours des cinq dernières années, ou être atteint d’une maladie grave (justifiée par un certificat médical) incompatible avec le rôle de juré (surdité, impossibilité de rester assis longtemps…).Si vous êtes dans l’un de ces cas, il faut adresser une demande de dispense au président de la cour d’assises, dès réception de votre convocation.

    Si la dispense est refusée, vous n’avez alors plus d’autre choix que de remplir au mieux votre mission… Non sans avoir prêté serment auparavant.

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Film  » le 7 ème jurés : Résumé …

     Au début des années 60, Grégoire Duval, un respectable pharmacien de province, assassine une jeune femme dans un moment de folie. Personne ne l’ayant vu commettre son crime, il décide de garder le silence tandis que Khader Boualam, le dernier amant de la jeune femme, est accusée du crime à sa place. Ironie du destin, Grégoire Duval est alors nommé juré au procès de Khader Boualam, avec la charge de juger un crime qu’il a commis lui-même. Bouleversé par le sort de l’ouvrier arabe, un coupable idéal aux yeux de la bonne société de la ville dont le racisme est exacerbé par la fin de la guerre d’Algérie, Grégoire va alors s’engager sur le chemin de la rédemption. S’illustrant à l’audience, il démontre le manque de rigueur de l’enquête criminelle et la faiblesse du dossier à charge : l’issue du procès devient incertaine. Mais en cherchant à innocenter Khader, Grégoire dérange l’ordre social. Et souvent, l’ordre importe plus que la vérité !

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