S.D.F ……..


  Ayant fait des études supérieures :

 Selon des études /enquêtes de l’insee et de l’Ined ( institut national d’étude démographique ) ,11% des sans – abri francophones  ont fait des études supérieures ( 10% seraient même diplômés ) , même si ils représentent une minorité parmi les personnes sans abri , ce pourcentage n’est pas négligeable ( même , à mon avis assez inquiétant ) .

  Toujours selon ces études , ils se distinguent quelque peu des autres S.D.F : Ils sont souvent entrés plus tard dans cette situation , souvent soutenus par leurs proches ? , généralement en bonne santé et voudraient trouver un emploi ……..

Les études  » disent  » qu’on peut distinguer deux profils parmi ce  » classe de S.D.F  » : 1) Les diplômés de l’enseignement supérieur français ( souvent plus âgés et issus de classes sociales défavorisées ) 

2) Les diplômés de l’enseignement sup. étranger  ( souvent des femmes entre 30 et 50 ans  avec enfants et issus de classes moyennes )

Toujours est il qu’on compterait  environ 150000 S.D.F ! En France  ( Avec une augmentation d’environ 50% en 12 ans ! )

Perso , je trouve cela effrayant indigne d’une société  » démocratique  » .

çà s’est passé ………


Il y a environ 113 ans : Le 10 mars 1906

     La catastrophe des Courrières ( Pas de Calais )  :  Ce jour là , une dramatique explosion se produisit  dans une mine de charbon située sous trois communes proches de Courrières (Pas-de-Calais) . C’est l’une des plus grandes catastrophes minières de tous les temps avec officiellement 1 099 victimes. D’aucuns estiment plus vraisemblable le chiffre de 1 200 mineurs restés ensevelis dans les galeries sur un total de 1 800 qui étaient descendus ce matin-là.Courrieres 1

 

Le point de départ de cette tragédie est l’explosion d’une nappe de grisou (gaz) dans le chantier Lecoeuvre. La présence de ce gaz avait été suspectée quelques jours plus tôt par des mineurs de fond mais la compagnie n’avait pas tenu compte de leurs avertissements…

Le coup de grisou ayant soulevé la poussière de charbon, celle-ci, beaucoup plus explosive que le grisou, s’est vite mise en auto-combustion et la flamme a parcouru 110 km de galeries en moins de 2 minutes ! C’est ce qu’on appelle un « coup de poussière ».

   La catastrophe fut  immédiatement médiatisée, les journalistes et photographes arrivant sur place en même temps que les équipes de secours. L’émotion dépasse les frontières. Des équipes de sauveteurs arrivent avec des matériels sophistiqués du Borinage belge et même de la Ruhr allemande (cela quelques années à peine avant la Grande Guerre…).

Les opérations de sauvetage amenèrent  elles-mêmes 16 morts, surtout dans les premières heures, lorsque des mineurs s’enfoncent sans attendre dans la mine, à la recherche de leurs proches.

 

 

   La compagnie minière hâte les opérations de secours pour relancer au plus vite l’exploitation.!

   Indignées, les 50 000 « gueules noires » du bassin minier multiplièrent les appels à la grève. Leur colère déborda lorsque, le 30 mars, treize rescapés remontent de la mine, apportant la preuve qu’il serait encore possible de sauver des vies. Un quatorzième et dernier mineur est sauvé le 4 avril. La multiplication des débrayages met en péril l’approvisionnement du pays en charbon ( combustible principal de l’époque ) .

   Le tout nouveau ministre de l’Intérieur Georges Clemenceau  Clemenceau, dont l’énergie est à la mesure de ses convictions républicaines et sociales, se rend à Lens et,  »courageusement  », tente de raisonner les mineurs. N’y parvenant pas , il fait donner sans ménagement la cavalerie et l’armée. ( Jusqu’à 20 000 hommes !). Les affrontements font une victime en la personne d’un officier tué d’un coup de pierre.

P.S :

Bien malgré eux, les mineurs de la région de Courrières ont enrichi la langue française d’un nouveau mot d’origine picarde : rescapé (ou escapé), variante dialectale du français réchappé.

   La répression de la révolte minière par Clemenceau a aussi valu à ce dernier d’être qualifié de « briseur de grèves » (expression qui naquit à cette occasion).

Ce drame amena la naissance d’un mouvement social qui  » déboucha  » sur l’instauration du repos dominical  ……..