La  » coqueluche …..

de quelqu’un  » ( Être la coqueluche de quelqu’un  » )  : Naïvement , je croyais que cette expression avait un rapport avec la maladie du même nom ……Bien que je ne voyais pas, ne comprenais pas le rapport entre la maladie et le sens de l’expression , qui , comme chacun sait signifie : Être l’objet de ses préférences, de son admiration, l’objet dont il raffole  .

En fait , çà n’a aucun rapport avec la maladie parait il :

 Cette façon de parler fait allusion à la  » coqueluche  », espèce de bonnet autrefois fort à la mode, dont les dames se paraient.coqueluche bonnet

  Mézerai rapporte qu’il y eut en France, sous Charles VI, en 1414, un étrange rhume qu’on nomma  » coqueluche, lequel tourmenta toute sorte de personnes et leur rendit la voix si enrouée, que le barreau et les collèges en furent muets  ». Le même rhume reparut en 1510, sous le règne de Louis XII . Valériola, dans l’appendice de ses Lieux communs, prétend que le nom donné à cette épidémie fut imaginé par le peuple, parce que ceux qui en étaient atteints portaient une coqueluche ou capuchon pour se tenir chaudement. Ménage et Monet sont du même avis.         

    Par contre, le médecin Lebon a écrit que cette maladie fut appelée coqueluche à cause du coquelicot  dont on faisait un  » looch  » ?? pour la guérir.

     La Bruyère , lui , disait de Benserade, représenté dans le Livre des Caractères sous le nom de Théobalde, qu’il était la coqueluche des femmes ; que lorsqu’il racontait quelque chose qu’elles n’avaient pas entendu, elles ne manquaient pas de s’écrier : Voilà qui est divin ! Qu’est-ce qu’il a dit ?

   Benserade, bel esprit fieffé, débitait peut-être à ces dames des galanteries dans le genre de celles qu’il a mises dans sa tragédie de la Mort d’Achille, où ce héros, charmé de l’aveu de l’amour de Polyxène, lui exprime ainsi son ivresse :

Ah ! je me vois si haut en cet amour ardent
Que je ne puis aller au ciel qu’en descendant !

 

2 réflexions sur “La  » coqueluche …..

  1. Il faut aussi savoir qu’à la même époque, vers le XVIIème siècle « être coiffé de » signifiait aussi « être amoureux de « .
    Comme tu l’écris « la coqueluche » était une sorte de capuchon qui fut aussi porté par les femmes coquettes.
    Donc comme un capuchon coiffe la tête, on peut penser que ces dames coiffées pouvaient tomber amoureuses d’un homme qui devenaient alors leur coqueluche ?

    Aimé par 1 personne

Les commentaires sont fermés.