» Rire jaune  » ?


Origines ?

     Si vous pensez aux personnes de race jaune rire jaune pour expliquer les origines de l’expression, détrompez-vous lol . La réalité de cet idiome est ailleurs: 
Signification de la locution :
  On dit qu’une personne rit jaune, lorsqu’elle le fait de manière forcée. C’est un rire que l’on esquisse malgré son mécontentement. On cache ses vraies émotions et on affiche un rire factice pour tromper ses interlocuteurs. Pourquoi cette couleur est-elle utilisée pour qualifier ce rire d’un genre si particulier ?
Étymologie de l’expression  » rire jaune  »
   Deux explications tentent de faire comprendre les origines de la locution:

    1)   La première lie le dicton aux symptômes des maladies hépatites. Les personnes atteintes d’une telle affection étaient sujettes à des souffrances atroces. De plus, leur teint prend une coloration jaunâtre. Quand il leur arrive de rire, elles ne peuvent faire qu’en se forçant un tout petit peu. D’où la formule  » rire jaune  » .
  Mais d’autres  linguistes estiment que l’expression viendrait de cette tournure ancienne  »rire jaune comme farine  » ? Le terme  » farine  » représente une forme  de  » gens de même farine  », c’est-à-dire des gens peu recommandables, méchants. On suppose alors que ces personnes ne peuvent rire que d’une manière contrainte.

  2)  La seconde explication ébauchée par Antoine Oudin au XVIIe siècle et reprise par plusieurs lexicographes  semble la plus proche de la vérité.
Un exemple :
   Georges Clémenceau regroupe ses articles de presse dans un ouvrage intitulé   »Vers la réparation  » en 1899. On trouve dans ce livre une bonne illustration de cette  expression à la page 370 :  » M. Alphonse Humbert, enfant terrible, nous raille d’un bon rire jaune.  »
Et vous, vous arrive-t-il de rire jaune parfois ?

Les commentaires sont en forte baisse ……


C’est  » amusant  » ( rire jaune ) : Depuis que je suis parvenu à bloquer les  » like  » sur mes billets , je n’ai PRESQUE plus de commentaire…….

Mais je ne remettrais pas les  » like  » ( qui ne veulent rien dire ) pour autant …..( surtout pas que le lecteur a aimé ; à la limite, il est passé , même sans lire ) 

Ceci dit , ce n’est  PAS valable pour tous mes amis …..

A plus …..peut-être….

Le  » pétrichor  » ?


   Si on aime l’odeur  qui remonte du sol après un orage , on  fait partie des personnes sensibles au pétrichor, cette odeur de pluie si particulière, capable de nous faire remonter en tête de nombreux souvenirs. Signifiant littéralement  » sang de pierre  », cette odeur caractéristique serait en fait une combinaison de senteurs.

  Les origines du pétrichor :

  Le pétrichor désigne à la fois un liquide huileux sécrété par les plantes et l’odeur caractéristique qui se dégage après un orage. Selon des études récentes, 4 phénomènes se mélangent pour former le pétrichor :

   Le premier est en rapport avec l’huile produite par les végétaux . Lors du choc thermique créé par le contact des gouttes sur le sol sec, ce liquide sera absorbé par l’air. Il se mélangera à la  » géosmine  », une molécule volatile produite lors de la multiplication des bactéries activées par l’eau. C’est le second phénomène responsable du pétrichor.

  L’odeur  de l’ozone s’ajoute à ces 2 odeurs . En effet, la foudre est responsable de la division des molécules de dioxygène, propice à la formation d’ozone. Enfin, un phénomène physique est responsable de la propagation de cette association d’odeur:     

   Lorsque les gouttes d’eau atteignent des surfaces poreuses telles que la terre, des bulles d’air se forment et dispersent rapidement les odeurs à la manière d’un aérosol. L’apparition du pétrichor est donc liée à une combinaison de phénomènes physiques et chimiques.

  Pourquoi le pétrichor est-il si agréable ?

   Il est assez rare que quelqu’un n’apprécie pas le pétrichor. Là aussi, la raison pour laquelle les humains trouvent cette odeur agréable peut être expliquée scientifiquement.

   Le pétrichor est bénéfique pour l’homme comme pour son environnement. Lorsque l’huile végétale est produite sous l’effet de la pluie, elle imbibe le sol, les végétaux et les graines. Grâce à elle, les végétaux renforcent leur barrière naturelle et sont capables de mieux résister aux périodes sèches.

  De plus, dans toutes les cultures, les humains dépendent de la pluie pour se nourrir et survivre. En effet, c’est la pluie qui rend les animaux et les végétaux plus abondants. Il est donc normal que notre conscience collective associe le pétrichor à des évènements positifs et l’interprète comme une odeur agréable.

La Michelade ?


Le 22 mai 1567, les délégués du Languedoc, réunis sous la présidence de l’évêque de Montpellier, s’opposent à l’installation du capitaine La Grille comme sénéchal parce qu’il était protestant, et exigent que les consuls de Nîmes aussi bien que les professeurs du collège de cette même ville soient tous catholiques. Cette exigence entraîne la rupture du pacte de réconciliation élaboré quelques mois auparavant.
Des troupes sont rassemblées au château royal de la « cité romaine ». La querelle est amplifiée par celle qui oppose depuis de nombreuses années les deux familles les plus influentes de la ville : les d’Albenas catholiques et les Calvières protestants.
Le 29 septembre 1567 est la fête de la Michelade, une foire qui a lieu le jour de la Saint-Michel à Nîmes. En passant près de la ville, une marchande protestante de légumes aurait été insultée par quelques soldats et ses légumes piétinés. Cet incident entraîne l’attroupement de paysans et de soldats des compagnies protestantes en formation. Les insultes et les menaces échangées transforment cet attroupement en émeute.
Le premier consul Guy Rochette, un catholique nommé de façon très contestée, tente en vain d’apaiser les émeutiers, et se voit contraint de se réfugier chez l’évêque Bernard d’Elbène. Le vicaire général et une vingtaine1 de moines ou clercs, sont incarcérés. Le 30 septembre 1567, ils sont enlevés, massacrés et jetés dans un puits de la cour de l’évêché2. Lors de travaux trois siècles plus tard, les corps sont retrouvés empilés au fond du puits.
Les émeutiers pillent également les églises catholiques de la ville, et tentent de démolir le clocher de la cathédrale en le sapant à sa base. Le premier consul est arrêté. L’évêque s’échappe et se rend pendant la nuit à Tarascon, grâce à un soldat protestant, Jacques Coussinal.
Le consistoire protestant s’oppose vivement à ces actions, donne ordre aux troupes de mettre fin aux violences, et adresse un blâme aux meneurs Servas, Vigier et d’autres. La situation s’apaise ensuite rapidement.
En représailles, des catholiques soutiennent les persécutions les plus violentes, et incendient en 1568 le grand temple de la Calade, construit deux ans auparavant avec l’autorisation du roi Charles IX. Il fut reconstruit en 1595 et à nouveau détruit en 1686.
Le Parlement de Toulouse décide que « cent chefs de famille seront promenés sur un tombereau dans toutes les rues et carrefours de la ville », que « leurs biens seront confisqués » et qu’ils subiront « une mort infamante ». La plupart des condamnés émigrent alors à l’étranger.
Des ordonnances comminatoires parviennent de Paris, et interdisent tous les prêches et la simple pratique de la religion protestante sous quelque forme que ce soit.
Cette émeute à Nîmes s’inscrit dans l’ensemble de troubles entraînés par les guerres de Religion qui déchirent la France au XVIe siècle. Il préfigure, à une échelle moindre, le massacre des protestants par les catholiques lors de la Saint-Barthélemy le 24 août 1572, où cinq à dix mille protestants furent tués à travers toute la France.
Cent trente-six ans plus tard à Nîmes, un nouveau massacre a lieu, organisé par les troupes royales et catholiques contre les protestants : le massacre du moulin de l’Agau.