çà s’est passé ( encore ! ) il y a…….


100 ans :

   Le 23  Avril 1919  ; la durée légale de la journée de  travail fut officiellement  » plafonnée  » à 8 heures et celle de la semaine de travail à 48 heures !

  Le contexte économique de l’après-guerre, propice aux revendications ouvrières en raison de la reconstruction du pays, permet le vote  » enthousiaste  »  de la loi des 8 heures. Elle est adoptée le 23 avril 1919, ( non sans quelques péripéties ) , la Chambre et le Sénat s’opposant sur son principe. Cette loi « contre-feu » intervient à quelques jours des célébrations du Premier Mai, qui ont fait de la journée de 8 heures un mot d’ordre central.
   Elle a une portée générale, s’appliquant aux salariés hommes et femmes. Elle énonce le principe de la journée de 8 heures et de la semaine de 48 heures, et consacre ainsi l’expression des « trois 8 » : 8 heures de travail, 8 heures de loisirs, 8 heures de sommeil pour l’ouvrier. L’ouvrier peut aménager son temps de travail de façon à bénéficier d’une journée et demie de repos : c’est ce qu’on appelle la « semaine anglaise ».
   La loi précise en outre que la diminution du temps de travail n’implique pas une diminution de salaire. Elle prévoit également des dérogations à la journée de 8 heures lorsque certaines circonstances propres à l’activité en question le justifient. D’une façon générale, la loi est bien appliquée et permet de stimuler encore la forte productivité déjà induite par la reconstruction. Elle ne sera remise en cause qu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale, en raison de l’effort de guerre.

2 réflexions sur “çà s’est passé ( encore ! ) il y a…….

  1. J’ai connu mon père qui travaillait 48 heures par semaine et travaillait aussi le samedi matin. Son week-end de repos commençait le samedi à midi.
    J’ai le souvenir d’un enveloppe qu’il ramenait à ma mère et de ses vacances qui duraient 15 jours;
    Quand je pense à tous ces clowns qui travaillent 35 heures par semaine, ont le samedi et le dimanche de libres, ont droit à cinq semaines de vacances par an, les R.T.T. et tous les avantages sociaux obtenus depuis, je serais curieux de savoir comment ils feraient pour vivre dans les mêmes conditions, eux qui ne cessent de se plaindre pour un oui ou pour un non.

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    • Bonjour Yann ,
      Idem : Après avoir été bûcheron , le premier emploi de mon père fut ouvrier dans un  » fonderie  » . Il avait alors les mêmes horaires que le tien ….. Je me souviens encore des soirs où il rentrait épuisé et  » crasseux  » , sale et fatigué au point que c’est ma mère qui le lavait ( pas de salle de bain à l’époque ) , il se mettais debout dans une grande bassine , et elle le lavait , elle devait même utiliser une brosse pour nettoyer son dos tellement la crasse y était incrustée ! Ensuite , après avoir mangé , il se couchait tôt et c’était reparti pour le lendemain …..Tout çà pour un salaire de misère . Ma mère travaillait aussi comme femme de ménage chez deux ou trois  » bourgeois  » du village …..Les fins de mois étaient très difficiles ….Puis , pour nous , par de  » luxe  » non plus : Des vêtements achetés au marché  » aux puces  » et ceux de l’enfant le plus âgé , quand ils étaient trop courts , passaient au suivant ….Il y aurait beaucoup à dire sur cette époque …..
      P.S : Mon père se  » dopait  » au vin rouge ! Je te laisse deviner les conséquences ( souvent violentes ) .
      Je n’ai rien contre les revendications de certains aujourd’hui , mais suis d’accord avec toi sur le fait qu’il y a des limites …
      Merci pour ton commentaire ( le seul )
      Francis

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