En mai ….il y a 51 ans


( Comme souvent , j’écris ce billet parceque j’en ai envie, çà m’intéresse . Il est long , trop long ? , peut-être confus ….Alors si quelqu’un passe , il ( elle ) n’a aucune obligation de le lire ou le commenter et surtout de mettre un  » like  » hypoccrite  )

F.

Les événements de mai-juin 1968 : ( j’avais environ 13/14 ans , mais je m’en souviens encore )

   Une période durant laquelle se déroulent, en France, des manifestations d’étudiants, ainsi que des grèves générales et sauvages.
   Ces événements, enclenchés par une révolte de la jeunesse étudiante à Paris, puis gagnant le monde ouvrier et la plupart des catégories de population sur l’ensemble du territoire, en font  le plus important mouvement social de l’histoire de France du XXe siècle.
   Il est caractérisé par une vaste révolte spontanée  » antiautoritaire  » ,  à la fois sociale, politique et culturelle, dirigée contre le capitalisme, le consumérisme, l’impérialisme américain et, plus immédiatement, contre le pouvoir gaulliste en place.
   Les événements de mai-juin provoquent la mort d’au moins sept personnes et des centaines de blessés graves dans les affrontements, aussi bien du côté des manifestants que des forces de l’ordre.
   Des années après , les événements de mai-juin 1968 apparaissent comme une rupture fondamentale dans l’histoire de la société française, matérialisant une remise en cause des institutions traditionnelles.

Les  » slogans  » :

 

 » Sous les pavés, la plage  »   ( 22 mai 1968 )
     L’aphorisme le plus célèbre de Mai 68 a été inventé par un inconnu.

    Ce 22mai, un jeune Parisien, Bernard Cousin, boit un café en terrasse. Devant lui, le boulevard Saint-Michel est éventré: des étudiants ont arraché les pavés. Il n’y a plus sur la chaussée que la couche de sable servant de soubassement. Pour passer le temps, Bernard cherche un slogan de soutien au mouvement étudiant. Les slogans, c’est son métier: il travaille dans une agence de publicité. Il tourne d’abord autour d’une idée plutôt » bucolique  »:  » Il y a de l’herbe sous les pavés  »…    Mais il craint un amalgame avec la marijuana. Soudain, quelqu’un ouvre une vanne d’incendie sur le trottoir, pour évacuer les déchets. L’eau se répand sur la chaussée, giclant comme une vague sur le sable. Eurêka !  »  Sous les pavés, la plage  »… Le soir même, heureux de son invention, le jeune homme part dans Paris avec un ami pour la copier plus de cent fois sur les murs.
 » La chienlit, c’est lui  » ( 19 mai 1968 )
   Ce jour-là, de Gaulle est en colère. Il a écourté un voyage officiel en Roumanie pour faire face aux événements. Non seulement la révolte étudiante nefaiblit pas, mais le pays est paralysé par les grèves. En plein conseil des ministres, le général s’agace : « La réforme oui ! La chienlit, non ! » Par ces mots, il prend acte de la nécessité de changement, mais il réclame que cesse la pagaille, autrement dit, la « chienlit » ( mot inventé cinq siècles et demi plus tôt par Rabelais ). À la télévision et à la radio, de Gaulle répète sans cesse  cette formule, pour appeler à la fin de la grève générale… Mais, dans cette bataille de mots qu’est aussi Mai 68, les étudiants des Beaux-Arts ripostent en lui retournant le compliment avec ce slogan: « La chienlit, c’est lui ! »   Pour de Gaulle, l’effet est ravageur : cette phrase amusante accréditera dans l’opinion l’idée qu’il est dépassé par la situation.
 » Soyez réalistes, demandez l’impossible  » ( 14 mai 1968 )affiche 68
  Les étudiants vont d’usine en usine, au milieu du mois de mai, pour appeler les ouvriers à rejoindre leur mouvement en déclenchant des grèves. À Billancourt, des émissaires de la faculté parisienne de Censier discutent avec les travailleurs de l’usine Renault. Au fil des échanges, l’un d’eux s’exclame : « Mais, enfin, on doit être réalistes, on ne peut pas demander l’impossible ! » Un étudiant saisit la balle au bond et inverse la formule: si, justement, il faut demander l’impossible ! On ignore encore aujourd’hui s’il s’agissait d’un emprunt ou d’une coïncidence, mais le slogan qui vient alors d’être inventé est très proche d’un autre, que le révolutionnaire cubain Che Guevara aurait prononcé peu avant sa mort, en 1967: « Soyons réalistes et faisons l’impossible
   Alors que la rue réclame sa démission, le général de Gaulle tente un coup de poker. Le 30mai 1968, il dissout l’Assemblée nationale et convoque des élections législatives, dont il espère sortir légitimé.

      Les contestataires dénoncent aussitôt la manœuvre, avec cette formule choc: « Élections, piège à cons ! » Mais que veut-elle dire, au juste ? Que la démocratie représentative est un leurre et que le vrai changement passe par la rue, non par les urnes. Les Français, séduits jusque-là par le mouvement s’en éloignent car ils restent attachés au vote. Les élections de juin 1968 seront d’ailleurs un succès pour le général, avec près de 80 % de participants et une majorité absolue pour le parti qui le soutient, l’UDR.
« Ce n’est qu’un début, continuons le combat »  (27 mai 1968 )affiche 68 2
  Le printemps des étudiants s’achève par une manifestation monstre, le 27mai, au stade Charlety, à Paris. Et c’est au cours de celle-ci que les 50000participants entonnent ce slogan, mi-optimiste, mi-mélancolique. Ils pressentent que le mouvement vit ses dernières heures. Début juin, la grève s’achève dans les usines ainsi que dans les administrations, et, le 14 du mois, les tout derniers manifestants sont évacués de l’université de la Sorbonne, vaisseau amiral de la révolte. Les cours peuvent reprendre, après un mois

2 réflexions sur “En mai ….il y a 51 ans

  1. Est-ce le général de Gaulle qui a prononcé ces mots célèbres ? Ils sont aussi attribués au Premier Ministre de l’époque, Georges Pompidou, qui répondit à la question d’un journaliste : « Alors monsieur Pompidou, que pense le général des évènements ? » Ce à quoi, Pompidou lui répond : « La pensée du Général se résume en ces mots : la réforme oui, la chienlit non ! » Alors qui est l’auteur véritable ? Quand aux slogans et aux affiches, ils furent le fruit de quelques dizaines d’étudiants des Beaux Arts qui mettaient leur savoir-faire pour cogiter des slogans et créer des affiches qui marqueraient les esprits par un dessin simple mais frappant.
    Cs mêmes étudiants qui, lorsqu’ils lancèrent les affiches et le slogan « Elections piège à cons » savaient qu’ils avaient perdu la partie après l’allocution radiophonique du général de Gaulle.
    Des étudiants qui peuvent remercier le préfet de police Grimaud qui était contre la manière forte pour mater cette révolte étudiante malgré les charges des C.R.S. qui furent avant tout des charges pour circonscrire les manifestations au Quartier Latin.
    Ce préfet de police enverra une lettre aux policiers en guise d’ordre dans laquelle il écrit : «Frapper un manifestant tombé à terre, c’est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière » Il ajoutait : « Toutes les fois qu’une violence illégitime est commise contre un manifestant, ce sont des dizaines de ses camarades qui souhaitent le venger. Cette escalade n’a pas de limites. » Un préfet qui s’opposa au Général de Gaulle mais, avec comme alliés, Georges Pompidou et le ministre de l’enseignement car de Gaulle n’était pas contre le fait de tirer dans le tas si ça dégénérait.

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    • ? Je ne savais pas du tout que le préfet Grimaud avait donné ces consignes ( intelligentes à mon avis) ..Idem pour De Gaulle /Pompidou : Je ne m’étais pas posé la question ….
       » Elections piège à con  » , je crois que je l’ai écrit , enfin , j’ai mis que les Français restaient  » attachés  » au vote et de ce fait furent  » déçus , se mirent en marge du mouvement …..
      Merci encore une fois pour ces précisions .
      F.

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