Un don pour le parti fasciste / raciste ?


     Marine Le Pen , en déplacement dans le Sud-Ouest, a annoncé que son parti va lancer une campagne de prêt pour financer leur prochaine campagne électorale.

   La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a annoncé samedi en Gironde le lancement imminent d’une nouvelle campagne d’emprunt auprès des Français pour financer ses campagnes électorales, au moment où le mouvement est sommé par la Russie de rembourser plus de 9 millions d’euros.

« Nous allons lancer une campagne de prêt pour financer nos campagnes », a annoncé à la presse Marine Le Pen en déplacement sur le marché de Saint-André-de-Cubzac, en Haute-Gironde, territoire appauvri qui a vu s’enflammer la colère des gilets jaunes au plus fort de la mobilisation.

  Le vice-président du RN Jordan Bardella  avait déjà évoqué vendredi cette éventualité alors que le parti, englué de longue date dans des difficultés financières, est convoqué le 2 juin devant une juridiction russe pour le non-remboursement d’un prêt de 9,14 millions d’euros. 

Marine Le Pen. (Photo d'illustration)

( photo du Net )

 

« Nous allons le rembourser, ne vous en inquiétez pas », a-t-elle ensuite assuré lors d’une conférence de presse à Cavignac pour présenter son soutien à une trentaine de listes RN ou apparentées en Gironde, en cours de constitution pour les municipales dans ce département où elle espère « créer la surprise » et remporter « quelques villes ». 

Elle a également précisé que le lancement de cet emprunt, « dans les jours qui viennent », n’était pas lié au remboursement de cette créance, mais permettrait « notamment » de financer les campagnes électorales.

« Nous allons construire notre propre banque de la démocratie« 

    « A partir du moment où le gouvernement se refuse à mettre en place une banque de la démocratie, nous allons construire notre propre banque de la démocratie », a fait valoir Marine Le Pen lors de son déplacement.

    

   Portée par François Bayrou lorsqu’il avait été brièvement garde des Sceaux en 2017, l’idée d’une « banque de la démocratie » avait été enterrée par le gouvernement mi-2018  notamment pour la raison  des problèmes de neutralité que poserait l’immixtion de l’Etat dans le financement des partis.

 

« Nous allons donc effectivement dire aux Francais: ‘Puisque vous êtes attachés à la liberté des partis (…) c’est vous qui allez prêter aux mouvements politiques en vous substituant à ce qui est normalement le travail des banques' », a-t-elle ajouté.

 

Au printemps 2019, à la veille des élections européennes, le parti de Marine Le Pen avait déjà lancé un « emprunt patriotique »