Et si……?????


Et si
Et si on s’attendait, et si on s’attardait
Et si on s’entraidait, si on s’accompagnait
Et si on se penchait sur celui qu’est tombé
D’abord pour le soigner et pour le relever

Et si on essayait et si on s’efforçait
D’apprendre à se connaitre avant de se défier
Et si on accordait à toute différence
La même compassion et la même indulgence

Et si on se disait qu’à partir d’aujourd’hui
On met d’autres étoiles dans le ciel de nos nuits
Des secours de cadeaux, des soutiens, des bienfaits

Pour se coucher heureux et s’endormir en paix
Et si

Et si on était beau, je veux dire beau dedans
L’esthétique à soigner de nos bons sentiments
On passe tant de temps le regard dans la glace
L’âme mérite bien autant de face à face

Et si on était jeune, je veux dire même vieux
Du berceau au cercueil garder les mêmes yeux
Le regard d’un enfant s’émerveille d’un rien
Et si on trouvait grand même ce qui l’est moins

Et si on pardonnait quand on nous a menti
Et si on pardonnait quand on nous a trahi
La punition serait de rendre coup pour coup
Mais la clémence est sage et bourreaux sont fous
Et si

Et si on regardait tout l’or de son voisin
Sans le moindre dépit qu’il ne soit pas le sien
Si on ne condamnait personne en aucun cas
Si on se contentait de ne juger que soi

Et si on oubliait de se mettre en colère
Si on foutait la paix à nos envies de guerre
Pour faire une caresse ou pour tendre un main
Il faut bien moins d’effort que pour serrer le poing

Si au lieu de courir on s’arrêtait un peu
Pour reprendre de souffle et pour attendre ceux
Qui suivent à petits pas presqu’au bout du rouleau
Les aider à marcher, les porter s’il le faut
Et si

Et s’il ne suffisait pas seulement de le dire
Et s’il ne suffisait pas seulement de l’écrire
Et si l’on décidait de faire dès demain
Le premier pas vers l’autre pour lui tendre la main

Et si on faisait mieux que le mieux que l’on croit
Et si même attentif on allait au delà
Et si on était bon plus que de temps en temps
Et si on apprenait à s’aimer à plein temps
Et si on était bienveillant
Et si on était bienveillant
Bienveillant ………………

Venue de Manu oblige….


  Je quitte le Net et vais essayer de dormir un peu …Après la dernière cigarette  ( je n’en ai fumé que 8 aujourd’hui !!!!! ) 

Quand mon  »bonhomme  » vient manger , il arrive vers 11h 45 ! => Pas beaucoup de temps de sommeil ……

   A ce soir certainement ….

La semaine…..


L umières pourpres du petit matin,
U ne journée qui commence plutôt bien !
N imbée de brume aux dessins
D antesques et incertains ;
I maginez celle de demain !
M émoires d’hier et de toujours,
A u fond du puits de vos silences,
R etrouverez-vous au détour
D u chemin des nuits de nonchalance, les
I mages de la fin du jour ?
M es livres remplis de nostalgie
E crivent l’histoire d’une vie
R eflets de l’incertitude, dans le
C alice de l’habitude ;
R edonner force et espérance
E st le fardeau qui est le mien,
D ans ce monde ou la décadence
I llusionne le genre humain.
J ardins d’iris et d’opalines, vos
Ecureuils sont de retour,
U ne pluie fine tambourine
D ans les sous-bois et les collines,
Infatigable et sans détour.
Vivement la fin de la semaine !
E t nous pourrons aller enfin
Nous promener en bord de Seine,
Dormir ou faire des câlins,
Rêvasser dans les chemins en fleurs,
Ecrire aussi de longs poèmes, et
Déjeuner à l’ombre des pins,
Incognito et sans problèmes.
Surfer lentement sur la toile du net,
Avec le sentiment intérieur de n’être, qu’une
Machine vivante racontant des sornettes,
Echappée de l’asile des fous de l’internet.
D échirer le voile des forums espions,
Indexer l’antivirus aux ailes des papillons !
Demain, hélas, la semaine recommence !
Insidieusement, cette belle journée avance,
Martelant les secondes, les minutes sous l’enclume,
Attisant le feu d’un soleil qui s’embrume.
N ’aurais-je pas dû ce jour profiter de l’aubaine, et
C hercher avec humour que ces heures soient miennes ?
Hebdomadaire journée, quand tu me reviendras,
Essaie de guider ingénieusement mes pas

Une bicoque.


bicoque

 

     Cette chancelante bicoque bâtie en moellons était revêtue d’une couche de plâtre jauni, […]. — (Honoré de Balzac, Un épisode sous la Terreur, 1831)
À une petite distance de la bicoque de Dieu le père, le Pape-Dieu rencontra une troupe folâtre de femmes et de jeunes filles, parées d’étoffes voyantes et bigarrées. — (Paul Lafargue, Pie IX au Paradis – 1890)
   Pendant de longs siècles, la maison resta bien fragile. A peine différente d’une cabane de bois dans les forêts, bicoque de limon très souvent, elle brûlait ou elle fondait pour un rien. — (Octave Guelliot, Villages et maison des Ardennes, dans la Revue de folklore français et de folklore colonial, Librairie Larose, 1937, vol. 8, p. 188)
    Rares et maigres, pauvres et silencieuses étaient les localités traversées et, dans celles-ci, nombreuses étaient les demeures manifestement abandonnées, les bicoques délabrées où tout en fait des ruines.
Ces quelques extraits » rimant » décrivent bien ce qu’est une bicoque , mais d’où vient ce mot ?
Etonnamment , il aurait pour origine une bataille !
Emprunté à l’italien soit par l’intermédiaire du toponyme La Bicocca, où une bataille fut livrée, en 1522, et où les Français furent défaits par les Impériaux ; soit au même mot en tant que nom commun, bicocca ( »petit fort ») en italien et en latin médiéval. Au delà, le mot est d’origine obscure.

illustration bataille bataille la-biocca
Petite ville ou place de peu d’importance et de peu de défense….