Bisons  » dangereux  » ?


     Les dix-neuf bisons qui divaguaient depuis mercredi près de Megève (Haute-Savoie) ont été abattus ce vendredi 19 juillet par sécurité, leur retour à leur domaine d’élevage n’ayant pas été possible, a rapporté la préfecture.

Le troupeau avait été évalué dans un premier temps jeudi à vingt animaux.

“Le troupeau, inamovible, a été abattu sans incidents ni blessés parmi les personnes mobilisées”, a indiqué peu avant 10h00 Aurélie Lebourgeois, directrice de cabinet du préfet.

  Les bisons avaient assez peu bougé dans la nuit et les tireurs, au nombre de sept ou huit, ont réussi à se mettre en place sans les effrayer, a précisé Mme Lebourgeois.

Les animaux , pesant entre 300 et 600 kgs, dont deux bisonneaux, s’étaient échappés mercredi matin du domaine de la Sasse, où ils sont élevés, dans des conditions non élucidées.

 »Des bisons ne se manœuvrent pas comme un troupeau de vaches »

 Les mairies de Megève et Saint Gervais avaient pris jeudi des arrêtés pour restreindre la circulation.

   La préfecture avait tenté de les rabattre vers leur enclos, avec l’aide des agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) mais l’encerclement n’a pas fonctionné.

   “Des bisons ne se manœuvrent pas comme un troupeau de vaches”, a fait remarquer Aurélie Lebourgeois (directrice de cabinet du préfet de Haute-Savoie) .

    Les bisons sont restés “relativement éloignés des zones habitées, mais il y a des sentiers de randonnée, et donc le risque de mauvaises rencontres”, a-t-elle ajouté.

 »On ne pouvait prendre le risque d’avoir une charge ou un bison qui arrive en ville »

  La préfecture a donc dû se résoudre jeudi soir à prévoir leur abattage à l’aube vendredi, car  »personne ne peut garantir une autre technique qui fonctionne”, selon A . Lebourgeois.

    L’option d’un endormissement a été étudiée, elle a été abandonné : Il fallait en effet prévoir de très fortes quantités de produit anesthésique, avec le risque de ne pas toucher une zone du corps où il se serait diffusé rapidement, a-t-elle ajouté : “On ne pouvait les faire courir et se disperser”.

     “Nous ne faisons pas cela de gaieté de cœur mais on ne pouvait prendre le risque d’avoir une charge ou un bison qui arrive en ville”, a-t-elle conclu.

   Le troupeau évadé représente la majorité des bêtes de l’éleveur Dominique Méridol sur le domaine de la Sasse, près du mont d’Arbois. Il abat lui-même ses bêtes et la viande est servie au restaurant du domaine.

3 réflexions sur “Bisons  » dangereux  » ?

  1. Ce sont bien des décisions de fonctionnaires technocrates sortis des grandes écoles ça ! Des hauts fonctionnaires qui ne connaissent rien à la nature et à la campagne.
    L’argument sur les anesthésiants et l’endormissement ne tient pas.
    Pourquoi ne pas avoir prévu de très fortes quantités de produit anesthésique ? Pour des raisons budgétaires ?
    Quant l »argument qui dit qu’il y avait le risque de ne pas toucher une zone du corps valable, ça ne tient pas non plus : pourquoi ne pas avoir fait appel à un bon tireur ? C’est si rare dans cette région ?

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    • L’argent est surement entré en compte Yann….Pour le reste , je suis d’accord avec toi ,  » un bon endroit  » ??? ! Un bon tireur aurait pu les endormir sans problême …..Je n’ ai pas compris non plus pourquoi ils ont choisi de les tuer .? En plus je me demande ce qu’en a pensé l’éleveur ?
      Merci
      F.

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