L’abbé Pierre ?


Qui était cet homme ? D’où venait il ?

  Henri Grouès est né à Lyon  dans une famille bourgeoise ,aisée et pieuse de négociants en  soie lyonnaise, originaire, du côté paternel du hameaux  de Fouillouse à Saint- Paul-sur Ubaye   (son père y est négociant, son grand-père marchand toilier et son arrière-grand-père propriétaire-cultivateur-colporteur[]), et de Tarares  dans le Rhône du côté maternel. Il est le cinquième de huit enfants. Il est baptisé à l’église Saint – Eucher , dans le 4e arrondissement de Lyon . 

      Dès l’âge de six ans, il accompagne son père catholique actif et pieux qui, chaque dimanche matin, s’occupe des sans-abris et mendiants aux alentours du quai Rambaud   . À 12 ans, il accompagne son père à la confrérie  séculaire des Hospitaliers Veilleurs où, le dimanche, les bourgeois  se font coiffeurs barbiers pour les pauvres .

Élève des Jésuites à l’internat Saint-Joseph , il est scout de France . Il connaît, à cette époque ce qu’il appelle des « illuminations » ??? qui orientent sa vie.

En 1928  à 16 ans, à l’occasion d’un pèlerinage à Rome , il est frappé d’un « coup de foudre avec Dieu  » selon ses propres mots, à la suite duquel il souhaite entrer chez les Franciscains . Cependant, vu son âge (17 ans) il devra attendre.

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çà s’est passé il y a………


Environ 65 ans : Le 1er février 1954 :

L’appel de l’abbé Pierre :

Le texte :

Mes amis, au secours…

    Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à 3 heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l’avait expulsée. Chaque nuit, ils sont plus de 2000 recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d’un presque nu. Devant l’horreur, les cités d’urgence, ce n’est même plus assez urgent!

    Écoutez-moi ! En trois heures, deux premiers centres de dépannage viennent de se créer : l’un sous la tente au pied du Panthéon, rue de la Montagne Sainte Geneviève; l’autre à Courbevoie. Ils regorgent déjà, il faut en ouvrir partout. Il faut que ce soir-même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s’accrochent sous une lumière dans la nuit, à la porte de lieux où il y ait couvertures, paille, soupe, et où l’on lise sous ce titre « centre fraternel de dépannage », ces simples mots : « Toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprends espoir, ici on t’aime ».

   La météo annonce un mois de gelées terribles. Tant que dure l’hiver, que ces centres subsistent, devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure. Je vous prie, aimons-nous assez tout de suite pour faire cela. Que tant de douleur nous ait rendu cette chose merveilleuse : l’âme commune de la France. Merci! Chacun de nous peut venir en aide aux sans abri. Il nous faut pour ce soir, et au plus tard pour demain: 5.000 couvertures, 300 grandes tentes américaines, 200 poêles catalytiques.

   Déposez-les vite à l’hôtel Rochester, 92, rue de la Boétie ! Rendez-vous des volontaires et des camions pour le ramassage, ce soir à 23 heures, devant la tente de la montagne Sainte Geneviève.

   Grâce à vous, aucun homme, aucun gosse ne couchera ce soir sur l’asphalte ou sur les quais de Paris.

  Est que çà a vraiment changé ? Même après Mr Coluche ,çà a continué !Coluche resto