Toutankhamon : comment Howard Carter a réveillé la momie


Toutankhamon : comment Howard Carter a réveillé la momie sarcophage

Grande émotion, ce 24 octobre 1925, dans la vallée des rois ! Harry Burton, le photographe d’Howard Carter, immortalise la scène. Dans la chambre funéraire de Toutankhamon, l’archéologue britannique est penché sur le cercueil du pharaon. Carter sait qu’il pose pour la postérité. Le sarcophage ( 110 kilos d’or massif ! ) recèle le Saint-Graal de tout égyptologue : une momie intacte.
Tout avait  commencé trois ans plus tôt
   Le 4 novembre 1922, Hussein, un porteur d’eau qui accompagne la mission archéologique, découvre trois pierres plates en fichant ses jarres pointues dans le sol poudreux. Une piste ! Rapidement, douze marches sont dégagées jusqu’à une porte marquée de sceaux royaux… Carter avertit alors  par télégramme Lord Carnarvon, son mécène resté en Angleterre :  » Avons fait une découverte extraordinaire dans la Vallée : une tombe somptueuse ..… ; l’avons refermée jusqu’à votre arrivée. Félicitations. H. C.  »        Sur la photo ci-dessus, prise en octobre 1925, le Britannique est moins exalté que le jour de la découverte. C’est qu’il lui aura fallu près de trois ans pour accéder au sarcophage en or. Celui-ci était protégé par quatre chapelles en bois se recouvrant l’une l’autre et qui occupaient presque tout l’espace de la chambre funéraire. Puis encore un sarcophage en  » quartzite  » ? rouge et deux cercueils en bois doré.

   Mais ce jour d’octobre 1925, ça y est. Enfin ! Carter est à la dernière étape de cet interminable jeu de poupées russes. Il suspend son geste. La moindre maladresse abîmerait définitivement ce joyau archéologique vieux de 3 300 ans. D’autant qu’à ce moment-là, l’or est encore loin de resplendir ! Le cercueil est englué dans une épaisse couche résineuse. Le Britannique garde son sang-froid. Cette poisse, c’est bon signe ! Il s’agit d’un produit issu des onguents versés à profusion par les prêtres embaumeurs sur la dépouille de Toutankhamon afin qu’elle ne se désintègre pas. Carter en a la conviction : La momie qui se cache là-dessous sera exceptionnelle.
  

Retour au 26 novembre 1922

       Après avoir lu le télégramme, Lord Carnarvon a accouru dans la Vallée des Rois. Carter le mène en cachette au tombeau, dans lequel ils progressent lentement… Jusqu’à découvrir une porte. Que faire ? Ils n’ont pas l’autorisation officielle nécessaire à toute ouverture de tombe. Tant pis, ils ne tiennent plus : cette porte, ils vont la percer ! Puis l’archéologue glisse une bougie par l’orifice :  » Voyez-vous quelque chose ?  » trépigne Carnarvon.  » Oui, des merveilles !  »  réplique Carter. C’est l’antichambre. Elle est emplie d’un amas de 700 objets : Un bestiaire fantastique, une incroyable succession de statues, des meubles grandioses, des chars, et « partout le scintillement de l’or ». Dans la chambre funéraire attenante se trouvent les chapelles et les fameux cercueils… intacts ! Carter est sonné :  » C’est le jour entre les jours, le plus merveilleux qu’il m’ait été donné de vivre (…)  » , écrit-il. En catimini, les Anglais camouflent les traces de leur effractionTrois jours plus tard, la tombe KV62 est officiellement ouverte.

Harry Burton prend sa photo
     Carter pose sa brosse. Aux grands maux les grands remèdes ! Le cercueil d’or est  » scellé  » dans l’enveloppe de bois par les onguents ? Soit ! Carter va les ramollir à la flamme à travers une plaque de zinc. Puis il laissera agir des dissolvants.

     Le 28 octobre 1925, ses efforts sont récompensés. Sous le lourd couvercle d’or, deux trésors dont les images feront le tour du monde :  » une impressionnante momie, nette et soignée  » et  surprise !!  un masque  » étincelant de magnificence  »masque or. Après ce cliché, il faudra encore sept ans pour inventorier les 5 398 objets que la tombe renferme. La découverte du siècle.?!

 

La choucroute


( Déjà sur l’autre blog ,mais comme je vais le supprimé …Je mets quelques un de  » ses billets  » sur celui -ci )

Choucroute :

plat de choucroutechoucroute

    Si vous pensiez que le mot » choucroute » n’était qu’une simple contraction de » chou et de » croûte » , vous vous fourriez » la saucisse de Strasbourg » lol dans l’oeuil !En effet , c’est en réalité un mot » emprunté à un mot du dialecte alsacien , » sürkrüt » lui même dérivé de deux locutions allemandes , » sauer » qui veut dire » aigre » et » kraut » qui signifie » herbe » ou » chou » . Ceci ne change rien au goût de la choucroute ( qu’on aime ou non ) , mais au moins , le prochaine fois vous et moi saurons vraiment l’ origine du nom de ce que nous mangeons lol

Connaissez vous…..


L’ Hymne des femmes !

    J’ai appris ces jours derniers qu’il existe ! 

    Il n’était pas destiné à devenir une chanson de ralliement, et pourtant… Près de 50 ans après sa création par des membres du MLF, cet hymne, qui se fredonne sur l’air du   » Chant des marais  », (re)trouve une certaine notoriété. A apprendre pour le samedi 23 novembre, journée de marche contre les violences faites aux femmes à l’initiative du collectif   » Nous Toutes  ».
   Le texte, tout à fait  improvisé, serait né lors d’une réunion du mouvement féministe pour préparer le rassemblement du 28 mars 1971 en mémoire des femmes de la Commune de Paris ; une œuvre collective, donc, à laquelle ont participé notamment Monique Wittig, Hélène Rouch, Antoinette Fouque, Josée Contreras.  Cette dernière aurait eu l’idée de la chanter sur l’air du Chant des marais (appelé aussi Chant des déportés, ou des soldats de marécage) écrit en 1933 par un mineur, Johann Esser, et un acteur et metteur en scène, Wolfgang Langhoff, mis en musique par Rudi Goguel, un employé de commerce, tous prisonniers politiques au camp de Börgermoor. En 1979, Antoinette Fouque ajouta un nouveau couplet, selon les  » Editions des Femmes   »:  »Nous ne sommes plus esclaves, nous n’avons plus d’entraves, dansons !  »

   L’an dernier, 40 chanteuses en ont enregistré une version à l’occasion du premier appel à manifester du collectif  » Noustoutes  » , le 24 novembre dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes  et au profit de la Maison des femmes de Saint-Denis.

   On l’a entendu également, le 11 juin dernier, au Roazhon Park de Rennes lors du match qui opposait le Chili à la Suède pour la Coupe du monde de rugby, à l’initiative de la compagnie Dicilà.?

Nul doute qu’on devrait l’entendre, samedi 23 novembre, à Paris, lors de la marche contre les violences sexistes et sexuelles. L’an dernier, 50 000 personnes avaient défilé à l’appel du collectif Nous Toutes.
    Le 25 novembre est la date de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et celle qu’a choisie le gouvernement pour clôturer le Grenelle des violences conjugales ouvert en septembre.
Ci-dessous : la page originale du numéro 3 du Torchon brûle (février 1972) dans lequel a été publié l’hymne du M L F :

hymne féministe