Il y a environ 38 ans….

L’Auvergnat et Les copains disaient au revoir à Georges Brassens

Brassens

    Le 29 Octobre 1981, Georges Brassens nous quittait. Il venait d’avoir 60 ans.
Le temps passe, mais les chansons de cet artiste inoubliable sont toujours écoutées par des milliers de personnes, de toutes les générations.
Ces chansons et poésies sont reprises et enseignées dans le monde entier, expliquait le quotidien Sud-Ouest dans un article en hommage à l’artiste sétois.
   Dans sa ville d’origine, on peut d’ailleurs visiter   » L’espace Brassens  » où, muni d’un casque, chaque visiteur se laisse guider par Brassens qui parle de sa vie et de son œuvre.

Un titre plutôt méconnu de notre Grand Brassens.

Le Bistrot :

Dans un coin pourri
Du pauvre Paris,
Sur un’ place,
L’est un vieux bistrot
Tenu pas un gros
Dégueulasse.

Si t’as le bec fin,
S’il te faut du vin
D’ premièr’ classe,
Va boire à Passy,
Le nectar d’ici
Te dépasse.

Mais si t’as l’ gosier
Qu’une armur’ d’acier
Matelasse,
Goûte à ce velours,
Ce petit bleu lourd
De menaces.

Tu trouveras là
La fin’ fleur de la
Populace,
Tous les marmiteux,
Les calamiteux,
De la place.

Qui viennent en rang,
Comme les harengs,
Voir en face
La bell’ du bistrot,
La femme à ce gros
Dégueulasse.

Que je boive à fond
L’eau de tout’s les fon-
tain’s Wallace,
Si, dès aujourd’hui,
Tu n’es pas séduit
Par la grâce.

De cett’ joli’ fé’
Qui, d’un bouge, a fait
Un palace.
Avec ses appas,
Du haut jusqu’en bas,
Bien en place.

Ces trésors exquis,
Qui les embrass’, qui
Les enlace ?
Vraiment, c’en est trop !
Tout ça pour ce gros
Dégueulasse !

C’est injuste et fou,
Mais que voulez-vous
Qu’on y fasse ?
L’amour se fait vieux,
Il a plus les yeux
Bien en face.

Si tu fais ta cour,
Tâch’ que tes discours
Ne l’agacent.
Sois poli, mon gars,
Pas de geste ou ga-
re à la casse.

Car sa main qui claqu’,
Punit d’un flic-flac
Les audaces.
Certes, il n’est pas né
Qui mettra le nez
Dans sa tasse.

Pas né, le chanceux
Qui dégèl’ra ce
Bloc de glace.
Qui fera dans l’ dos
Les corne’ à ce gros
Dégueulasse.

Dans un coin pourri
Du pauvre Paris,
Sur un’ place,
Une espèc’ de fé’,
D’un vieux bouge, a fait
Un palace.

 

8 réflexions sur “Il y a environ 38 ans….

    • Salut Apha
      Moi, je l’ai toujours aimé , enfin depuis que je suis capable d’écouter et comprendre une chanson lol …Même chose pour Brel , et……un peu plus tard , Ferré.
      Merci pour avoir lu et laissé un mot .
      (P.S : çà m’énerve , en ce moment , beaucoup de commentaire de mes contacts arrivent dans les indésirables ! J’ai du faire une erreur / bêtise …Mais je ne trouve pas la raison )
      A bientôt
      F.

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      • Ferré, je l’apprécie également.

        Pour le problème des indésirables, je ne pense pas que tu sois responsable car j’ai le même problème et je n’ai rien fait de particulier.

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  1. Dès mon enfance, j’ai aimé Brassens pour sa musique et surtout pour ses mots et sa poésie. C’est un de mes oncles, un prêtre, qui me l’a fait découvrir en jouant lui même certains de ses morceaux à la guitare.
    Dans son testament, une quinzaine d’années plus tard, il me léguera ses albums de Brassens, Félix Leclerc et Guy Béart. Que d’heures j’ai passé avec lui lorsque nous allions le voir dans a paroisse de Bretagne et que de morceaux il m’a fait découvrir en m’en expliquant le sens et le style de musique de base utilisé.
    De Brassens j’apprécie beaucoup « la supplique pour être enterré sur la plage de Sète » mais aussi « Le bulletin de santé » qui est un moment rempli d’humour tout comme « Hécatombe » ou les « Deux oncles ».
    Quant à cette chanson « le bistrot », elle apparait dans un disque de Renaud qui est sorti en 1996.
    J’ai beaucoup apprécié la sortie d’inédits chanté par Maxime Leforestier qui a chané et joué à la guitare les morceaux inédits et inconnus sans trahir un instant l’esprit et la lettre du grand Georges dans un album intitulé « petits bonheurs posthumes sorti en 1996.
    Brassens est untel maitre dans l’art de la musique, de la façon de jouer avec les mots ou de choisir ceux-ci pour leur musicalité qu’un grand nombre de chanteurs des jeunes générations avouent avoir écouté Brassens et disent avoir été influencé par lui pour la qualité de son écriture. Comme quoi on peut dire qu’il restera éternel.

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    • Bonsoir Yann ,
      J’ai toujours aimé , même plus qu’aimé Brassens …Honnêtement, je ne me souviens plus quand ni comment je l’ai découvert ( hormis que j’étais jeune , fort possible que ce soit encore ma grand- mère qui me l’ait fait connaitre lol ) , mais j’ai tout de suite aimé le poète et la musique ( qui semble simple, mais ne l’est pas vraiment , le fait qu’il n’utilise que sa guitare est , à mon avis , trompeur )…..Ce n’est qu’ensuite que j’ai  » connu  » et apprécié Brel et…..Ferré …..
      Le  » bulletin de santé  » , je ne m’en souvenais pas , mais tu me le rappelles et !!!!

      Merci pour avoir lu et mis un commentaire
      F.

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      • Comme tu le fais remarquer à juste titre, la musique de Brassens semble simple et facile or il n’en est rien.
        C’est une musique basée sur un mélange d’accords de jazz, de swing, de classique et de chanson française. Lors d’un Grand Echiquier qui lui était dédié, un pianiste de renom a expliqué que la musique de Georges Brassens était très difficile à interpréter quand on n’avait pas des solides bases de solfège et de musique classique et jazz.
        Il s’est mis au piano avec une partition de « la supplique pour être enterré à la plage de Sète » et, durant plusieurs minutes, on a eu l’impression d’assister à un concerto classique.
        Puis il a fait jouer un autre morceau au piano et par un orchestre philarmonique et là, ce fut une révélation : on constatait combien Brassens était un sacré compositeur en plus d’être un excellent poète.

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