La cenosillicaphobie ?


  Evidemment , comme le nom l’indique , c’est une phobie ….Mais quelle phobie ?

  Le mot   » cenosillicaphobie  » est composé du préfixe  » ceno  » qui vient du grec  » kenos  » (qui signifie  » vide ») et du mot  »sillica  » qui rappelle le verre (puisque le verre est ,parait il , surtout composé de silice). Enfin  »phobie » du grec  »phobos  », une peur irrationnelle et déraisonnable.

Donc la cenosillicaphobie est la peur des verres vides. verre vide

    çà peut prêter à sourire pourtant c’est très sérieux. Les personnes qui sont atteintes par cette phobie craignent d’avoir un de ces verres dans leur champ de vision. Et ce, quel que soit le verre en question, verre à pied, flute de champagne ou verre tout à fait banal. Dès lors qu’ils sont vides.
  La vue d’un de ces verres vides va déclencher chez les personnes concernées une grande anxiété, voire de la frustration et de l’agressivité. Ces gens vont souvent développer un trouble obsessionnel compulsif liés aux verres vides. Un trouble qui les conduit à remplir leur verre verre pleinpour aussitôt le vider. Et ainsi de suite.
   Si  cette phobie existe bel et bien, elle reste rarissime. Si on essaie d’analyser son origine elle semble provenir d’une peur du manque. Mais cela n’est pas  » accrédité  » par tous les  » experts  » ..
  Comme toutes les phobies il est possible de l’atténuer grâce à des thérapies cognitives et comportementales. Elles ciblent les symptômes de la phobie. Donc ce type de thérapie ne fait pas disparaitre la phobie mais la rend  » vivable  »au quotidien. ( Ce sont celles qui fonctionnent le mieux ).
Il existe une autre phobie liée aux verres et la boisson: La méthyphobie qui  correspond  à une peur irrationnelle de perdre le contrôle de soi-même en buvant de l’alcool.

J’essaie d’arrêter de fumer alors…


  La nicotine ? 

   Jean Nicot Nicot(1530-10 mai 1604), diplomate et philologue français, est considéré comme l’introducteur du tabac en France …La plante était à l’époque utilisée pour ses  » vertus médicinales  » ( Nicot aurait même envoyé de la poudre de tabac à Catherine de Médicine pour soigner les migraine de son fils ) . Ce fut la naissance de  » l’herbe à Nicot  » devenue la  » nicotine  » ….

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     Jean Nicot, fils d’un notaire, est né à Nîmes…Par la suite, il vint à Paris, où il fut archiviste du roi jusqu’en 1559. En 1559, François II l’envoya au Portugal pour négocier le mariage du jeune roi Sébastien avec Marguerite de Valois…… D’abord mal reçu, il réussit à se concilier les Portugais ,  par précaution , il  s’enfuit   » Mais,il eut le temps d’envoyer en France le tabac, qu’il appellera  » nicotiane  ».

L’introduction du tabac :

   Durant son séjour à Lisbonne, Jean Nicot plante, dans les jardins de son ambassade, quelques graines de tabac qu’il a reçues d’un marchand flamand. À l’époque, le tabac ne se fume pas seulement , il se prend, frais ou séché, en décoction, en cataplasme, en jus, en huile, en onguent ou en baume, car il a la réputation d’être efficace pour soigner les vieilles plaies, les dartres,  » les galles ouvertes  », les rougeurs du visage, les contusions, les piqûres d’insectes et de vives, d’être bénéfique pour la vue, d’avoir des propriétés laxatives, de couper la faim, de soulager les maux de tête et de jambes, les problèmes pulmonaires, notamment ceux des asthmatiques !!En reconnaissance du service rendu à la famille royale, Jean Nicot est récompensé de ses services par une gratification (prélude à un anoblissement). Il devint seigneur de Villemain, petite  »cure  » située dans l’est parisien près de Brie-Comte-Robert.
En 1753, le naturaliste Carl von Linné Linnéchoisit le nom de Jean Nicot pour désigner un genre de plantesplant de tabac (appelé Nicotiana) comprenant notamment la plante Nicotiana tabacum (l’espèce cultivée pour la production de tabac) ,celle qui soigna les migraines du fils de Catherine de Médicis

 

 

C’était il y a environ ….


52 ans  ( Le 3 décembre 1967 ) :

Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1967, une greffe du cœur est effectuée pour la première fois au monde. L’événement se produit à l’hôpital  »Groote Schur du Cap » (Afrique du Sud).
   Du jour au lendemain, le professeur Christiaan Barnard Barnard(45 ans) devient mondialement célèbre. Ce chirurgien brillant, qui bénéficie au surplus d’une  » belle gueule d’acteur  », s’est formé aux États-Unis avant de rentrer exercer dans son pays.
   Son patient est un épicier juif lithuanien de 54 ans, Louis Washkansky, arrivé en Afrique du Sud en 1922. Il reçoit le cœur d’une jeune femme de 25 ans, Denise Darvall, en état de mort cérébrale après avoir été renversée par un camion.
Les reins de la jeune femme sont greffés à un garçon de dix ans. L’affaire suscite une controverse en Afrique du Sud, encore sous le régime de l’apartheid, car l’enfant est métis (coloured) et la donneuse blanche !
   Louis Washkansky ne survit que 18 jours à l’opération. Il meurt suite à une simple infection pulmonaire et à l’affaiblissement de ses défenses immunitaires.

greffe du coeur salle
   Sans se décourager, le professeur renouvelle la tentative un mois plus tard sur un nouveau patient, le dentiste Philip Blaiberg. Celui-ci survit 18 mois ! On peut dès lors parler d’un incontestable succès.

Succès mondial:
    Christiaan Barnard et son équipe ont bénéficié de ce que la législation sud-africaine était l’une des rares dans le monde qui reconnaissait la mort cérébrale.      Ils ont pu ainsi prendre de vitesse l’Américain Norman Shumway qui avait déjà effectué des greffes sur des animaux et attendait en vain un donneur dont le cœur se serait arrêté de battre. Par décence, le professeur Barnard a toutefois attendu que le cœur de sa donneuse ait arrêté de battre pour le transplanter. Il a suffi de cinq heures avant qu’il recommence à battre dans la poitrine du receveur.
    Toutes les équipes de chirurgie cardiaque du monde entier se sont  » engouffrées dans la voie » ouverte par le Sud-Africain. Trois jours après la première greffe, le professeur Adrian Kandrowitz, au Maimonides Medical Center de Brooklin (New York), greffe un cœur sur… un bébé de 19 jours !
  En France, la première greffe du cœur est effectuée le 27 avril 1968 par le professeur Christian Cabrol  , (ci dessous avec son épouse en 1968 ) cabrol plus épouse 1968 mais le patient ne survit que deux jours.
   Rapidement, grâce à une plus grande maîtrise technique et surtout à de meilleurs médicaments anti-rejets (comme la cyclosporine), les nouveaux greffés gagnent en délai de survie.
   Le record appartient à un Américain qui a survécu 21 ans à la greffe et à un Français, Emmanuel Vitria, opéré le 27 novembre 1968 par le professeur Edmond Henri et décédé près de 20 ans plus tard. ( Il s’est  » offert le luxe  » de survivre à son chirurgien !)
   On compte déjà au début du XXIe siècle plusieurs dizaines de milliers de transplantations cardiaques.
    Le professeur Chris Barnard, auréolé par son succès, est mort en septembre 2001 des suites d’une crise d’asthme,( il avait environ 79 ans ) après avoir pris la nationalité grecque et changé deux fois d’épouse. Christian Cabrol est quant à lui mort le 16 juin 2017 à 91 ans...