Parceque mes blogs en font de plus en plus……:


 » Faire fiasco  » :

Essuyer un insuccès, un échec
   Cette locution proverbiale, d’origine italienne ( puisque le mot fiasco dans cette langue veut dire bouteille ), est employée pour exprimer un insuccès,un échec.  :

L’origine ?
  Un acteur italien, nommé Biancolelli (Domenico Giuseppe Biancolelli 1636-1688), jouait à Florence le rôle d’Arlequin dans une pièce en vogue, où il débitait un monologue désopilant sur un objet qu’il tenait à là main et qu’il était censé avoir trouvé.

   Chaque soir, l’acteur se présentait à son public avec un nouvel objet à la main et les lazzis qu’il improvisait là-dessus lui apportaient un grand succès. Dans l’une de ses représentations, Biancolelli arriva tenant une bouteille garnie de paille et, malgré tous ses efforts, ne parvint pas à faire rire son public.

    Voyant que tout était inutile, il prit à parti son fiasco, c’est à dire  sa bouteille, et l’apostropha en lui disant qu’elle était la cause de son insuccès ; là-dessus il jeta sa bouteille par-dessus son épaule. Ce mouvement dérida bien un peu les spectateurs ; mais l’acteur n’en avait pas moins échoué .
   C’est de là que, quand un artiste manque soit son entrée en scène, soit sa réplique, qu’on dit qu’il a fait un fiasco. C’est donc par souvenir de l’accident arrivé à un acteur qu’on en est venu à utiliser cette locution,  un peu vulgaire et qui, malgré cela, ne cesse d’être appliquée dans toutes les situations analogues.          Les Allemands disent : Fiasco machen. Il y a encore une autre locution équivalente à celle-ci, mais encore plus triviale, c’est : Remporter une veste.

Indépendance de Genève ?


   Geneve 1602 ( Genève à l’époque  )

    Le 21 juillet 1603, à Saint-Julien-en-Genevois, Genève et la Savoie signent un traité qui consacre l’indépendance définitive de la ville après l’épique   » journée de l’Escalade. » 

La journée de l’escalade

  Le 12 décembre 1602, une troupe de soudards s’approche de Genève. Ses chefs, qui obéissent au duc de Savoie Charles-Emmanuel, ont mission de s’emparer de la petite république calviniste et d’y rétablir le catholicisme.

Une ville indisciplinée
Après les guerres de Bourgogne et la triste fin du duc Charles le Téméraire ( Grand-Duc d’Occident )  sous les murs de Nancy (1477), Berne et ses alliés de la confédération helvétique prennent conscience de leur force. Ils concluent contre le duché de Savoie une Alliance perpétuelle avec le roi de France Louis XI.
Sous le règne du duc Charles III, le roi de France, François Ier, envahit la Savoie. De leur côté, les Bernois envahissent le Pays de Vaud, le Genevois et le Chablais.
La ville de Genève, qui se situe à l’extrême limite du duché de Savoie, profite de l’affaiblissement de celui-ci pour signer en 1526 le  »  traité de combourgoisie  »  avec Berne et Fribourg. Elle se transforme en république libre et vote la Réformation en 1536.    Elle se rallie aux disciples de Luther avant de se soumettre à la férule de Jean Calvin.
Mais, en Savoie, le duc Emmanuel-Philibert, joliment surnommé « Tête de Fer », rétablit miraculeusement sa situation lors du traité de Cateau-Cambrésis (1559). Ses États lui sont restitués et il épouse même la soeur du roi de France Henri II, Marguerite de France. La rivalité entre le duché et la république n’en devient que plus dure.
  Genève contre Savoie
      En 1589, la cité de Calvin s’assure les services d’un  » reître  »  français, Nicolas de Harlay, seigneur de Sancy. (Un reître, dans le langage courant désigne une personne brutale. A l’origine, un reître était un cavalier allemand engagé par la France en tant que mercenaire. C’est leur brutalité qui a donné son sens contemporain à ce mot.
Synonyme : soudard . )  Ce mercenaire met à sac le Genevois sous domination savoyarde et le Chablais avec ses soudards bernois, français et genevois. Ses troupes occupent la place d’Yvoire puis la ville de Thonon.
   Le 2 mai, c’est au  tour du château de Ripaille, haut lieu symbolique de la Maison de Savoie. Le Conseil de Berne, allié de Genève, après avoir  » loué l’Éternel, Dieu des armées et défenseur des justes querelles  » , exige  de  Sancy  »  de renverser et détruire la maison de Ripaille  » . Le 3 mai,  »  le feu fut mis par toutes les sept tours et consuma premièrement les deux galères et les trois esquifs. Le feu continua le dimanche et le lundi…  » 
   Quelques années plus tard, le duc Charles-Emmanuel Ier, fils d’Emmanuel-Philibert  » Tête de Fer  », voulut prendre sa revanche: 

    Le 17 janvier 1601, à Lyon, il signe un traité avec le roi de France Henri IV pour s’assurer de sa neutralité au prix de la Bresse, du Bugey, du Valromey et du pays de Gex, puis il dirige son armée vers Genève la rebelle.
Une bataille épique :
   Le 12 décembre 1602 (selon le calendrier julien en vigueur à Genève), le seigneur d’Albigny décide de profiter de la plus longue nuit de l’année pour s’emparer de la ville.
    Plusieurs dizaines de mercenaires aguerris, munis d’échelles enveloppées de chiffons, se glissent le long de la muraille et les plus agiles franchissent le parapet sans que le guet ait sonné l’alerte.
    Mais la  » mère Royaume  » , une huguenote d’origine lyonnaise, voit un soldat s’avancer dans la ruelle. Elle saisit sa marmite sur la crémaillère de l’âtre et déverse la soupe brûlante sur les assaillants… L’alerte est sonnée et les miliciens se portent à l’attaque. En hâte, les intrus se précipitent de l’intérieur pour ouvrir les battants de la poterne et faire entrer leurs complices massés derrière. Mais c’est trop tard.
    Un garde du nom d’Isaac Mercier se jette sur le taquet qui retient la herse et la fait tomber sur les assaillants qui se précipitaient sous le porche. La ville est sauvée.
Les survivants de l’assaut  ( dont le comte de Sonnaz ) sont capturés et pendus le lendemain avec des  démonstrations de joie aux remparts de la ville, au-dessus de la plaine de Plainpalais. Leurs corps sont livrés aux injures des passants. Le roi Henri IV, apprenant la nouvelle quelques jours plus tard, envoie ses chaleureuses félicitations aux Genevois.
Vers une paix définitive
   Le 21 juillet de l’année suivante (1603), à Saint-Julien-en-Genevois, Genève et la Savoie signent un traité qui consacre l’indépendance définitive de la ville.
    Tous les deuxièmes dimanches de décembre, les habitants commémorent encore aujourd’hui l’Escalade en costumes d’époque, dans la vieille ville, avec des proclamations de circonstances par le héraut, de la musique militaire d’époque (fifres et tambourins) et un feu de joie devant la cathédrale.
    On mange des marmites en chocolat, fracassées sur la table familiale au cri de « Ainsi périssent les ennemis de la République ! » Certains chantent le « Cé qu’è l’ainô », un poème épique dans un patois proche du provençal qui était parlé à l’époque. 
Cé qu’è lainô, le Maitre dé bataille,
Que se moqué et se ri dé canaille,
A bin fai vi, pè on desande nai,
Qu’il étivé patron dé Genevoi…

Traduction aproximative : 
Celui qui est en haut, le Maître des batailles,
Qui se moque et se rit des canailles
A bien fait voir, par une nuit de samedi,
Qu’il était le patron des Genevois…
    ( À noter que les catholiques, qui ont été privés des droits civiques pendant 200 ans au profit des calvinistes, sont redevenus aujourd’hui majoritaires à Genève.)

Il y a environ 50 ans ….


   » Un petit pas pour l’homme , mais un bond de géant pour l’humanité  » 

Le 21 juillet 1969 ( j’avais 14 ans  lol ) , à 2h56  » G M T  » , l’astronaute Neil Amstrong sort du module de la mission spatiale américaine Apollo 11 et pose le pied sur le sol lunaire . Avec Buzz Aldrin , ils explorent les lieux et marquent leur passage en plantant un drapeau américain et une plaque d’acier  avec un message de paix signé par le président Nixon ……