LA RETOUCHE PHOTO C’EST D’LA TRICHE ?!


       On dit souvent que développer une photo est une deuxième prise de vue !

   La retouche d’une photographie permet de modifier des éléments négatifs de la photo numérique et argentique, pour en améliorer l’aspect. Il est également possible d’effectuer des montages à partir d’une ou de plusieurs photographies : suppression d’un détail, ajouter ou enlever une personne, retoucher les couleurs et la lumière

    Les photographes ont pour habitude d’utiliser les logiciels Photoshop et Lightroom logiciels Photoshop et Lightroom pour mettre en valeur (vendre) leurs clichés, mais aussi pour se démarquer des autres en trouvant leur style.

 

 Et hop ,c’est retouché !

QUOI ?

   Les agences de magazines sont les grands gagnants quand il s’agit de vendre du rêve. Ils savent très bien nous  » vendre de la beauté  » avec des portraits tellement retouchés que l’on pourrait ne pas reconnaître les acteurs ou les mannequins en les croisant dans la rue 

    Ceci – dit , certaines agences l’assume, c’est le cas de l’agence Rare. Cette agence new-yorkaise est reconnue pour s’être spécialisée dans la retouche photo. Elle a décidé de mettre en avant son travail par le biais de 3 making of (ou timelapse), on peut y voir comment elle est capable de créer des mannequins, qui n’existent pas, en 90 secondes.

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  Les agences de voyages essaient de nous faire rêver en nous proposant des destinations grâce à  d’incroyables clichés. On peut y voir des mers tellement bleu/ cyan, voir fluo qu’on en du mal à en croire nos yeux. Il n’ y a pas un nuage, la mer est transparente et la plage est juste paradisiaque, sans aucun touriste (en slip).

C’est l’appât !copyright Voyage privé

La « photo du chirurgien » du monstre du Loch Ness

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   Prise en 1934 par le Dr. Wilson, ce cliché très connu du monstre du Loch Ness a fait et continue à faire parler. On ne sait pas vraiment s’il s’agit d’un oiseau en plein plongeon, d’une marmotte, d’une maquette de sous-marin avec une tête en plastique fixée dessus, tout ce qu’on sait c’est qu’elle ne montre pas vraiment un monstre préhistorique vivant dans un lac écossais.

Les fées de Cottingley

les fées 1917
    L’affaire des fées de Cottingley a défrayé la chronique en 1917 quand deux cousines sont photographiées au milieu de ce qui semble être de petites fées toutes mimi. Les clichés rencontrent un tel succès que sir Arthur Conan Doyle lui-même les utilise pour illustrer ses articles. Toute leur vie les 2 cousines nient avoir truqué quoi que ce soit, et ce malgré les analyses poussées prouvant le contraire. Il faudra attendre les années 80 pour les 2 femmes âgées de plus de 80 ans avouent leur méfait.

La  »  noyade  » de Bayard

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Hippolyte Bayard était un pionnier de la photographie qui s’est un peu fait coiffer au poteau par Daguerre pour le titre « d’inventeur de la photo ». Un peu jaloux de son concurrent qui recevait tous les éloges, il décide de mettre en scène sa mort sur un cliché. Son suicide par noyade est totalement faux et s’il a perdu la paternité de la photo, Bayard pourra toujours garder celui de père du photomontage.

Les esprits de William H. Mumler :
   William Mumler était un photographe spécialiste des « esprits ». Il a affirmé avoir photographié un fantôme (celui de son cousin) pour la première fois au début des années 1860 même si on sait aujourd’hui qu’il utilisait juste une technique de double-exposition. Il en fait très vite un business très lucratif, pas mal de gens étant désireux de se rassurer après la mort d’un proche lors de la Guerre civile. Après un procès pour fraude et malgré sa relaxe, son business coule. Il se recycle alors dans la photo classique.

4La dame brune de Raynham Hall

 

fantôme

       Encore un esprit mais cette fois il s’agirait de celui de la dame brune de Raynham Hall, une silhouette translucide apparue sur le cliché d’un homme venu prendre en photo la grande demeure anglaise qu’est Raynham Hall pour un magazine en 1936. Personne ne s’est vraiment mis d’accord sur la technique utilisée pour truquer cette photo et certains pensent encore qu’il s’agit d’un vrai.

  soucoupe volante

     Billy Meier est un suisse un peu zinzin qui affirme avoir rencontré à de nombreuses reprises des alien, et d’ailleurs il a plein de photos pour le prouver. Les montages sont tellement réputés qu’il y en a un dans le bureau de Mulder, si ça c’est pas un accomplissement. Même si tout le monde sait que ces photos sont bidons, il faut reconnaître au bonhomme une certaine passion et un investissement impressionnant.

  Le touriste du 11 septembre :
Peu de temps après les attentats du 11 septembre 2001, cette photo a commencé à tourner sur Internet sous le nom de « tourist guy ». L’histoire voudrait que l’appareil photo ait été retrouvé dans les gravats mais tout cela est totalement bidon et la photo date en fait de 1997. Le montage regorge d’erreurs et de maladresses , ce qui le rend presque touchant.

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Requin contre  Hélicoptère :
Sur la toile, pas mal de fake tournent beaucoup, jouant sur la crédulité d’un bon paquet d’internautes. Mais si on  » passe sa vie   » sur le web, l’ œil s’affine et de tels montages ne passent plus sa censure. Ce magnifique « shark vs helicopter » a énormément tourné par mail en 2001, mais on se demande s’il marcherait autant aujourd’hui ?.

 

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     L’empreinte de pied du fœtus
      A moins  » d’avoir un petit Hulk bien fâché dans le bide  » , ce petit pied  apparaissant sur le ventre est une aberration. Arrêter d’y croire immédiatement. est certainement l’issu  lol 

foetus pied

       » Bébé Adolf  » 
     Ce presque mignon bébé n’est pas du tout Adolf Hitler, même si la photo s’est propagée en Autriche pendant la guerre avec une telle légende. Il s’agit simplement d’un montage basé sur la photo d’un nourrisson américain. On ignore cependant comment sa photo a pu se retrouver en Autriche puis placardée à la une de nombreux journaux à travers le monde.Le vrai Hitler : Résultat d’images pour propagande hitler bébé photos retouchées

 

1937 : Propagande photographique d’Hitler :

1937-hitler

   Encore ici, un bel exemple, de ce qu’ un dirigeant politique peut faire. Sur cette photographie, on peut y voir A. Hitler accompagné de 3 femmes et 2 hommes. Et il se trouve que l’un d’entre eux est J. Goebbels, le bras droit de Hitler. Celui-ci n’est plus visible sur la photo finale. La raison de le faire supprimer semble encore inconnue.

Toutefois si on observe bien, son ombre portée est toujours visible au sol. Le travail a été fait un peu trop rapidement, peut-être même en express…..

Mussolini (propagande )

mussolini

   Le grain et les nuages de la photo qui ont eux aussi disparu. Et le ciel a été renforcé pour renforcer la perspective sur Mussolini et donner plus d’impact à son épée par la même occasion. Une belle photo de motivation pour ses soldats et son peuple.

 

D’actualité :La quarantaine ….


quarantaine.D’où vient la quarantaine ? Origines

Comme chacun sait  ( surtout ces derniers jours ) : 

  La mise en quarantaine consiste à isoler pendant une durée définie un individu, un animal ou des végétaux potentiellement contagieux. Cet isolement sanitaire permet de limiter la propagation d’une maladie au reste de la population.

  La quarantaine signifie une période de 40 jours. Ce nombre de jours a été établit par Hippocrate Résultat d’images pour hippocrateautour du Ve siècle av. JC. Ce médecin grec avait établi que les symptômes d’une maladie se manifestaient 40 jours après une infection.Déjà !

     Au Moyen Âge, les lépreux étaient systématiquement mis à l’écart du reste de la population pour éviter les risques de contaminations. L’apparition de la peste noire qui a frappé l’Europe entre 1347 et 1352 a conduit à renforcer considérablement les mesures sanitaires des différents pays. Les familles atteintes par la maladie étaient soit expulsées !  de la ville ou alors séquestrée à leur domicile.

   Le 27 juillet 1377, la république de Raguse (anciennement la Croatie) instaure la quarantaine maritime. Cet isolement sanitaire a pour objectif d’empêcher la diffusion de la peste dans le pays. Cette mesure est reprise par la ville de Venise puis s’étend à d’autres contrées.

   Le choléra qui touche l’Europe en 1830 va amener les gouvernements à adopter une standardisation des politiques de quarantaine. Mais seulement trois pays (France, Portugal et Sardaigne) signent le traité pour mettre en place des mesures à la fois contre le choléra et la peste.

     En 1948, juste après la Seconde Guerre mondiale, l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) est créée. 181 pays acceptent de se soumettre à la déclaration obligatoire de 6 maladies contagieuses : le choléra, la fièvre jaune, la peste, la variole, le typhus et la fièvre récurrente. Aujourd’hui chaque pays peut choisir ses modalités de mise en quarantaine.

    De nos jours, les progrès de la médecine ont permis de définir avec plus de précision la durée minimale de la quarantaine. Des tests médicaux permettent de définir si un individu est porteur d’une maladie, mais pour une analyse fiable, il est impératif que la charge virale soit suffisante pour être décelée.

       Ces derniers jours, le coronavirus Covid-19 a obligé de nombreux pays à décréter une mise en quarantaine d’au moins 14 jours pour les personnes susceptibles d’être contaminées.

 » Les luddites  »


Il y a environ 209 ans …..

26 mars 1811

  Les    » luddites  » se rebellent contre les machines

   En 1811, des tisserands britanniques s’insurgent contre leurs conditions de travail en brisant les métiers mécaniques de leurs usines. Une révolte qui dévoile l’autre visage de la technologie.

    La gigantesque augmentation de la productivité agricole que vit la Grande-Bretagne au cours du XVIIIe siècle fournit à certaines familles paysannes la prospérité nécessaire pour disposer d’un métier à tisser à domicile et ainsi compléter leurs revenus précaires.

   Mais les innovations techniques qui permettent cet accroissement de la production provoquent également une perte de travail pour de nombreux paysans, qui émigrent alors vers les villes en perpétuelle expansion. Là-bas, les ouvriers qualifiés et les apprentis qui travaillent dans les ateliers et les commerces urbains voient se remplir les faubourgs d’une nuée de paysans expulsés et en quête de travail…

Ferran Sánchez, historien (Histoire & Civilisations)

Deux luddites s'en prennent à un métier Jacquard (gravure publiée dans le Penny Magazine en 1844)( illustration du Net )

 

Migrations des campagnes vers les villes

   Dans ces zones urbaines, les gens s’arrachent les livres de radicaux tels que Thomas Paine ; ils témoignent même de la sympathie pour les Jacobins qui ont pris la tête de la Révolution française. En 1794, l’accroissement de la tension politique et sociale pousse le gouvernement à suspendre  » l’Habeas corpus  », la loi garantissant la liberté juridique individuelle fondamentale des détenus.

   Cinq ans plus tard, les  »Combination Acts   » interdisent les associations de travailleurs, ce qui rend impossible les négociations collectives. Le conflit entre ouvriers et employeurs ne tarde pas à éclater, appuyé par un État redoutant l’union du radicalisme politique et des revendications en matière de travail.

   Certains artisans et paysans qui ont pu acheter une machine ont réussi à accumuler un petit excédent de capital et l’investissent dans l’industrie naissante, acquérant de nouvelles machines. La concurrence entre ces premiers industriels pousse à la course à l’innovation, afin de produire toujours plus vite et moins cher.

   Cette demande provoque une cascade d’inventions multipliant la capacité de production, notamment avec l’utilisation de la machine à vapeur dans ces premières usines. Ce qui déclenche l’hostilité des fileurs et des tisserands, car elle réduit le besoin en main-d’oeuvre.

    Déjà en 1778, dans le Lancashire, des artisans avaient détruit des métiers à tisser mécaniques, parce qu’ils faisaient baisser leurs salaires et dévaluaient leurs qualifications. Ces artisans voient leur savoir-faire durement acquis ne plus servir à rien face à la concurrence des machines. Ils s’entassent dans les usines, sous le joug des contremaîtres, ils sont soumis à des règlements stricts et à des punitions sévères en cas d’infraction, ainsi qu’au contrôle du temps marqué par la sirène de l’usine et au rythme bruyant de la machine.

   Aux durs changements du monde du travail et à la portée limitée des politiques s’ajoute, en 1806, l’interdiction du commerce entre les ports britanniques et les ports européens, ordonnée par Napoléon. En pleine guerre contre la Grande-Bretagne, cette interdiction prive les Anglais de beaucoup de marchés, mettant au chômage de nombreux ouvriers et obligeant de nombreux hommes d’affaires ( privés de matières premières de qualité par le blocus  ) à produire des marchandises médiocres.

Un chef nommé Ned Ludd

Le chef des luddites, gravure anonyme publiée en 1812Les luddites doivent leur nom au Général Ludd, un personnage qui aurait signé les lettres de menaces que les manufacturiers ont commencé à recevoir en 1811. Il semblerait  que ce nom soit celui d’un apprenti faiseur de bas de Leicester, Ned Luddlam, qui a détruit à coups de marteau le métier de son maître en 1779. Les leaders anonymes qui organisent les premières protestations dans la région de Nottingham lui empruntent son nom et signent avec lui les missives qu’ils envoient aux patrons. Ils veulent créer une figure emblématique, capable d’inspirer la terreur à leurs riches et puissants ennemis.

Expéditions punitives :

   C’est dans ces conditions qu’éclate le conflit. Tout commence à Arnold, un village près de Nottingham, la principale ville manufacturière du centre de l’Angleterre. Le 11 mars, sur la place du marché, les soldats du roi dispersent une réunion d’ouvriers au chômage. Cette même nuit, près d’une centaine de machines sont détruites à coups de masse dans les usines qui ont baissé les salaires.

    Il s’agit de réactions collectives, spontanées et dispersées, mais qui ne tardent pas à acquérir une certaine cohésion. En novembre, dans le village proche de Bulwell, des hommes en masque brandissant des masses, des marteaux et des haches détruisent plusieurs métiers à tisser du manufacturier Edward Hollingsworth. Lors de l’attaque, une fusillade éclate, et un tisserand perd la vie.      La présence des forces militaires empêche l’embrasement de la région, mais l’orage gronde.

    C’est alors que les manufacturiers commencent à recevoir de mystérieuses missives, signées par un certain Général Ludd. Ce personnage imaginaire donne son nom à un mouvement de protestation qui, sans être centralisé, est bien le fruit d’efforts coordonnés, peut-être suggérés par d’anciens soldats qui, en plus de lettres anonymes menaçantes et de tracts appelant à l’insurrection, organisent aussi des expéditions punitives nocturnes.

   Le 12 avril 1811, la première destruction d’une usine se produit, lorsque 300 ouvriers attaquent la filature de William Cartwright, dans le Nottinghamshire, et détruisent ses métiers à tisser à coups de masse. La petite garnison chargée de défendre le bâtiment blesse deux jeunes contestataires, John Booth et Samuel Hartley, qui sont capturés et meurent sans révéler le nom de leurs compagnons.

   En février 1812, le Parlement approuve la  » Frame-Breaking Bill  », qui inflige la peine de mort à toute personne détruisant un métier à tisser. L’opposition est minime. Lord Byron, dans le seul discours qu’il prononcera à la chambre des Lords, demande :  » N’y a-t-il pas assez de sang dans votre Code pénal ?  »

Crtawford Mill a été fondée par Richard Arkwrright en 1771. Dédiée au fil de coton, elle est la première fabrique textile à énergie hydfraulique

La protestation bascule dans le crime

Assassinat de William Horsfall, gravure de Phiz (The Chronicles of crime, 1887)William Horsfall, propriétaire d’une fabrique textile employant 400 travailleurs à Marsden, a promis que le sang des luddites arriverait jusqu’à sa selle.
   En fait , c’est son propre sang qui l’a tachée, puisqu’en avril 1812, il est gravement blessé par balle lors d’une embuscade de luddites. Ces derniers lui reprochent d’être  » l’oppresseur des pauvres  »  et l’abandonnent, blessé, sur le chemin.
   Un autre manufacturier vient à son secours, mais Horsfall meurt au bout de 38 heures. En janvier 1813, trois luddites accusés de l’assassinat sont pendus à York. Ils n’ont jamais admis avoir participé aux faits.

Procès à la chaîne :

   La répression se poursuit : 14 exécutions ont lieu et 13 personnes sont déportées en Australie. Pourtant, cette main de fer n’arrête pas les luddites, au point que 12 000 soldats sont réquisitionnés pour les pourchasser, alors que seuls 10 000 Britanniques luttent contre Napoléon sur le continent. Cela montre non seulement la terreur que les luddites inspirent aux classes dominantes, mais aussi les dimensions que prend cette  » guerre civile  » entre le capitalisme montant, qui repose sur l’industrie, la discipline au travail et la libre concurrence, et les luddites, qui revendiquent des prix justes, un salaire convenable et la qualité du travail.

   En dénonçant l’accroissement du  rythme du travail qui les enchaîne aux machines, les luddites dévoilent l’autre visage de la technologie. Ils remettent en question le progrès technique d’un point de vue moral, défendant la coopération contre la concurrence, l’éthique face au bénéfice : ils ne renient donc pas toute technologie par une résistance obtuse au changement, mais uniquement celle qui s’en prend au peuple. Ainsi leurs attaques sont-elles ciblées : ils brisent les machines qui appartiennent à des patrons qui produisent des objets de mauvaise qualité, à bas prix et avec les pires salaires. Vus sous cet angle, les luddites pourraient être considérés comme des activistes d’un mouvement capital, réclamant une utilisation de la technologie en accord avec les besoins humains.

    La répression du gouvernement connaît son paroxysme lors d’un spectaculaire procès qui se déroule à York en janvier 1813. L’exécution de 17 luddites y est prononcée. Quelques mois plus tôt, une série de procès à Lancaster s’était soldée par 8 pendaisons et 17 déportations en Tasmanie. Les peines très lourdes et la reprise économique qui se profile avec la fin des guerres napoléoniennes étouffent le mouvement luddite en 1816. Mais sa tragédie soulève une question inquiétante : jusqu’à quel extrême doit conduire le progrès ?

  Une vie à minima

   Les métiers mécaniques impliquent la dégradation des conditions de vie des anciens tisserands à la main, qui voient leurs revenus passer de 21 shillings en 1802 à 14 en 1809. En 1807, plus de 130 000  ! de ces travailleurs signent une pétition en faveur de l’établissement d’un salaire minimal.

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