Caddie ?


 

     De nombreux imprudents ont payé cher ? L’utilisation de Caddie comme nom commun alors que c’est une marque jalousement gardée et protégée par l’entreprise éponyme.         Si les dépôts du brevet et de la marque ont été faits au début des années 60, il faut remonter 30 ans en arrière pour retrouver une trace des premiers…   »chariots. »

     L’objet est né en 1937 !

    Dans l’Oklahoma : Sylvan N. Goldmann vient de transformer son épicerie en libre-service et constate que les clients cessent leurs achats dès que leur panier devient trop lourd. Voyant l’un d’eux poser son panier sur une chaise, il imagine de  » flanquer » chaque panier d’une  » chaise à roulettes  » . Il donne ainsi naissance au futur symbole de la société de consommation. En Allemagne, Rudolf Wanzl se lance en 1947 dans la fabrication de chariots inspirés de ceux de Goldmann. En 1951, faisant face à une demande croissante, il invente un modèle à panier fixe qu’il fait breveter.

     Enfin, c’est en 1957 en Alsace que Raymond Joseph, fabricant de paniers à salade, d’égouttoirs et amateur de golf, concrétise un projet né d’un voyage avant-guerre aux Etats-Unis. Il dépose le brevet de son modèle de chariot (n° 1372459, en date du 27 avril 1963 ) ainsi que la fameuse marque  (n° 228178, déposée le 2 février 1960 ) dans plusieurs orthographes. Celle-ci fait sans doute référence aux porteurs des golfeurs. Devenue depuis leader dans la grande distribution, les aéroports, l’hôtellerie, les hôpitaux, les collectivités et l’industrie, la société diffuse ses produits dans plus de 130 pays et la marque est déposée dans plus de 75 pays.

 

5 réflexions sur “Caddie ?

    • Bonsoir Marie
      Oui, pratique , mais peut- être aussi une  » astuce  » pour pousser les clients à acheter ? ( sans caddy , le client ne peut aller  » plus loin que remplir son sac / panier ) mais là il a de la place et se laisse tenter ?
      lol
      Bonne soirée à toi de même
      Bisous
      F.

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  1. Le grand vainqueur est l’alsacien Raymond Joseph qui n’a fait qu’améliorer l’idée de l’Américain. Les deux ayant déposé des brevets, il est surprenant qu’il n’y ait pas eu de bataille commerciale.
    Sans doute que le panier de l’Américain ne possédait pas de roulettes.
    En tous cas, cet ustensile est un pousse à la consommation : sans lui, les gens ne pourraient pas acheter autant dans un supermarché.

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    • Salut Yann
      Effectivement, en me renseignant pour écrire ce billet,je m’attendais à trouver une plainte déposée par l’un ou l’autre pour le brevet .
      Pour le reste , je suis d’accord : C’est un pousse à la consommation ( d’ailleurs , j’ai remarqué qu’ici , les caddies sont de plus en plus grands ….)
      Merci
      A bientôt
      F.

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