Parceque….c’est mon cas


 

 »Se faire du mouron  »

Comme , je pense , chacun le sait , cette expression signifie qu’une personne se fait beaucoup de souci.
   Le terme  » mouron  » est cependant assez énigmatique: Il désigne de très petites herbes,mouron que l’on trouve dans les près à la campagne . Dès le début  du  19ème siècle ce mot est utilisé pour désigner en argot une touffe de poils, ou de la chevelure.
   Donc  »se faire du mouron  » signifie alors littéralement  » se faire des cheveux  » ; ce qui n’est rien d’autre que la forme simplifiée d’une autre expression, déjà existante à l’époque,  » se faire des cheveux blancs  ». Evidemment , par ricochet,  » se faire du mouron  » s’est mis à signifier au siècle dernier “s’inquiéter” ou  »se faire de la bile  », ( dont le sens est le même.)soucieux

   La bile, les cheveux ou les poils, toutes ces expressions qui ont le même sens, font toutes allusion  à une production indépendante du corps humain, faite indépendament de la volonté.  ( Comme si , notre incapacité à en contrôler la production nous inquiétait.)

Mais pourquoi ai je écrit que c’est mon cas ? 

   Parceque ma petite Cali Cali sur canapé ! a disparu ! Je ne comprends pas : Hier soir , elle était encore là , bien présente dans l’appartement …Elle ne peut pas être sortie : Tout est fermé pour ce qui pourrait permettre de sortir ( c’et d’ailleurs dur pour moi , car il fait chaud et j’aimerais ouvrir la fenêtre ) , mais pour éviter toute sortie de ma petite compagne ( pour l’instant , en tous cas ), je ne l’ouvre pas …Alors ??? Mystère ; m’a – t -elle suivi sans que je ne le remarque quand je suis sorti tout à l’heure ? Est elle cachée dans un coin de l’appartement ? ( j’ai cherché partout dans celui ci , en haut et en bas sans résultat )

 

 

çà s’est passé il ya ….


  Environ 178 ans : Nicolas Appert décèdait …..en 1841 ( à l’âge de 92 ans !)

  N. Appert   qui , comme chacun le sait trouva la solution à la conservation des aliments ,( que beaucoup avaient cherché avant lui ),  quelques-uns avaient entrevu la solution mais que lui seul fit  passer de l’état de rêve à celui de la réalité .

   Parmi les hommes de science dont la mémoire est digne d’être conservée conserves lol  ( il en est qui, se bornant aux études théoriques, dégagent les grandes lois de la nature d’une masse de faits jusque-là confusément reliés et compris. Ces lois deviennent alors comme des phares : elles guident dans leurs travaux les nouvelles générations de chercheurs qui peuvent progresser sans cesse …)

Nicolas Appert
    » S’il est merveilleux de débrouiller les lois de la nature et de se laisser aller aux spéculations théoriques, il est encore plus  magnifique de conquérir une nouvelle industrie, et de donner, dans une plus large mesure, satisfaction aux besoins journaliers de l’existence  » ?
  Appert fut  un de ces génies utilitaires. Guidé par une idée dont on peut, au cours de sa vie , suivre les traces , il a fini par résoudre pratiquement ce problème difficile de la conservation des substances alimentaires  Il ne peut y avoir aucun doute à ce sujet. Bien sur,  d’autres avant lui avaient eu et avaient exprimé cette idée dont la simplicité est remarquable . Mais personne ne l’avait mise  » en pratique  » . La découverte de la conservation est bien due à Appert, puisque c’est lui qui l’a pratiquement réalisée.
  Parmi ses prédécesseurs, on cite notamment Boerhaave, Glauber et plus tard Gay-Lussac, qui ont indiqué des moyens de conservation. On a aussi attribué au pasteur livonien Eisen l’invention des conserves ( En fait , le pasteur Eisen s’était  borné à conserver des substances par la dessiccation ). Depuis Appert, l’industrie des conserves est devenue la base d’une grande industrie nationale.
  Nicolas Appert est né, en 1749, à Châlons-sur-Marne.  Peu de choses du début de sa vie sont connues , sinon que, jusqu’en 1796 il s’occupa du commerce des produits alimentaires.    On le retrouve, travaillant dans les caves de la Champagne, dans les brasseries, les offices, les magasins d’épicerie magasin confiserie. La confiserie l’occupa plus longtemps , et, pendant quinze ans, il fut  confiseur, rue des Lombards.
   Ce serait  pendant cette période que son idée dominante  » germa  », prit corps et finit par occuper tout son temps. Il avait remarqué dans tous ses travaux à quel point  était importante  l’action du feu sur les substances alimentaires. C’est grâce au feu qu’il pouvait modifier non seulement le goût, mais aussi la nature de ses aliments ; il devait arriver à conserver ceux-ci par l’action du feu.
   Vers 1796 , Appert quitta le commerce et  s’établit à Ivry-sur-Seine. Il fut même nommé officier municipal de cette commune le 7 messidor an III (25 juin 1795) et exerça ces fonctions pendant plusieurs années. Son séjour à Ivry fut  » productif  ».    C’est là qu’à force de patience, de travail et de science, il obtint la réalisation pratique de son idée. Mais le moment était peu favorable pour l’industrie et le commerce. Appert dut avoir recours à des industriels anglais pour obtenir quelques fonds, et, en 1804, il quitta Ivry pour venir s’installer à Massy, où il fonda sa fabrique.
   La première application du procédé date donc de 1804, époque à laquelle Appert installa son usine à Massy. Celle-ci occupait une surface de 4 hectares, presque toute consacrée à la culture du pois et du haricots . Il y dirigeait les travaux. Les quelques rares personnes qui l’ont connu en parlèrent  plus tard d’un petit homme gai, travailleur, toujours prêt à renseigner chacun, aussi bon qu’actif, et qui avait, à Massy, su gagner l’amitié de tout le monde. Il occupait pendant la saison vingt-cinq à trente femmes pour écosser les pois et éplucher les haricots.
Dès le début, vers 1804, Appert fit constater officiellement par des expériences faites sur plusieurs navires la valeur de ses conserves. Cependant, tandis qu’il continuait à mener à Massy sa petite vie calme et laborieuse, sa découverte faisait grand bruit ; les corps savants, les journalistes, le public s’y intéressaient. Mi  mars 1809, la Société d’encouragement pour l’industrie nationale étudiait son  un rapport de sa commission sur le procédé.

  Les membres de la commission (  Guyton-Morveau, Parmentier, Bouriat ),   avaient examiné des substances conservées depuis plus de huit mois et leurs conclusions étaient des plus favorables à Appert. La presse lui adressait des louanges.  » M. Appert, disait le Courrier de l’Europe du 10 février 1809, a trouvé l’art de fixer les saisons : chez lui, le printemps, l’été, l’automne vivent en bouteilles, semblables à ces plantes délicates que le jardinier protège sous un dôme de verre contre l’intempérie des saisons.  » Appert 1

    Enfin, une commission officielle chargée d’étudier le procédé fut nommée. Le bureau consultatif des arts et manufactures accorda à Appert une somme de 12 000 francs à titre d’encouragement. Son ouvrage  »L’art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales  » parut en 1810. Il s’y donnait comme titre « ancien confiseur et distillateur, élève de la bouche de la maison ducale de Christian IV ».
       Avant Appert, les principaux moyens de conservation employés étaient la dessiccation, l’usage du sel et celui du sucre. Or, par aucun de ces moyens, on ne peut conserver les aliments sous une forme rappelant l’état frais. Notre savant explique que « l’action du feu détruit, ou au moins neutralise tous les ferments, qui, dans la marche ordinaire de la nature, produisent ces modifications qui, en changeant les parties constituantes des substances animales et végétales, en altèrent les qualités. » L’ouvrage d’Appert fut rapidement épuisé ; il s’était vulgarisé et se désignait ordinairement sous le titre de Livre de tous les ménages. Une seconde édition en fut publiée en 1811 et une troisième en 1813.
  Une étape importante dans la vie d’Appert est le voyage qu’il fit à Londres en 1814. « Lors de mon voyage à Londres en 1814, dit-il dans la quatrième édition de son ouvrage, j’ai vu dans une taverne de la Cité, celle où la Banque donne ses fêtes, un appareil à vapeur fort simple, au moyen duquel on peut faire cuire tous les jours le dîner de cinq à six cents personnes. » L’emploi de la vapeur parut de suite indiqué à Appert pour faire en grand la cuisson des conserves.
   Le voyage à Londres avait un autre intérêt. Les Anglais s’étaient très vivement intéressés aux recherches d’Appert et un Français, Gérard, avait apporté à Londres les idées et l’ouvrage d’Appert. Une grande société s’était fondée qui, en moins de trois ans, perdit une somme de 100 000 francs en cherchant à rendre pratique la conserve enfermée dans des boîtes de fer-blanc. Une des grandes objections qui avaient été faites à Appert, notamment par la Commission officielle, était en effet la fragilité des vases de verre qu’il employait. La substitution du fer-blanc au verre devint la principale préoccupation d’Appert à sa rentrée en France.
     Obligé d’abandonner son établissement de Massy bouleversé en 1814 et 1815 par les alliés qui l’avaient transformé en hôpital, Appert se réfugia à Paris où il installa dans un petit logement, rue Cassette, les quelques appareils qu’il put emporter. Bien que fort gêné, il continua tant bien que mal à s’y livrer à ses recherches. Fort heureusement, le gouvernement lui accorda un local vaste et commode aux Quinze-Vingts et c’est là qu’à la suite de nouvelles recherches et de nouvelles expériences, il put porter plus loin ses perfectionnements.   

    L’inventeur  ne put jouir, dans les dernières années de sa vie, du fruit de ses labeurs et de sa découverte. Préoccupé par son travail, il ne s’apercevait pas qu’il y dépensait toute sa fortune et tous ses gains. En 1816, sa fabrique de Massy, couverte d’hypothèques, du être vendue. Si Appert était inventeur n’était pas du tout un commerçant et il  »essuya  » plusieurs déboires. Il dut se retirer à Massy dans une petite maison dite « maison du Cadran ». Là, il continua à travailler, aidé dans une bien faible mesure, par la rente que lui versait  l’État.
   Mais il devenait plus faible, son existence devint triste : Il ne trouva plus la force de perfectionner sa découverte, il n’eût même pas la joie de se sentir entouré et aimé par les siens. Une vieille servante seule resta auprès de lui. Depuis longtemps il était séparé de sa femme et aucun parent ne vint consoler le vieillard. C’est dans l’abandon qu’il mourut le 1er juin 1841, et son corps fut placé dans la fosse commune.

Personnellement, je suis  »heureux  » que cet homme ait existé ,car chez moi les repas sont souvent des conserves ! 

Pourquoi… » le mieux  » ou…


 » Le nec – plus – ultra  » ?

  Même si ,  » on  » entend moins cette expression , ( on dit plus  » c’est parfait  » ,  » c’est la top  » etc….) , pour m’occuper , j’ai cherché ici est là  et ….
      « nec plus ultra » est , bien entendu , une expression latine ; elle serait utilisée depuis le début du 18 ème siècle et  trouve son origine dans la mythologie romaine.

     Elle apparaît dans les douze travaux d’Hercule quand le héros sépare l’Europe de l’Afrique lors de son dixième exploit. En tapant sur le sol, Hercule fait naître un séisme qui provoque la formation de deux colonnes rocheuses à Gibraltar, nommées depuis  » les colonnes d’Hercule  » colonne-hercule. Ce lieu lui semblant être les limites du monde, il y grava « nec plus ultra », ce qui signifie « limite à ne pas dépasser ».

    Le sens initial de l’expression a évolué vers la notion de perfection : c’est forcément parfait puisque l’on ne peut pas aller plus loin !

 P.S : Les 12 travaux d’Hercule ?

1) Etouffer le lion de Némée
  2) Tuer l’hydre de Lerne
  3) Battre la biche de Cérynie à la course
  4 ) Ramener le sanglier d’Erymanthe vivant
  5) Nettoyer les écuries d’Augias
  6) Tuer les oiseaux du lac Stymphale

   7) Vaincre le taureau de Minos
   8 ) Capturer les juments de Diomède
   9 ) Ramener la ceinture d’Hippolyte
   10) Ramener les boeufs de Géryon
   11 ) Ramener les pommes d’or des Espérides
   12 ) Capturer Cerbère, le chien à trois têtes