Le sourire :


C’est un peu le regard du cœur
Celui qui nous vient de l’enfance
Une arme faite de pudeur
Pour combattre l’indifférence
Le sourire

C’est cent fois mieux qu’un long discours
Surtout quand on ne sait plus quoi dire
C’est plein de tendresse ou d’humour
Ou d’humour jusqu’à la satire
Un sourire

Il en est qui sont séducteurs
Qui cajolent et qui ensorcellent 
D’autres qui ne sont que frimeurs
Et puis certains qui sont cruels


Des sourires

Il y a celui que l’on reçoit
Avant même qu’on ne le donne
Et celui qui est maladroit
Il arrive même qu’on pardonne
D’un sourire

Celui qui donne le frisson 

De peur ou bien de gratitude
Mais c’est souvent la seule façon
De rompre avec la solitude
Un sourire

Celui à peine dessiné
Tant il renferme de tristesse
Pour arriver à demander
Du plus profond de sa détresse

Un sourire

Parfois il ne dit pas son nom
Tant cela semble ridicule
Alors on rit par dérision
Pour taire l’angoisse que dissimule
Un sourire

Il y a en a qui vous diraient
Que c’est le rire en minuscule
Que ce n’est rien mais moi je sais
Que c’est la vie en majuscule
Le sourire, le sourire

J.Marie Vivier .

La vidéo :

F.Budet…..inconnu ?


Pourtant……il  » parle  », met de la poésie  dans ses chansons …………

Dommage : Impossible (pour moi ) de trouver toutes  les paroles , je trouve que c’est mieux avec le texte  …..Seules celles de  » les gens de peu  » :

Paroles :

Les gens de peu n’ont rien à perdre
Ils n’ont jamais rien possédé
Et le peu qu’ils auront gagné
Ils savent encore le partager

C’est toujours aux petites gens
D’assurer les grosses besognes
Et d’habiter les bas-quartiers
Où le soleil se fait prier

Les gens de peu n’ont pas d’histoire
Qui feraient l’objet d’un récit
Le quotidien de leur mémoire
C’est dans leurs mains qu’il est écrit

Ils ne connaissent pas l’orgueil
Mais simplement la dignité
Quand c’est aux urnes citoyens
On vote selon ses moyens

Quand ils fréquentent les églises
Ils ne veulent pas dépareiller
Et pour faire oublier leur mise
Se glissent dans les bas-côtés

C’est avec de touts petits riens
Qu’ils se fabriquent de grands bonheurs
Sans rien attendre pour demain
Le pain des rêves n’est qu’un leurre

Et quand ils prennent la parole
Juste pour dire ce qu’il faut
Ils parlent sans relever le col
En économisant les mots

Parfois ils ont le verbe haut
C’est pour mieux crier leur détresse
Comme un bateau qui prendrait l’eau
Et lancerait des SOS

Ils ont le discours incertain
Quand il faut parler de soi-même
Ils savent ne parler de rien
Et le plus souvent d’autres choses

Quand il arrive à un puissant
D’avoir envie de faire la guerre
C’est le sang noir des pauvres gens
Qui va couler sur les frontières

Et pour les en remercier
On élève des monuments
Avec dessus leurs noms gravés
Honneur à tous les combattants

Les avenues, les boulevards
Ne porteront jamais leurs noms
Mais pour honorer leur mémoire
Il reste le son du clairon………….

 

Il y a environ 67 ans ….


13 janvier 1953 :

Le  » complot des blouses blanches  » ?

    Le 13 janvier 1953 éclatait à Moscou l’affaire des  »médecins empoisonneurs  » . Un article de la Pravda accuse ces médecins ( tous juifs ) de préparer des assassinats médicaux à l’instigation d’une organisation sioniste. Plusieurs médecins sont très vite  inculpés et déportés. Parmi eux le médecin personnel de Staline !

   Selon sa tactique habituelle, le dictateur Staline photoprévoit de faire condamner les médecins après leur avoir arraché de faux aveux, de les faire pendre sur la Place Rouge, de susciter des pogroms ( Pogrom ? = Attaque accompagnée de pillage et de meurtres perpétrée contre une communauté juive dans l’Empire russe pogrom ) dans le pays, enfin, à l’appel  » spontané  »  de personnalités juives du monde de la culture, de protéger les juifs soviétiques en leur offrant un  » asile  » dans les régions orientales du pays !

   L’appel est déjà prêt, ainsi que l’explique l’historien Léon Poliakov Poliakov quand la mort surprend le  » petit père des peuples  »  ( Staline ) et l’empêche de mener à bien son dernier  » exploit  »…

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    Le , Staline déclare au Politburo :

   ( le Politburo,  était le premier conseil du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique qui définissait sa ligne directrice, et déterminait les politiques suivies par l’URSS. Fondé en 1917 au moment de la révolution d’Octobre en tant qu’organe de direction des Bolcheviks, il est refondé en mars 1919 lors du huitième congrès du parti.)

    Staline déclare :  » Tout sioniste est l’agent du service de renseignement américain. Les nationalistes juifs pensent que leur nation a été sauvée par les États-Unis, là où ils peuvent y devenir riches, bourgeois. Ils pensent qu’ils ont une dette envers les Américains. Or parmi mes médecins, il y a beaucoup de sionistes. »

   Semion Ignatiev Igniatev , qui venait d’être nommé  ministre de la Sécurité de l’État, est chargé de mettre en œuvre les accusations et d’obtenir des aveux.

     L’  » affaire  » éclate publiquement le , lorsque la Pravda publie un long article intitulé  » Sous le masque des médecins universitaires, des espions tueurs et vicieux  ». Cet article, inspiré d’une dépêche de l’agence soviétique TASS dénonce un  » complot de bourgeois sionistes  », organisé par « l’organisation juive internationale bourgeoise-nationaliste » : le Congrès juif mondial, qui, à en croire ce journal officiel du Parti communiste de l’Union soviétique, serait financée par la CIA.

    Un groupe de neuf médecins, dont six sont juifs , ayant soigné des membres du Parti communiste de l’Union soviétique auraient empoisonné Andreï JdanovJdanov (mort en 1948) et Alexandre Chtcherbakov Shcherbakov(mort en 1945).

    Ces médecins étaient, au moment de leur arrestation, sur le point d’assassiner d’importantes personnalités soviétiques, telles Ivan Koniev, Alexandre Vassilievski ou Leonid Govorov. Une femme médecin, Lidia Timachouk, est décorée de l’ordre de Lénine pour avoir dénoncé le groupe.